La discipline

Tout le monde rêve de faire de grandes choses, faire le tour du monde, réaliser des projets qui nous passionne, avoir une maison sur le bord de la mer pour pouvoir écrire tranquillement, mais pour la plupart d’entre nous, les aléas de la vie nous rentre dedans. Alors on trouve toutes sortes d’excuses, la job, la famille, les responsabilités, tout ça nous empêche de prendre des risques et d’accomplir nos rêves. On planifie pour demain au lieu d’agir aujourd’hui. C’est ce qui nous rends stagnant, c’est ce qui fait qu’on en veut toujours plus, qu’on sent qu’il nous manque quelque chose, un manque que l’on tente de divertir, de camoufler tant bien que mal.

Entre en scène, la discipline.

La discipline c’est l’attitude qui nous aide à discerner le vrai du faux, c’est ce qui nous rend responsable envers soi-même, envers la société dans laquelle nous vivons, disait Massimo Vignelli.

Oui bien sûre, on doit se lever (de bonne heure!), livrer le morceau, mais j’ai besoin d’un engagement sans relâche envers moi-même, envers mon propre sens du mérite, mes propres idéaux, mon intégrité.

C’est pas facile quand nous avons besoin de la validation extérieur pour gagner sa vie, une validation subjective il va sans dire.

La discipline, et mentale et physique, est cruciale. Celui qui va travailler le plus fort, travailler avec le plus d’honnêteté d’intention, sera le meilleur dans son champ d’expertise, et pour savoir si ce que tu fais est bon, ça prend de la discipline, de la clarté et de l’objectivité. Je ne me rapporte à aucune institution. Je ne suis pas dans un concours de popularité, je suis dans la pratique, mon désir de dépassement personnel doit être plus fort que ces chaotiques et injustes relations avec la popularité. Je dois créer mon propre standard de discipline. Je me forme par ce que je fais, par ce que je mange, je bois, je me forme par mes actions.

Le jeu, c’est d’aller le plus loin possible sans y laisser sa peau, et ramener la monture à la maison.

La stratégie est simple, toujours améliorer ce que tu as de meilleur, et recommencer le lendemain. Rien à voir avec Sisyphe. Je parle de monter d’une coche ton niveau de jeu.

Plus tu avances (en âge), plus tu réalises que tu n’as pas tout ton temps pour faire ce que tu as à faire. Pas le temps pour les dilemmes Hamlétien, puis-je ou ne puis-je pas faire la chose? Devrais-je faire la chose? Et pourquoi faire la chose?

Sois plus que prêt. Sois présent dans ta discipline. Souviens-toi de ce que tu as reçu. Sois reconnaissant de ce que tu as reçu, de ce que tu as. Prends-en soins. Ce que tu es, se révélera ultimement. Commence maintenant, à chaque jour, deviens dans tes actions, ce que tu voudrais devenir dans un plus grand schéma. Imagine l’immensité et ne te limite pas à ce que tu penses que tu peux faire. C’est au delà de ce que tu peux imaginer. Ne fais pas de compromis. Commence maintenant.

Quelque chose de plus large que toi t’attend au tournant.

Nous sommes ce que nous répétons…..

Ça sera ça pour aujourd’hui.

À bientôt!

Patrice

Ça prend combien de temps papa pour former une nouvelle habitude?

Aristote: Nous sommes ce que nous faisons à répétitions. Le petit Larousse: habitude; disposition, acquise par la répétition, à être, à agir fréquemment de la même façon. Le petit Robert est beaucoup plus généreux, presqu’une demi-page: Manière de se comporter, d’agir, individuelle, fréquemment répété. Pratique, expérience… Le contraire? Accident, exception, nouveauté, inexpérience. Quelqu’un quelque part a étudier ça, c’est sûr. ‘Y a des études pour tout, pour les fins pour les fous. À chaque bobo et travers suffit son étude. Moi ce qui m’intéresse ça serait plutôt comment on s’en défait des habitudes, je parle des mauvaises. Bien sûre, je tombe sur un explorateur, un explorateur de la science des habitudes. C’est du sérieux, c’est sûre. On dirait même que c’est arrangé avec le gars des vues. Je vous jure que non, pure sérendipité. Quand on cherche on trouve, c’est pas plutôt le contraire? Mais oui, Picasso, c’est quand j’ai trouvé que je commence à chercher. C’est bon, on ne ca pas s’étendre là-dessus. Enfin, lui, un gars de l’University College London, a re-chercher des réponses concrète à cette question (la question du titre) à partir d’une étude qu’il a mené sur une centaine de participants. Jeremy Dean qu’il s’appel, et il a même écrit un livre sur le sujet, tant qu’à faire. Le titre? Making Habits, Breaking Habits: Why We Do Things, Why We Don’t, and How to Make Any Change Stick. M.Dean, a donc demandé à ces participants de choisir quelque chose qu’ils voulaient changer, transformer en habitude. Des choses comme manger un fruit après le dîner, pratiquer un exercice comme courir (tiens-tiens) par exemples, pour ne nommer que ceux là. Pendant les 84 jours qu’a duré l’étude, les cobayes devait noter sur un site web, s’ils avaient fait ou non la dite action et ce qu’ils ressentaient par rapport à la chose.

