Le poème de ce jour : L’azur est la mort du hasard de José Acquelin

L’azur est la mort du hasard

 

Il faut bien être quelque chose

pour pouvoir se permettre d’être rien

le rêve est une volonté élémentaire

 

il ne suffit pas de regarder les nuages

dans le cerveau du voisin

oui le ciel est un cahier ligné

 

par tous les yeux qui s’y sont lancés

la terre est un œil qui nous porte

à l’enfermer sous nos paupières

 

l’égo est lent quand le cœur

est clair comme un verre de ciel

l’âme est une campanule dans la cloche du corps

 

la volonté de bonheur me déprime par son égoïsme

la décence consiste à quitter les perchoirs

pour voler sans ailes et sans remords

 

le ciel descend

pour que marche sur les nuages

heureux de ne pas être le soleil

 

José Acquelin

Là où finit la terre © Les Herbes rouges, 1999

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s