l’apprentissage

Il y a plein de matière que tu peux apprendre par toi-même, le monde est rempli d’autodidacte notoire, je pense à Steve Jobs, Steven Spielberg, entre autre. Le but ici n’étant pas d’encourager les jeunes à lâcher l’école mais bien de mettre de l’avant le désir d’apprendre, la curiosité de connaître. L’apprentissage peu prendre plusieurs formes, comme les livres, les podcasts, le e-learninig, je suis un fan des podcasts éducatifs, mais il n’y a rien de plus efficace que la transmission de la connaissance par la voix d’un maître-enseignant.
Quand j’ai décidé que je voulais faire du triathlon alors que je pouvais à peine faire une longueur de piscine, c’est certain que je n’aurais pas pu apprendre les différentes techniques de nages sans l’intervention directe d’un coach.
Mais on ne peu pas toujours choisir son professeur, on s’inscrit dans un club de cartier, ou une école de cartier, dans mon cas, comme je viens d’une petite ville, il n’y avait qu’une école primaire, une école secondaire et après si on voulait continuer, il fallait aller dans les grands centres, alors c’était en quelque sorte à la grâce de dieu si on tombait sur un bon enseignant.
Dans tous les cas, les bons enseignants sont denrée rare.
L’essence d’un bon enseignant, c’est sa capacité à travailler efficacement et avec enthousiasme avec les débutants et de servir de guide pour ceux qui ne sont pas aussi rapide et talentueux que la norme, et ça n’a rien à voir avec l’altruisme. La connaissance, l’expertise, la technique sont importants il va sans dire, mais sans la patience et l’empathie on ne peut pas atteindre de bon résultat.
C’est connu, les athlètes de top niveau, ne sont pas les plus talentueux, mais ceux qui doivent travailler plus fort pour arriver ou ils sont.
Dans son livre esprit zen, esprit neuf le maître zen Shunryu Suzuki aborde la question de l’apprenti doué versus le moins doué dans une parabole sur les chevaux.
Il y a quatre type de chevaux dit-il, l’excellent, le bon, le moins bon et le mauvais. L’excellent va courir vite, lentement, à droite à gauche à la demande du cavalier, avant même de voir l’ombre du fouet; le bon va courir aussi bien que le premier juste avant que le fouet le touche; le moins bon va courir quand il va sentir la douleur sur son corps; le mauvais cheval va courir après que la douleur ait pénétrée la moelle de ses os.
On peut imaginer à quel point c’est difficile d’apprendre à courir pour le mauvais cheval.
Quand on entend cette histoire, tout le monde veut être le premier cheval, sinon le deuxième, mais c’est une erreur selon Maître Suzuki. Quand tu apprends trop facilement, tu es porté à ne pas travailler trop fort, à ne pas atteindre la moelle de tes os.
Le meilleur cheval selon Suzuki pourrait être le mauvais, et le plus mauvais serait le meilleur par sa persévérance, il aura apprit en pratiquant jusqu’à la moelle de ses os.
Une personne talentueuse pour atteindre son plein potentiel devra travailler aussi fort qu’une personne de moindre talent.
Il y a de l’espoir pour les mauvais chevaux, avec de la persévèrance, du dévouement, un jour ça pourrait atteindre la moelle des os.
La classe standard comme elle est actuellement, n’est pas idéale pour l’apprentissage.
L’enseignement frontal avec un enseignant en face d’une trentaine d’étudiants assis à leurs pupitres est vraiment primitif, c’est de l’éducation de masse. C’est triste de constater qu’au cour des cents dernières années, presque tous les aspects de nos vies ont changées, l’industrie, les transports, la communication, le divertissement, mais nos écoles sont restées essentiellement pareilles.
Comment ça se passe?
Un professeur enseigne la même matière à un groupe d’étudiant passifs, sans égards à leurs habiletés individuelles, leurs héritages culturels, leurs façons d’apprendre.
Mais il existe de bons professeurs, celui qui réussit à créer le désir d’apprendre, dans le système actuel, celui-là peut-être appeler Maître. Il peut donner le meilleur cours, mais encore mieux, il a découvert comment engager activement chaque étudiants dans le processus d’apprentissage. Bien chanceux celui qui peut trouver un tel professeur. Comme je l’ai déjà dit, bien souvent, nous n’avons pas toujours le choix, et même quand nous avons le choix, nous ne faisons pas toujours le bon.
Tu t’attends peut-être à recevoir plus que le professeur peut te donner, mais les professeurs comme les étudiants peuvent être paresseux, carriéristes, indifférents, séducteurs, ou tout simplement ennuyants.
Garde toujours à l’esprit que le chemin de la connaissance est sans fin.
Et bonne chance, tu pourrais en avoir besoin également sur ton chemin.

Bonne rentrée! Bon vent! Et à la semaine prochaine!

Patrice

Une réflexion sur “l’apprentissage

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