La meilleure arme c’est la connaissance

 

Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery

Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery

Celui qui pose une question risque cinq minutes d’avoir l’air bête, celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Où-quand-comment-pourquoi? Demande sans cesse l’enfant, naturellement brûlant de curiosité. Très tôt, on va lui fermer le clapet, reste tranquille, c’est comme ça, ne pose pas de question. Les premiers refus amers de nos honnêtes questions d’enfance, ont trop souvent, malheureusement, éteint notre faculté de questionner. Nous grandissons, devenons des femmes, des hommes, d’honnêtes payeurs de taxes, mais quelque part, enfoui dans le fin fond du fond, il y a toujours cette soif intarissable de connaissance. Normal non? Ça fait partie de notre ADN.

 Je désire donc je suis

Le désir c’est la fondation de l’apprentissage, la connaissance, la meilleure arme. Suffit d’établir ce que tu veux, et de ne jamais le perdre de vue. Le nord magnétique, la vision, l’idée, le résultat voulu. Tout est là, prêt à être cueilli. Tout ce que tu as à faire, c’est de travailler sur le problème. Tu connais déjà la solution, alors? Met-toi à l’ouvrage, observe la chose sous tous les angles, c’est dans la fréquentation que l’on amadoue ce qui est difficile.

 Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

L’esprit étroit va rester sur un point, il ne va pas en démordre, il va regarder le doigt au lieu de la lune, alors que l’esprit plus large, libre, inquisitionne, sans préjugé, il va chercher à connaître les multiples facettes d’un problème, ça se pourrait que tu t’en trouve transformé. Et alors? Pourquoi pas? Qu’est-ce que tu as à perdre? Ta personnalité étriquée? Tu y tiens? Vraiment?

Celui ou celle qui plante des nouvelles graines d’étude aujourd’hui, pourrait récolter de la connaissance demain. Je suis écoeuré de voir des gens se complaire dans le passé, qui pensent que tout ce qui doit être connu a déjà été appris.

Expérimente, essaie quelque chose de nouveau, vois ce qui se produit. Les plus grandes expériences, ce sont faites presque toujours en solitaire. L’individu, qui cherche à apprendre, essaie quelque chose de nouveau sur lui-même. Si je me trompe, je n’aurai pas blessé personne au passage. J’expérimente avec mon temps, mon argent, c’est mon travail, je suis mon propre cobaye.

Si par bonheur, ça marche, je peux le partager, en faire profiter à autrui.

Il y a plein de trucs qui se passe aujourd’hui, nous avons un accès incroyable à la connaissance plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. La scène est pleine de personnages intéressant, inspirant, plein de nouveauté et de sens. Une parade impressionnante de choses qui vaut la peine d’être connu.

Observe, principalement les bons coups, observe les gagnants, étudie comment ils sont arrivés à ces résultats incroyables, comment ils sont arrivés à un tel succès. Observe les perdants, ça pourrait être utile d’éviter leurs erreurs. Observe les indifférents, ceux qui ne font rien, ceux qui regarde et critique la parade, ceux qui ne sont rien. Comment tu peux être différend d’eux.

Qui tu es ou ce que tu es ne veut rien dire. La plupart des hommes les plus riches ont commencé avec rien. Plusieurs d’entre eux, parmi les plus éduqués, ont passé peu de temps à l’école. Nos plus grands inventeurs n’ont pas de diplôme “officiel” scientifique. Edison, Napoléon, Pasteur, Lindbergh, étaient des négligés, même Einstein n’était pas très bon en math.

Alors? Pourquoi se limiter?

Note pour la suite des choses: Le processus d’apprentissage c’est un marathon pas un sprint.

Mind over matter.

La corrélation vs la cause

Classé dans: Si j’avais su.

Patrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça prend combien de temps papa pour former une nouvelle habitude?

