Cape Cod juin 2015, 1ère partie

614 km exactement, de notre maison à Montréal pour se retrouver à l’extrémité Est du continent, devant l’Atlantique, West Yarmouth, au sud du Cape Cod. La voiture est enfin packeté (sic), nous n’avons pas encore appris à voyager léger, ça rend la voiture plus adhérente, un mal pour un bien. Je contrôle mon excitation, nous en avons pour au moins 7 heures, faut croire que le bonheur, ça se mérite, avoir la finalité en tête, j’exploserai sur la Seagull Beach.

Ça fait 14 ans qu’on va là-bas, c’est comme si on retournait à la maison. 2001 la première fois qu’on est venu, c’était pour visiter des amis à Boston, nous avons profité de l’occasion pour aller faire une petite escapade au Cape, une centaine de km à peine, un peu plus d’une heure et nous y voilà. Ça nous a plu, depuis, on y retourne presque à chaque année, on est comme ça, quand on aime, c’est pour toujours.

Le ciel est nuageux au départ, mais il ne pleut pas. Pas trop chaud, pas de soleil, c’est bon pour la route. Allez hop, la 10 vers Sherbrooke, sortie 22, la route de la Vallée-du-Fort, la 35, nous voilà à la frontière Américaine, le “Highgate Springs border” avec nos sympatiques agents Américains, un jeune au poste ce coup-ci, pas très souriant, le profil de l’emploi, where are you going?- anything to eat?, Grisenoula lui montre un sac (transparent) avec des bananes, des pommes, what is that?, je me retiens, on ne rigole pas avec ces gens là, alcool, cigarettes? No sir! Il nous redonne nos passeports, have a good day! lui-dis-je, une coche trop enthousiaste, “suspicieusement” gentil, mais bon, personne à nos trousse, une 20taine de minutes en tout et nous voilà sur la 89.

Ça commence à sentir le bonheur. C’est à ce moment là en général, qu’on commence à avoir envie de pipi aussi. Bientôt notre premier pit-stop, la Halte Georgia, quelques minutes à peine passé les frontières, où il y a du bon café, le Green Mountain Coffee, pour un don suggéré de $1.00, j’en prend un, juste au cas. Je ne suis pas sûr que la café soit la bonne substance pour moi, l’idée c’est de rester le plus détendu possible tout en étant le plus vigilant possible. En traversant le Vermont, ‘y a du brouillard, des orages par endroit, je garde une vitesse autour de 100, pas plus, je garde un oeil sur les flaques pour éviter l’aquaplanage, heureusement, nous sommes lourd, comme des Américains ;), ça demande plus d’énergie mais je suis en contrôle, j’ai un océan dans la mire. J’ai téléchargé le dernier album de Muse (Drones), Grisenoula nous plogue l’ipod, c’est mieux que le café. Après, on écoute “Absolution” histoire de voir l’évolution, c’est dans la voix que ça se passe, ils sont un peu plus sharp aussi. L’air de rien, nous voilà au New Hamshire, pour notre 2ième pit-stop, nous arrêtons au Liquor Store, dans leur nouveau bâtiment, où il y a des petits snacks shop, la pluie tombe dru. Nous achetons une bouteille de vodka et 2 Berringer, un Merlot et un Pinot noir.

Sur la 93, il a plu presque tout le long. Le trafic est plus dense et plus rapide aussi, je fais un effort pour rester vigilant, je pense au tunnel de Boston, tout juste passé le pont, en face du TD Garden où joue les Bruins entre autre. Depuis quelques années, il me donne une drôle de sensation ce tunnel, c’est pas très agréable comme sensation, mes pulsations cardiaques se mettent à augmenter, mon imagination s’emballe, c’est comme si j’allais perdre connaissance, c’est vraiment pas le bon endroit pour ça, ‘y a pas d’endroit pour arrêter, mais je pense, entre autre à ma Grisenoula, pas question de s’arrêter dans ce tunnel, je dois rester complètement détendu, c’est le secret, je dois prendre le stress à la source et l’empêcher de faire ses ravages, saisir la bête, j’ai besoin d’une bonne dose de volonté, je souris, un peu forcé, mais tout de même, j’envoie un message à mon cerveau que tout ce passe bien, que c’est agréable, je respire tranquillement, je regarde dans mes rétroviseurs, je suis dans le rythme, j’ai réussis, dès le début, la sensation disparaît, tout va bien, je vois la lumière au bout du tunnel, il est quand même long ce satané tunnel.

