Canons, Robert Fortin

je crois à l’accident d’un mot qui surgit du silence

à l’instinct du loup dans le poète de force

moi j’ai besoin de peler un poème

pour sertir son parfum

jusqu’aux pépins de ma soif il n’est que pensée

j’ai aussi envie de voir

l’oie blanche et le hibou

au sommet du mont Royal

j’aime le vent qui passe dans les saules

comme une main de soie sur la chair blessée

je crois à l’accident d’un mot qui surgit du silence

à l’instinct du loup dans le poète de force

au jour buvard d’encre dans la patience de l’os

au vide en moi-même qui clarifie les yeux

au plein de la mort qui illumine l’habitude

canons

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