Transe-scription

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pages du matin (extrait)

 

En quelque coin écarté de l’univers répandu dans le flamboiement d’innombrables systèmes solaires, il y eut une fois une étoile sur laquelle des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus arrogante et la plus mensongère de l’ « histoire universelle » : mais ce ne fut qu’une minute.  (Nietzsche, Le livre du philosophe)

 

As i write now – as I am

right now as if I were – will be forever

obsessed with the true me – I write through me

à travers – les couches – les layers

les lacks – les manques – sur moi – de moi

of course – la course – contre la montre (drôle d’expression)

le temps file – le fil du temps – à perte de vue

don’t care – i do – not know – no – yes – I do not know

i do not care I don’t – know

la connaissance de la conscience de ce que je sais

ou pas – je ne sais pas – j’ignore

demande – je demande – un signe – BOOM!

je tombe sur – un fragment de l’histoire de la postérité

je regarde – now – i see – don’t talk (too much) about it

now – do – oui – can do – travailler – now – you!

i am talking to YOU – YOU- you’re good – not enough-no- cando

more – excuses? – excuse me? – je suis – I am – enough?

why don’t you just get – BETTER

keep the pace – debout je suis

do stuffs – je demande – things happening

you see – tu vois – je vois – what is your problem?

it is not my problem – don’t care – I work

à fond – dans ce jour neuf = RENAISSANCE (ah! Quel mot sublime – je m’emporte)

RENAISSANCE = yes & yes

you my friend si tu me dis que non – tu n’es pas mon ami

you are not my friend – me – with myself and I

equal yes = absolumente

rêve gros – ça va t’occuper – amplement – complètement

pas de place – fait de la place

attention please – get out of the way

l’avancement – je fais tout ça pour ça

je puise dans ma carrière – je digue à fond

i know je parle – toujours de moi – i know right?

c’est que je peux pas te changer toi – too bad

chacun sa merdecluse – question d’accessibilité

je suis mon propre cobaye – what is up to me?

j’ai une emprise – sur moi que j’ai le pouvoir

so don’t care – so i’ll try to be – try to be

it’s not about – to be nice – I try –will move

forward – debout – j’avance

it is now – it is happening

yes & yes

make it

EXTRA – ORDINAIRE

Dans l’essence – des choses

 

Love + you

 

= Peace

 

Me

 

What now ? Go – do

(en attendant)

 

Bonne semaines les zaminches

 

Patrice

 

 

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Le poème de ce jour; Vimy

Voici un très beau texte de Richard Desjardins en forme de lettre d’un soldat à sa femme. Ai-je besoin de rajouter quelque chose?

À l’heure où le gaz tue à nouveau dans un conflit absurde, il n’y a pas propos plus parlant. Ni chanson plus belle.

 

Si au moins
c’était pour toi
pour la rivière ou l’moulin
j’comprendrais mieux pourquoi que demain
demain j’vas tuer quelqu’un

Quelqu’un que j’connais pas
avec une rivière un moulin
avec une femme comme toi
qui chérit aussi bien
Demain j’vas l’tuer pour rien

Si la vie veut m’offrir
un dernier sentiment
ce serait mon désir
de mourir avant lui

Au moins qu’on m’épargne
la frayeur
de croiser son regard

Enterre mes outils dans la cour
Détache le chien pour toujours
T’offriras ta beauté
à mon frère qui la voulait aussi

Si jamais je reviens
t’auras le réconfort
d’un p’tit assassin
ou d’un grand homme mort

Pour rien, pour rien, pour rien.

 

Le fil #47 ; rebelote

 

Le bonheur, c’est d’être fidèle aux aspirations de son âme. C’est d’être assez brave et assez fier pour écouter les voix qui montent de l’âme et obéir à la plus belle. Réjean Ducharme

 

Every person has a unique tongue print.

Chacun sa langue

Tu parles quoi toi ? dis-moi.

T’as un accent, tes franglais? Tu parles blanc?

Never know how much I care

Do I ? (on pouvait entendre voler une mouche)

If you don’t believe me just watch

He was not watching anymore

He was somewhere else

Arrête tes simagrées

I can scarcely move
Or draw my breath…

On hausse les épaules et on continue. Fouette, cocher !

Let me, let me
Freeze again to death…

What a snob !

Quid hoc facere ? (il faut bien travailler un peu)

Le monde, quand même…quel foutoir…

 

J’ai fermé tout ça, je suis allé courir, sur un banc, sur le bord du canal, un homme lisait L’avalée des avalés.

Ça m’a fait sourire. Facétie de la vie!

Je sais que la joie est immanente, que, quoi que je fasse, je devrai toujours en repousser les assauts réguliers comme le tic-tac d’une horloge.

Adieu l’enfantôme!

Maintenant on sait où t’trouver

Elle est retrouvée.
Quoi ? – L’Eternité.
C’est la mer allée
Avec le soleil.

