la limite

Un peu plus haut , un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c’est, là-haut…
C’est beau! C’est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C’est beau! C’est beau!
(Jean-Pierre Ferland)

Nous sommes à la limite, quand le risque est assez grand pour faire en sorte que tout compte. Tu as tellement pratiquer que la part de risque est minime, tu as tout révisé dans ta tête, en même temps, tu veux défier les limites, prendre le risque, juste pour le kick d’aller voir de l’autre côté, d’atteindre des plus haut sommets, mais attention, ça pourrait devenir une obsession.
L’idée ne serait pas seulement de tester les limites de l’enveloppe, mais aussi de marcher sur une mince ligne entre la pratique sans but, sans fin, et les buts qui apparaissent sur le chemin.
Explorer, jouer avec les limites demande de l’équilibre, ça exige d’être conscient de savoir quand tu pousses au delà du danger.
Dans la course à pied par exemple, courir plus vite demande presque toujours de jouer avec les limites (est-ce que le corps va tenir?). Il y a ceux qui court pour des raisons spécifiques; perte de poids, élimination du stress, améliorer le cardio, etc, mais se limiter à ces raisons, c’est en quelques sorte restreindre le potentiel humain. Par exemple, plusieurs personnes courent pour briser les chaînes d’une culture mécanisée, non pas pour repousser la mort, mais pour savourer la vie, se sentir vivant, pour ces gens là, les avertissements sur les dangers de l’exercice, sont discutable. Ils courent consciemment, en adultes consentent, pour dépasser les limites précédentes, que ce soit pour compléter un premier km sans marcher ou se battre pour la victoire dans un triathlon, comme dans l’épisode racontée dans le American Medical News:

peu de moments dans l’histoire du sport ont pu captiver de façon aussi poignante l’agonie de la défaite que celui où Julie Moss, 23 ans, était à la tête au dernier km du Championnat du monde Ironman à Hawaï;
Avec quelques mètres à faire avant la ligne d’arrivée, Moss tombe sur ses genoux. Elle se relève, cours quelques mètres et tombe à nouveau. Elle a perdu le contrôle de ses fonctions corporelles. Elle se relève encore, tombe et commence à ramper. Dépassé par celle qui occupait la 2ième place, elle a rampé jusqu’à la ligne d’arrivée, étiré le bras avant de perdre connaissance. Jim McKay de ABC Sports a déclaré alors: ‘‘héroïque…un des plus grands moments de vérité dans l’histoire du sport télévisé’’. Gilbert Land, M.D, lui-même coureur d’endurance pendant plusieurs années a déclaré de son côté: ‘‘stupide, ça aurait pu être fatal’’.
Les deux ont raison; c’était stupide et héroïque. On encourage aucun coureurs à se rendre si prêt de la limite de la mort. Mais comment serait le monde, combien pâle et petit serait-il sans ces actes héroïques? Peut-être qu’il n’y aurait pas de monde du tout.
Des gens comme Julie Moss courent pour nous tous, ils réaffirment notre humanité, notre existence, et il y a des raisons de croire que la plupart des gens partage ce stupide et héroïque désire de pousser leurs limites, de finir à tout prix, pour atteindre l’inatteignable.
Mais avant même de considérer jouer à ce jeu, il faut des années de pratique et d’apprentissage. Et après? Encore plus d’entraînement, plus de temps sur le plateau, sur le chemin sans fin, et cetera, et cetera, et cetera.

We who run (marathons) are different from those who merely study us. We are out there experiencing what they are trying to put into words. We know what they are merely trying to know. They are seeking belief, while we already believe. Our difficulty is in expressing the whole truth of that experience, that knowledge, that belief. (George Sheehan)

 

Bon vent! et à la semaine prochaine!

Patrice

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