Vise la lune

Malgré le malheur du monde, le seul bonheur à espérer, c’est le bonheur de l’instant. Épuiser chaque instant qui passe sachant que nous mourront demain. Michael Edwards.

 Mettons que tu as donné la majorité, voir les meilleures années de ta vie, à une compagnie, une cause, parce que tu pensais que c’était la bonne chose à faire, on t’avait dit que la loyauté c’était une bonne valeur, par exemple, ou que ça te donnait un certain prestige de travailler pour telle compagnie. Un jour, tu vois ta compagnie faire des coupures, des restructurations, des remaniements, des coupes à blanc. Du monde qui avait 20-25 ans de service! On les remplace par des jeunes qui coûtent moins cher, faut être rentable ‘y parait.

Je me souviens de mon père, qui avait travaillé toute sa vie pour la même compagnie, se voir offrir un « package » de pré-retraite à 57 ans, pour se faire remplacer par un ti-cul tout juste sortie de l’école! Mon pauvre père a eu bien du mal à avaler la pilule. Mon père, plus loyal qu’un loyaliste, droit comme un chêne. Alors tu te mets à penser que peut-être la loyauté ça vaut pas d’la marde, que ça ne vaut plus d’la marde. Tu trouvais ça beau pourtant, être loyal, celui qui « obéit aux lois de l’honneur, de la probité, de la droiture, qui est fidèle, honnête » La compagnie elle ?: « on s’en fout de ta droiture, on s’en fout de tes beaux mots, de tes belles valeurs, nous, faut qu’ça profite! » Je ne voulais pas m’en mêlé, c’était pas évident, c’était délicat. Aujourd’hui, je me pose la question : est-ce que je suis, est-ce que j’ai été « loyal » envers moi-même? Pendant tout ce temps là, est-ce que tu t’es pas raconté des menteries à toi-même? Ça pourrait arriver que tu te perdes là-dedans, que tu finisses par croire les menteries qu’on t’as racontées. Un moment donné, la vérité, ta vérité, ça peut faire mal, c’est peut-être pas bon à dire, c’est ce qu’on dit non, qu’elle n’est pas bonne à dire la vérité? T’es peut-être devenue un « menteux » toi-même.

« Je me souviens », c’est la devise du Québec. Souviens-toi de qui tu es avant que le monde te dise ce que tu dois être.

Vise la lune.

Un jour tu te réveilles, tu réalises à quel point ça passe vite. N’attends-pas à 65-75 ans, pour avoir ta grosse vie, ta vraie belle grosse vie, d’avoir fait tout ce que tu voulais, du moins, d’en profiter d’la grosse vie, pas à la retraite, maintenant. Tu vas avoir le cœur brisé si tu ne le fais pas. Je penses bien que mon père avait le cœur brisé, un sentiment de ne plus être bon, de ne plus être utile, peut-être. Huit ans après, son cœur a sauté, littéralement. BANG!

J’ai appris de ce que j’ai vu, de ce que j’ai entendu. Si quelqu’un essaie de te dire qui tu es, ne le crois pas. Tu es le seul approbateur de ta propre intégrité, et les affirmations fait par ceux qui ne comprennent pas qui tu es, et de quel bois tu te chauffes, révèle beaucoup sur eux et très peu sur toi-même.

N’aie pas peur de te tromper, de faire des erreurs, je pense bien que c’est là que se trouve la mine d’or. Mais trompe toi avec tes propres idées, ta propre vérité, au moins tu ne te seras pas trompé en essayant d’exécuter les idées des autres, ça je pense que c’est quand même pas mal important aussi, non?

Oui je veux une belle grosse vie pleine, j’ai besoin de sentir en moi ce goût de vivre, oui, le goût, l’appétit de vivre. J’ai besoin d’être excité par quelque chose. Même si c’est imparfait, si je suis à fond dans quelque chose, je sens que je suis sur la bonne track. Si je dis « imparfait » c’est parce que j’insiste sur le fait de ne pas attendre les conditions parfaite pour entreprendre quoi que ce soit. J’ai besoin de chercher du sens, j’ai besoin de faire du sens, pour utiliser une formulation anglaise, « faire du sens » ça sonne bien, ça dit ce que ça dit, comme fabriquer du sens, produire du sens, ça fait du sens? Pour moi, pas pour les autres.

Je me dois d’être honnête avec moi-même. C’est la raison pour laquelle je suis vivant. Comment je me sens si je raconte des menteries à quelqu’un pour lui plaire? Je me sens comme un traître, rien de moins. Est-ce que j’aime ça, me sentir comme un traître? Non. Who cares? Moi. Alors, peut-être vaut mieux que je me taise? Non, mais choisis tes batailles, c’est tout.

Je sais, on est rempli de la crap des autres. Ça commence de bonne heure les trucs qu’on nous rentre dans la caboche. En plus, tout le monde a des opinions sur tout, des fois, des opinions basés sur des impressions superficielles, des trucs qu’ils ont entendus à la radio, la télé. Alors tu avances, agrémenté de tes « propres » opinions dans tes bagages, tu t’y cramponnes comme si c’était une fondation vitale de ta propre réalité. Même que des fois, tu es prêt à les défendre. C’est extrêmement désorientant de ne pas avoir d’opinion aujourd’hui, de simplement dire « je ne sais pas », mais c’est infiniment plus gratifiant de comprendre que d’avoir raison.

Travail sur ce que tu aimes, et fais-le souvent. Qu’est-ce qui te propulse du lit le matin, qui te donne le goût de bouger ta carcasse?

La vraie magie se déploie dans la construction de ton caractère, et de ta destiné.

La fleur n’éclot pas du jour au lendemain.

ça prend le temps que ça prend.

 

Rien de nouveau sous le soleil?

Qui profite de quoi de qui?

Et moi?

Moi, je veux bien profiter du printemps qui ne voyait l’heure de venir, tout simplement.

Avant l’automne.

Carpe Diem!

 

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