La charte des valeurs ou les 13 vertus de Benjamin Franklin

Et quoi de mieux pour faire suite à cet article que de parler (un peu) du système d’amélioration personnelle de Benjamin Franklin. C’est ma charmante et douce fiancée, ma Marina à moi,  qui m’a parlé récemment d’un auteur qui, lorsqu’il était jeune avait quelques problèmes de comportement, tient tient….pourquoi elle me parle de ça ma Marina? Elle me raconte qu’il avait utilisé le système de Franklin pour faire en sorte qu’il devienne meilleur quoi. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ma charmante et douce Marina, sait comment s’y prendre pour titiller mon intellect, oui elle sait comment.
C’est quoi le systême? Dans sa jeune vingtaine, Franklin avait conçu le hardi projet d’arriver à la perfection morale. Vivre sans commettre, en aucun temps, aucune faute, maîtriser tout ce qui, soit penchant naturel, soit habitude, tenterait de me faire succomber, tel est le but que je m’étais proposé.
Et il conçut la méthode suivante, une liste de treize vertus qui lui parut à cette époque, les plus utiles, suivi d’une courte maxime.

Voici les vertus et leur maxime:

1. Tempérance (ou sobriété). Ne mangez pas jusqu’au point d’en être appesanti, ne buvez pas jusqu’à ce que votre tête en soit affectée.

2. Silence. Ne parlez que de ce qui peut être utile aux autres ou à vous-même, évitez toute futile conversation.

3. Ordre. Que chaque chose chez vous ait sa place, que chacune de vos affaires ait son temps.

4. Résolution. Prenez la résolution de faire ce que vous devez, et exécutez ce que vous avez résolu.

5. Économie. Ne faites aucune dépense que pour le bien des autres ou pour le vôtre, c’est-à-dire ne gaspillez rien.

6. Travail. Ne perdez pas de temps, soyez toujours occupé à quelque chose d’utile. Supprimez tout ce qui n’est pas nécessaire.

7. Sincérité. Ne trompez jamais personne ; que vos pensées soient pures et justes, et parlez selon vos pensées.

8. Justice. Ne faites jamais de mal à autrui, soit en causant une perte réelle, soit en privant d’un gain légitime.

9. Modération. Évitez les extrêmes, pardonnez les injures, autant que vous pensez qu’elles méritent le pardon.

10. Propreté. Ne souffrez rien de malpropre sur votre corps, vos habits ou dans votre habitation.

11. Tranquillité. Ne vous laissez pas abattre par des bagatelles, ou par les accidents ordinaires et inévitables de la vie.

12. Chasteté. Livrez-vous rarement aux plaisirs de l’amour, n’en usez que pour votre santé, ou pour avoir des descendants, jamais au point de vous abrutir ou de perdre vos forces, et jusqu’à nuire au repos et à la réputation de vous ou des autres.

13. Humilité. Imitez Jésus et Socrate. (!?)

tiré de:Mémoires de Benjamin Franklin
D’après la traduction de F. Lancelot
Bruxelles, 1856
(2e éd., Paris, Librairie centrale, 1866, p. 122-136)

Ensuite il inventa la méthode suivante dans le but de faire son examen de conscience à chaque jour. Il fabriqua un petit livre dans lequel il assigna pour chacune des vertus une page avec sept colonnes pour chaque jour de la semaine marqué de la lettre initiale de ce jour puis treize lignes transversales avec au commencement de chacune, la première lettre d’une des vertus. Dans ces lignes, il pouvait marquer d’un petit trait, les fautes qu’il avait commis ce jour-là d’après son examen.

Ça ressemble à ça:

BenjaminChart

Il raconte également dans ses mémoires, bien que je n’aie jamais atteint la perfection que j’avais tant ambitionnée, et qu’il s’en fallût même de beaucoup, je fus cependant, grâce à mes efforts, un homme meilleur et plus heureux que je ne l’eusse été, si je n’avais adopté mon plan de conduite.

C’est moi qui souligne, parce que dans le fond, c’est ça qui m’intéresse, devenir un homme meilleur et par mes actions, inspirer l’entourage à devenir meilleur et ainsi de suite.
Bien sûre, on peut mettre ce que l’on veut comme truc à améliorer, on fait son propre programme, mais, entre-nous, Franklin a ratissé large quand même, allant jusqu’à l’imitation de Jésus et de Socrate! J’avoue, je ne sais pas comment je pourrai faire une telle imitation, vraiment.

N’empêche, ça me fais réfléchir sur mes propres habitudes quand je pense à des trucs comme la tempérance, la sincérité, la justice., et oui.

En réalité, de toutes nos passions, la plus difficile à vaincre c’est l’orgueil ; que vous le déguisiez, que vous le combattiez, que vous l’étouffiez ou le terrassiez, il n’apparaîtra pas moins plein de vie, au moment où vous y penserez le moins. Peut-être vous l’aurez souvent aperçu dans ce récit, car, si je pouvais me vanter de l’avoir complètement vaincu, je me montrerais probablement fier de mon humilité.

Je n’aurais pas pu dire mieux.

Et vous, qu’est-ce qui ferait partie de votre charte?

PS: ne me parlé pas de voile ici, tolérance, altesse, tolérance!

Peace! Love!

Carpe Diem

Patrice

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