Être ou ne pas être pro

And I choose to survive
Whatever it takes
You won’t pull ahead
I’ll keep up the pace
And I’ll reveal my strength
To the whole human race
Yes I am prepared
To stay alive
Muse – Survival 
Le terme professionnel n’est pas utilisé ici dans le sens de profession, mais en tant qu’idéal.
Pour l’amateur, la « game » est un passe temps, pour le pro, c’est sa vocation.
L’amateur joue à temps partiel, le pro à temps plein.
L’amateur est un guerrier de fin de semaine, le pro, 7 jours semaine.
Le mot amateur vient du latin « aimer ». L’interprétation conventionnelle est que l’amateur poursuit sa passion par amour tandis que le pro le fait pour l’argent. Mais si l’amateur aime réellement ce qu’il fait à temps partiel, il le ferait à temps plein, alors que le pro aime tellement ce qu’il fait qu’il y consacre sa vie.
La résistance déteste les pros.
Le pro est présent à tous les jours.
Il est présent peu importe les circonstances.
Il est présent jusqu’à la fin de la journée.
Il s’engage à long terme.
L’enjeu est élevé et réel; survivre, nourrir la famille, éduquer les enfants, mettre du beurre sur son pain.
Il ne s’identifie pas outre-mesure à son travail, il peut travailler tard le soir ou le weekend, mais il ne s’identifie pas à sa description de tâche, à son titre.
Il maitrise la technique.
Il a de l’humour par rapport à ce qu’il fait.
Il reçoit les louanges et les blâmes du vrai monde versus des amis ou de la famille.
L’amateur n’est pas présent à tous les jours, il a toutes sortes de raisons pour ne pas être présent, il ne reste pas jusqu’à la fin de la journée. Il ne s’engage pas à long terme; l’enjeu pour lui est illusoire et irréel. Il s’identifie à outrance à son travail. Il n’a aucun sens de l’humour par rapport à ses échecs. L’amateur ne maitrise pas la technique et il ne s’expose pas au vrai monde, il va montrer ses poèmes à sa famille, à ses amis, ils vont lui dire « c’est beau, c’est merveilleux », mais ce n’est pas des commentaires du vrai monde.
Il n’y a rien de plus valorisant que des critiques du vrai monde, même si c’est pour dire que ton travail c’est de la merde.
Tu dois vraiment aimer ce que tu fais, pour pouvoir t’y consacrer toute ta vie, mais garde la tête sur tes épaules, ton sang froid, autrement ça peut te bloquer dans l’action.
Plus tu aimes ton travail, ton art, ton entreprise, plus l’accomplissement est important pour ton évolution, ta progression, plus tu devras faire face à la peur et à la résistance.
Le pro comprend que la gratification n’est pas instantanée, c’est la tortue pas le lièvre, la fourmis pas la sauterelle.
Le pro est armé de patience, pas seulement pour laisser le temps aux étoiles de s’aligner dans sa carrière, mais pour s’empêcher de se bruler dans ses projets. Il sait que n’importe quel projet prend deux fois plus de temps que ce qui avait été prévue. Il l’accepte. C’est la réalité. Il va se blinder au début d’un projet. Il va conserver son énergie. Il se prépare pour une longue «ride», à tous les niveaux.
Le pro se ferme la gueule, il ne parle pas de ce qu’il fait, il fait le travail tout simplement.
L’amateur croit qu’il doit conquérir la peur avant de commencer quoi que ce soit.
Le pro sait que la peur ne peut pas être conquise, il doit faire avec.
Il sait que les guerriers sans peur, que les artistes libres, ça n’existe pas.
Le pro n’accepte pas d’excuses.
L’amateur va se permettre de rester au lit à cause d’un rhume, d’un mal de tête, il va écouter (et croire) la petite voix qui lui dit « on peut laisser passer une journée, c’est pas grave », il va trouver tout de sorte d’excuse pour ne pas faire le travail.
Le pro sait que s’il en laisse passer une, il pourrait très bien en laissé passer une autre et ainsi de suite.
Le pro se prépare mentalement à recevoir des coups. Son but n’est pas la victoire (le succès viendra par lui-même), mais contenir ses émotions, ses états d’âme, aussi fermement et vigoureusement qu’il le peut.
Il ne prend pas personnel le succès ou l’échec.
Il ne prend pas personnel le rejet.
La bataille est mentale.
Le pro est « tough » mentalement.
Il ne se prend pas en pitié.
Il endure l’adversité.
Le pro s’auto-valide, devant l’adversité ou l’indifférence ou l’adulation, il regarde son travail froidement et objectivement.
Il s’est que là où c’est pas parfait, la prochaine fois ça sera mieux, là où c’est bien, ça sera encore mieux.
Les critiques sont des opportunités pour grandir, pour apprendre.
Le pro ne va pas laisser les critiques ébranler sa détermination, sa volonté de livrer la marchandise.
Il ne laissera jamais la résistance l’abattre.
L’essence du professionnalisme est de se concentrer sur le travail et ses exigences, au détriment de tout le reste.
Le pro continue d’avancer sans relâche.
Il bat la résistance sur son propre terrain en étant plus résolue et plus implacable qu’elle.
Il n’y a pas de mystère à devenir pro, c’est une décision de la volonté. On décide d’être, d’agir comme un professionnel et on le fait.
Aussi simple que ça.
Carpe Diem
Patrice

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