Montre-moi la place

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Montre-moi la place

Où je pourrai en finir une fois pour toute

avec le vieil homme

Montre-moi la place

où je ne suis plus stupéfié

par les chimères, les larmes,

l’envie, la douleur, le désespoir.

Montre-moi la place

où il n’y a plus de commencement, ni de fin.

Montre-moi la source intarissable du vivant

où je pourrai t’aimer

sans encombre

 

P.S

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La fin du bal (Le vol arrêté)

Memento Mori

 “Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie” Sénèque

 

La fin du bal (Le vol arrêté)

 

Comme le fruit tombe sans avoir pu mûrir

La faute à l’homme, la faute au vent

Comme l’homme qui sait en se voyant mourir

Qu’il n’aura plus jamais le temps

Un jour de plus il aurait pu chanter

Faute au destin, faute à la chance

Faute à ses cordes qui s’étaient cassées

Son chant s’appellera silence.
Il peut toujours le commencer

Nul ne viendra jamais danser

Nul ne le reprendra en cœur

Il n’aura jamais rien fini

A part cette blessure au cœur

Et cette vie.

 

Pourquoi

J’voudrais savoir pourquoi, pourquoi

Elle vient trop tôt la fin du bal

C’est les oiseaux, jamais les balles

Qu’on arrête en plein vol.

 

Comme ces disputes commencées le soir

Faute à la nuit, faute à l’alcool

Et dont il ne restera rien plus tard

Que quelques mégots sur le sol

Il aurait tant voulu frapper pourtant

Faute au couteau, faute à la peur

Il n’aura fait aucun combat au sang

Juste le temps d’un peu de sueur

 

Lui qui aurait voulu tout savoir

Il n’aura même pas pu tout voir

Lui qui avait l’amour au corps, au corps

Pour la seule qu’il aurait gardée

Il a rendu sa barque au port

Sans l’embrasser, sans la toucher

Juste y penser jusqu’à la mort

 

Pourquoi

J’voudrais savoir pourquoi, pourquoi…

 

Il écrivait comme on se sort d’un piège

Faute au soleil, faute aux tourments

Mais comme il prenait pour papier la neige

Ses idées fondaient au printemps

Et comme la neige recouvrait sa page

Faute aux frimas, faute à l’hiver

Au lieu d’écrire il essayait, courage

D’attraper les flocons en l’air

 

Mais aujourd’hui il est trop tard

Il n’aura pas pris le départ

Et son souvenir ne sera

Que la chanson d’avant la lutte

De l’évadé qui n’aura pas

Atteint son but.

 

Pourquoi

J’voudrais savoir pourquoi, pourquoi

Elle vient trop tôt la fin du bal

C’est les oiseaux, jamais les balles

Qu’on arrête en plein vol.

 

(Vladimir Vissotski / Maxime Le Forestier)

 

 

Adieu Lena, repose en paix…

 

Dans le carnet (rouge) cette semaine

A CRACK IN EVERYTHING

 

Il s’agit vraiment surtout de bien se retremper dans la réalité […] Vincent Van Gogh Correspondance générale

Le processus = me pousser encore et encore + je peux faire mieux que cette merde que je viens de faire = je suis dans la fabrication, le faire + ne penses pas trop = JUST DO!

Always get back on the horse

L’Homme, la femme de métier est soumis au jugement infaillible de la réalité et ne peut pas noyer ses échecs ou ses lacunes sous un flot d’interprétation…(réf: Shop class as soulcraft de Matthew B. Crawford)

P.S : rien à voir avec « l’estime de soi » que les profs souhaitent parfois instiller à leurs élèves, comme par magie.

Moins nous avons l’occasion d’exercer notre jugement, plus la vertu cognitive et morale de l’attention aura tendance à s’atrophier.

Résultat? un peuple d’idiot (à développer)

l’idiotie = forme d’incompétence tout à la fois éthique et cognitive.

« Il ne se sent pas impliqué. Ce n’est pas son problème. Parce qu’il est idiot. »

dans le one-pager

« Vu l’effort qu’il doit faire pour rester sobre, on peut comprendre qu’il (Wallace) soit fasciné par la force de la volonté et par les potentialités transcendantes du dépassement de soi.

« tenir le choc, une discipline faite de patience et d’abnégation » dit Simone Weil, « il y a quelque chose dans notre âme qui répugne à la véritable attention beaucoup plus violemment que la chair ne répugne à la fatigue…Ce quelque chose est beaucoup plus proche du mal que la chair. C’est pourquoi, toutes les fois qu’on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi…

apprendre à penser cela revient en fait à exercer un certain degré de contrôle sur ce que tu penses aussi bien que sur la façon dont tu penses…choisir ce vers quoi tu souhaites porter ton attention…

construire du sens à partir de tes expériences.

Parce que si, par habitude, tu n’es pas capable d’exercer ce choix, tu es totalement largué.

