Personal Best (PB)

En faisant des longueurs dans la piscine, alors que je cherchais à améliorer mon temps au 100m,  je pensais à ce que pouvais être un entraînement idéal, le top du top, je pensais que je devais me mettre à étudier les meilleurs, pour atteindre la maîtrise de mes actions, entre autre la maîtrise de mon sport, le triathlon (la nage, le vélo, la course),  je pensais à quoi pourrait  ressembler une mise en forme et une santé idéale, ultime. Je pense beaucoup quand je nage n’est ce pas? C’est peut-être pour ça finalement que je ne fais pas de bon temps! Blague à part, quoi de plus excitant que cette recherche de ce qui ce fait de meilleur. L’idée ici n’est  pas seulement d’améliorer mes temps, mais ça rejoint tout ce que je fais, ce que je pense, ce que je sens.

C’est pas évident de s’y retrouver dans le merveilleux monde du sport, à chaque semaine on va retrouver sur le marcher un nouveau training révolutionnaire, on est continuellement bombardé de promesses, de succès instantané, rapide, de solution temporaire, mais tout ça n’est-il pas que de la frime de vendeurs? Même chose du côté des gourous de la productivité, comment maîtriser votre temps, comment être heureux au travail, etc…Je réalise que je suis dans une recherche sans fin, tu ne peux pas maîtriser la nage en une semaine, que dire de la course, il faut en faire des kilomètres pour se faire des mollets, jour après jour, semaine après semaine et ainsi de suite, en évitant les blessures entre autre. Je dois apprendre à être patient, malheureusement il n’y a pas de raccourcis, tu ne peux pas tricher. Alors que faire? Dans une société  rongé par la consommation à outrance, des corrections rapide, des actions que l’on fait qui nous apporte seulement l’illusion de l’accomplissement, un semblant de satisfaction. Je l’ai déjà mentionné dans un récent article (la résistance), quand tu cherches à te développer, à changer, à apprendre quelque chose de nouveau, c’est facile d’être séduit et tenter par des résultats rapides. Maintenant que je sais que j’ai un choix à faire, qu’est-ce que je fait ? Si je considère que ma vie, mon sport, mon travail, mon développement est quelque chose d’essentiel, la question ne se pose même plus en ce qui me concerne.
Je pense avoir trouvé un bon filon, et je dois dire que ça me stimule au plus haut point, parce que ça connecte tout mes champs d’intérêts.
Tu t’embarques dans un long voyage et tu dois apprendre à aimer les longs chemins (les plaines) où il ne se passe à première vue pas grand chose. Autrement dit, tu dois aimer le plateau.  La vie, c’est pas toujours les montagnes russes papa. Eh oui, quand ça fais des mois que tu ne peux pas descendre ton 100m en dessous de 2 minute, la panique, l’énervement ne vont pas arranger les choses. La drogue? Hypothéquer ta santé pour améliorer tes temps? Je passe, il faudra continuer à se lever de bonne heure mon p’tit gars, et faire des longueurs. Mais ce que tu peux faire par contre, c’est améliorer ta technique, ça, ça pourrait t’aider à aller plus vite, par exemple.
Alors on se donne des objectifs, des buts, des targets ? Bien sûre c’est important, mais le vrai jus de la vie, on le prend où ? On le retrouverais peut-être quelque part dans le produit de nos efforts, comment on se sent d’être vivant, au delà des médailles, des prix et ainsi de suite, dans le plaisir de la pratique pour la pratique, foulées après foulées pendant des mois, des années.

Pas de doute, tu dois travailler fort pour acquérir une meilleure forme, une meilleure technique, être un meilleur employé, une meilleure personne, ça ne va pas de soit. Il existe des millions de personnes dans le monde qui sont dédiés à leur travail, à leur sport, à leur art, simplement pour l’amour de ce qu’ils font, la vie de ces gens là est particulièrement satisfaisante et claire comme de l’eau de roche.
Alors, on commence quand?  Il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour s’embarquer sur le chemin de la maîtrise.