Aristote: Nous sommes ce que nous faisons à répétitions. Le petit Larousse: habitude; disposition, acquise par la répétition, à être, à agir fréquemment de la même façon. Le petit Robert est beaucoup plus généreux, presqu’une demi-page: Manière de se comporter, d’agir, individuelle, fréquemment répété. Pratique, expérience… Le contraire? Accident, exception, nouveauté, inexpérience. Quelqu’un quelque part a étudier ça, c’est sûr. ‘Y a des études pour tout, pour les fins pour les fous. À chaque bobo et travers suffit son étude. Moi ce qui m’intéresse ça serait plutôt comment on s’en défait des habitudes, je parle des mauvaises. Bien sûre, je tombe sur un explorateur, un explorateur de la science des habitudes. C’est du sérieux, c’est sûre. On dirait même que c’est arrangé avec le gars des vues. Je vous jure que non, pure sérendipité. Quand on cherche on trouve, c’est pas plutôt le contraire? Mais oui, Picasso, c’est quand j’ai trouvé que je commence à chercher. C’est bon, on ne ca pas s’étendre là-dessus. Enfin, lui, un gars de l’University College London, a re-chercher des réponses concrète à cette question (la question du titre) à partir d’une étude qu’il a mené sur une centaine de participants. Jeremy Dean qu’il s’appel, et il a même écrit un livre sur le sujet, tant qu’à faire. Le titre? Making Habits, Breaking Habits: Why We Do Things, Why We Don’t, and How to Make Any Change Stick. M.Dean, a donc demandé à ces participants de choisir quelque chose qu’ils voulaient changer, transformer en habitude. Des choses comme manger un fruit après le dîner, pratiquer un exercice comme courir (tiens-tiens) par exemples, pour ne nommer que ceux là. Pendant les 84 jours qu’a duré l’étude, les cobayes devait noter sur un site web, s’ils avaient fait ou non la dite action et ce qu’ils ressentaient par rapport à la chose.

Une habitude, serait quelque chose que l’on fait sans pensée, en science, ils appellent ça « automaticité ». L’automaticité, serait le moteur central des habitudes. ça fait du sens. Alors, ça prend combien de temps? Eh bien, la réponse tout crue, à partir des donnés recueillis des participants qui ont fournit suffisamment d’information pour en tirer quelque chose, ça prend, en moyenne 66 jours à une habitude pour ce former. Bien sûr, il y a des variations, ça va de soi, ça dépend de kessé que tu veux acquérir comme habitude. Mettons que boire un verre d’eau en se réveillant, ça demande pas le même effort que de faire 50 redressements. En fait ce que l’étude suggère, et nous n’avons pas besoin d’étude pour comprendre ça, c’est qu’il n’y a pas de nombre absolu en ce qui concerne le temps que ça prend, que ça dépend du coefficient de difficulté de la chose à changer. Les habitudes sont tous simplement une question de pratique délibéré, délibéré?: quelque chose que l’on fait avec toute sa conscience, avec tous son être. Si tu aimes faire quelque chose, (je ne parle pas d »écouter la télévision), ou si tu aimerais faire quelque chose, et bien, au risque de me répéter, tous ce que tu as à faire c’est de pratiquer à tous les jours jusqu’à ce que ça fasse partie intégrante de ta vie, point. Tu fais la même chose avec les mauvaises habitudes, c’est à dire que tu ne les fais pas à tous les jours, c’est plus facile à dire, mais c’est pas une raison. Acquérir une nouvelle habitude, surtout si c’est une bonne habitude, c’est un peu comme essayer de monter une montagne, au début, les progrès sont remarquable, mais plus tu t’approche du sommet, plus les avancés sont minimes.

Comment on fait papa?

1- Lance-toi avec autant de force et de résolution que possible pour accumuler toutes les circonstances qui doivent renforcer une habitude juste.

2- Se mettre de façon assidue dans les conditions qui encourage la nouvelle habitude.

3- Ne laisse aucune exception intervenir dans ce processus jusqu’à ce que cette nouvelle habitude soit enraciné solidement dans ta vie. L’entraînement continu est un excellent moyen pour faire en sorte que ton système nerveux agi infailliblement de manière juste.

4- Saisi toutes les opportunités possible d’agir sur chaque résolution que tu as fais, sur chaque émotion stimulante que tu expérimente sur le chemin de tes nouvelles aspirations.

5- Peu importe le réservoir de bonnes maximes que tu possèdes, peu importe les bons sentiments, si tu ne prends pas avantage de chaque opportunités concrète pour agir, ton caractère va rester ce qu’il est.