Ce qui est important de souligner ici, c’est que la capacité d’orienter notre attention à notre guise est une condition essentielle à la vie bonne.

 

elle m’a dit avant de partir, si tu reste avec moi, tu vas avoir une bonne vie.

C’est assez dit la baleine

 

Bonne semaine les aminches.

 

Patrice

 

Prolifique

Dimanche, il fait 8º C à Montréal PQ, le ciel est bleu la mer est calme…

Je vais tenter de faire de cette journée, une journée prolifique. Dans la liste des synonymes, nous avons entre autre chose: abondant, fécond, productif (ah non! c’est dimanche!) foisonnant, générateur, reproductif (!?), prolifique, qui se reproduit rapidement, qui produit beaucoup, un artiste prolifique, un écrivain prolifique. Voilà-voilà, tu veux en gros que ta journée, comment dirais-je, l’idée de pouvoir générer, produire, agir au lieu de subir, de réagir, d’éteindre des feux etc.. c’est pas un luxe ça? Le fait que tu te trouves dans des conditions où tu peux te permettre de penser même à l’idée d’être prolifique c’est pas un peu bourgeois? eh ben voilà! et alors? peu importe, je génère la question, c’est tout, on se calme…

Bon déjà que je suis en train d’écrire ces lignes c’est déjà un bon début, pour ce qui est de la valeur de ces lignes, c’est une autre histoire. J’ai dis déjà que cette exercice représentait un outil qui pourrait éventuellement m’aider à devenir la personne que je serais sensé être (admirer le conditionnel). Le connais-toi toi même de Socrate. Il n’y a ici aucune autre prétention si ce n’est que…quoi?…non rien, vraiment aucune.

Je reviens à ce concept qui me plaît bien, à savoir: à quoi ressemblerait ta journée idéale.

je vous laisse là-dessus.

BTW, j’aimerais bien vous savoir à quoi ressemble votre journée idéale.

Allez!

Patrice

 

 

Transe-scription

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pages du matin (extrait)

 

En quelque coin écarté de l’univers répandu dans le flamboiement d’innombrables systèmes solaires, il y eut une fois une étoile sur laquelle des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus arrogante et la plus mensongère de l’ « histoire universelle » : mais ce ne fut qu’une minute.  (Nietzsche, Le livre du philosophe)

 

As i write now – as I am

right now as if I were – will be forever

obsessed with the true me – I write through me

à travers – les couches – les layers

les lacks – les manques – sur moi – de moi

of course – la course – contre la montre (drôle d’expression)

le temps file – le fil du temps – à perte de vue

don’t care – i do – not know – no – yes – I do not know

i do not care I don’t – know

la connaissance de la conscience de ce que je sais

ou pas – je ne sais pas – j’ignore

demande – je demande – un signe – BOOM!

je tombe sur – un fragment de l’histoire de la postérité

je regarde – now – i see – don’t talk (too much) about it

now – do – oui – can do – travailler – now – you!

i am talking to YOU – YOU- you’re good – not enough-no- cando

more – excuses? – excuse me? – je suis – I am – enough?

why don’t you just get – BETTER

keep the pace – debout je suis

do stuffs – je demande – things happening

you see – tu vois – je vois – what is your problem?

it is not my problem – don’t care – I work

à fond – dans ce jour neuf = RENAISSANCE (ah! Quel mot sublime – je m’emporte)

RENAISSANCE = yes & yes

you my friend si tu me dis que non – tu n’es pas mon ami

you are not my friend – me – with myself and I

equal yes = absolumente

rêve gros – ça va t’occuper – amplement – complètement

pas de place – fait de la place

attention please – get out of the way

l’avancement – je fais tout ça pour ça

je puise dans ma carrière – je digue à fond

i know je parle – toujours de moi – i know right?

c’est que je peux pas te changer toi – too bad

chacun sa merdecluse – question d’accessibilité

je suis mon propre cobaye – what is up to me?

j’ai une emprise – sur moi que j’ai le pouvoir

so don’t care – so i’ll try to be – try to be

it’s not about – to be nice – I try –will move

forward – debout – j’avance

it is now – it is happening

yes & yes

make it

EXTRA – ORDINAIRE

Dans l’essence – des choses

 

Love + you

 

= Peace

 

Me

 

What now ? Go – do

(en attendant)

 

Bonne semaines les zaminches

 

Patrice

 

 

MEMENTO MORI

La vie est difficile. C’est une grande vérité, une des plus grandes vérités. C’est une grande vérité parce qu’une fois que nous percevons véritablement cette vérité, nous pouvons la transcender. À l’instant que nous savons véritablement, que nous comprenons et acceptons véritablement cela, alors la vie n’est plus difficile. Parce qu’une fois que cette vérité est accepté, le fait que la vie est difficile n’importe plus. (traduction libre, de : The Road less traveled, M. Scott Peck, M.D.)

