Le fil #49 we truly live in the dumbest of times (collage)

Show time!

Good to be back folks

Let’s start the jam!

President Trump adds « business guy » Anthony Scaramucci to his collection of male archetypes

Scaramuccia (literally « little skirmisher »), also known as Scaramouche, The role combined characteristics of the zanni (servant) and the Capitano (masked henchman). Usually attired in black Spanish dress and burlesquing a don, he was often beaten by Harlequin for his boasting and cowardice.

An SNL writer is replying to Trump’s tweets like they’re texts

we truly live in the dumbest of times

Nice to meet you (for real, pour de vrai)

I agree she said

Alright what we need now? Poetry, sweet poetry.

You need to be more hip she said

Here we go:

Doh
Doh doh doh, doh doh doh
Doh doh
Doh doh doh, doh doh doh
Doh doh
Doh doh doh, doh doh doh
Doh doh
Aaaaaow!

No comment she said

Every person has a unique tongue print.

It turns out building on Mars is pretty hard if you can’t land on it (no kidding)

All is not lost.

There’s a city in Turkey called « Batman ».

BTW: Ben Affleck addresses rumors that he is leaving Batman role

C’est quoi le rapport avec Ben Affleck et la Turquie? (je vous laisse deviner)

Meanwhile in Texas: Emotions are high in Texas as lawmakers debate a bathroom bill. So are the stakes.

I just love what goes on in this crazy town. I hope it was a great success

Also on the net: Why you should always fly with a tennis ball, (your body will thank you)

They never once say Humpty Dumpty is an egg in the poem.

Did I say we truly live in the dumbest of times?

Well well well

 

Asta la vista!

 

Patrice

 

 

 

 

 

 

 

 

Une (autre) histoire d’amour.

 

Lève-toi quand ton fil se mélange à la carte du ciel…

 

L’équilibre, en soi, c’est fragile qu’il disait. Puis il s’est mis à raconter des choses sur l’amour. L’équilibre, c’est comme l’amour, quand tu le perds, tu ne peux pas le retrouver par la force, par la volonté. Un jour il était tombé en amour, il trouvait ça drôle comme terme.

  • je m’demande pourquoi on dit tomber en amour, ça sonne drôle tu trouves pas ? C’est comme tomber au combat…tomber du ciel…tomber des nus…sur la tête

Pour lui, ça sonnait comme une faiblesse, au même niveau que quand quelqu’un se casse la gueule. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de tomber en amour, c’était plus fort que lui.

Un jour il avait rencontré une fille, c’était la fin de l’année scolaire, un coup de foudre qu’il aimait dire, histoire de donner un peu de piquant à cette aventure (coup de foudre, aventure, décidemment notre homme n’est pas avare d’épithètes). C’était le printemps donc, saison propice s’il en est, pour les ébats amoureux et tout autre rapprochement intime. Il allait se lancer tout feu tout flamme dans ce mélodrame qui allait mal finir je vous le dis tout de suite si jamais vous ne voulez pas aller plus loin, parce que les histoires d’amour finissent mal en général chantait Rita, mais ne mélangeons pas les époques.

Il n’avait pas pu résister à sa petite frimousse, à ses grands yeux tout bleus comme un ciel sans nuages, il disait, c’est comme si elle était affamé de la vie. Bono chantait I have climbed the highest mountains / I have run through the fields / Only to be with you / Only to be with you…

Il avait peut-être trouvé ce qu’il cherchait, ces idées d’escalader les montagnes les plus hautes, de courir à travers les champs, pour être avec elle, contaminait sa cervelle qui se situait déjà quelque part dans les limbes du pacifique. (c’était une fille de l’ouest).

  • Pourquoi je ne l’avais pas remarqué avant, pourquoi elle m’avait touché à ce moment-là ? se demandait-il

Mystère et boule de gomme qui sait pourquoi tout ça ? Pas moi en tout cas. Une autre touche du grand maître de l’échiquier.

Un soir dans un bar, après quelques verres, elle lui avait tendu un petit mot avec des dessins dessus, un soleil, des fleurs, des pancakes, juste à côté, elle avait écrit « pancake » parce que ce n’était pas clair comme dessins. C’était une invitation à un brunch, le lendemain matin.

Ils sont rentrés plus tard ensemble, titubant sur la rue St-Denis. Juste au moment de se dire au-revoir, c’est là qu’ils se sont embrassés pour la première fois, un de ses baisé où le spectateur a le temps d’aller faire ses besoins et de se faire cuire un œuf. Puis ils sont retourné tout bêtement chacun chez soi dans un interminable fade out.