La semaine prochaine comme c’est la rentrée, on pourrait commencer par l’éducation, l’apprentissage, pourquoi pas ?

Bonne semaine et bon vent !

Carpe Diem

Patrice

Êtes-vous indispensable?

J’aimerais vous parler d’un livre qui m’a donné le petit coup de pied au cul que j’avais besoin pour commencer « quelque chose » dans ce cas-ci, un blog. Le livre Linchpin de Seth Godin http://www.amazon.ca/Linchpin-Are-Indispensable-Seth-Godin/dp/1591843162.  Si vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture, je vous en fais un résumé ici.
Qu’est-ce que ça veut dire  Linchpin? Ça pourrait se traduire littéralement comme pivot. Dans une entreprise ça pourrait être quelqu’un qui représente une source de cohésion, de stabilité et de sécurité. Une personne qui est essentiel à une organisation.
Sur la page couverture du livre on peut lire : Are you indispensable?.  Est-ce que vous avez des habiletés exceptionnelles, une façon unique de trouver une solution pas si évidente à un problème? Trouver un chemin de travers que personne d’autre n’a pu trouver? Faire fonctionner quelque chose qui ne fonctionnait pas avant?  Ça se pourrait bien que vous soyez indispensable.
Tout le monde a une part de génie en soi, la tragédie avec la société, les écoles, votre boss, votre gouvernement, votre famille, c’est qu’ils essaient de mettre ce génie dans une cage, bien tranquille, formaté.
On a même inventé une maladie (TDAH: le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) aux enfants trop turbulent,  on leur donne une petite pilule et le tour est joué. Michael Phelps est un de ceux là, un médecin aurait dit à sa mère qu’il n’y aurait pas grand chose à faire avec lui si on ne lui donnait pas du ritalin, la suite fait partie de l’histoire, mais ça c’est une autre histoire.
Linchpin? Qu’est-ce que ça mange en hiver?
Selon Godin, nous serions passé de deux équipes (gestionnaire et travailleur), à trois avec les Linchpins. Les Linchpins,  sont des personnes qui possèdent leur propre moyen de production, qui peuvent faire une différence, se démarquer, ce sont des leaders, des connecteurs. La mort de l’usine veut dire que tout le système que nous avons construit et sur lequel nos vies dépendaient est sans dessus-dessous. « Usine » ne veut pas seulement dire ici un endroit où on assemble des voitures, où on fait un travail à la chaine etc.… en fait, une usine est une organisation où les gens vont pour se faire dire quoi faire et recevoir leur chèque de paie. Le fait que ce système est viré de bord représente une grande opportunité.  C’est le temps d’apporter, de montrer le meilleur de toi-même sur le terrain et d’être récompensé pour ça.
Et c’est un choix. Un choix de demeurer dans la peur et le système, ou de tracer ta propre voie et de créer de la valeur dans ce que tu fais. C’est ton travail, ta responsabilité de figurer comment faire ton chemin.
Tout ce que nous aurions appris à l’école et dans les médias était un mythe, une fable qui avait pour but de nous préparer à être un travailleur conciliant d’usine.