Nous voilà sur la 3, the Pillgrims Highway, nous sommes les joyeux pèlerins de retour au bercail. Encore une petite heure et nous y serons. Amener ma petite Grisenoula tout d’un morceau sur la Seagull Beach! Comme il ne fait pas soleil, nous arrêtons au Whole food Market à Hyannis pour faire quelques courses.

Check in au Mariner, chambre 214, on déballe nos valises, Grisenoula range quelques trucs, je vérifie le Wi-FI, mot de passe: vacation, je n’ai pas la patience pour la lenteur du réseau. 17h, on s’en va à la plage avec dans notre glacière, le pinot, notre kit de plage et nous trinquons en face du magique et majestueux Atlantique, encore une fois. Halleluia!

Cape Cod Juin 2015

Cape Cod, Seagull Beach, Juin 2015

Le rebelle au bois dormant

Mon bel amour navigateur

mains ouvertes sur les songes

tu sais la carte de mon coeur

les jeux qui te prolongent

et la lumière chantée de ton âme

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

Je suis un homme, pas un ange, c’est pas pareil on s’entend. Un homme, c’est plein de contradictions. Un homme, ça fait plein de conneries. Ça parle fort des fois, ça dit des choses qui faut pas dire, qu’on peut pas dire, c’est tout croche des fois.

On a voulu faire du monde avec moi. (on va finir par faire du monde avec toi!) On m’a laissé allé, (trop d’ouvrage!), mais le sentiment de pas être “correct” lui, ‘y est jamais partie. Moi, à cause de ça, j’ me suis toujours sentis inadéquat, trop, pas assez, pas d’allure. Des fois, j’ai envie de crier mon humanité, j’en viens qu’à avoir des rêves violent, ça me surprend. Justement, la nuit dernière, je pense que c’était un de mes collègue de travail, je le frappais à coup de marteau. Soyez sans crainte, je n’ai pas de marteau au travail. (Freudiens et psy-psy de tout accabit s’abstenir de commentaires s.v.p)

Quand même, je ne viens pas d’un pays où l’on opprime les gens, mon pays, ce n’est pas une dictature on s’entend, mais non, mon pays c’est l’hiver.

Mais ‘y a toujours des gens “au dessus” qui vont essayer de te caser, oui te mettre dans une case, c’est comme des petits dictateurs tout pâlotte, juste assez pour te titiller le rebelle endormi. J’entends une voix: On a les dirigeants qu’on mérite. Oui c’est vrai, j’ai déjà entendu ça quelque part.

Mon dieu! Et si c’était vrai! Couillard, Harper, Péladeau, Trudeau (le fils, le père avait du caractère au moins, il a tout gardé pour lui, faut croire). Mais je m’arrête tout de suite, digression sans intérêt vraiment, qui va sûrement passer dans les ciseaux de l’éditeur d’ailleurs. On verra qui aura le dernier mot.

Revenons à nos moutons rebelles

Monter sans trop faire de bruit les escaliers grinçant.

Si tu fais bien ce qu’on te dit de faire, on te donnera une médaille… ou n’importe qu’elle autre récompense (la petite étoile dans ton cahier à la p’tite école)  histoire de te la fermer. Ça serait franchement plus facile d’être “normal” oui, dans la norme.

Ça serait plus facile, mais plus platte. Et la terre est ronde.

Quand même, je ne suis pas “une minorité visible”, je ne suis pas handicapé, je n’ai aucune “tare” (visible du moins), je suis en apparence, semblable à quelqu’un de normal.

  • Alors c’est quoi ton problème?

I drink too much, I eat too much, I want too much, I’m too much!

Attend! Ça dépend pour qui. C’est ça. Si tu te compares avec un léthargique sur la prozac. C’est sûre, la barre n’est pas trop haute. Mais oui, tout est une question de perception, de standard. Et puis, ‘y a toujours du monde qui vont te tirer vers le bas, c’est pas nouveau.

C’est juste que des fois, j’ai de la misère avec, comment dire, l’aceptisation, la pasterisation, la langue de bois, la petite misère, les ragotteurs, le monde qui tond leur gazon avec une tondeuse à gaz, pis qui l’arrose par dessus le marché, pour que ça soit ben beau ben propre!

 

Grisnoula à Cape Cod

Grisnoula à Cape Cod

 

Mais ‘y a Grisnoula. Grisnoula, c’est mon baume, c’est mon ostéopathe de l’âme.

Une chance qu’on s’a!

Des fois, on prend des marches, et on rêve de la vie qu’on voudrait.

Ça pourrait être ça! Travailler ensemble, voyager ensemble, construire notre maison sur un terrain à la campagne, elle voudrait avoir une fondation pour les enfants défavorisés pour leur donner un accès à l’art. Oui parce qu’on y croit à l’art. On croit que ça rend le monde meilleur.