Une habitude, serait quelque chose que l’on fait sans pensée, en science, ils appellent ça « automaticité ». L’automaticité, serait le moteur central des habitudes. ça fait du sens. Alors, ça prend combien de temps? Eh bien, la réponse tout crue, à partir des donnés recueillis des participants qui ont fournit suffisamment d’information pour en tirer quelque chose, ça prend, en moyenne 66 jours à une habitude pour ce former. Bien sûr, il y a des variations, ça va de soi, ça dépend de kessé que tu veux acquérir comme habitude. Mettons que boire un verre d’eau en se réveillant, ça demande pas le même effort que de faire 50 redressements. En fait ce que l’étude suggère, et nous n’avons pas besoin d’étude pour comprendre ça, c’est qu’il n’y a pas de nombre absolu en ce qui concerne le temps que ça prend, que ça dépend du coefficient de difficulté de la chose à changer. Les habitudes sont tous simplement une question de pratique délibéré, délibéré?: quelque chose que l’on fait avec toute sa conscience, avec tous son être. Si tu aimes faire quelque chose, (je ne parle pas d »écouter la télévision), ou si tu aimerais faire quelque chose, et bien, au risque de me répéter, tous ce que tu as à faire c’est de pratiquer à tous les jours jusqu’à ce que ça fasse partie intégrante de ta vie, point. Tu fais la même chose avec les mauvaises habitudes, c’est à dire que tu ne les fais pas à tous les jours, c’est plus facile à dire, mais c’est pas une raison. Acquérir une nouvelle habitude, surtout si c’est une bonne habitude, c’est un peu comme essayer de monter une montagne, au début, les progrès sont remarquable, mais plus tu t’approche du sommet, plus les avancés sont minimes.

Comment on fait papa?

1- Lance-toi avec autant de force et de résolution que possible pour accumuler toutes les circonstances qui doivent renforcer une habitude juste.

2- Se mettre de façon assidue dans les conditions qui encourage la nouvelle habitude.

3- Ne laisse aucune exception intervenir dans ce processus jusqu’à ce que cette nouvelle habitude soit enraciné solidement dans ta vie. L’entraînement continu est un excellent moyen pour faire en sorte que ton système nerveux agi infailliblement de manière juste.

4- Saisi toutes les opportunités possible d’agir sur chaque résolution que tu as fais, sur chaque émotion stimulante que tu expérimente sur le chemin de tes nouvelles aspirations.

5- Peu importe le réservoir de bonnes maximes que tu possèdes, peu importe les bons sentiments, si tu ne prends pas avantage de chaque opportunités concrète pour agir, ton caractère va rester ce qu’il est.

6- Tu ne dois pas plier devant l’effort à accomplir, parce que si tu cède, avant même que tu ne t’en rende compte, la capacité de faire l’effort ce sera évaporé. Pouf! J’ai pu envie papa!

7- Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour garder la faculté de faire l’effort vivante.

Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

J’ai compris (un peu tard), que j’étais responsable de mon destin, bon ou mauvais, et que chaque geste si petit soit-il, laisse des marques, des traces dans le temps. Je l’ai toujours dit, plus tôt tu forme des bonnes habitudes plus c’est facile pour la suite des choses. Les mauvaises habitudes avec le temps, ce sont incrustées comme du lichen sur une épave. ‘Y en a des coriaces!

Allez! va faire tes devoirs maintenant!