6- Tu ne dois pas plier devant l’effort à accomplir, parce que si tu cède, avant même que tu ne t’en rende compte, la capacité de faire l’effort ce sera évaporé. Pouf! J’ai pu envie papa!

7- Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour garder la faculté de faire l’effort vivante.

Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

J’ai compris (un peu tard), que j’étais responsable de mon destin, bon ou mauvais, et que chaque geste si petit soit-il, laisse des marques, des traces dans le temps. Je l’ai toujours dit, plus tôt tu forme des bonnes habitudes plus c’est facile pour la suite des choses. Les mauvaises habitudes avec le temps, ce sont incrustées comme du lichen sur une épave. ‘Y en a des coriaces!

Allez! va faire tes devoirs maintenant!

 

 

Je bouge donc je suis.

Fais ce que tu aimes et n’arrêtes pas jusqu’à ce que tu obtiennes ce que tu aimes.

Fais tes propres expériences, ne te fie pas, surtout pas, à la majorité bien pensante, les gérants d’estrades, les dieux de la télé, ces mauvais imitateurs, ces nouveaux curés.

Notre systême de croyance nourrit notre comportement, prédit notre succès.

Tu deviens ce que tu crois.

Je m’amuse à explorer la puissance de mes croyances, conscientes, inconscientes, voir comment un simple petit changement peut avoir un impact sur presque tous les aspects de ma vie.

Rien n’est joué d’avance.

Il y a ceux qui croient qu’une mentalité est arrêté, fixe, c’est comme ça, je suis comme ça, et ça ne sera pas autrement, on ne peut rien changer, ça a toujours été comme ça, c’est coulé dans le béton, les assis, les sédentaires, c’est la vie !  Qu’est-ce tu veux faire, on a pas l’choix, et il y a ceux qui croient que c’est en mouvement, que ça bouge, que ça prospère, ça se développe dans les challenges, ça voit l’échec non pas comme un manque d’intelligence mais comme un tremplin qui les fait sauter dans l’amélioration, qui augmente les habiletés existentes, qui les rends meilleurs, les nomades qui carburent à la nouveauté, la découverte, l’innatendu de l’inconcevable, les possibilités infinies de l’inconnu.

Je bouge donc je suis en évolution, je me développe, je suis ce que je pense, mes pensées sont actions, se transforment en actions, mes croyances supportent mes pensées, et vice versa, influencent mon comportement, influencent ma relation avec le succès et l’échec, que ce soit au niveau professionnel ou personnel et pourquoi pas, ultimement mon accès, ma capacité à saisir le bonheur, mais ça c’est une autre histoire, un paradoxe ambulant, ce n’est pas une fin en soi, pour moi en tout cas, je ne suis pas une victime de ce tyran.

Une mentalité en évolution, en croissance, est dirigée par un désir d’apprendre,  d’embrasser les défis, de persister devant les obstacles, voit les efforts comme le chemin qui mène à la maîtrise, apprend des critiques, trouve des leçons et s’inspire du succès des autres, résutat: un plus haut niveau d’accomplissement et un plus grand sens d’autonomie, comment tu te perçois, détermine si tu vas devenir la personne que tu veux devenir, comment tu accomplis les choses, les actions que tu valorises. Une simple croyance peut déterminer le sens de ta vie!

Je ne suis pas coulé dans le béton, je n’ai pas à prouver constamment que je suis intelligent, je  travaille pour atteindre ce que je veux devenir, c’est tout.

Un monde de dualité:

Succès vs échec, intelligent vs stupide, gagnant vs perdant, la liste est longue.

Il y a ceux-là qui sont toujours en train de te convaincre et de convaincre les autres qu’ils ont une flush royale alors que dans le fond d’eux-mêmes, il chie dans leurs culottes parce qu’il n’ont qu’une paire de dix, les vantards notoires, on les reconnait à leurs tendances à blâmer les autres pour se valoriser. Cette personne est stupide, donc je suis intelligent !

Ce que j’ai dans la main n’est que le point de départ pour un développement, l’accès à un territoire inexploré, mes qualités de bases sont cultivables avec de l’effort, bien que tout le monde soit différents dans leurs sphéres respective, dans leurs talents, leurs aptitudes, intérêts, tempéremments, tout le monde peut changer en s’appliquant et avec de l’expérience.