Grisnoula, elle me tire vers le haut.

Moi, j’ai pas le vertige, j’ai pas peur des hauteurs. Grisnoula, par sa présence, elle fait que je veux devenir un meilleur homme. Avec elle, je peux être moi. Ça, ça fait du sens pour moi.

Vouloir devenir un meilleur moi. Comme un homme doit.

Grisnoula, c’est pour elle que je veux que ça marche.

Grisnoula, c’est mon espérance.

 

Selon l’Organisation Mondiale du Travail, 168 million d’enfants dans le monde sont forcés à travaillé, on leur enlève le droit d’être des enfants.

Moi, y personne qui m’enlève le droit d’être humain, même trop, même mal.

De quoi j’me plaint?

 

sur la jetée de la nuit

je saurai ma présente

d’un voeu à l’azur ton mystère

déchiré d’un espace rouge-gorge.

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

 

 

 

 

 

 

La douce insouciance du bonheur de vivre

Macaque Japonais

C’était un p’tit bonheur que j’avais ramassé

Félix Leclerc

C’était un samedi matin ensoleillé, je me rendais allègrement chez mon coiffeur sur mon bixi. C’est drôle ça, ces adjectifs possessifs avec ceux qui s’occupent de nous,  mon coiffeur, mon dentiste, mon médecin, mon garagiste, ça nous donne de l’importance, ça fait chic . Bref donc, chez mon coiffeur qui est “une” précisément, je rentre dans le salon, immaculé de blanc, je suis accueillis par Tom, le proprio.

  • hey Patrice, nice to see you! How are you doing?

Ici on parle en anglais, c’est plus “convénient” . Je sais pas pourquoi, mais Tom me parle toujours de trucs du genre:

  • you know what, dit-il en vapotant, you have health you are fucking millionnaire! You need to be grateful of what you have.
  • You’re right Tom.

Le problème serait qu’on en veut toujours plus, c’est ça? Contente toi de ce que t’as pis farme ta gueule. Oups, c’est sortie tout seul.

-what you complaining about?

J’ai rien dis encore.

  • you have health, you are millionnaire!

C’est bon, je pense que j’ai compris.

  • you’re right Tom, that’s the basic, it’s good to come back to the good old bacics.

Et il renchéri, j’avais une drôle d’impression que la fumée lui sortait par les oreilles, probablement dû aux effets de la fumée secondaire, qui parait-il sont inexistants, selon les “spécialiste” de la santé. Il n’y aurait donc, aucun dommage collatéral. Un placebo, sans doute.

  • do you know who is the most happy?
  • dogs?
  • The blind people!
  • ???
  • ya, they don’t see what other people have or look like or whatsoever.You know my mother was dying recently, in the last days, I was going to see her in this house, you know, where people dying…i was going to see around, you know, just to see people, all alone, dying, with nothing, a little bed, a lamp, that’s all, they were dying!!! And I was going out, saying to myself, oh god, I’m so happy to be alive, I’m so happy to be alive!
  • What’s in you’re stuff you’re smoking?
  • Nicotine, why?
  • Just to know…

Puis j’entend la voix d’ Angie, “mon” ange perdue, “ma” coiffeuse (nous sommes au Québec):

  • come on handsome!

C’était un samedi matin, le soleil resplendissait sur Montréal, et il me semblait, en sortant du salon, que la ville respirait le bonheur, oui, cette douce insouciance du bonheur d’être vivant.

J’ai pris le p’tit bonheur l’ai mis sous mes haillons j’ai dit:  » Faut pas qu’il meure, viens-t’en dans ma maison ».

 

Patrice

Je suis un naufragé sur l’île de mes rêves

Paul Huet "papa et le funambule", 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer

Paul Huet « papa et le funambule », 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer

Le futur m’excite à nouveau, probablement l’air du printemps, peu importe la raison vraiment. Laisse ta curiosité générer l’impatience, après tout, tu es dans le mouvement dans l’avancement, c’est toi qui l’a dit! Te revoilà en train de préparer un coup? Et si ça marchait? Je m’arrête pour admirer la vue, les possibilités infinis qui brillent dans le firmament, comme une mer de promesses inassouvies.

Il me manque quelque chose, je l’ai sur le bout de la langue, mais quoi? Invente l’horizon d’une réponse.

