Dans le carnet (rouge) cette semaine

A CRACK IN EVERYTHING

 

Il s’agit vraiment surtout de bien se retremper dans la réalité […] Vincent Van Gogh Correspondance générale

Le processus = me pousser encore et encore + je peux faire mieux que cette merde que je viens de faire = je suis dans la fabrication, le faire + ne penses pas trop = JUST DO!

Always get back on the horse

L’Homme, la femme de métier est soumis au jugement infaillible de la réalité et ne peut pas noyer ses échecs ou ses lacunes sous un flot d’interprétation…(réf: Shop class as soulcraft de Matthew B. Crawford)

P.S : rien à voir avec « l’estime de soi » que les profs souhaitent parfois instiller à leurs élèves, comme par magie.

Moins nous avons l’occasion d’exercer notre jugement, plus la vertu cognitive et morale de l’attention aura tendance à s’atrophier.

Résultat? un peuple d’idiot (à développer)

l’idiotie = forme d’incompétence tout à la fois éthique et cognitive.

« Il ne se sent pas impliqué. Ce n’est pas son problème. Parce qu’il est idiot. »

dans le one-pager

« Vu l’effort qu’il doit faire pour rester sobre, on peut comprendre qu’il (Wallace) soit fasciné par la force de la volonté et par les potentialités transcendantes du dépassement de soi.

« tenir le choc, une discipline faite de patience et d’abnégation » dit Simone Weil, « il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à la véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue…Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi, toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi…

apprendre à penser cela revient en fait à exercer un certain degré de contrôle sur ce que tu penses aussi bien que sur la façon dont tu penses…choisir ce vers quoi tu souhaites porter ton attention…

construire du sens à partir de tes expériences.

Parce que si, par habitude, tu n’es pas capable d’exercer ce choix, tu es totalement largué.

Ce qui est important de souligner ici, c’est que la capacité d’orienter notre attention à notre guise est une condition essentielle à la vie bonne.

 

elle m’a dit avant de partir, si tu reste avec moi, tu vas avoir une bonne vie.

C’est assez dit la baleine

 

Bonne semaine les aminches.

 

Patrice

 

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Prolifique

Dimanche, il fait 8º C à Montréal PQ, le ciel est bleu la mer est calme…

Je vais tenter de faire de cette journée, une journée prolifique. Dans la liste des synonymes, nous avons entre autre chose: abondant, fécond, productif (ah non! c’est dimanche!) foisonnant, générateur, reproductif (!?), prolifique, qui se reproduit rapidement, qui produit beaucoup, un artiste prolifique, un écrivain prolifique. Voilà-voilà, tu veux en gros que ta journée, comment dirais-je, l’idée de pouvoir générer, produire, agir au lieu de subir, de réagir, d’éteindre des feux etc.. c’est pas un luxe ça? Le fait que tu te trouves dans des conditions où tu peux te permettre de penser même à l’idée d’être prolifique c’est pas un peu bourgeois? eh ben voilà! et alors? peu importe, je génère la question, c’est tout, on se calme…

Bon déjà que je suis en train d’écrire ces lignes c’est déjà un bon début, pour ce qui est de la valeur de ces lignes, c’est une autre histoire. J’ai dis déjà que cette exercice représentait un outil qui pourrait éventuellement m’aider à devenir la personne que je serais sensé être (admirer le conditionnel). Le connais-toi toi même de Socrate. Il n’y a ici aucune autre prétention si ce n’est que…quoi?…non rien, vraiment aucune.

Je reviens à ce concept qui me plaît bien, à savoir: à quoi ressemblerait ta journée idéale.

je vous laisse là-dessus.

BTW, j’aimerais bien vous savoir à quoi ressemble votre journée idéale.

Allez!

Patrice

 

 

Transe-scription

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pages du matin (extrait)

 

En quelque coin écarté de l’univers répandu dans le flamboiement d’innombrables systèmes solaires, il y eut une fois une étoile sur laquelle des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus arrogante et la plus mensongère de l’ « histoire universelle » : mais ce ne fut qu’une minute.  (Nietzsche, Le livre du philosophe)

 

As i write now – as I am

right now as if I were – will be forever

obsessed with the true me – I write through me

à travers – les couches – les layers

les lacks – les manques – sur moi – de moi

of course – la course – contre la montre (drôle d’expression)

le temps file – le fil du temps – à perte de vue

don’t care – i do – not know – no – yes – I do not know

i do not care I don’t – know

la connaissance de la conscience de ce que je sais

ou pas – je ne sais pas – j’ignore

demande – je demande – un signe – BOOM!

