Petit coucou de Montréal

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Seagull Beach, West Yarmouth, Cape Cod

 

Bonjour les ami(e)s

J’espère que vous allez bien ? Que vous passé un bel été ? De mon côté je ne suis pas à plaindre, nous revenons comme vous le savez d’une petite vacance à Cape Cod, c’est une valeur sûre pour nous, surtout quand le temps (et le budget) est compté. Maintenant, il s’agit de conserver dans la mesure du possible, ce calme, cette attention tranquille qui m’habite, que nous avons engrangé pendant cette escapade.

J’ai déjà écrit sur Cape Cod, j’ai mis le lien plus haut pour ceux que ça intéresse. Voilà, je ne veux pas trop prendre de votre temps aujourd’hui mais je voulais simplement vous faire un petit coucou de Montréal, et vous dire que je voudrais revenir à la formule d’un post par semaine, sois le dimanche dans la matinée (par exemple). J’aimerais être en mesure de pouvoir vous livrer quelque chose de plus personnel, on verra. La raison, s’il en est, est que je me suis donné comme objectif de terminer quelques projets que j’ai entamé plus tôt cette année, dont une pièce de théâtre, faut choisir ses batailles, n’est-ce pas ? Voilà c’est dit, et ça reste à faire.

Je vais continuer quand même à vous rendre visite et vous donner un peu ‘’d’amour’’.

Donner moi de vos nouvelles.

À dimanche prochain ! Et bonne semaine !

 

Bien à vous, Patrice.

 

 

 

petite vacance

capecod2017
A foggy day… Had me low and had me down I viewed the morning with alarm… had lost its charm

Bonjour les ami(e)s,

je prends une petite vacance cette semaine, j’aurai donc un accès limité (volontaire) à l’internet. Je profiterai de ce temps pour avancer dans mes projets d’écriture (entre autre) et m’oxygéner le génie sur le bord de la mer.

Je profite de l’occasion pour vous remercier sincèrement de prendre le temps de jeter votre coup  d’œil  sur Carpe Diem et je vous promet de vous lire à mon retour, et de vous offrir un contenu de qualité.

à bientôt!

je devrais être de retour en théorie le 26 juin.

Bien à vous,

P. Savard

 

 

 

L’Outre-vie

 

Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte. 

 

L’outre-vie c’est quand on n’est pas encore dans la vie, qu’on la regarde, que l’on cherche à y entrer ; On n’est pas morte mais déjà presque vivante, presque née, en train de naître peut-être, dans ce passage hors frontière et hors du temps qui caractérise le désir. Désir de l’autre, désir du monde. Que la vie jaillisse comme dans une outre gonflée. Et l’on est encore loin. L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaître. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.

 

Marie Uguay, Signe et rumeur

 

Le fil de ce jour #47; Hold to the now, the here, through which all future plunges to the past

To learn one must be humble. But life is the great teacher. James Joyce, Ulysses.

Enjoy #Bloomsday 2017.

RE-JOYCE!

Every life is many days, day after day. We walk through ourselves, meeting robbers, ghosts, giants, old men, young men, wives, widows, brothers-in-love. But always meeting ourselves. James Joyce

Am I walking into eternity along Sandymount Strand?

Some people, says Bloom, can see the mote in others’ eyes but they can’t see the beam in their own.

… these strange pages of one long gone one feels that one is at one with one who once…

See now. There all the time without you: and ever shall be, world without end.

Each day a journey in a universe of no fixed abode

Hold to the now, the here , through which all future plunges to the past

 

Molly Bloom:

[…]

O and the sea the sea crimson

sometimes like fire and the glorious sunsets and the fig trees in the Alameda gardens yes and all the

queer little streets and the pink and blue and yellow houses and the rose gardens and the jessamine

and geraniums and cactuses and Gibraltar

as a girl where I was a Flower of the mountain yes when I

put the rose in my hair like the Andalusian girls used or shall I wear a red yes and how he kissed me

under the Moorish wall and I thought well as well him as another and then I asked him with my

eyes to ask again yes and then he asked me would I yes to say yes my mountain flower and first I

put my arms around him yes and drew him down to me so he could feel my breasts all perfume yes

and his heart was going like mad and yes I said yes I will Yes.

 

P.S

Le fil de ce jour #46; how to be a poet and a complete human being

When power corrupts, poetry cleanses John F. Kennedy

a good take today

Wendell Berry on How to Be a Poet and a Complete Human Being

 

HOW TO BE A POET
(to remind myself)

Make a place to sit down.
Sit down. Be quiet.
You must depend upon
affection, reading, knowledge,
skill — more of each
than you have — inspiration,
work, growing older, patience,
for patience joins time
to eternity. Any readers
who like your poems,
doubt their judgment.

Breathe with unconditional breath
the unconditioned air.
Shun electric wire.
Communicate slowly. Live
a three-dimensioned life;
stay away from screens.
Stay away from anything
that obscures the place it is in.
There are no unsacred places;
there are only sacred places
and desecrated places.

Accept what comes from silence.
Make the best you can of it.
Of the little words that come
out of the silence, like prayers
prayed back to the one who prays,
make a poem that does not disturb
the silence from which it came.

 

P.S

 

 

Now go out and play!

So, what have you been doing with your life?

Just asking…

Your big idea could help

Well…I take the small too…

No?

Nothing?

I mean… no idea(s)

Well you know what…

I say just keep on rolling…. (in the mud)

I tell you…you will get something

I tell you

 

Now go out and play! (in the mud 🙂 )

 

P.S

 

 

 

Voilà qu’un peuple apprend à se mettre debout

De la musique à mes oreilles….

 
Tu es beau mon pays tu es vrai avec ta chevelure de fougères
et ce grand bras d’eau qui enlace la solitude des îles
Tu es sauvage et net de silex et de soleil
Tu sais mourir tout nu dans ton orgueil d’orignal roulé dans les poudreries aux longs cris de sorcières l…]

Ô glaise des hommes et de la terre comme une seule pâte
qui lève et craquelle

Lorsque l’amande tiédit au creux de la main et songeuse en
sa pâte se replie

Lorsque le museau des pierres s’enfouit plus profond dans
le ventre de la terre
Lorsque la rivière étire ses membres dans le lit de la savane
Et frileuse écoute le biceps des glaces étreindre le pays sauvage

Voici qu’un peuple apprend à se mettre debout
Debout et tourné vers la magie du pôle debout entre trois
océans
Debout face aux chacals de l’histoire face aux pygmées de
la peur
Un peuple aux genoux cagneux aux mains noueuses tant il
a rampé dans la honte
Un peuple ivre de vents et de femmes s’essaie à sa nouveauté

Jacques BRAULT, Suite fraternelle