Rien de nouveau sous le soleil? À moitié vrai. Invente, une nouvelle cible, un crime, vite, que je tombe au néant de par la loi humaine*. As-tu fais tes devoirs? Oui maman. À moitié vrai. Si je les avais vraiment fait, je ne serais pas là à écrire sur le fais que je prépare quelque chose, je serais déjà en train, je serais dans le faire n’est-ce pas? Mes devoirs, je faisais le fier en les mettant de côté, aujourd’hui, ça me rattrape, me voilà au pieds du mur d’une certaine façon. Les murs, ne sont-t-ils pas là pour tester notre détermination, à quel point nous voulons vraiment quelque chose? Alors? De nouveaux plans, surtout ne pas lésiner sur les détails. Ensuite? Pratique et répète (et vice versa). Et après? Exécute! Et embrasse les conséquences! Alléluia!

Maintenant, que tu as moins de temps à perdre, utilise tes ressources, ton énergie à l’évolution. ÉVOLUTION: Robert? Et tac! Transformation graduelle et continuellemerci mon p’tit! Dans le fond, il s’agit de l’accomplissement de ta quête non? C’est pas rien!

Et garde bien la cible en vue, ne te laisse pas distraire par les entourloupettes du système qui tentera, par autant de façon, de t’enfirouaper, de te démontrer, avec une logique implacable (la logique est toujours implacable) l’impossibilité de ton projet. Tu es en proie à la re-capturation de l’esprit-naïf des premières fois, l’esprit du débutant comme dise les bouddhistes.

On parle de détachement chez eux aussi, comme se détacher de toute classification, de titre, de reconnaissance, de médaille, de record de vitesse, STOP! Me voilà déjà plus léger, c’est déjà ça.

Je suis dans l’expérimentation, je savoure l’expérience. Je me mets volontairement dans des situations inconfortable juste pour voir. TOTALEMENT!

Je fais confiance à mon intuition (c’est mon côté féminin) ça te dérange? Intéressant! Je me rebelle contre mes propres inclinaisons, je suis merveilleusement imparfait.

Un papillon me montre le chemin dans sa trajectoire ératique, mais précise, j’admire la beauté de l’éphémère.

Je suis dans l’impondérable.

Ensuite?

Enveloppe-toi dans ton rêve. Accroche-toi à ton rêve.

J’ai 5 ans, je suis sur un vélo géant, je réussis à garder l’équilibre, mais je dois contrôler ma joie, mon excitation, je ne dois pas me laisser distraire par trop de bonheur, sinon c’est la chute.

PERSÉVÈRE.

Et puis, il y a le coeur.

Il faut bien qu’il batte.

La mesure incommensurable du temps.

*Rimbaud, Une saison en enfer

La meilleure arme c’est la connaissance

 

Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery

Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery

Celui qui pose une question risque cinq minutes d’avoir l’air bête, celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Où-quand-comment-pourquoi? Demande sans cesse l’enfant, naturellement brûlant de curiosité. Très tôt, on va lui fermer le clapet, reste tranquille, c’est comme ça, ne pose pas de question. Les premiers refus amers de nos honnêtes questions d’enfance, ont trop souvent, malheureusement, éteint notre faculté de questionner. Nous grandissons, devenons des femmes, des hommes, d’honnêtes payeurs de taxes, mais quelque part, enfoui dans le fin fond du fond, il y a toujours cette soif intarissable de connaissance. Normal non? Ça fait partie de notre ADN.

 Je désire donc je suis

Le désir c’est la fondation de l’apprentissage, la connaissance, la meilleure arme. Suffit d’établir ce que tu veux, et de ne jamais le perdre de vue. Le nord magnétique, la vision, l’idée, le résultat voulu. Tout est là, prêt à être cueilli. Tout ce que tu as à faire, c’est de travailler sur le problème. Tu connais déjà la solution, alors? Met-toi à l’ouvrage, observe la chose sous tous les angles, c’est dans la fréquentation que l’on amadoue ce qui est difficile.

 Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

L’esprit étroit va rester sur un point, il ne va pas en démordre, il va regarder le doigt au lieu de la lune, alors que l’esprit plus large, libre, inquisitionne, sans préjugé, il va chercher à connaître les multiples facettes d’un problème, ça se pourrait que tu t’en trouve transformé. Et alors? Pourquoi pas? Qu’est-ce que tu as à perdre? Ta personnalité étriquée? Tu y tiens? Vraiment?

Celui ou celle qui plante des nouvelles graines d’étude aujourd’hui, pourrait récolter de la connaissance demain. Je suis écoeuré de voir des gens se complaire dans le passé, qui pensent que tout ce qui doit être connu a déjà été appris.

Expérimente, essaie quelque chose de nouveau, vois ce qui se produit. Les plus grandes expériences, ce sont faites presque toujours en solitaire. L’individu, qui cherche à apprendre, essaie quelque chose de nouveau sur lui-même. Si je me trompe, je n’aurai pas blessé personne au passage. J’expérimente avec mon temps, mon argent, c’est mon travail, je suis mon propre cobaye.