je tombe sur – un fragment de l’histoire de la postérité

je regarde – now – i see – don’t talk (too much) about it

now – do – oui – can do – travailler – now – you!

i am talking to YOU – YOU- you’re good – not enough-no- cando

more – excuses? – excuse me? – je suis – I am – enough?

why don’t you just get – BETTER

keep the pace – debout je suis

do stuffs – je demande – things happening

you see – tu vois – je vois – what is your problem?

it is not my problem – don’t care – I work

à fond – dans ce jour neuf = RENAISSANCE (ah! Quel mot sublime – je m’emporte)

RENAISSANCE = yes & yes

you my friend si tu me dis que non – tu n’es pas mon ami

you are not my friend – me – with myself and I

equal yes = absolumente

rêve gros – ça va t’occuper – amplement – complètement

pas de place – fait de la place

attention please – get out of the way

l’avancement – je fais tout ça pour ça

je puise dans ma carrière – je digue à fond

i know je parle – toujours de moi – i know right?

c’est que je peux pas te changer toi – too bad

chacun sa merdecluse – question d’accessibilité

je suis mon propre cobaye – what is up to me?

j’ai une emprise – sur moi que j’ai le pouvoir

so don’t care – so i’ll try to be – try to be

it’s not about – to be nice – I try –will move

forward – debout – j’avance

it is now – it is happening

yes & yes

make it

EXTRA – ORDINAIRE

Dans l’essence – des choses

 

Love + you

 

= Peace

 

Me

 

What now ? Go – do

(en attendant)

 

Bonne semaines les zaminches

 

Patrice

 

 

MEMENTO MORI

La vie est difficile. C’est une grande vérité, une des plus grandes vérités. C’est une grande vérité parce qu’une fois que nous percevons véritablement cette vérité, nous pouvons la transcender. À l’instant que nous savons véritablement, que nous comprenons et acceptons véritablement cela, alors la vie n’est plus difficile. Parce qu’une fois que cette vérité est accepté, le fait que la vie est difficile n’importe plus. (traduction libre, de : The Road less traveled, M. Scott Peck, M.D.)

MEMENTO MORI

Des fois la vie, ça prend de ces tournures, c’est jamais ou rarement comme on avait prévu. On vit comme si on avait des milliers d’années. Tant que tu vis, l’inévitable est sur toi suspendu. Avant tout, ne te trouble point disaient les Stoïques; tout arrive, c’est une loi de la nature universelle. Dans peu de temps tu ne seras plus rien… Carpe Diem

…aimer et accueillir avec satisfaction les accidents fortuits et les événements filés en même temps que son destin, et de ne jamais embrouiller ni abasourdir par une foule d’image le Génie intérieur qui réside au fond de sa poitrine, mais de le conserver dans la sérénité… Marc-Aurèle.

J’aime bien les stoïques, j’aime bien y retourner quand les choses se corses un peu. Ils me donnent du courage. Surtout Marc-Aurèle.

Qu’est qu’il dit Marc-Aurèle de si intéressant ?

Fixe les yeux sur ce que tu as à faire, il ne s’agit plus du tout de discuter sur ce que doit être, mais d’être ce que doit être a freaking good man!

A good man / un homme de bien, c’est comme ça que c’est traduit en français, un homme de bien…ouaip…

So be a freaking good man point.

Quoi d’autre ?

Que je suis une parcelle du grand Tout, et que le bonheur est le résultat du parfait accord établi entre le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine et l’ordre intelligent du monde universel.

Voyez, ce genre de phrase…le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine…

Fantastically don’t care about universe! Ça, c’est ma tournure et ça peut porter à confusion.

En gros ça veut dire se foutre de ce que font, de ce que pensent les autres, par rapport aux idées que tu peux te faire sur tel ou tel truc, à savoir comment tu dois penser, je sais c’est paradoxale, mais qui n’en a pas, de paradoxe.

Des fois dans’vie, ‘y a des accidents, ‘y a des affaires à régler qui viennent avec, les problèmes ça se règle pas tout seul. Le truc c’est que la vie, ta propre nature, t’imposent des devoirs, mais oui des devoirs.

Je dois m’accomplir en accord avec ma condition.

Comme disait mon père : pas l’choix! (c’était un homme de peu de mot 🙂 )

That’s the deal mes chers zaminches!

Bonne semaine!

