Le rebelle au bois dormant

Mon bel amour navigateur

mains ouvertes sur les songes

tu sais la carte de mon coeur

les jeux qui te prolongent

et la lumière chantée de ton âme

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

Je suis un homme, pas un ange, c’est pas pareil on s’entend. Un homme, c’est plein de contradictions. Un homme, ça fait plein de conneries. Ça parle fort des fois, ça dit des choses qui faut pas dire, qu’on peut pas dire, c’est tout croche des fois.

On a voulu faire du monde avec moi. (on va finir par faire du monde avec toi!) On m’a laissé allé, (trop d’ouvrage!), mais le sentiment de pas être “correct” lui, ‘y est jamais partie. Moi, à cause de ça, j’ me suis toujours sentis inadéquat, trop, pas assez, pas d’allure. Des fois, j’ai envie de crier mon humanité, j’en viens qu’à avoir des rêves violent, ça me surprend. Justement, la nuit dernière, je pense que c’était un de mes collègue de travail, je le frappais à coup de marteau. Soyez sans crainte, je n’ai pas de marteau au travail. (Freudiens et psy-psy de tout accabit s’abstenir de commentaires s.v.p)

Quand même, je ne viens pas d’un pays où l’on opprime les gens, mon pays, ce n’est pas une dictature on s’entend, mais non, mon pays c’est l’hiver.

Mais ‘y a toujours des gens “au dessus” qui vont essayer de te caser, oui te mettre dans une case, c’est comme des petits dictateurs tout pâlotte, juste assez pour te titiller le rebelle endormi. J’entends une voix: On a les dirigeants qu’on mérite. Oui c’est vrai, j’ai déjà entendu ça quelque part.

Mon dieu! Et si c’était vrai! Couillard, Harper, Péladeau, Trudeau (le fils, le père avait du caractère au moins, il a tout gardé pour lui, faut croire). Mais je m’arrête tout de suite, digression sans intérêt vraiment, qui va sûrement passer dans les ciseaux de l’éditeur d’ailleurs. On verra qui aura le dernier mot.

Revenons à nos moutons rebelles

Monter sans trop faire de bruit les escaliers grinçant.

Si tu fais bien ce qu’on te dit de faire, on te donnera une médaille… ou n’importe qu’elle autre récompense (la petite étoile dans ton cahier à la p’tite école)  histoire de te la fermer. Ça serait franchement plus facile d’être “normal” oui, dans la norme.

Ça serait plus facile, mais plus platte. Et la terre est ronde.

Quand même, je ne suis pas “une minorité visible”, je ne suis pas handicapé, je n’ai aucune “tare” (visible du moins), je suis en apparence, semblable à quelqu’un de normal.

  • Alors c’est quoi ton problème?

I drink too much, I eat too much, I want too much, I’m too much!

Attend! Ça dépend pour qui. C’est ça. Si tu te compares avec un léthargique sur la prozac. C’est sûre, la barre n’est pas trop haute. Mais oui, tout est une question de perception, de standard. Et puis, ‘y a toujours du monde qui vont te tirer vers le bas, c’est pas nouveau.

C’est juste que des fois, j’ai de la misère avec, comment dire, l’aceptisation, la pasterisation, la langue de bois, la petite misère, les ragotteurs, le monde qui tond leur gazon avec une tondeuse à gaz, pis qui l’arrose par dessus le marché, pour que ça soit ben beau ben propre!

 

Grisnoula à Cape Cod

Grisnoula à Cape Cod

 

Mais ‘y a Grisnoula. Grisnoula, c’est mon baume, c’est mon ostéopathe de l’âme.

Une chance qu’on s’a!

Des fois, on prend des marches, et on rêve de la vie qu’on voudrait.

Ça pourrait être ça! Travailler ensemble, voyager ensemble, construire notre maison sur un terrain à la campagne, elle voudrait avoir une fondation pour les enfants défavorisés pour leur donner un accès à l’art. Oui parce qu’on y croit à l’art. On croit que ça rend le monde meilleur.

Grisnoula, elle me tire vers le haut.

Moi, j’ai pas le vertige, j’ai pas peur des hauteurs. Grisnoula, par sa présence, elle fait que je veux devenir un meilleur homme. Avec elle, je peux être moi. Ça, ça fait du sens pour moi.

Vouloir devenir un meilleur moi. Comme un homme doit.

Grisnoula, c’est pour elle que je veux que ça marche.

Grisnoula, c’est mon espérance.

 

Selon l’Organisation Mondiale du Travail, 168 million d’enfants dans le monde sont forcés à travaillé, on leur enlève le droit d’être des enfants.

Moi, y personne qui m’enlève le droit d’être humain, même trop, même mal.

De quoi j’me plaint?

 

sur la jetée de la nuit

je saurai ma présente

d’un voeu à l’azur ton mystère

déchiré d’un espace rouge-gorge.

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

 

 

 

 

 

 

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