Si par bonheur, ça marche, je peux le partager, en faire profiter à autrui.

Il y a plein de trucs qui se passe aujourd’hui, nous avons un accès incroyable à la connaissance plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. La scène est pleine de personnages intéressant, inspirant, plein de nouveauté et de sens. Une parade impressionnante de choses qui vaut la peine d’être connu.

Observe, principalement les bons coups, observe les gagnants, étudie comment ils sont arrivés à ces résultats incroyables, comment ils sont arrivés à un tel succès. Observe les perdants, ça pourrait être utile d’éviter leurs erreurs. Observe les indifférents, ceux qui ne font rien, ceux qui regarde et critique la parade, ceux qui ne sont rien. Comment tu peux être différend d’eux.

Qui tu es ou ce que tu es ne veut rien dire. La plupart des hommes les plus riches ont commencé avec rien. Plusieurs d’entre eux, parmi les plus éduqués, ont passé peu de temps à l’école. Nos plus grands inventeurs n’ont pas de diplôme “officiel” scientifique. Edison, Napoléon, Pasteur, Lindbergh, étaient des négligés, même Einstein n’était pas très bon en math.

Alors? Pourquoi se limiter?

Note pour la suite des choses: Le processus d’apprentissage c’est un marathon pas un sprint.

Mind over matter.

La corrélation vs la cause

Classé dans: Si j’avais su.

Patrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un instant d’apesanteur

Ocean-Gravity

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 Le miracle c’est de marché sur terre

Thich Nhat Hanh.

Des fois, tu es le créateur de tes propres désastres. Qu’est-ce que tu fais pour t’en sortir? Tu profites d’un surplus de volonté, sachant que ce n’est pas illimité, pour passer à un niveau supérieur, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’air ne soit plus respirable, moi, je veux respirer l’air des altitudes, pour que mon souffle soit rude. Respirer librement. C’est tout. Ou tu quittes, ou tu te bats. Quitter c’est facile, détruire c’est facile. Y a des jours, tu es le vilain de ta propre histoire. Un adversaire robuste s’il en est. Des fois, Il n’en faut pas trop, qu’une petite poussée, et te re-voilà sur le cul.

Mais il faut vivre, il faut travailler!

Tchekhov

Il faut bien vivre, du mieux qu’on peut, revenir à la base. Inspire, expire, juste être, c’est tout, c’est déjà ça.

Y a des jours, avec toutes les conneries qui se passe, tu voudrais tout crisser ça là, à quoi bon se battre, pourquoi se battre? Il faut bien jouer non? Gagner sa vie? C’est ici que je suis, c’est ici que je danse non? Des fois je me retrouve à faire l’inventaire de ma propre vie: Pourquoi je suis éternellement insatisfait? Pourquoi je pense que je peux faire mieux? D’ailleurs, n’est-on jamais aussi bon qu’on devrait l’être? Pourquoi je ne fais pas mieux? Qu’est-ce que j’attends? La prochaine catastrophe? Qu’est-ce que je fais du temps que j’ai? Qu’est-ce que je peux faire de “bon” aujourd’hui? Pourquoi tant de haine papa?

STOP!

Être présent, c’est tout. Rien d’autre, c’est tout ce que tu peux faire pour le moment.

Silence. Ça continue de tourner, pas trop rondement, mais ça tourne.

Je m’en vais nager. Rien d’autre que le son des bulles dans l’eau.

Un instant d’apesanteur.

Pendant ce temps, l’opposant russe Boris Nemtsov a été tué par balle à Moscou.

Qu’est-ce qu’on mange pour souper?

Le ciel est bleu, la mer est calme…

L’Extase d’être vivant

Et puis, il y a Joseph Campbell, professeur, écrivain, orateur, anthropologue et mythologue américain, mieux connu pour ses travaux en mythologie comparée et en religion comparée, Le Héros aux mille et un visages (1949), est un de ses livres les plus connus, son mantra,  « suivez votre bonheur » (Follow Your Bliss) est une des leçons les plus importantes que vous devez apprendre et intégrer dans votre cœur humain fatigué, de préférence avant de mourir.

La plupart d’entre nous seront d’accord que le bonheur n’est pas un lieu ou une destination, tous les lieux sont temporaires, situationnel. Le bonheur ne peut qu’être qu’un voyage, un éveil constant.

Joseph Campbell prend ce soi-disant-bonheur à un niveau supérieur, en transformant notre race post-postmoderne fatigués dans une quête de retour à notre version originale. Une aventure? J’embarque!