Ce qu’on devrait enseigner à l’école : résoudre des problèmes intéressant qui demande des solutions qu’on ne trouve pas dans Google. Et être un leader.
Un Linchpin est un individu qui peut marcher dans le chaos et créer de l’ordre, quelqu’un qui peut inventer, connecter, créer, et faire que les choses se produisent. Toutes les institutions ont des personnes indispensables qui se démarquent de la sorte.
Devenir indispensable implique de travailler fort. Travail dans le meilleur sens du terme. L’acte d’apporter toute ta personne au travail, de s’engager dans des tâches qui demandent  de la maturité, de l’esprit, de la force de caractère, et le faire pour les bonnes raisons. Les Linchpins sont des génies, des artistes, ils sont généreux. Ils apportent de l’humanité au travail. Travailler fort veux dire, être assez brave pour faire la différence, ne pas suivre le troupeau, apporter du leadership.
Le Linchpin n’attend pas après les instructions, il va figurer qu’est-ce qu’il doit faire après.  Si tu as un travail où quelqu’un te dit quoi faire, tu n’as pas grand chance d’ajouter de la valeur.
Si la valeur est créé par ce que tu choisi de faire (contrairement à ce qui est inné), alors devenir un Linchpin est un choix. Décider de surmonter l’anxiété (fausse peur) associé avec le leadership  est un choix que peu de personnes ont le courage de faire, mais ça se travail, tu peux t’entrainer pas seulement à lever des poids, à courir plus vite etc.… mais tu peux t’entrainer à devenir un Linchpin.
Ta personnalité et ton attitude sont plus importantes que le travail que tu produis. Le travail indispensable est un travail qui connecte avec le monde (les gens), d’une façon émotionnelle et non formaté.
Il n’y a pas de garanti que le marché va accepter tes idées, ton art, et quand ça ne fonctionne pas, la persistance aveugle n’est pas toujours la meilleur solution.
En résumé, tu es  dans un point tournant présentement, tu dois faire un choix. À chaque jour des gens comme toi, choisisse  de prendre le chemin le moins fréquenté, où ils peuvent se démarquer, faire une différence. Il se trouve que tu n’exprimes pas seulement ton potentiel comme travailleur ou citoyen, mais c’est précisément ce que le marché demande. Au lieu de se plier avec la gestion comme stratégie à long terme afin d’avoir plus, et d’être plus sécure, tu as une chance de définir une vision puissante du future et de la réaliser. Ce rêve n’est pas à propos de l’obéissance, c’est à propos de la vision et de l’engagement.
C’est facile de faire des compromis, de s’insérer dans le système et de se retrouver dans une position de victime, de blâmer quoi ou qui que ce soi avant de commencer quelque chose.  Il n’y a pas de place pour les compromis ici, ou tu te démarques où tu fit, tu ne peux pas faire les deux. L’acte de décider est garant de succès. La barrière du succès est ton choix, c’est entre tes mains.
Chaque jour, des gens décident de changer des choses, de mettre une dent dans l’univers , ne t’assoie pas sur ton steak, tu es un génie et le monde a besoin de ta contribution.
Un de mes livres préférés de Seth Godin.
Bonne semaine!
Carpe Diem