Cette nuit-là, il n’avait pas dormi. Ce baiser ajoutait à son ivresse une sensation exquise. Comment dire, peut-être que ce qu’il ressentait, c’était ça l’amour. Jusqu’à ce moment-là il n’avait rien ressentis de semblables. En tout cas, il était bien disposé à suivre ce courant qui allait, malgré lui le mener dans des régions inexploré de lui-même. Pourquoi pas.

C’était bien ce qu’il voulait, non ? Il était au commencement de sa vie, sa vie encore pleine d’illusion en ce qui concerne l’amour, les clichés de films, où un couple vit dans une baraque sur le bord de la mer, où ils baisent à tous les jours sur des airs de violon lancinant, en se foutant des lendemains, en buvant des bières fraîches, en fumant des cigarettes, les films où les filles regardent les garçons avec des grands yeux admiratifs, et qui crie des je t’aime la tête au vent dans des vieilles décapotables rutilante.  Dans la vraie vie, du moins la sienne, ça ne ressemblait pas vraiment à ça, c’est pour ça qu’il affichait toujours ce petit air tristounet, il disait, je suis un mélancolique. C’était plus poétique. Il disait y a pas vraiment d’amour, ça, c’est quand il avait bu quelques bières flattes en fut dans un pub perdu de la rue Laurier, là, le ciel bleu s’assombrissait.

Cette relation n’allait durer que quelques mois, à vraie dire, quelques semaines tout au plus. Au retour de l’été, ils allaient chacun prendre des chemins opposés. Elle dans son ouest natale, dans les forêts brûlante de la Colombie-Britannique, et lui, dans l’est, non pas là où soleil se lève mais bien là où s’arrête les oiseaux en plein vols.

S’en est suivi une période épistolaire, des lettre qu’elle signait avec un baiser de ses vraies lèvres sur lesquelles elle avait mis du rouge à lèvres, qu’il embrassait de façon pathétique dans sa chambre où il passait la majeure partie de son temps à écouter des chansons tristes de Francis Cabrel, ami cherche un autre ami perdu dans l’immensité dénue… puisqu’on ne vivra jamais tous les deux. Pour ne nommer que celles-là.

Ses lettres à lui était rempli d’un lyrisme naïf que la distance n’avait rien fait pour arranger les choses.

L’autre jour quand j’ai pris le chemin de la montagne j’ai pensé à toi, et j’ai sentis monter en moi un grand amour de l’humanité un grand besoin de te parler de te prendre dans mes bras, de t’embrasser…

Il disait qu’ils allaient se retrouver, qu’ils allaient s’aimer encore et toujours.

Les retrouvailles n’allaient malheureusement pas se passer aussi bien.

C’était comme si la séparation avait brisé le lien qui les avaient si intensément lié au début.

C’est là, en essayant de se retrouver que tout allaient se casser en mille morceau, que la tentative de recoller les morceaux s’avérait être peine perdu.

-Ça n’a plus du tout été pareil, rajouta-t-il. Tu vois, c’est ça, le truc, tu tombes, tu remontes, et tu retombes et tu remontes jusqu’à ce que ton fil se mêle à la carte du ciel conclua-t-il en s’ouvrant une bière fraîche.

 

Bonne semaine !

 

Patrice

 

 

 

 

 

Carnets (rouge)

Elle m’a dit, écrit sur la vie, écrit sur la mort, écrit sur l’amour…

Je lui ai dit, la vie est courte, elle m’a dit tu peux la faire plus large.

« Il existe une (autre) approche, très virile, une variante du ‘’bushido’’ (L’homme qui abandonna son nom…) Le point essentiel, c’est que la vie essaie de vous tuer de centaines de manière différentes. Il faut être alerte, capable de réagir en une fraction de seconde. Quand ce ne sont pas les bêtes sauvages, ce sont vos ennemis humains, vos habitudes et votre conditionnement, vos sens paresseux. » (Jim Harrison, en marge)

Le retour.

Ces dernières paroles : I’ll be back

Elle m’a dit, donne-moi ce que tu as de vrai, de réel, je veux le tout de toi.

La vie ?

La vie divine, la vie poétique, la vie éveillée.

Compare ce que tu pourrais être si tes ressources mentales et physique étaient réveillées.

L’éveil dans l’effort ? En anglais : exertion

Pour être en mesure d’apporter un effort intellectuel efficace.

Il s’agit de ce soulever au-dessus du médiocre – je n’aime pas dire au-dessus de l’ordinaire il y a quelque chose dans l’ordinaire comme aller chercher de l’eau et couper du bois dans l’approche zen.