Parce que toute découverte n’est vraiment qu’une re-découverte de choses que nous savions à la naissance mais que nous avons réussi à oublier en cours de route.

En tant que tel, nous sommes toujours étudiants, toujours avides et curieux et débutants.

La philosophie du “Suivez votre bonheur” de Campbell fut inspirée par un personnage, Babbitt, issu de la nouvelle éponyme de Sinclair Lewis, qui dans la dernière page du livre, se lamente :

De toute ma vie, jamais je n’ai fait une seule chose que j’ai réellement voulue ! Je ne crois pas avoir accompli quoi que ce soit si ce n’est d’avoir réussi à subsister. Je me rends compte que je n’ai pas fait la moitié du quart des choses qu’il m’ait été possible de faire. Eh bien, peut-être accomplirez-vous plus de choses. Je n’en sais rien. Mais j’éprouve une sorte de plaisir honteux de savoir que vous saviez ce que vous vouliez faire et que vous l’avez réalisé. Bien, ces gens ici essayeront de vous intimider, et de vous rabaisser. Dites-leur d’aller au diable ! Je vous soutiendrai. Prenez ce travail à l’usine, si c’est ce que vous désirez. Ne soyez pas effrayé par votre famille. Non, ni par les habitants de Zénith. Ni par vous-même, comme je l’ai été. Avancez, vieil homme ! Le monde est à vous !.

Campbell s’est également référé au concept Sanskrit de “Sat Chit Ananda” (Sat (Être); Chit (pleine conscience); Ananda (béatitude)). Il a déclaré :

J’ignore si ma conscience est totalement consciente ou non, et j’ignore également si ce que je sais de mon être est bien mon propre être, alors laissez moi m’accrocher à ma béatitude et cela m’apportera les deux.(Puissance du mythe).

Nous n’avons même pas à prendre le risque de nous lancer dans une aventure seul, les héros de tous les temps l’ont déjà fait avant nous – le labyrinthe de la vie a déjà été exploré. Nous avons juste à suivre les pas du héros, et là où nous croyions trouver quelque chose d’abominable, il se peut que nous trouvions quelque chose de divin, là où nous pensions effectuer un voyage banal, il se peut que nous arrivions au centre de notre propre existence. Et alors que nous pensions être seul, il se peut que nous soyons au milieu de plein de monde.

 Chercher du sens?

Les gens disent que nous cherchons tous à donner un sens à notre vie. Je n’y crois pas. Ce que nous cherchons, c’est l’expérience de la vie, pour que ce dont nous faisons l’expérience de manière physique ait une résonance avec ce qe nous sommes, profondément, et ainsi, nous ressentons tout l’extase lié au fait d’être vivant. C’est de cela dont il s’agit.

L’extase d’être vivant….c’est tout.

Bon vent!

Patrice

Je suis Charlie

« Je suis Charlie » par Charlie Hebdo & Joachim Roncin

« Je suis Charlie » par Charlie Hebdo & Joachim Roncin

 

Henry David Thoreau «Je vivais seul, dans les bois»

“On Walden Pond” by N. Santoleri 1991

“On Walden Pond” by N. Santoleri 1991

Écrivain, philosophe légendaire, poète, expert politique, abolitionniste, et transcendantaliste Henry David Thoreau reste plus connu pour l’un des textes les plus importants de l’histoire sur la protestation (Désobissance civile) et de Walden, écrit en 1854, sa belle hymne à la solitude, à la simplicité, et à l’auto-suffisance a inspiré une grande partie de la philosophie et des générations d’intellectuels. Neuf ans avant, Thoreau avait déménagé dans une maison au bord de l’Étang Walden, à Concord, Massachusetts, dans un effort pour se retirer de la vie sociale, pour à la place, absorber la nature, et se laisser absorber par elle. Le livre synthétise les idées de Thoreau dérivés au cours des deux années, tissés de la langue exquise pleine de magnifiques métaphores et de descriptions fantaisistes, et couvrant tout, de la nature du soi, à la culture de consommation.

Je ne propose pas d’écrire une ode au découragement, mais de claironner aussi vigoureusement qu’un coq au matin, debout sur son perchoir, ne serait-ce que pour éveiller mes voisins.

Ma partie préférée, cependant, traite d’un sujet familier – comment définir votre propre succès, trouver votre but et faire ce que vous aimez:

Prête-t-on l’oreille aux plus intimes mais constantes inspirations de son génie, qui certainement sont sincères, qu’on ne voit à quels extrêmes, sinon à quelle démence il peut vous conduire; cependant, au fur et à mesure que vous devenez plus fidèle à vous-même, c’est cette direction que suit votre chemin.