Le vrai potentiel est inconnu et ne peut jamais vraiment se révéler, il est impossible de prévoir ce qui peut être accomplit avec des années de passions, de travail et d’entraînement.

Au coeur de cette mentalité, il y a la passion d’apprendre plutôt qu’un désir d’approbation, la conviction que les qualités humaines comme l’intelligence, la curiosité, les relations, sont cultivable avec de l’effort et une pratique délibérée.

Pourquoi perdre son temps à essayer de prouver encore et toujours comment tu es bon, quand tu peux simplement être meilleur? Pourquoi cacher tes faiblesses au lieu de les surmonter? Pourquoi t’entourer de collègues ou d’amis qui vont toujours tenter de te descendre et diminuer ton estime au lieu de t’entourer de ceux qui vont te donner des défis pour que tu sois meilleur? Pourquoi rechercher ce qui est vrai au lieu de rechercher des expériences qui vont te faire grandir?

La passion de l’envergure, de l’évolution et de s’y coller même quand ça va pas bien, surtout quand ça va pas bien!, c’est la marque d’un mental configuré pour grandir, c’est la configuration qui permet d’avancer, de prospérer dans les situations particulièrement exigentes.

Focaliser sur le développement, s’ensuivra les défis et l’effort nécessaire pour les relever.

L’idée préconçu que les qualités sont inchangeables, fixes, ou qu’elle sont cultivables, te dirige dans des chemins différents.

Dans le coin gauche, le monde arrêter, où le succès réside à prouver comment tu es intelligent et talentueux, dans le coin droit, l’évolution, l’apprentissage de quelque chose de nouveau, le développement. Pour l’un, l’échec signifie un contretemps, voire un recul, essuyer un revers, perdre une compétition, être congédié, être rejeté, équivaut à être supide, sans talent, « looser ». Pour l’autre, l’échec veut dire, apprendre, grandir, ne pas atteindre les choses que tu valorises, ne pas réaliser son potentiel. Pour l’un l’effort est une mauvaise chose, comme l’échec, ça veut dire que tu n’es pas intelligent ou que ta n’as pas de talent, si tu l’étais, tu n’aurais pas besoin d’effort, pour l’autre, l’effort est ce qui te rend (plus) intelligent ou talentueux. Ou ça s’améliore, ou ça se détériore, ça dépend de quel côté on se trouve, de comment on regarde les choses, c’est une question (toujours) de perception. Le succès personnel serait donc, quand tu donnes ton maximum pour devenir le meilleur de ce que tu peux être et non d’établir ta supériorité pure et simple, d’être celui-là qui vaut plus que les autres, (les loosers), pour lui, l’échec est une condamnation, une étiquette, une faute, pour l’autre une motivation, des données, un appel au dépassement.

Il n’y a rien d’automatique, dans le sens que ce qui doit arriver arrivera. Il n’y a pas d’accomplissement si petit soit-il sans contre-temps, sans obstacles, sans échecs.

Un appétit vorace pour apprendre, une recherche constante de données, de rétroactions qui peuvent se métaboliser en actions constructives.

Nous avons la capacité de configurer notre mental, nous avons la possibilité de re-configurer notre mental, nos habitudes cognitives en quelque chose de florissant, de nourrissant.

C’est ce que je crois.

Carpe Diem

Patrice.

Appui sur la touche « Start »

Un enfant n’a aucune difficulté à croire l’incroyable, c’est seulement nous, avec nos gros cerveau, nos coeurs étroits qui doutons, qui pensons trop, qui hésitons.

 

Lève-toi et marche

Jésus

 

Commence, appui sur le bouton marche, commence avant que le diable t’emporte, qu’il te ratrappe et te tire par la tignasse, qu’il te ramène à la case départ, commence avant de laisser qui que ce soit te dire que tu ne peux pas, parce que le monde est plein de ces gens là, les empêcheurs, les emmerdeurs notoires. Regarde, regarde dans la boîte, dans ta boîte, mais qui te dit de regarder en dehors ? les formateurs ? les tartuffes, qui te pousse à l’extérieur de toi-même et qui te disent comment il faut faire, comment il faut penser ? les spécialistes de n’importe quoi ?

