canons (extraits)

quand la vie recommence

dans ce voyage au bout de soi-même

les mots surgissent de la bouche

comme des matins sur le souffle des lèvres

[…]

pour écrire dans la lumière

il faut tuer toutes les guerres en soi

ses propres guerres idiotes

les miroirs de l’orgueil n’ont jamais eu d’odeur

on ne se bat que contre soi

happé par les vides et les pleins

dans la densité des choses

[…]

chacun de mes gestes me guide

vers un certain éblouissement

vers ce lieu où lumière et ombre

témoignent du poème

 

de toute façon la grâce a toujours parlé

avec la fragilité de l’argile

quand la vie recommence

dans ce voyage au bout de soi-même

les mots surgissent de la bouche

comme des matins sur le souffle des lèvres

 

Robert Fortin canons

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