Thank God it’s friday!

Notre préoccupation à vouloir atteindre nos buts, nos objectifs, à éteindre des feux comme on entend souvent dans le merveilleux monde du travail: quelqu’un passe à ton bureau la broue dans le toupet – « Man! J’ai pas l’temps de rien faire, j’arrête pas d’éteindre des feux! » En fait, on se fait voler du temps en essayant d’avoir ce que nous n’avons pas. On se réveil le matin, on se dépêche de s’habiller. (s’habiller ne compte pas.) On se dépêche de déjeuner. (déjeuner ne compte pas.) On se dépêche de se rendre au travail. (se rendre au travail ne compte pas.) Peut-être que le travail sera assez intéressant et que nous n’aurons pas à endurer la chose en attendant l’heure du lunch. Peut-être que pendant l’heure du lunch, on va rencontrer quelqu’un d’intéressant, peut-être pas. Et on se met à rêver au week-end, on planifie nos prochaines vacances, et ainsi de suite.

J’aime l’idée que tout est propice à l’entraînement, à apprendre quelqu’un chose, même dans les tâches les plus banales.
Il y a des tâches que nous ne pouvons de toute façon pas éviter, les corvées! Faire le ménage de la maison, la vaisselle, l’épicerie, reconduire les enfants à différentes activités, préparer la nourriture, et tout ce qui entre dans la catégorie des travaux routiniers, où on se met en quelque sorte sur le pilote automatique. C’est ce qu’on pourrait appeler «un temps entre-deux». Les anglais dirait «in between». Où on a la plupart du temps, l’impression de perdre son temps, littéralement.

À la recherche du temps perdu.

Est-ce qu’on peut réclamer ces heures perdues, est-ce qu’on peut relier nos tâches quotidiennes-routinières, avec ce que nous considérons comme important, extra-ordinaire, en une seule et même approche?

Par exemple: le temps que nous passons à commuter. Admettons que ça vous prends une heure pour vous rendre travail, (=2h aller-retour, 10h par semaine). Est-ce que ce temps est considéré comme perdue, entre-deux? Est-ce qu’on pourrait prendre ce temps, assez considérable quand même (plus d’une journée de travail ouvrable par semaine), prendre cette opportunité pour se développer, apprendre quelque chose? J’en connais qui ont apprit une nouvelle langue en commutant. En ce qui me concerne, j’utilise ce temps pour développer une certaine vigilance mentale, c’est plus difficile quand tu prends toujours le même chemin pour te rendre au travail.
J’entre dans la voiture, attache ma ceinture, vérifie-ajuste les rétroviseurs, tourne la clé, écoute attentivement le son du moteur, les vibrations, regarde les cadrans, le niveau d’essence. Avant de démarrer, je visualise mon trajet, je fais une sorte d’affirmation silencieuse: je suis responsable de l’espace tout autour du véhicule, en tout temps, je conduis de façon à éviter les accidents peu importe ce que les autres conducteurs peuvent faire, texter, se maquiller, fumer, tout ça en même temps et ainsi de suite. Conduire devient en quelque sorte une pratique, un art à maîtriser, et non quelque chose de commun, de routinier.

YOUPIE la vaisselle!!!

J’ai jamais entendue quelqu’un crier de joie à l’idée de faire la vaisselle (YOUPIE!!!! Je vais faire la vaisselle) ou (YEAH!!! Je vais passer l’aspirateur!) c’est bien le genre de tâche dont on se passerais volontiers. Qu’est-ce qu’on peu faire avec ça? Comment pourrait-on utiliser ce temps?
On pourrait par exemple, mettre une musique entraînante, genre dance-music, et faire ces tâches comme une classe d’aérobie, admettons que laver la vaisselle ne fera pas monter votre cardio, mais pour ce qui est d’une écoute-présence de son corps par exemple, au même niveau que si nous étions dans un gym ou une classe de danse-aérobie etc…enjoué, comme ça, laver la vaisselle, passer l’aspirateur deviendrait comme une sorte de danse, ces tâches banales deviennent en quelque sorte plus amusantes, non? Et ainsi de suite…

des idées de playlist

Bon, je vous laisse, j’ai du ménage à faire, préparer la bouffe pour la semaine, passer l’aspirateur, appeler ma mère…..
I like to move it move it, i like to

PS: j’ai eu un commentaire comme quoi la plupart de mes articles sont à la 2ième personne. C’est une bonne remarque. En fait, c’est une question d’éducation, une certaine pudeur à parler de moi au «je» alors j’ai adopté une sorte de stratégie qui est le «tu», mais le «tu», c’est «je». Donc, si mes articles on l’air de dire au monde comment et quoi faire, sachez que ce n’est pas du tout mon intention. C’est une sorte de ligne de conduite qui s’adresse à moi en tout premier lieu, et si ça peut inspirer d’autres badaux, j’en serai le premier ravi.

Allez! Bon vent et à la semaine prochaine!

Patrice

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