Patrice

Être ou ne pas être pro

And I choose to survive
Whatever it takes
You won’t pull ahead
I’ll keep up the pace
And I’ll reveal my strength
To the whole human race
Yes I am prepared
To stay alive
Muse – Survival 
Le terme professionnel n’est pas utilisé ici dans le sens de profession, mais en tant qu’idéal.
Pour l’amateur, la « game » est un passe temps, pour le pro, c’est sa vocation.
L’amateur joue à temps partiel, le pro à temps plein.
L’amateur est un guerrier de fin de semaine, le pro, 7 jours semaine.
Le mot amateur vient du latin « aimer ». L’interprétation conventionnelle est que l’amateur poursuit sa passion par amour tandis que le pro le fait pour l’argent. Mais si l’amateur aime réellement ce qu’il fait à temps partiel, il le ferait à temps plein, alors que le pro aime tellement ce qu’il fait qu’il y consacre sa vie.
La résistance déteste les pros.
Le pro est présent à tous les jours.
Il est présent peu importe les circonstances.
Il est présent jusqu’à la fin de la journée.
Il s’engage à long terme.
L’enjeu est élevé et réel; survivre, nourrir la famille, éduquer les enfants, mettre du beurre sur son pain.
Il ne s’identifie pas outre-mesure à son travail, il peut travailler tard le soir ou le weekend, mais il ne s’identifie pas à sa description de tâche, à son titre.
Il maitrise la technique.
Il a de l’humour par rapport à ce qu’il fait.
Il reçoit les louanges et les blâmes du vrai monde versus des amis ou de la famille.
L’amateur n’est pas présent à tous les jours, il a toutes sortes de raisons pour ne pas être présent, il ne reste pas jusqu’à la fin de la journée. Il ne s’engage pas à long terme; l’enjeu pour lui est illusoire et irréel. Il s’identifie à outrance à son travail. Il n’a aucun sens de l’humour par rapport à ses échecs. L’amateur ne maitrise pas la technique et il ne s’expose pas au vrai monde, il va montrer ses poèmes à sa famille, à ses amis, ils vont lui dire « c’est beau, c’est merveilleux », mais ce n’est pas des commentaires du vrai monde.
Il n’y a rien de plus valorisant que des critiques du vrai monde, même si c’est pour dire que ton travail c’est de la merde.
Tu dois vraiment aimer ce que tu fais, pour pouvoir t’y consacrer toute ta vie, mais garde la tête sur tes épaules, ton sang froid, autrement ça peut te bloquer dans l’action.
Plus tu aimes ton travail, ton art, ton entreprise, plus l’accomplissement est important pour ton évolution, ta progression, plus tu devras faire face à la peur et à la résistance.
Le pro comprend que la gratification n’est pas instantanée, c’est la tortue pas le lièvre, la fourmis pas la sauterelle.
Le pro est armé de patience, pas seulement pour laisser le temps aux étoiles de s’aligner dans sa carrière, mais pour s’empêcher de se bruler dans ses projets. Il sait que n’importe quel projet prend deux fois plus de temps que ce qui avait été prévue. Il l’accepte. C’est la réalité. Il va se blinder au début d’un projet. Il va conserver son énergie. Il se prépare pour une longue «ride», à tous les niveaux.
Le pro se ferme la gueule, il ne parle pas de ce qu’il fait, il fait le travail tout simplement.
L’amateur croit qu’il doit conquérir la peur avant de commencer quoi que ce soit.
Le pro sait que la peur ne peut pas être conquise, il doit faire avec.
Il sait que les guerriers sans peur, que les artistes libres, ça n’existe pas.
Le pro n’accepte pas d’excuses.
L’amateur va se permettre de rester au lit à cause d’un rhume, d’un mal de tête, il va écouter (et croire) la petite voix qui lui dit « on peut laisser passer une journée, c’est pas grave », il va trouver tout de sorte d’excuse pour ne pas faire le travail.
Le pro sait que s’il en laisse passer une, il pourrait très bien en laissé passer une autre et ainsi de suite.
Le pro se prépare mentalement à recevoir des coups. Son but n’est pas la victoire (le succès viendra par lui-même), mais contenir ses émotions, ses états d’âme, aussi fermement et vigoureusement qu’il le peut.
Il ne prend pas personnel le succès ou l’échec.
Il ne prend pas personnel le rejet.
La bataille est mentale.
Le pro est « tough » mentalement.
Il ne se prend pas en pitié.
Il endure l’adversité.
Le pro s’auto-valide, devant l’adversité ou l’indifférence ou l’adulation, il regarde son travail froidement et objectivement.
Il s’est que là où c’est pas parfait, la prochaine fois ça sera mieux, là où c’est bien, ça sera encore mieux.
Les critiques sont des opportunités pour grandir, pour apprendre.
Le pro ne va pas laisser les critiques ébranler sa détermination, sa volonté de livrer la marchandise.
Il ne laissera jamais la résistance l’abattre.
L’essence du professionnalisme est de se concentrer sur le travail et ses exigences, au détriment de tout le reste.
Le pro continue d’avancer sans relâche.
Il bat la résistance sur son propre terrain en étant plus résolue et plus implacable qu’elle.
Il n’y a pas de mystère à devenir pro, c’est une décision de la volonté. On décide d’être, d’agir comme un professionnel et on le fait.
Aussi simple que ça.
Carpe Diem
Patrice

