Nous faisons naufrage, non pas sur nos rêves

Nous faisons naufrage, non pas sur nos rêves, mais sur notre incapacité à rêver avec assez de force.
Ernst Jünger, Eumeswil, Folio, traduction Henri Plard, P. 527

Renverser la tendance à devenir des adultes rigides, fermés, arrivées, peureux, frileux, c’est un travail quotidien.

Considère toi comme un sujet actif plutôt qu’un sujet passif et objectif. Ça veut dire que tu es la force active. Tu peux faire, influencer, changer peu importe ce que tu veux. C’est une question de croyance, si tu crois que tu peux devenir la personne que tu veux devenir, tu deviendras cette personne. En fait le monde prend la dimension de ta vision, la beauté est dans les yeux de celui qui la vois.

Assumer avec assez de force que tu es ce que tu crois dans le fin fond de ton toi-même. Cultive ton comportement en accordance avec cette vision, sa façon d’opérer, sa façon d’approcher les choses, et éventuellement, dans un avenir plus ou moins rapprocher, l’union se fera. Tu seras cette personne que tu avais imaginée.

Je crois en la bonté de l’homme. L’être créatif est bon. Il va regarder la multitude d’option.

Je peux créer ma propre réalité, mes propres solutions. Mes pensées affectent mon attitude, qui en retour affecte mon comportement, pour fermer le cercle, mon comportement va affecter mon attitude, et vice-versa.

Non je ne lâche pas le morceau. Malgré la pluie, malgré les gens moroses, les « réalistes » les « dententeurs de faits », les « statisticiens » les « têtes carrées », la mienne est ronde, comme l’univers. Je suis dans la mouvance, la résilience

Je refuse le statu-quo, les pensées prêtes à porter, je sais que je détiens la solution. Ça ne vient pas tout seul, rien à voir avec la pensée magique. Il y faut de la volonté, il y faut de la détermination. Vouloir apprendre les habiletés nécessaires pour le voyage. N’arrête jamais de chercher, n’arrête jamais de pensée à des solutions meilleures.

Je ne suis pas qu’un code génétique, un numéro. Ça serait facile de suivre la majorité bien pensante, les détenteurs de « gros bon sens », le sens commun, ordinaire, c’est à dire la capacité de juger sans passion et sans subtilité intellectuelle (Webster): « le gazon est vert, le ciel est bleu, la mer est calme, farme ta gueule pis rame! » facile de dire, « je suis fait comme ça, je n’y peux rien », facile de rester assis sur son « steak », de tenir ça mort. C’est en cherchant que tu vas générer des d’options, que tu vas trouver.

Poses des questions, ignore les faces irrités, les blasés qui savent tout, ceux qui n’ont plus rien à apprendre.

Courage, curiosité, persistance, et prends des notes, accumule des donnés, des expériences. Recherche la vraie valeur d’une expérience, le processus pas le résultat. Le monde est obsédé par les résultats, 2 + 2 = 4, c’est entendue, c’est comme ça, on n’en parle plus, dis-moi combien tu fais je te dirai combien tu vaux, logique non? Jusqu’à ce quelqu’un arrive en disant que 2 et 2 font 5 ou poisson, et foute le bordel dans l’ordre établi. Et les dieux rigolent en nous regardant nous agiter avec nos crayons nos règles, nos calculatrices et vogue la galère.

Porte attention sur ta peur, ta peur de l’échec, ta peur du succès, mais oui une telle peur existe aussi, c’en est une insidieuse. C’est probablement une des raisons qui font que tu te tiens dans une zone plus ou moins neutre, sans trop prendre de risque, et que tu regardes tranquillement passer les minutes de ta vie qui s’écoule sans espoir de retour. Grandir est tout. Mais ça peut seulement advenir par l’expérience, dans l’investissement sur toi-même si je peux dire.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. La valeur de chaque expérience est proportionnelle à l’engagement physique, émotionnel, mental, spirituel que tu y as mis, que tu y as investis. Prendre un raccourci, te priverais de la riche texture que présente l’effort dans l’expérience.

J’ai la passion de l’expression de moi-même dans tout ce que je fais, j’y goûte les singulières mesures.

Je privilégie le particulier au général, l’individualité au commun, l’extraordinaire à l’ordinaire, la partie sur le tout, plus vivante, un pas de l’autre côté me rend profondément malheureux.

On court le risque de rater ce qu’il y a de meilleur dans la vie si l’on ne sait pas trouver l’occasion de vibrer, si l’on n’apprend pas à se hisser un peu au dessus de là où l’on se situe ordinairement.

Un jour, c’est inévitable, tu vas rencontrer cette hostilité d’une populace qui n’aime pas le fait que tu sois différend, que tu ne sois pas comme il faut.

Ne te laisse pas écrasé par cette majorité, les « monsieurs et madames tout le monde » qui détiennent le « gros bon sens » parce que tu ne penses pas pareils, parce que tu n’as pas la même couleur de cravate, les mêmes manières.

Je parle des faux-sérieux, les perroquets qui répètent de travers ce qu’ils entendent, les bouffons détenteurs de faits, les logiques, rationnels, raisonnables, les favoris. Ils te diront sûrement: comment peut tu croire en la bonté de l’homme à une époque ou la corruption, la terreur et la bêtise règnent en maître? Mais toi, toi qui a l’esprit assez fier pour refuser de te développer suivant un schèma invariable, tu n’auras que ton sourire pour répondre, tu ne pourras tout simplement pas l’exprimer autrement, tout simplement parce que vous ne parlez pas le même langage, et ce sera ta victoire sur la tyrannie de la majorité.

Affronter la durée.

Patrice

 

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