La force du mental

Eh Regie, tu sais que cette partie ne se termine jamais oui?

Jim Carroll (the basketball diary)

Caractère, volonté, attitudes, visualisation, le mental toughness, mind over matter….
L’entraînement (sportif) et la technique ont atteint un niveau extrêmement élevé de développement, tellement élevé que l’amélioration se fait à toute petite dose.
Dans les années 70, le royaume du mental dans le sport était un terrain à découvrir, certains pionniers ont pu tirer avantages  de ces découvertes, et pouvaient accomplir de plus grand gains.
Pour exploiter cette opportunité, un nombre d’équipes de haut niveau ont engagé des psychologues sportifs pour enseigner la relaxation, la confiance, et la répétition mental de certains jeux et mouvements. Plus tard l’audio-visuel était utilisé pour les équipes qui ne pouvait pas se permettre un psy.
Un des chef de fil dans le champ de la recherche sur la concentration est  Dr. Richard M. Suinn, il est à la tête du département de psychologie de l’université du Colorado, et fut psychologue pour trois équipes olympique en 1976. Suinn utilise la technique de l’imagerie (visuo-motor-behavior rehearsal (VMBR)), qu’il a développé.  En premier,  un instructeur relaxe l’athlète, lui demande de fermer ses yeux et de penser à son sport. Dépendamment de ce que le sujet a besoin, Suinn lui demande de se concentrer sur un échec (dans le but de le transformer en succès) ensuite sur un triomphe (dans le but de le répéter).
«Ce que la visualisation produit» dit-il, «ça programme les muscles». À chaque fois que tu le fais, tu configure une espèce de programme, comme un programme informatique. Quand vient le jour de la compétition, tout ce que tu as à faire c’est d’appuyer sur le bouton «départ» et le corps fait le reste.

En 1980, Dr, Suinn a testé la théorie psycho-neuro-musculaire, qui est en gros, comment la visualisation et l’imagerie peuvent aider la performance des athlètes à atteindre de plus haut sommet. Cette théorie stipule que durant une activité d’imagerie, le cerveau envoie un signal similaire au corps comme si il faisait cette action réellement, il établie alors une impression mental de ce qu’on a besoin de performer. Cette impression fait que cette activité est facile à exécuter et augmente les capacité de l’athlète à performer., il a installé des électrodes à un électromyographe (EMG) aux jambes d’un skieur afin de mesurer la réponse psychologique du skieur pendant qu’il se visualisait en train d’exécuter une descente. Suinn a découvert que la réponse psychologique du skieur pendant la visualisation était presque identique que lorsqu’il descendait réellement. (Richard M. Suinn, Psychology of sport: Methods and applications)

Un des plus grands golfeur au monde Jack Nicklaus (113 victoires dont 6 masters) a écrit:«Je ne frappe jamais une balle, même pendant une pratique, sans avoir une image très précise dans ma tête.  C’est comme un film en couleur. Premièrement, je vois la balle là où est-ce je veux qu’elle finisse. Puis la scène change rapidement et je vois la balle s’y rendre…Puis il y a comme un changement d’élairage, et dans scène suivante, je me vois faire le mouvement qui va transformer l’image précédente en réalité»

Quand Einstein a découvert (en pensée) que la masse (au repos) possédait une énergie, cette découverte a eu un énorme impact par la suite. La transformation de cette pensée a été un processus difficile et hasardeux. Mais c’est la vision, la pensée en premier lieu qui a initié le mouvement, la réalisation.

Tous les grands entrepreneurs sont des visionnaires, des rêveurs, Guy Laliberté, fondateur du Cirque du soleil est un visionnaire, Steeve Jobs est un visionnaire, Martin Luther King et son fameux « I have a dream» etc…

Le magazine triathlete du mois de septembre nous offre un special sur le mental (win the mental game) justement. Il y a un article entre autre sur Chrissie Wellington (4 victoire aux championnats du monde Ironman) qui a attiré mon attention, sur comment elle a gagné l’ultime bataille du mental sur le corps. 14 jours avant le championnat du monde de Kailua Bay, elle a eu un accident de vélo, un muscle pectoral étiré, sans mentionner d’autres blessures, elle parle dans cet article, de comment elle a du se battre à travers une montagne russe de douleur. Elle raconte comment elle s’est dissocié de la douleur, elle s’était dit avant la course «qu’est-ce qui me ferait abandonné? Une jambe cassé? Eh bien, je n’ai rien de cassé, alors on continue.» ça été la course qu’elle a toujours rêvé, une course à l’intérieur d’elle même, elle dit qu’elle n’aurait pas pu gagné cette course que par la force physique, que c’était un vrai test du mental.

On entend souvent dire que la partie ce joue dans la tête. On peut affirmer que les pensées, les images, les sentiments ont une grande influence dans le monde «réelle»

C’est un sujet qui me fascine, et qui demande plus qu’un article bien sûre, mais l’idée ici serait de piquer votre curiosité, et de vous inciter à aller fouiller plus en profondeur sur la chose.

PS: en fin de semaine dernière j’ai terminé mon premier marathon, je dois avouer que j’ai eu recours à mes ressources mental pour le terminer, mais, c’est légal n’est-ce-pas?

Bon vent!

à la semaine prochaine!

Patrice

Une réflexion sur “La force du mental

  1. Pingback: Triathlon de Charlevoix, Rapport de course | Carpe Diem

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