The old swimmer d’la p’tite Bourgogne

« Il aura peut être un arrière-goût amer, ce kaki éclatant et gorgé de jus. » (Kaga no Chiyo)

Une situation donné ne se répète jamais deux fois.

 

Rencontré M. Conway

the old swimmer d’la p’tite bourgogne

au marché At Water

un stylo à sa poche

au cas où une idée jaillirait de son vieux génie,

on sait jamais

un poème sur les pissenlits il écrit,

sur la permanence, la poussière, les mal-aimés.

Ce vieil homme qui me montre sa feuille toute raturée

me touche le coeur.

Je poursuis avec un sourire idiot

dans l’opulence printanière

du marché en fleur.

 

le monde entier n’est rien de plus que la manière dont le soi en tant qu’être-temps s’élève continuellement.

 

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Florilège SHOKAKU

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Sa beauté et sa lumière t’ont renversées

 

(à Marina)

dans le silence tout mot est oublié

le temps n’a plus de limites

l’esprit merveilleux brille de pureté, de rareté

comme l’aspect de la lune

comme une rivière d’étoile

le temps sans limite se résout à l’inutile

dans cette lumière, tout effort est oublié

lorsque silence et lumière sont parfait

vie et mort sont ma possesion

seul ce silence est l’enseignement ultime

seul cette lumière est la réponse universelle.

 

 

 

 

 

 

The practice

miracleofmoment-Kaz
 »Miracle of Moment » by Kazuaki Tanahashi

 

Sitting in the midst of what utterly is, with full participation.

 

Close to ineffable

Extremely lofty and difficult

Maybe even impossible to do

The most advanced and demanding of all possible practices

It is simply the practice of being what we are,

Of allowing, permitting, opening ourselves to ourselves

In doing that, we enter directly the depth of our living –

A depth that goes beyond our individual life,

And touches all life.

It is return naturally, to what you most truly are

Beyond thinking

Enjoyment and ease

Undivided practice – enlightenment

 

Hold myself always as open as I can to new possibilities of meaning and experience.

 

 

 

Florilège, Shin jin mei

[…] nous apprenons la joyeuse perplexité

 

Ni amour, ni haine, ni choix, ni rejet

perspicace, clairvoyante, pénétrante (indiscutable)

la compréhension

dans l’esprit, une singularité

aussi infime qu’une particule

une distance illimitée

le ciel, la terre

ni vrai, ni faux

pénétrer la source des choses

ronde, large comme le vaste cosmos, parfaite,

ni demeure ni rupture

l’originel

les deux extrémités perdues

l’abandon du langage, de la pensée

au-delà de tout lieu

la racine originelle

nous touchons l’essence

il n’y a aucun parti à prendre

la substance est généreuse

ni difficile ni facile

dans le corps

aucun lieu où aller et demeurer

comme un rêve, un fantôme,

une fleur de vacuité,

souffrir, pour saisir cette illusion ?

effacer les frontières des différents lieux

le passé, le présent, le futur

ne seront pas limités.

Réaliser l’unité

dans le réel à vif.

 

Florilège zen, matter of the ineffable

dojozenmtl

Sit erect as King

Looking for the truth

Training the body training the mind

Reality in action

The Dharma joy

The original state

The Great liberation

Devotion to the Universe

It’s order, it’s beauty, it’s law

Entering into the order

Of the universe itself

To do something to work something

That is our life

Arriving at the state of reality

The unequaled state of equilibrium

Shall we just consider today

To be the starting point?

How could people today

Fail to make effort?

Darkness and distraction

Have dropped away already.

Douleur

Je m’appellerais l’amour
Que je te courtiserais,
Je m’appellerais la peur,
Que je te défendrais,
Je m’appellerais la nuit,
Que je t’illuminerais,
Je m’appellerais la mort
Que je t’épargnerais.

Pour te faire langueur
Comme tu m’as fait souleur
Je m’appellerais le vent
Que je te blesserais,
Ne me crois pas méchant
Écoute mon couplet
Je m’appelle douleur
Et tu es ma demeure.

J’ai tant battu les rues
J’ai tant battu les heures
Qu’enfin tu es venue
Comme en mer la lueur
T’as dit : « j’aime les fous
Parc’ qu’ils aiment les fleurs… »
Mis dans tes deux mains nues
Ma raison et mon cœur.

Ne me crois pas avant
Ne me crois pas servant
Je t’aime tant et tant
Maintenant tu le sens.
Traverserons les pleurs
Traverserons les ans
Traverserons les temps
Mon fardeau, ma chaleur…

 

Félix Leclerc

 

P.S Allé voir la magnifique mise en musique du magnifique Fred Pellerin de ce magnifique poème ici

 

Montre-moi la place

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Montre-moi la place

Où je pourrai en finir une fois pour toute

avec le vieil homme

Montre-moi la place

où je ne suis plus stupéfié

par les chimères, les larmes,

l’envie, la douleur, le désespoir.

Montre-moi la place

où il n’y a plus de commencement, ni de fin.

Montre-moi la source intarissable du vivant

où je pourrai t’aimer

sans encombre

 

P.S