Patrice

 

Variations sur le temps présent

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C’est dimanche, c’est frisquet. Je suis en train de m’installer un nouveau bureau dans la deuxième chambre qui fait office de chambre quand les enfants dorment à la maison. Je gonfle et dégonfle le gros ballon d’exercice qui me sert de chaise. Je dois trouver une bonne position pour pouvoir travailler longtemps. Quand ce n’est pas une mouche c’est la chaise qui pousse le délai avant de me mettre à l’ouvrage. Avec ce ballon j’ai le dos droit, je ne me retrouve pas les tripes coincées comme quand je suis écrasé dans une chaise. On dirait que les idées circulent mieux, ça reste à prouver. Dimanche, je vais tout de même essayer de sortir quelque chose sur Carpe Diem comme prévu.

Vision panoramique de la situation:  devant, le ciel, l’espace, c’est la limite, derrière le temps écoulé, la vie vécue, devant ma vie rêvé. Un jour peut-être que ça va se scinder, la terre, le ciel, juste au milieu, un point de rencontre, une fusion. Devant, il y a une/des tentatives de me retrouver, un enfant qui joue dans ses propres ruines. J’écoute Les variations Goldberg, jouées par Glenn Gould. Je regarde la photo du disque, celle-là sur zenph re-performance. Quelle photo ! Quel calme ! Il y a dans son regard une intensité, mais sans tension, une courbe légère dans le corps. La fusion. C’est de ça qu’il s’agit non ? L’union intime avec un objet, un être. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’alchimie. Cette idée de transformer des matières viles en matière noble. C’est attirant comme idée non?

Dimanche le vent souffle, on dirait le son des vagues, un des avantages de l’imagination. J’avance tranquillement sur ma page. J’en suis à la variation 25 (à deux claviers) toute lente, j’allais dire tout en douceur. Peut-être. On dit qu’il y a de la douceur dans le génie. C’est merveilleux. Ça devrait être obligatoire dans les écoles. L’écoute des variations je veux dire. Juste l’écoute, sans aucune explication débilitante, on s’étend et on écoute. 39 min 19 sec que ça dure. C’est pas la mer à boire ! Il y a sûrement des études qui prouvent les bénéfices d’une telle écoute. C’est qu’il est dure à battre ce Gould, quel génie dans l’interprétation.  Ça me transporte en dehors du temps.

Dimanche, j’essaie de ne pas trop penser à demain, c’est que je dois retourner au boulot. C’est pas que je me plains, loin de moi l’idée. Quoique. Non. Les vacances, c’est bien, on a du temps, et j’ai bien avancé dans mes projets. C’est toujours ça de prit. Je pourrais terminer là-dessus. C’est toujours ça de prit ! Voilà qui fini bien.

À la revoyure les zaminches !

Vacances 2ième partie

Port au Persil
Vue de mon bureau

Bonjour les zamis, je passe un peu de temps en famille dans la majestueuse région de Charlevoix, où nous nous abreuvons de montagnes et de fleuves.

Je serai de retour la semaine prochaine en tâchant de vous apporter un peu plus de contenu.

Au programme cette semaine: écriture le matin, ballade en après-midi, j’essaie de maintenir une sortie de course avant l’apéro, histoire de maintenir mon FLA (fat lazy ass) au plancher.

l’apéro n’est que meilleur.

Porter vous bien, continuer de poster du bon contenu, je vous lirez avec plaisir à mon retour.

La visite m’attends

Bisous

Patrice

 

 

Une (autre) histoire d’amour.

 

Lève-toi quand ton fil se mélange à la carte du ciel…

 

L’équilibre, en soi, c’est fragile qu’il disait. Puis il s’est mis à raconter des choses sur l’amour. L’équilibre, c’est comme l’amour, quand tu le perds, tu ne peux pas le retrouver par la force, par la volonté. Un jour il était tombé en amour, il trouvait ça drôle comme terme.

  • je m’demande pourquoi on dit tomber en amour, ça sonne drôle tu trouves pas ? C’est comme tomber au combat…tomber du ciel…tomber des nus…sur la tête

Pour lui, ça sonnait comme une faiblesse, au même niveau que quand quelqu’un se casse la gueule. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de tomber en amour, c’était plus fort que lui.

Un jour il avait rencontré une fille, c’était la fin de l’année scolaire, un coup de foudre qu’il aimait dire, histoire de donner un peu de piquant à cette aventure (coup de foudre, aventure, décidemment notre homme n’est pas avare d’épithètes). C’était le printemps donc, saison propice s’il en est, pour les ébats amoureux et tout autre rapprochement intime. Il allait se lancer tout feu tout flamme dans ce mélodrame qui allait mal finir je vous le dis tout de suite si jamais vous ne voulez pas aller plus loin, parce que les histoires d’amour finissent mal en général chantait Rita, mais ne mélangeons pas les époques.