 

 

7 trucs pour commencer un programme d’entraînement physique

Ça va faire quatre ans que j’ai commencé à m’entraîner de façon régulière. Après deux marathons, un demi-marathon, trois triathlons et un demi-ironman dans l’corps, j’ai beaucoup appris en cours de route, j’ai appris en faisant, j’ai appris des autres, des livres que j’ai lus, de sites web etc…Je suis constamment à la recherche d’informations qui vont me permettre de m’améliorer. Aujourd’hui, j’aimerais partager  quelques trucs que j’ai piqué sur le chemin pour ceux qui veulent commencer et maintenir un programme d’entraînement dans le but d’être ou de se maintenir tout simplement en bonne santé.

1-Commence aujourd’hui

N’importe quoi qui va te faire bouger! Ça n’a pas d’importance quelle sorte d’exercice tu choisis. Marché ou courir est une excellente façon de commencer, parce que tu n’as pas besoin d’équipement sophistiqué pour te lancer, tout ce que tu as besoin, c’est d’une paire de chaussure. J’ai commencé avec une vieille paire de godasse. Pas besoin non plus du dernier gadget à la mode pour mettre un pied devant l’autre, c’est quelque chose que tout l’monde sait faire. En plus c’est le printemps, quelle merveilleuse saison (au Québec) pour commencé à courir, faire du vélo etc…

2-Commence maintenant

Enfile tes running shoes et sors ta carcasse au soleil, sous la pluie, dans le vent peu importe. Ça va te revigorer et tu pourrais avoir du fun par-dessus le marché. Ne prends pas trop la chose au sérieux quand même, comme certains coureurs que tu vas rencontrer sur la route, perdu dans leurs gadgets.

3-Commence petit et lentement

Il faut retenir la bête. Le corps a besoin de s'(ré)-adapter. Plus tu commence lentement plus tu augmentes tes chances de succès. Si tu en fais trop au début, si tu veux aller trop vite, tu risques de te brûler, de te blesser. Un bon programme de course pour les débutants par exemple, serait de commencer à marcher et d’inclure petit à petit la course. (25 minutes de marche, 5 minutes de course, en augmentent graduellement le temps de course.) Un des bénéfices à retenir la bête, c’est que tu vas avoir hâte à la prochaine sortie, hâte de pouvoir dépasser ton temps de course par exemple.

4-Fais-le savoir

Parle de tes objectifs à ton entourage, « je vais courir mon premier 5k à la fin de l’été etc… » Affiche tes objectifs sur ta page facebook, ton compte twitter ou tout autre plate-forme. Une pression public positive est une excellente source de motivation. Inscris-toi à un événement, de voir son nom sur la liste des participants est aussi une bonne source de motivation, après tout, il faut bien livrer la marchandise, il faut bien que les bottines suivent les babines!

5-Repose-toi

Tes muscles ont besoin de se « refaire une santé » aussi. Je suis un adepte du « cross training » triathlon oblige, je m’entraîne à chaque jour, mais ce sont des parties du corps différentes qui sont engagées. Je garde une journée par semaine de « congé » ou d’exercices plus « soft » comme le yoga par exemple.

6-Sois positif (yes you can!)

« la douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle ». Faut pas se conter de menteries, ‘y aura des jours, où ça va être plus difficile que d’autres. La petite voix qui dit: Ça m’tente pas, j’peux pas courir aujourd’hui, j’serai jamais capable de courir 5-10-15 ou peu importe le nombre de kilomètres. Notre cerveau, c’est connu, est configuré pour l’économie, survit oblige, ça se traduit en paresse entre autre, on est toujours un peu fatigué etc…80% du succès c’est de se présenter, c’est tout ce que ça demande. Les pensées négatives, il faut les enlever du chemin, elles sont en général assez superficielle, ensuite, tu pars la machine, un coup parti, on est de l’autre côté, sur la bonne track. Des pensées positives ça veut dire: je peux faire ça, je suis de plus en plus endurant, de plus en plus fort, je suis persévérant et ainsi de suite. S’ensuit une chaîne de petite victoire sur soi-même, qui vont devenir des petits succès, qui vont devenir de grandes réalisations.

Ce qui est intéressant avec l’entraînement physique, ce sont les effets secondaires que ça procure. Oui tu vas te sentir de mieux en mieux. Oui tu vas sentir un regain d’énergie. Oui tu vas avoir plus de fun. Oui tu vas te sentir plus beau, plus fort, plus en confiance, ah oui, tu vas perdre du poids aussi. Mais tout ça, c’est pas une fin en soi. Tout se que tu as à faire, c’est d’être constant dans ton entraînement, les résultats viendront d’eux-mêmes.