C’est dedans, dans le ventre , dans tes trippes que ça se passe. Commence tout de suite, pas demain, pas quand tu auras gagner à la loto, pas quand tu auras une meilleure job, pas quand tu seras plus-mieux-moins-pire-que-pierre-jean-jacques. Go, c’est un go, fais ce que tu as toujours voulue faire, fais à ta tête, fais confiance, avance dans ta propre trace, fis toi sur toi, avance sans GPS, sans template, sans plan, sans penser à demain, sans penser à hier.

Plonge, plus c’est profond, meilleur c’est, laisse-aller ce besoin de tout contrôler, plus c’est profond, plus c’est bon, plus c’est transformatif pour toi, ton entourage, fais confiance à la soupe. Commence, n’attend pas d’approbation, n’attend pas l’apocalyspe, la fin du monde, d’avoir deux jours à vivre, n’attend pas la nouvelle année, l’année du chat, l’année du rat, de tout ce que tu voudras, commence, enfile ton gilet pare-balle, sois-prêt à recevoir des coups, le monde n’aime pas ceux qui veulent aller dans une direction différente, ceux qui veulent une meilleure version d’eux-même, ceux qui ratisse large. La famille, les amis te connaissent comme tu es, marqué au fer blanc, la dernière chose que tu veux, c’est de rester comme tu es, le statu-quo, ceux qui t’aimeront vraiment, te suivront, tant pis pour les autres, c’est ça qui est ça, et c’est ça qui sera ça.

Commence ton programme d’entraînement, commence ton nouveau régime alimentaire, commence à écrire, à dessiner, à chanter, à apprendre une nouvelle langue, à lire les classiques, à faire du yoga, de la cuisine orientale, de la méditation transcendentale, de la natation, commence à te lever de bonne heure, commence à faire du jogging, commence tout ce que tu as toujours voulu sans avoir jamais oser, oser, quatre petites lettres, une force de frappe énorme, (oser: avoir la hardiesse, le courage de… tenter entreprendre avec courage, avec audace, risquer.  (Le petit Larousse).

Commence, il y aura toujours quelque chose dans la boîte, écoute cette petite voix, concentre toi bien, fais un effort, qu’est-ce qu’elle raconte? écoute, l’enfant, écoute le coeur qui bat, écoute, au-delà de la peur, une passion? Tu pensais que ce n’était pas pour toi? que c’était pour les héros de cinéma, les personnages de roman? Tout ce que tu as à faire, c’est de dire oui, oui c’est possible, oui je le peux, oui je le veux, et ça prendra de plus en plus de place, et ça grandira, et ça te propulseras, et ça te transporteras, et ça te transformeras,  et tu seras de plus en plus occupé, tu seras comme une ville occupée, un pays occupé, et le monde s’ouvrira. Commence, c’est tout, commence je te dis, c’est un ordre, ça vient d’en haut, ton propre génie, mais qu’est ce que tu attends? Ce que je veux, c’est que tu sentes bien ce que c’est que l’excitation des commencements, les grands départs, la chaleur, l’énergie, le rythme, les pulsations qui augmentent, le courant. Entre dans la danse tout de suite, n’attend pas la fin de la toune, où que tu sois, où que tu te trouves, facebook peut attendre, la télé peut attendre, c’est maintenant que ça se passe.

Le monde est contre toi? qu’à cela ne tienne, entraîne toi, sois plus futé que le monde même, sois plus rusé, plus fort, plus vif, plus alerte, tu sais ce que tu as à faire.

Armé d’un infatiguable désir de réussir, tu résisteras à la résistance même, jusqu’à la fin du projet, et après? Eh ben! on recommence au plus vite, et ainsi de suite, jusqu’à la fin des temps.

L’immobilité, c’est la mort, il faut y aller, sans même savoir si on va atteindre la mecque, le Klondike, la lune, mars. Il faut y aller, parce que c’est pour ça que nous sommes conçu, la mouvance.

Tu es la force. Tu es l’intelligence. Tu es l’infatigable mouvance. Tu es le courage ambulant.

Alors, tu te lève et tu marches malgré l’univers hostile, malgré les gens mauvais qui t’entoure, malgré la froideur du monde et tu te frayes un chemin à travers tout ça, et te voilà de plus en plus fort, de plus en plus endurant, de plus en plus malin, rusé, tu es ton meilleur allié, tu es le commandant en chef, tu es le guerrier, tu es tout ça à la fois.