MEMENTO MORI

Des fois la vie, ça prend de ces tournures, c’est jamais ou rarement comme on avait prévu. On vit comme si on avait des milliers d’années. Tant que tu vis, l’inévitable est sur toi suspendu. Avant tout, ne te trouble point disaient les Stoïques; tout arrive, c’est une loi de la nature universelle. Dans peu de temps tu ne seras plus rien… Carpe Diem

…aimer et accueillir avec satisfaction les accidents fortuits et les événements filés en même temps que son destin, et de ne jamais embrouiller ni abasourdir par une foule d’image le Génie intérieur qui réside au fond de sa poitrine, mais de le conserver dans la sérénité… Marc-Aurèle.

J’aime bien les stoïques, j’aime bien y retourner quand les choses se corses un peu. Ils me donnent du courage. Surtout Marc-Aurèle.

Qu’est qu’il dit Marc-Aurèle de si intéressant ?

Fixe les yeux sur ce que tu as à faire, il ne s’agit plus du tout de discuter sur ce que doit être, mais d’être ce que doit être a freaking good man!

A good man / un homme de bien, c’est comme ça que c’est traduit en français, un homme de bien…ouaip…

So be a freaking good man point.

Quoi d’autre ?

Que je suis une parcelle du grand Tout, et que le bonheur est le résultat du parfait accord établi entre le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine et l’ordre intelligent du monde universel.

Voyez, ce genre de phrase…le Génie, que chacun porte en soi au fond de sa poitrine…

Fantastically don’t care about universe! Ça, c’est ma tournure et ça peut porter à confusion.

En gros ça veut dire se foutre de ce que font, de ce que pensent les autres, par rapport aux idées que tu peux te faire sur tel ou tel truc, à savoir comment tu dois penser, je sais c’est paradoxale, mais qui n’en a pas, de paradoxe.

Des fois dans’vie, ‘y a des accidents, ‘y a des affaires à régler qui viennent avec, les problèmes ça se règle pas tout seul. Le truc c’est que la vie, ta propre nature, t’imposent des devoirs, mais oui des devoirs.

Je dois m’accomplir en accord avec ma condition.

Comme disait mon père : pas l’choix! (c’était un homme de peu de mot 🙂 )

That’s the deal mes chers zaminches!

Bonne semaine!

Patrice

 

Variations sur le temps présent

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C’est dimanche, c’est frisquet. Je suis en train de m’installer un nouveau bureau dans la deuxième chambre qui fait office de chambre quand les enfants dorment à la maison. Je gonfle et dégonfle le gros ballon d’exercice qui me sert de chaise. Je dois trouver une bonne position pour pouvoir travailler longtemps. Quand ce n’est pas une mouche c’est la chaise qui pousse le délai avant de me mettre à l’ouvrage. Avec ce ballon j’ai le dos droit, je ne me retrouve pas les tripes coincées comme quand je suis écrasé dans une chaise. On dirait que les idées circulent mieux, ça reste à prouver. Dimanche, je vais tout de même essayer de sortir quelque chose sur Carpe Diem comme prévu.

Vision panoramique de la situation:  devant, le ciel, l’espace, c’est la limite, derrière le temps écoulé, la vie vécue, devant ma vie rêvé. Un jour peut-être que ça va se scinder, la terre, le ciel, juste au milieu, un point de rencontre, une fusion. Devant, il y a une/des tentatives de me retrouver, un enfant qui joue dans ses propres ruines. J’écoute Les variations Goldberg, jouées par Glenn Gould. Je regarde la photo du disque, celle-là sur zenph re-performance. Quelle photo ! Quel calme ! Il y a dans son regard une intensité, mais sans tension, une courbe légère dans le corps. La fusion. C’est de ça qu’il s’agit non ? L’union intime avec un objet, un être. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’alchimie. Cette idée de transformer des matières viles en matière noble. C’est attirant comme idée non?

Dimanche le vent souffle, on dirait le son des vagues, un des avantages de l’imagination. J’avance tranquillement sur ma page. J’en suis à la variation 25 (à deux claviers) toute lente, j’allais dire tout en douceur. Peut-être. On dit qu’il y a de la douceur dans le génie. C’est merveilleux. Ça devrait être obligatoire dans les écoles. L’écoute des variations je veux dire. Juste l’écoute, sans aucune explication débilitante, on s’étend et on écoute. 39 min 19 sec que ça dure. C’est pas la mer à boire ! Il y a sûrement des études qui prouvent les bénéfices d’une telle écoute. C’est qu’il est dure à battre ce Gould, quel génie dans l’interprétation.  Ça me transporte en dehors du temps.

Dimanche, j’essaie de ne pas trop penser à demain, c’est que je dois retourner au boulot. C’est pas que je me plains, loin de moi l’idée. Quoique. Non. Les vacances, c’est bien, on a du temps, et j’ai bien avancé dans mes projets. C’est toujours ça de prit. Je pourrais terminer là-dessus. C’est toujours ça de prit ! Voilà qui fini bien.

À la revoyure les zaminches !