7-Sois patient

‘Y a pas de raccourcis dans l’entraînement, oui ça prend du temps. Mais ça vaut la peine. C’est le meilleur investissement que tu peux faire sur toi-même. Investir dans ton capital santé.

La route est longue, ‘y aura des moments difficiles, des moments de découragement, tu peux tomber du cheval des fois. Faut pas trop s’en vouloir si on saute un entraînement. L’important, c’est de remonter en selle, et de ne rien laisser sur ton chemin pour arrêter ton voyage.

Dans l’fond, s’entraîner, c’est comme aller au terrain de jeu quand on était ti-cul. On s’amusait, on courrait d’un bord pis d’l’autre, on sautait, on criait, on tenait pas en place. S’entraîner peut et doit être plaisant.

Sors, respire à fond l’air frais du matin du soir, regarde le soleil se lever se coucher, regarde le ciel, les arbres, la terre, saute dans les flaques d’eau, dans la boue.

Vas-y! C’est la meilleure chose que tu peux faire, maintenant!

Autres bénéfices notables de l’exercice physique

Pratiquer de façon régulière l’exercice peu diminuer la pression sanguine, diminuer le niveau de cholestérol, réduire les risques d’accidents cardio-vasculaire, aider à la prévention du diabète, renforcer le système immunitaire, améliorer la qualité du sommeil et peut même réduire les risques de certains cancers, sans parler du maintien de la masse musculaire, de la santé des os, des articulations. C’est aussi important pour le cerveau que pour le reste du corps: meilleure humeur, réduction du stress, de l’anxiété, de la dépression.

Les gens qui s’entraînent régulièrement ont plus de chance de développer d’autres bonnes habitudes comme une meilleure alimentation ou arrêter de fumer par exemple.

Commencer à s’entraîner c’est comme tourner une nouvelle page psychologiquement, un désir de prendre mieux soin de soi-même.

Pas besoin de s’entraîner pour un marathon ou un ironman pour ressentir ces bénéfices. Une bonne marche dynamique d’une trentaine de minutes à tous les jours pour commencer va faire la job.

PS: vous n’êtes pas obligé de me croire, tout ce que je vous demande c’est d’essayer et vous verrez par vous-même.

Santé!

Patrice

 

 

 

 

 

 

N’arrête jamais d’explorer

Nous sommes ce que nous répétons sans cesse. L’excellence n’est donc pas un acte mais une habitude. Aristote

‘Y en aura pas d’facile! qu’y disait. La vérité c’est que j’la voulais facile. La paresse avait souvent le dessus sur moi, ensuite la fainéantise, deux ingrédients de base pour un parfait procrastinateur!

Mon père me disait toujours: « dans vie, on fait pas toujours c’qu’on veut ». J’aimais pas trop ça quand ‘y disait ça, moi, je voulais juste faire ce que je voulais, j’voulais juste faire c’qui était plaisant, j’voulais manger l’dessert sans manger mes légumes, un enfant de nanane. Ça pas été facile plus tard quand y fallait faire face à des obligations, des trucs qu’il faut faire mais qui nous tente pas. Jusqu’à ce que ça casse (ou presque). J’aurais eu besoin de plus de discipline, peut-être. Surement. Mais mes pauvres parents, ‘y en avaient arrachés, j’pense qu’y voulaient pas qu’on vive la même chose qu’eux autres. C’était l’époque (les années 70….) où la classe moyenne existait, on était pas riche, mais jamais de ma vie je me suis sentis « pauvres ». On a jamais manqué de rien.

Dans mon adolescence, j’ai un peu mal viré, des mauvaises fréquentations, j’voulais faire partie d’la gang. Comme j’avais un tempéremment de dépendant, je me suis accroché à des substances illicites. On peut dire que ça a été une progression fulgurante de ce côté là. J’vais pas rentré dans les détails ici, mais ce que j’veux dire, c’est que ça, c’était la direction « facile » « plaisante », et que je n’avais pas la discipline pour pousser plus loin quelque chose qui demandait des efforts, des sacrifices, une dédication plus exigeante. Ce qui fait que j’étais « juste » bon, pas plus. Dans le sport par exemple, j’étais toujours parmi les tops, il faut dire que je venais d’une petite ville, et qu’il n’y avait pas beaucoup de compétition. Plus tard, quand je suis allé au collège, dans la grande ville, le niveau était plus élevé, j’ai rapidement abandonné, fierté mal placée, j’voulais pas me retrouver parmis les plus poches. C’était plus facile avec les filles, la drogue, et un peu de rock & roll. Adieu le sport, les études, et bienvenue dans le merveilleux monde de l’illusion, du trompe l’oeil, du faire semblant et de la facilité. Mes pauvres parents se sont rongés les freins pour moi. J’avais trop la tête engourdis pour être affecté par ça.