Il n’avait pas pu résister à sa petite frimousse, à ses grands yeux tout bleus comme un ciel sans nuages, il disait, c’est comme si elle était affamé de la vie. Bono chantait I have climbed the highest mountains / I have run through the fields / Only to be with you / Only to be with you…

Il avait peut-être trouvé ce qu’il cherchait, ces idées d’escalader les montagnes les plus hautes, de courir à travers les champs, pour être avec elle, contaminait sa cervelle qui se situait déjà quelque part dans les limbes du pacifique. (c’était une fille de l’ouest).

  • Pourquoi je ne l’avais pas remarqué avant, pourquoi elle m’avait touché à ce moment-là ? se demandait-il

Mystère et boule de gomme qui sait pourquoi tout ça ? Pas moi en tout cas. Une autre touche du grand maître de l’échiquier.

Un soir dans un bar, après quelques verres, elle lui avait tendu un petit mot avec des dessins dessus, un soleil, des fleurs, des pancakes, juste à côté, elle avait écrit « pancake » parce que ce n’était pas clair comme dessins. C’était une invitation à un brunch, le lendemain matin.

Ils sont rentrés plus tard ensemble, titubant sur la rue St-Denis. Juste au moment de se dire au-revoir, c’est là qu’ils se sont embrassés pour la première fois, un de ses baisé où le spectateur a le temps d’aller faire ses besoins et de se faire cuire un œuf. Puis ils sont retourné tout bêtement chacun chez soi dans un interminable fade out.

Cette nuit-là, il n’avait pas dormi. Ce baiser ajoutait à son ivresse une sensation exquise. Comment dire, peut-être que ce qu’il ressentait, c’était ça l’amour. Jusqu’à ce moment-là il n’avait rien ressentis de semblables. En tout cas, il était bien disposé à suivre ce courant qui allait, malgré lui le mener dans des régions inexploré de lui-même. Pourquoi pas.

C’était bien ce qu’il voulait, non ? Il était au commencement de sa vie, sa vie encore pleine d’illusion en ce qui concerne l’amour, les clichés de films, où un couple vit dans une baraque sur le bord de la mer, où ils baisent à tous les jours sur des airs de violon lancinant, en se foutant des lendemains, en buvant des bières fraîches, en fumant des cigarettes, les films où les filles regardent les garçons avec des grands yeux admiratifs, et qui crie des je t’aime la tête au vent dans des vieilles décapotables rutilante.  Dans la vraie vie, du moins la sienne, ça ne ressemblait pas vraiment à ça, c’est pour ça qu’il affichait toujours ce petit air tristounet, il disait, je suis un mélancolique. C’était plus poétique. Il disait y a pas vraiment d’amour, ça, c’est quand il avait bu quelques bières flattes en fut dans un pub perdu de la rue Laurier, là, le ciel bleu s’assombrissait.

Cette relation n’allait durer que quelques mois, à vraie dire, quelques semaines tout au plus. Au retour de l’été, ils allaient chacun prendre des chemins opposés. Elle dans son ouest natale, dans les forêts brûlante de la Colombie-Britannique, et lui, dans l’est, non pas là où soleil se lève mais bien là où s’arrête les oiseaux en plein vols.

S’en est suivi une période épistolaire, des lettre qu’elle signait avec un baiser de ses vraies lèvres sur lesquelles elle avait mis du rouge à lèvres, qu’il embrassait de façon pathétique dans sa chambre où il passait la majeure partie de son temps à écouter des chansons tristes de Francis Cabrel, ami cherche un autre ami perdu dans l’immensité dénue… puisqu’on ne vivra jamais tous les deux. Pour ne nommer que celles-là.

Ses lettres à lui était rempli d’un lyrisme naïf que la distance n’avait rien fait pour arranger les choses.

L’autre jour quand j’ai pris le chemin de la montagne j’ai pensé à toi, et j’ai sentis monter en moi un grand amour de l’humanité un grand besoin de te parler de te prendre dans mes bras, de t’embrasser…

Il disait qu’ils allaient se retrouver, qu’ils allaient s’aimer encore et toujours.

Les retrouvailles n’allaient malheureusement pas se passer aussi bien.

C’était comme si la séparation avait brisé le lien qui les avaient si intensément lié au début.

C’est là, en essayant de se retrouver que tout allaient se casser en mille morceau, que la tentative de recoller les morceaux s’avérait être peine perdu.

-Ça n’a plus du tout été pareil, rajouta-t-il. Tu vois, c’est ça, le truc, tu tombes, tu remontes, et tu retombes et tu remontes jusqu’à ce que ton fil se mêle à la carte du ciel conclua-t-il en s’ouvrant une bière fraîche.

 

Bonne semaine !

 

Patrice