La résistance

 Quel que soit votre rêve, vivez-le, car l’audace est empreinte de génie, de puissance et de magie
(Goethe)
Genius est un mot latin, pour les Romains ça représente l’esprit intérieur, saint et sacré, qui veille sur nous, qui nous guide dans nos actions.
Les grecs l’appel Daemon, ils croient que c’est un être séparé qui vit à l’intérieur de nous. Je vais l’appeler; Génie. Le Génie doit se battre pour s’exprimer à travers l’art, l’écriture et toutes autres formes d’expressions.
Il y a une partie de toi qui veut rester en sécurité, invisible, qui veut faire sa job tranquille, surtout ne pas déranger l’ordre établie, tandis que le génie veut sortir, parler au monde, faire des affaires, se connecter, changer les choses. L’ennemi # 1 du génie, c’est la résistance, j’en ai glissé un mot dans mon premier message (to ship or not to ship). La résistance c’est la peur, le doute, la procrastination, les dépendances, les distractions, la timidité, l’égo, le narcissisme, le perfectionnisme.
La procrastination est la manifestation la plus commune de la résistance, tu ne te dis pas «je vais jamais écrire mon livre», tu dis «je vais écrire mon livre, je commence demain». Le plus terrible avec la procrastination c’est que ça peut devenir une habitude, on ne met pas nos rêves sur la glace (en attente) qu’aujourd’hui, mais jusqu’à la fin de notre vie.
La résistance, c’est la force la plus toxique de la planète. Quand tu pense à un projet, quand tu veux changer les choses, (toi-même), commencer un programme d’entraînement, une diet, partir ta propre entreprise, faire un ironman, écrire un livre, en fait à chaque impulsion créatrice qui te pousse à t’élever d’un cran, à passer à un niveau supérieur,  il y a une force opposée qui va chercher par tout les moyens à te mettre des bâtons dans les roues, soit par la maladie, des urgences, des tâches apparemment importantes, la plus commune, «le temps» (j’ai pas l’temps), la résistance va chercher à mettre en cage le génie. La résistance a peur, peur de ce qui va arriver si l’idée aboutie, si ça marche, peur du ridicule,  peur du succès, du changement. La résistance recherche le confort, la cachette, la position sécure, une job stable, une niche douillette, «fitter» dans le système, la résistance va chercher par tous les moyens à saboter ton travail, ton art.
Ton travail , c’est de nourrir, d’amplifier et de glorifier le génie, ton travail est de créer quelque chose qui va apporter du changement ( un art qui va changer les choses), exposer ton humanité. Ton travail est de faire ton travail, pas ta «job», ta «job» c’est de suivre les instructions, ton travail c’est de faire la différence, ton travail est de livrer la marchandise, sortir des sentiers battus, de ta zone de confort, c’est pas naturel mais c’est ESSENTIEL.
On entend souvent des histoires de personnes diagnostiqué d’une maladie incurable qui décide de faire ce qu’ils ont toujours rêvé, un voyage, apprendre un instrument de musique etc…et il arrive, assez souvent, qu’ils deviennent en rémission, il n’ont plus rien à perdre, ils n’ont surtout pas de plan B. Est-ce qu’il faut attendre d’être rendu au pied du mur pour agir? Qu’est-ce qui nous empêche de réaliser nos projets, nos rêves, nos passions?
«c’est une chose d’étudier la guerre, c’en est une autre d’être un guerrier» disait Telamon d’Arcadia, mercenaire au 5e s A.C.
Un artiste, un athlète, un entrepreneur, porte des bottes de combat, c’est un pro, il se présente à chaque jours, peu importe les circonstances.
Tu es un guerrier, tu es un pro.
La résistance déteste les pros.
Alors qu’est-ce que tu as dans le ventre?
Let’s go!
Commence maintenant.
Bon vent!
Patrice

Défis-motivation-engagement

…forme le voeu que le voyage soit long, plein d’aventures, plein d’expériences…que ta pensée reste élevée, que ton esprit et ton corps soit animé d’une délicate émotion. ( Constantin Cavafis, Ithaque )

