Le poète

Je prendrai dans ma main gauche

Une poignée de mer

Et dans ma main droite

Une poignée de terre.

Puis je joindrai mes deux mains

Comme pour une prière

Et de cette poignée de boue

Je lancerai dans le ciel

Une planète nouvelle

Vêtue de quatre saisons

Et pourvue de gravité

Pour retenir la maison

Que j’y rêve d’habiter.

Une ville. Un réverbère.

Un lac. Un poisson rouge.

Un arbre et à peine

Un oiseau.

Car une telle planète

Ne tournera que le temps

De donner è l’Univers

La pesanteur d’un instant.

 

Gilles Vigneault Balises

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