 

P.S: toutes mes excuses pour le post de dimanche, je me suis fourvoyé dans mes fil. Je crois que le compte est bon maintenant.

Patrice

MEMENTO MORI

La vie est difficile. C’est une grande vérité, une des plus grandes vérités. C’est une grande vérité parce qu’une fois que nous percevons véritablement cette vérité, nous pouvons la transcender. À l’instant que nous savons véritablement, que nous comprenons et acceptons véritablement cela, alors la vie n’est plus difficile. Parce qu’une fois que cette vérité est accepté, le fait que la vie est difficile n’importe plus. (traduction libre, de : The Road less traveled, M. Scott Peck, M.D.)

MEMENTO MORI

Des fois la vie, ça prend de ces tournures, c’est jamais ou rarement comme on avait prévu. On vit comme si on avait des milliers d’années. Tant que tu vis, l’inévitable est sur toi suspendu. Avant tout, ne te trouble point disaient les Stoïques; tout arrive, c’est une loi de la nature universelle. Dans peu de temps tu ne seras plus rien… Carpe Diem

…aimer et accueillir avec satisfaction les accidents fortuits et les événements filés en même temps que son destin, et de ne jamais embrouiller ni abasourdir par une foule d’image le Génie intérieur qui réside au fond de sa poitrine, mais de le conserver dans la sérénité… Marc-Aurèle.

J’aime bien les stoïques, j’aime bien y retourner quand les choses se corses un peu. Ils me donnent du courage. Surtout Marc-Aurèle.

Qu’est qu’il dit Marc-Aurèle de si intéressant ?

Fixe les yeux sur ce que tu as à faire, il ne s’agit plus du tout de discuter sur ce que doit être, mais d’être ce que doit être a freaking good man!

A good man / un homme de bien, c’est comme ça que c’est traduit en français, un homme de bien…ouaip…

So be a freaking good man point.

Quoi d’autre ?

Que je suis une parcelle du grand Tout, et que le bonheur est le résultat du parfait accord établi entre le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine et l’ordre intelligent du monde universel.

Voyez, ce genre de phrase…le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine…

Fantastically don’t care about universe! Ça, c’est ma tournure et ça peut porter à confusion.

En gros ça veut dire se foutre de ce que font, de ce que pensent les autres, par rapport aux idées que tu peux te faire sur tel ou tel truc, à savoir comment tu dois penser, je sais c’est paradoxale, mais qui n’en a pas, de paradoxe.

Des fois dans’vie, ‘y a des accidents, ‘y a des affaires à régler qui viennent avec, les problèmes ça se règle pas tout seul. Le truc c’est que la vie, ta propre nature, t’imposent des devoirs, mais oui des devoirs.

Je dois m’accomplir en accord avec ma condition.

Comme disait mon père : pas l’choix! (c’était un homme de peu de mot 🙂 )

That’s the deal mes chers zaminches!

Bonne semaine!

Patrice

 

Les chemins de travers

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Personne ne peut bâtir à ta place le pont qu’il te faudra toi-même franchir sur le fleuve de la vie, personne hormis toi. Certes, il existe des sentiers et des ponts et des demi dieux sans nombre qui offriront de te porter de l’autre côté du fleuve, mais seulement au prix de toi-même: tu te mettrais en gage et tu te perdrais. Il n’existe au monde qu’un seul chemin sur lequel nul autre que toi ne peut passer. Où mène-t-il? Ne te le demande pas. Suis-le. (Friedrich Nietzsche, considérations inactuelles III).

 

C’est le matin, je suis à mon bureau, ma concentration est bonne je sens que je rentre dans quelque chose, puis, quelqu’un descend les marches juste en face de ma fenêtre (mon bureau est en bas, on peut y accéder par l’extérieur) je bondis : j’peux vous aider!? I am here for the keys, dit-elle avec un accent incomprehensible, WHAT? The keys….c’est le voisin, son apart est sur AIRBnB. Et voilà, les pensées que j’avais à portée de main, parties, disparues. Où en étais-je.

Tu vois, ce genre de chose, ça arrive tout le temps. Le pire c’est quand l’interruption vient de toi-même, t’es en plein dedans, et puis bang ! faut pas qu’j’oublie de téléphoner un tel, d’aller acheter un truc avant que ça ferme… tu retournes à tes brebis, plus rien, un champ vide, un blanc, comme une page blanche qui te regarde la bouche grande ouverte parce qu’elle est affamée, cette page, c’est qu’elle est insatiable cette page, mais toi tu es dans le brouillard. Plus rien. Le noir.

Enluminure de la semaine qui vient de passer :

Note pour moi-même : ne pas oublier de mettre mon détecteur de bullshit à ON.

Walk the talk.

BTW, saviez-vous qu’il existe un cours qui s’appel Calling Bullshit qui a été monté par 2 prof de l’université de Washington, Carl Bergstrom et Jevin West. Vous pouvez y jeter un coup d’œil ici : YouTube playlist

WORK HARDER…non, work SMARTER! You think you are smart?