Ton cerveau a été conçu pour la nouveauté et les défis, ajoute la motivation et l’engagement. Quand tu es motivé, tu décides du cœur de l’action et quand tu es engagé dans quelque chose, tu deviens motivé de voir la réalisation de cette chose.
À l’automne, je décide de ce que je veux réaliser au cours de l’année (réalisations sportive entre autre) et je m’entraîne pour ça. Dans mon carnet je retrouve pour cette année; le triathlon olympique de Charlevoix, ( le plus beau triathlon du Québec) http://lacnairne.org/triathlon/pages/accueil le 29-07-2012, mission accomplie! et le marathon de Montréal le 23-09- 2012. Au jour J, tu es animé d’une belle excitation, un mélange d’inquiétude aussi, (est-ce que tu as fait le nécessaire, n’as tu rien oublié dans tes bagages? vas-tu bien performer? eh oui! soyons honnête) à ce moment là, l’imagination peut facilement s’emballer, mais il faut faire confiance, car une fois dans l’action, foulé après foulé, je sais que ça passe, et puis une fois partie, il faut bien arrivée, (finir ce que tu commence).
Mais tu n’es jamais arrivée, ton travail, ton vrai travail (trouver ton joyau, ton vrai potentiel, ou concevoir ta vie) demande planification et effort, ce n’est pas une tâche facile, travailler sur la technique s’entraîner et encore plus de travail, mais qu’est-ce que ça vaut la peine! Chaque jour est un nouveau départ, tu découvres que ton corps est une chose merveilleuse, un microcosme de l’univers ne dit-on pas? Le corps contiendrait les 92 éléments du cosmos, quelle merveille!
Toutes les occasions de s’entraîner son bonne, à tous les jours et à tous points de vues (à tous les niveaux)
Il y a deux ans à peine, quand j’ai décidé de faire du triathlon (pourquoi? On y reviendra) je pouvais à peine faire une longueur de piscine (25m), et courir 5 km me paraissait comme un marathon. Un matin, j’ai décidé de me lever, d’enfiler mes souliers de courses et d’essayer. Je me suis également inscrit dans un club de natation (le club des maîtres du plateau), j’avais 44 ans, j’étais dans une forme lamentable, j’ai dis au coach, «on part de loin», ça l’a probablement motivé. Deux ans plus tard, j’ai réalisé mon premier triathlon olympique (1.5 km/nage, 40km/vélo, 10km/course). Quelle satisfaction, et quelle joie que ça apporte de réaliser des «exploits» qui te paraissait insurmontable.
Donc je travail à extraire le maximum de ma vie, à augmenter mon potentiel physique et humain, de transcender mon propre potentiel, à fusionner mon côté compétitif ( status, puissance, succès, recherche d’excellence) avec mon côté humain ( le questionnement (la quête), l’honnêteté, la non-compétitivité, la fraternité, le jeu), et le triathlon me semble un terrain idéal pour travailler ça.
Il n’est jamais trop tard pour un «big hairy goal».

Le plus grand danger n’est pour l’homme n’est pas de viser trop haut et de rater, mais bien de viser trop bas et de l’atteindre disait Michel-Ange.

Bon vent et à la semaine prochaine.

Patrice.

To ship or not to ship

J’ai décidé d’écrire un article par semaine, et un TWiT par jour, (je me suis ouvert un compte twitter égalament) ça sera ma livraison, mes tentatives d’apporter une contribution à ma façon, quelque chose comme; donner un sens, une direction à mon parcours, je reconnais l’importance des échéances (dead-lines), je viens du théâtre, et le show commence à 20h peu importe ce qui  arrive.  Je m’impose volontairement cette production (1 art./sem, 1 TWiT/jour) parce que je ne veux pas passer mon temps là-dessus. Ça parlera entre autre de ma passion pour l’entraînement et le développement personnel/professionnel, et tout autres choses qui pourrait m’inspirer.  C’est le chapitre sur la résistance dans le livre Linchpin de Seth Godin qui ma pousser à passer à l’action. J’en reparlerai plus tard,  mais ce qui m’a marqué particulièrement dans ce livre, c’est quand il dit que notre cerveau reptilien (lizard brain) va trouver toute sorte de raison pour ne pas passer à l’action. Je me suis reconnu là dedans, un parallèle avec l’entraînement, ou tout changement que tu veux apporter à ton mode de vie, dans le but de l’améliorer.
Bien sûr, j’espère avoir plein de lecteur, mais quoi qu’il arrive, je livrerai la marchandise, the show must go on.
Voilà qui est dit.
Sur ce, bon vent !

Patrice