Le flow ou l’expérience optimale

 

Je ne pouvais pas passer à côté d’un tel sujet dans mon blog.

Le flow, ça veut dire littéralement le flux en anglais.

C’est Mihaly Csikzentmihalyi, un psychologue d’origine hongroise qui a développé la théorie de l’expérience optimale, basée sur le concept de flow, qu’il défini comme l’état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement immergée dans ce qu’elle fait, lorsqu’elle est dans un état maximal de concentration.

Les athlètes, les artistes, les mystiques, les savants et les travailleurs emploient les mêmes mots pour exprimer une expérience optimale. Beaucoup d’athlètes décrivent le caractère naturel et « sans efforts » de leurs performances lorsqu’ils réussissent leurs meilleurs temps ou scores connus.

Un sentiment de plénitude, imperméable à la pression, sans efforts, en contrôle de la situation, ne faire qu’un avec la pensée, distorsion du temps etc…

Phil Simms, longtemps quart-arrière dans la NFL a déclaré quelque chose de similaire lors d’une interview sur sa performance au SuperBowl :

« C’est ma performance préférée de ma carrière, parce que c’est tout ce que je voulais être en tant que joueur. Je voulais être fort, faire de puissants tirs, être imperméable à la pression, sans m’inquiéter des résultats. C’est vraiment comme être debout devant un tee au golf et il y a des arbres de chaque côté et de l’eau, et vous vous lancez simplement genre « Je vais la balancer en plein milieu » Et rien d’autre ne traverse votre esprit ».

Csikszentmihalyi a identifié les caractéristiques accompagnant et décrivant l’expérience du flow. Ce sont les suivantes :

Les objectifs sont clairs : les attentes et les règles régissant l’activité sont perçues correctement et les objectifs fixés sont atteignables avec les compétences de l’acteur.
Équilibre entre la difficulté de l’activité et les compétences de l’acteur (l’activité n’est ni trop facile ni trop difficile, elle constitue un défi motivant)
L’activité est en soi source de satisfaction (elle n’est donc pas perçue comme une corvée)

the flow

Csikszentmihalyi parle d’un type qu’il nomme l’individu autotélique (du grec auto (soi-même) et telos (but)) qui n’a pas un grand besoin de possession, de distractions, de confort, de pouvoir ou de célébrité, car presque tout ce qu’il fait l’enrichit intérieurement, il est généralement très apprécié de ses pairs.

Comme il expérimente le flow dans son travail, sa vie familiale, ses relations avec les autres, dans des activités banales de la vie quotidienne et même quand il est seul et inactif, il est moins dépendant des récompenses extérieures qui motivent les autres à se satisfaire d’un quotidien routinier, vide de sens. Il est plus autonome, plus indépendant, parce qu’on ne le manipule pas facilement à coup de menaces ou de récompenses extérieures. Il a une attitude joyeuse de curiosité, une volonté de comprendre, de résoudre des problèmes. Mais il a aussi un intérêt désintéressé : son attention est dénuée d’ambition et d’objectifs personnels pour forcer la chance d’appréhender la réalité selon ses propres termes. (Csikszentmihalyi, 2005).

Une attitude joyeuse de curiosité, une volonté de comprendre, un intérêt désintéressé, dénué d’ambition….voilà un chic type, que je prendrais bien dans mon équipe.

Si le sujet vous intéresse je vous invite à lire the flow, the psychology of optimal experience.

http://www.amazon.ca/Flow-Mihaly-Csikszentmihalyi/dp/0060920432/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1359326371&sr=8-1

Bonne semaine! et Bon vent!

Patrice

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