WORK SMARDER : )

Sois honnête : est-ce que tes ambitions sont suffisamment élevées ? Est-ce que c’est la meilleure chose que tu es capable de faire ?

à lire :

The lighting of western Philosophy de Bertrand Russel

Reasons and Persons de Derek Parfit

The last word de Thomas Nagel

Life’s operating manual de Tom Shadyac

The road less travel de M. Scott Peck.

Dans mon carnet :

Saisis-moi au passage si tu as la force, et tâche à résoudre l’énigme du bonheur que je te propose. Proust Le temps retrouvé.

Ma vertu préférée ? L’honnêteté

Show up-show-up and show-up! Do the work – is less painfull than the guilt of not doing anything.

“the self is never to be found but must be created, not the happy accident of passivity, but the product of a thousand actions, large and small, conscious or unconscious performed not ‘away from it all” but in the face of “it all” for better or for worse, in work and leisure rather than in free time”

Robert Penn Warren.

Of this there can be no question — creative work requires a loyalty as complete as the loyalty of water to the force of gravity. A person trudging through the wilderness of creation who does not know this — who does not swallow this — is lost. He who does not crave that roofless place eternity should stay at home. Such a person is perfectly worthy, and useful, and even beautiful, but is not an artist.

Mary Oliver

 

C’est le matin, je travail, il n’y a plus rien d’autre qui existe. Désolé si je suis en retard, ça se pourrait même que j’arrive pas du tout.

je vous souhaite une bonne semaine prolifique.

 

Patrice

 

Variations sur le temps présent

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C’est dimanche, c’est frisquet. Je suis en train de m’installer un nouveau bureau dans la deuxième chambre qui fait office de chambre quand les enfants dorment à la maison. Je gonfle et dégonfle le gros ballon d’exercice qui me sert de chaise. Je dois trouver une bonne position pour pouvoir travailler longtemps. Quand ce n’est pas une mouche c’est la chaise qui pousse le délai avant de me mettre à l’ouvrage. Avec ce ballon j’ai le dos droit, je ne me retrouve pas les tripes coincées comme quand je suis écrasé dans une chaise. On dirait que les idées circulent mieux, ça reste à prouver. Dimanche, je vais tout de même essayer de sortir quelque chose sur Carpe Diem comme prévu.

Vision panoramique de la situation:  devant, le ciel, l’espace, c’est la limite, derrière le temps écoulé, la vie vécue, devant ma vie rêvé. Un jour peut-être que ça va se scinder, la terre, le ciel, juste au milieu, un point de rencontre, une fusion. Devant, il y a une/des tentatives de me retrouver, un enfant qui joue dans ses propres ruines. J’écoute Les variations Goldberg, jouées par Glenn Gould. Je regarde la photo du disque, celle-là sur zenph re-performance. Quelle photo ! Quel calme ! Il y a dans son regard une intensité, mais sans tension, une courbe légère dans le corps. La fusion. C’est de ça qu’il s’agit non ? L’union intime avec un objet, un être. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’alchimie. Cette idée de transformer des matières viles en matière noble. C’est attirant comme idée non?

Dimanche le vent souffle, on dirait le son des vagues, un des avantages de l’imagination. J’avance tranquillement sur ma page. J’en suis à la variation 25 (à deux claviers) toute lente, j’allais dire tout en douceur. Peut-être. On dit qu’il y a de la douceur dans le génie. C’est merveilleux. Ça devrait être obligatoire dans les écoles. L’écoute des variations je veux dire. Juste l’écoute, sans aucune explication débilitante, on s’étend et on écoute. 39 min 19 sec que ça dure. C’est pas la mer à boire ! Il y a sûrement des études qui prouvent les bénéfices d’une telle écoute. C’est qu’il est dure à battre ce Gould, quel génie dans l’interprétation.  Ça me transporte en dehors du temps.

Dimanche, j’essaie de ne pas trop penser à demain, c’est que je dois retourner au boulot. C’est pas que je me plains, loin de moi l’idée. Quoique. Non. Les vacances, c’est bien, on a du temps, et j’ai bien avancé dans mes projets. C’est toujours ça de prit. Je pourrais terminer là-dessus. C’est toujours ça de prit ! Voilà qui fini bien.

À la revoyure les zaminches !

Vacances 2ième partie

Port au Persil
Vue de mon bureau

Bonjour les zamis, je passe un peu de temps en famille dans la majestueuse région de Charlevoix, où nous nous abreuvons de montagnes et de fleuves.

Je serai de retour la semaine prochaine en tâchant de vous apporter un peu plus de contenu.

Au programme cette semaine: écriture le matin, ballade en après-midi, j’essaie de maintenir une sortie de course avant l’apéro, histoire de maintenir mon FLA (fat lazy ass) au plancher.

l’apéro n’est que meilleur.

Porter vous bien, continuer de poster du bon contenu, je vous lirez avec plaisir à mon retour.

La visite m’attends

Bisous

Patrice