Si timide que soit l’objection certaine que sent un homme sain, elle finira par prévaloir sur les arguments et coutumes du genre humain. Nul homme jamais ne suivit son génie, qui se soit vu induit en erreur. En pût-il résulter quelque faiblesse physique qu’aux yeux de personne les conséquences n’en purent passer pour regrettables, car celles-ci furent une vie de conformité à des principes plus élevés. Si le jour et la nuit sont tels que vous les saluez avec joie, et si la vie exhale la suavité des fleurs et des odorantes herbes, est plus élastique, plus étincelante, plus immortelle, – c’est là votre succès. Toute la nature vient vous féliciter, et tout moment est motif à vous bénir vous-même.

Les plus grands gains, les plus grandes valeurs sont ceux que l’on apprécie le moins. Nous en venons facilement à douter de leur existence. Nous ne tardons à les oublier. Ils sont la plus haute réalité. Peut-être les faits les plus ébahissants et les plus réels ne se voient-ils jamais communiqués d’homme à homme. La véritable moisson de ma vie quotidienne est en quelque sorte aussi intangible, aussi indescriptible, que les teintes du matin et du soir. C’est une petite poussière d’étoile entrevue, un segment de l’arc-en-ciel que j’ai étreint.

Puis, en approchant de la conclusion:

J’ai appris cela, au moins, par mon expérience: que si on avance avec confiance dans la direction de ses rêves, et qu’on s’efforce de vivre la vie qu’on a imaginée, on rencontrera un succès inattendu en temps ordinaire. On laissera certaines choses derrière, franchira une frontière invisible; des lois nouvelles, universelles et plus libérales vont commencer à s’établir autour et au dedans de nous; ou les lois anciennes à s’élargir, et s’interpréter en notre faveur dans un sens plus libéral, et on vivra en la licence d’un ordre d’êtres plus élevé. A mesure qu’on simplifie sa vie, les lois de l’univers paraîtront moins complexe, et la solitude ne sera pas la solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. Si vous avez construit des châteaux dans les airs, votre travail ne sera pas perdu; c’est là qu’ils devraient être. Maintenant, mettez la fondation dessous.

Remarquablement profonde dans son intégralité, Walden est un classique pour une raison – le genre de lecture spectaculaire qui reste avec vous pour la vie, et révèle la volonté de faire de cette vie, la source d’enchantement qu’elle peut être, qu’elle est.

PS: J’ai utilisé en partie, la traduction de Louis Fabulet pour les citations de ce texte.

Patrice

Je préfèrerais ne pas

« Tant de beauté dans le monde, si peu de yeux pour le voir » Albert Cossery

Ça fait longtemps! J’étais occupé…à vivre. C’est déjà ça!

Un drôle de sentiment, mélange de culpabilité, pas trop quand même, un  je ne sais trop quoi que l’on peut ressentir quand on ne fait pas ce qu’on  avait dit que l’on ferait, comme écrire un article, par exemple. Et pourtant, le monde n’as pas arrêté de tourné pour autant.

Mon Dieu, est-ce que j’ai contracté cette maladie terrible qui consiste à remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui?

Suis-je PROCRASTINATEUR?

Expéditus, es-tu là? Si tu es là répond! Saint Expéditus, patron des procrastinateurs, prié pour nous pauvre remetteurs à demain!

C’est qui ça papa Expéditus?

Wikipédia, ouvre-toi!

Selon la légende, quand Expéditus, le centurion romain a décidé de se convertir au christianisme, le diable apparut sous la forme d’un corbeau et tournant au dessus de lui en criant: «cras, cras » – « . Demain, demain » en latin. Expeditus piétina l’oiseau en criant victorieusement, « aujourd’hui! » Pour ce faire, Expeditus atteint le salut, et est vénéré comme le saint patron de la procrastination. Parfois, vous voyez des icônes de lui renversés comme un sablier dans l’espoir qu’il va se dépêcher et vous aider à faire votre travail pour qu’il puisse être mis sur le droit chemin à nouveau. Le droit chemin? Mais qui a fait les plans?

Expédit a été martyrisé en l’an 303, mais a été ressuscité à l’époque de la révolution industrielle, où le tempo du monde s’est accélérée à une vitesse à couper le souffle. Cela vous semble familier? Aujourd’hui, alors que le rythme de nos vies s’accélère et que les exigences nous impose à se multiplier, la procrastination est l’archi-démon avec qui beaucoup d’entre nous doivent se battre au quotidien, il semblerait que nous ayons besoin d’Expeditus plus que jamais.