Te voilà maintenant en état d’apesanteur, tout coule, tout baigne, tu es dans le courant, dans l’air, le temps, l’espace, tu es dans ton élément, respire à fond, tient toi bien après les oreilles à papa, accroche bien ta tuque.

Alors qu’est-ce que tu attends?

Maintenant que tu as commencé, trois règles à suivre: 1-continuer. 2- continuer. 3- continuer, ici et maintenant, sans relâche, tu es à la limite de la vitesse permise, il n’y a plus de limite, tu ressens très fort les possibilités infinies, et tu te demande: mais pourquoi ai-je attendu si longtemps?

Et tu te demande: comment, ai-je osé?

c’était un petit bonheur, que j’avais ramassé…

Carpe Diem

Patrice

C’est quoi le succès papa?

Le succès ne se mesure pas à des statistiques personnelles, non plus à des possessions matérielles, ou à une position de prestige. Le succès devrait se mesurer sur: jusqu’où tu es parvenu à atteindre ton propre niveau de compétence.

Même si on ne peut vraiment l’atteindre, la perfection devrait être un de nos objectifs. Donner moins que tes meilleurs efforts pour atteindre la perfection, n’est pas le succès.

Il y a seulement toi qui sait si tu as fait l’effort pour devenir le meilleur dont tu es capable de devenir.

Tu peux tricher avec les autres, mais tu ne peux pas tricher avec toi même.

Ne soit pas trop concerné avec les choses que tu ne peux pas contrôler, mais tu dois faire tous les efforts pour utiliser le meilleur de tes habiletés sur ce que tu peux contrôler.

Place au dessus de tout, ton dévouement au développement de ton propre potentiel, à la vaillance, à ta condition physique (et mental), à ton intégrité.

N’essaie pas d’être meilleurs que quelqu’un d’autre, mais encore une fois, ne ménage pas les efforts dans le but d’atteindre ton potentiel, de devenir le meilleur de ce que tu peux être, à tous les niveaux.

Aujourd’hui si ça te semble facile d’être simplement une coche au dessus de la moyenne, ça ne sera pas toujours comme ça, à un moment donné, va falloir que tu ouvres la machine, que tu ouvres les valves, que tu n’es pas peur de te salir les mains, si tu veux que les opportunités s’offrent à toi, eh oui, il n’y a pas de mystère là-dedans,  ça s’appelle le travail, le travail acharné, dans la persistance, dans la persévérance, plus tôt tu t’entraînes à ça, plus tu auras de l’endurance, ça deviendra comme une seconde nature, parce que si tu commences plus tard, tu verras que la paresse, la procrastination, sont des crasses difficiles à combattre, je sais de quoi je parle.

Le succès instantané n’existe pas, c’est le résultat de longues années d’efforts, le changement, le progrès vient lentement, il faut s’armer de patience.

Existe-t-il de meilleures munitions?

Ah oui, l’amour peut-être?

À suivre….

Bonne semaine!

Bon vent!

Carpe Diem!

Patrice

Lagom ou ni trop ni trop peu

Simplify. Simplify. Simplify

H.D Thoreau

One «simplify» would have been enough.

R.W. Emerson.

En Suède, il y un un mot-concept qu’ils utilisent à toute les sauces, lagom. Il n’y aurait pas d’équivalent en français, équilibre, juste mesure, modéré, pas plus pas moins, abstinence? non,? austérité? non ce n’est pas ça, ce n’est pas une diete non plus bien qu’on pourrait manger lagom. Ça serait comme une mesure parfaite, ce qui est approprié, dans le sens de pourquoi deux si j’en ai besoin qu’une, la quantité parfaite de nourriture, d’espace, de rire, de pleur et ainsi de suite.