Note projet Tsvetaeva :

Vous avez accompli sur moi un miracle, pour la première fois j’ai senti l’unité du ciel et de la terre.

Ce que j’aime par-dessus tout au monde c’est l’humain, l’être vivant, l’âme humaine, plus que la nature, que l’art, plus que tout.

Le privilège de vivre.

 

Bonne semaine.

 

P.S

Petit coucou de Montréal

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Seagull Beach, West Yarmouth, Cape Cod

 

Bonjour les ami(e)s

J’espère que vous allez bien ? Que vous passé un bel été ? De mon côté je ne suis pas à plaindre, nous revenons comme vous le savez d’une petite vacance à Cape Cod, c’est une valeur sûre pour nous, surtout quand le temps (et le budget) est compté. Maintenant, il s’agit de conserver dans la mesure du possible, ce calme, cette attention tranquille qui m’habite, que nous avons engrangé pendant cette escapade.

J’ai déjà écrit sur Cape Cod, j’ai mis le lien plus haut pour ceux que ça intéresse. Voilà, je ne veux pas trop prendre de votre temps aujourd’hui mais je voulais simplement vous faire un petit coucou de Montréal, et vous dire que je voudrais revenir à la formule d’un post par semaine, sois le dimanche dans la matinée (par exemple). J’aimerais être en mesure de pouvoir vous livrer quelque chose de plus personnel, on verra. La raison, s’il en est, est que je me suis donné comme objectif de terminer quelques projets que j’ai entamé plus tôt cette année, dont une pièce de théâtre, faut choisir ses batailles, n’est-ce pas ? Voilà c’est dit, et ça reste à faire.

Je vais continuer quand même à vous rendre visite et vous donner un peu ‘’d’amour’’.

Donner moi de vos nouvelles.

À dimanche prochain ! Et bonne semaine !

 

Bien à vous, Patrice.

 

 

 

petite vacance

capecod2017
A foggy day… Had me low and had me down I viewed the morning with alarm… had lost its charm

Bonjour les ami(e)s,

je prends une petite vacance cette semaine, j’aurai donc un accès limité (volontaire) à l’internet. Je profiterai de ce temps pour avancer dans mes projets d’écriture (entre autre) et m’oxygéner le génie sur le bord de la mer.

Je profite de l’occasion pour vous remercier sincèrement de prendre le temps de jeter votre coup  d’œil  sur Carpe Diem et je vous promet de vous lire à mon retour, et de vous offrir un contenu de qualité.

à bientôt!

je devrais être de retour en théorie le 26 juin.

Bien à vous,

P. Savard

 

 

 

L’Outre-vie

 

Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte. 

 

L’outre-vie c’est quand on n’est pas encore dans la vie, qu’on la regarde, que l’on cherche à y entrer ; On n’est pas morte mais déjà presque vivante, presque née, en train de naître peut-être, dans ce passage hors frontière et hors du temps qui caractérise le désir. Désir de l’autre, désir du monde. Que la vie jaillisse comme dans une outre gonflée. Et l’on est encore loin. L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaître. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.

 

Marie Uguay, Signe et rumeur

 

Le fil de ce jour #47; Hold to the now, the here, through which all future plunges to the past

To learn one must be humble. But life is the great teacher. James Joyce, Ulysses.

Enjoy #Bloomsday 2017.

RE-JOYCE!

Every life is many days, day after day. We walk through ourselves, meeting robbers, ghosts, giants, old men, young men, wives, widows, brothers-in-love. But always meeting ourselves. James Joyce

Am I walking into eternity along Sandymount Strand?

Some people, says Bloom, can see the mote in others’ eyes but they can’t see the beam in their own.

… these strange pages of one long gone one feels that one is at one with one who once…

See now. There all the time without you: and ever shall be, world without end.

Each day a journey in a universe of no fixed abode

Hold to the now, the here , through which all future plunges to the past

 

Molly Bloom:

[…]

O and the sea the sea crimson

sometimes like fire and the glorious sunsets and the fig trees in the Alameda gardens yes and all the

queer little streets and the pink and blue and yellow houses and the rose gardens and the jessamine

and geraniums and cactuses and Gibraltar

as a girl where I was a Flower of the mountain yes when I

put the rose in my hair like the Andalusian girls used or shall I wear a red yes and how he kissed me

under the Moorish wall and I thought well as well him as another and then I asked him with my

eyes to ask again yes and then he asked me would I yes to say yes my mountain flower and first I

put my arms around him yes and drew him down to me so he could feel my breasts all perfume yes

and his heart was going like mad and yes I said yes I will Yes.

 

P.S