L’American Psychological Association estime que 20 pour cent des hommes et des femmes américaines sont « procrastinateurs chronique. » Les chiffres placent le montant d’argent perdu aux États-Unis par des employés procrastinateurs, à des milliers de milliards de dollars par an.

Une infographie dans The Economist a récemment révélé que dans les 140.000.000 d’heures que l’humanité a passées à regarder « Gangnam Style » sur YouTube, deux milliards de fois, nous aurions pu construire au moins quatre pyramides à Gizeh. Des articles interminables posent la question à savoir pourquoi nous procrastinons, qu’est-ce qui ne va pas dans notre petite caboche.

Mais si la procrastination est si clairement une condition publique de toute la société, pourquoi est-elle toujours présenté comme une carence individuelle, personnelle? Pourquoi assumons-nous que nos propres tempéraments et nos habitudes sont en faute – et qu’on se sentent mal à leur sujet – plutôt que de remettre en question la canonisation de notre culture de la productivité?

Tout ce que l’on fait, n’est-ce pas, par nature, ne pas faire autre chose?

Il semble que beaucoup d’entre nous, soit en train d’appliquer une précision de style militaire sur nos vies civiles, créatives, intellectuelles. J’ai entendu parler de gens qui adoptent des stratégies froidement martiale pour combattre la procrastination : un auteur avait signé de gros chèques qu’elle avait confié à ses parents pour les donner à des partis politiques qu’elle déteste, si elle manquait un délai.

Ce qui m’amène à me demander: Sommes-nous en train de nous imposer des normes qui nous rendent fou?

Bien que le corbeau embêtant d’Expeditus peut être sans âge, la procrastination en tant qu’épidémie- et la culpabilité constante qui va avec – est propre à l’ère moderne. Le monde capitaliste du 21e siècle, dans ses efforts sans fin pour l’expansion, consacre une productivité toujours à la cause pour la sacro-sainte santé financière.

Herman Melville nous a donné, en 1853, cette merveilleuse nouvelle Bartleby the Scrivener, Baetleby le scribe et procrastinateur notoire, sommum d’obstination, qui confond les demandes de son patron avec son mantra sacré: «Je préférerais ne pas.» Un employé parfait en apparance – il ne quitte jamais le bureau nuit et jour – Bartleby représente une rébellion totale contre les attentes placées en lui par la société. Il refuse poliment d’accepter de l’argent ou de se retirer de ses fonctions, même après s’être fait congédié. Le copiste a vécu une résurection inattendue – comme héros pour le mouvement Occupy en 2012 « Bartleby a été le premier travailleur licencié à occuper Wall Street , « Jonathan D. Greenberg a noté dans The Atlantique. Face à la sérénité de Bartleby et sa non-conformité totale avec le statu quo, son patron se demande perplexe si ce n’est pas lui-même qui est fou.

« Oblomov », le roman russe d’Ivan Gontcharov raconte l’histoire d’un propriétaire terrien qui cultive comme son bien le plus précieux un penchant naturel à la paresse. se déplace à peine de son lit, et seulement pour aller sur le canapé.

Oblomov pouvait mener les quelques tâches qu’il voulait sous sa couette – écrire des lettres, accepter des visiteurs – mais s’il avait eu un iPhone et un ordinateur portable? Être au lit n’est maintenant pas une excuse pour la flânerie, et on ne peut échapper à la culpabilité qui l’accompagne. La voix – la société ou psychologique – qui nous pousse loin de la paresse, dans les hauteurs vertueuses pures de la productivité est devenue une sorte de cri d’oiseau comme plusieurs personnes qui travaille à domicile et fixe leurs propres horaires, et que les appareils que nous utilisons pour le travail sont devenu des sirènes séduisantes de notre propre distraction. Nous sommes maintenant en mesure d’accomplir des tâches à presque chaque moment, même si nous préférons ne pas.

Pourtant, l’homme cessera jamais de procrastiner, et il pourrait nous faire du bien de se souvenir que la culpabilité et la honte du cycle fais-le-demain ne sont pas nécessairement inévitable. Le philosophe français Michel Foucault a écrit sur ​​la maladie mentale qu’elle acquiert sa réalité comme une maladie « que dans une culture qui la reconnaît comme tel. » Pourquoi ne pas voir la procrastination non pas comme un défaut, une maladie ou un péché, mais comme un acte de résistance contre les restrictions de temps et de productivité imposée par des puissances plus élevées.

Plutôt que de foncer à travers la journée, prenant d’assaut les portes de demain, réfléchissons et demandons nous si le monde a vraiment besoin de toutes ces choses que nous pensons devoir faire- comme un peu plus de pyramides de Gizeh, ou un autre article sur Carpe Diem?

L’automne déjà…

Je retourne à mon occupation.