Ça me rappel quand je suis rentré à l’école de théâtre jadis, naguère, il y a belle lurette, y’a un truc qui me tombait sur le ponpon, et m’irritait le colon, c’était la super-expressivité de certaines personnes, ça criait, ça parlait fort, ça allait SUPER BIEN! Ça allait TERRIBLEMENT mal, tassé vous de d’là, je suis INTENSE!!! je me demandait, maman, est-ce que je suis normal? Il n’y avait rien de TERRIBLE!, GÉNIAL! SUPER-EXTRA-ORDINAIRE qui m’arrivait. Peut-être que je suis un EXTRA-TERRESTRE? Ô misère ô malheur! Où suis-je où vais-je? Dans quel état j’erre? Au moins j’étais extra-quelque chose! Mince consolation, ça se dit mal dans des entrevue: Patrice Savard, parlez-nous de vous…Je suis une EXTRA-terrestre, fonctionnel….tridimensionnel…

Give me more, give me more!, more is better.

Less is more, curieux concept mais tout aussi intéressant, allez dire ça à votre chef d’entreprise qui s’arrache ce qui lui reste de cheveux sur la tête pour trouver une façon de faire des profits: hey body! relaxe, less is more! Be zen man! pas très macho comme concept.

Mais nous en voulons plus, moi le premier, c’est comme ça, nos possessions deviennent un signe de succès, un statut social, une certaine sécurité, une assurance, la grosse maison, la grosse auto, le gros vélo, avec le gros kit qui vient avec, les gros running pour courir plus vite et ainsi vont vont vont…

Intéressant comme concept, non?.
Et moi, et moi et moi, suis-je lagom?
Et cet article, est ce qu’il est lagom?
Et la terre? elle est bien ronde,  pourquoi ne tournerait-t-elle pas lagom?

Bon vent!

Patrice

L’Homme cultivé

Après «l’Homme autotélique», voici «l’Homme cultivé».

Qu’est-ce qu’une personne cultivée? Quelqu’un d’intelligent? D’honnête? De curieux? Quelqu’un qui a des opinions sur tout, qui sait tout?

Je me suis inspiré ici d’un extrait d’une lettre qu’Anton Tchekhov (un de mes auteurs préférés) a écrit à son frère Nicolaï, artiste peintre alors qu’il se plaignait de ne pas être comprit, de ne pas être reconnu, d’être considéré comme un artiste de second ordre. Voici quelques traits d’une personne cultivée qui m’interpelle particulièrement.

L’Homme cultivé respecte l’humain, il est donc gentil, poli, prêt à donner aux autres. La gentillesse est une qualité sous-estimée de nos jours, quand on dit qu’une personne est gentille, ça sous-entend la plupart du temps, qu’elle n’est pas très futée, je ne suis pas d’accord avec ça, ça représente pour moi, de toute évidence, un signe d’intelligence et de culture.

Il ne fait pas d’histoire avec ses propres affaires, il ne va pas étaler à qui veut l’entendre ses déboires personnels.

Il a de la sympathie, de la compassion,  pas seulement pour les quêteux, mais il est aussi touché par ce que l’oeil ne voit pas.

Il respecte la propriété d’autrui.

Il est sincère et exècre le mensonge. Il ne ment pas, même dans les petites choses. Un mensonge est une insulte à celui qui écoute et le met dans une position inférieur. Il n’est pas poseur il agit en société comme à la maison. Il ne se vante pas devant les plus humbles. Il ne va pas forcer les gens aux confidences sur les autres, à potiner. Par respect pour les oreilles d’autrui, il sera plutôt silencieux.
Il ne va pas se dénigrer afin d’attirer la compassion. Il ne va pas jouer sur la corde sensible des gens en disant «je ne suis pas compris» «je suis un second violon» tout ça, équivaut à rechercher des effets minables, vulgaire.

Il n’a pas la tête enflé. Il se fout (royalement) de savoir si un tel connaît tel autre, d’être reconnu en entrant quelque part, d’avoir des accès privilégiés. Les vrais talents resteront toujours dans l’obscurité parmi la foule.

S’il a du talent, il le respecte, il va sacrifier les plaisirs faciles pour le développé. Il est méticuleux.
Il prend soin de lui-même, sans coquetterie, s’il est artiste, il recherche la fraîcheur, l’élégance, l’humanité.

Mens sana in corpore sano.

Être cultivé est un travail constant, de lecture, d’étude, de détermination.

des idées de lecture?: Lettres de Tchekhov à sa famille et amis

L’art est long et le temps est court, le temps est précieux.

À bon entendeur, salut!

Bon vent! et bonne semaine!

Patrice