La couleur du mensonge (extraits)

devant la fenêtre

j’imagine la mer étale mais elle est la mer

voilée elle est toujours la mer

une architecture excessive

du flux et du reflux

un jour on la traverse jusqu’au fond

là où tout converge

où parler n’est plus mentir

alors nos paroles justes détonnent

la mer propose ce risque étrange

nous devenons passionnants

 

[…]

 

l’éblouissement se perd dans le paysage

du bonheur dense

l’osmose des mains et des rêves

notre enlacement infini

l’espoir repose du vertige

vivre est inoffensif dit-on

on se protège contre l’effondrement

 

[…]

 

disparaissons

et ma voix se disperse

avant que tu ne l’entendes

l’enfance ne sera jamais que l’enfance

une douleur discontinue presque touchante

il n’y a pas de rupture

que la vanité de la marche du rythme athlétique

toujours mon pied se pose comme une affirmation

la mort est là vivace et nous l’ignorons

nous avons pitié de nous

là commence le mensonge

 

Denise Desautels Mémoires parallèles

 

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