Un peu plus tard j’ai découvert le théâtre, ça été comme un coup de foudre, là une fois que j’avais décidé que c’est ça que j’voulais faire, j’comptais plus les heures que j’passais à la bibliothèque à étudier tout c’qui était dans la section théâtre. Le théâtre aura été mon école de vie au commencement de ma vie d’adulte. Apprendre, pratiquer, était l’fun, je ne sentais jamais l’effort. Wow, est-ce qu’on peut faire ça comme métier? Une job, c’est pas supposé être plaisant. J’voyais qu’y avait du monde qui faisait ça, je me suis dit pourquoi pas moi? Ça fait que je me suis lancé là-dedans à fond la caisse. C’était les plus belle années de ma vie. Mais au Québec, c’est pas facile de vivre de ça, quand t’es jeune, c’est plus acceptable de vivre (relativement) dans la misère. Mais plus tard, si tu veux fonder une famille (ce qui était mon cas), c’était pas un métier pour ça.

Des choix déchirants s’imposaient. Comme je n’étais pas un acteur « commercial » et que je faisais que du théâtre, j’avais accumulé au cours des années ce qu’on peut appelé pas mal de stress financier, c’est à dire des dettes, des négociations à chaque mois avec mes propriétaires pour le paiement de mon loyer etc…c’qui fait qu’à un moment donné ‘y a fallu que j’me trouve une « vraie » job, ‘y a fallu abandonner « ma passion ». Ça sonne dramatique comme ça, mais c’est ça qui est ça. Ça fait une dizaine d’années de ça, après j’ai toujours traîné ça comme un constat d’échec, ‘y avait toujours un fond d’insatisfaction en moi, de me retrouver avec du monde qui « se sentait comme des lundis » et qui ne rêvait qu’à leur vacance, ça me déprimait un peu, j’avais jamais connu ça, comprenez que je ne porte pas de jugement sur ces gens là, mais j’me disait que c’était pas une vie, les week-ends, les vacances, la retraite, merci bonsoir! Me semble qu’y a autre chose, non?

Ma vie manquait « d’intensité », il va s’en dire, mais je payais mes dettes, j’allais devenir « esclave du chèque de paye ». Un moment donné, un gars s’pose des questions.

Un jour, je me suis mis à courir.

Ça fait qu’un jour, comme ça, je me suis mis à courir. J’avais que’qu’ chose comme 50 livres de trop, je fumais un paquet de cigarette par jours, on pouvait passer à travers une bouteille de vin par jours. Ça ne regardais pas bien. Qu’est-ce que je pouvais faire à ce moment là, qu’est-ce qui était en mon pouvoir pour arrêter la grosse patate de divan que j’étais en train de devenir? Le plus simple, c’était d’enfiler mes running, et d’aller courir. J’ai mis la trame sonore de Rocky (le premier) et je suis sortie au petit matin. C’était pas plaisant, c’est le moins que je puisse dire, mais au fond de moi-même, je sentais que c’était une plaque tournante dans ma vie. D’abord le fait d’accepter ma « déchéance », c’est à dire, d’arrêter de blâmer le monde entier comme étant la cause de mon échec, et je savais que faire des efforts pour retrouver ma santé était la bonne direction à prendre, en fait, j’avais l’choix entre la salle d’urgence ou la liberté. J’avais pas les moyens d’être malade. D’abord s’occuper du corps, et le reste, on verra.

J'ai mis la trame sonore de Rocky et je suis sortie au petit matin.

J’ai mis la trame sonore de Rocky et je suis sortie au petit matin.

On ne peut pas contrôler le résultat, mais on peut contrôler nos actions. Si je veux faire un marathon, je dois commencer par un kilomètre, puis un deuxième et ainsi de suite. Une merveilleuse leçon d’humilité et de patience.

La naissance d’une nouvelle passion.

Voilà que ça me mène dans une nouvelle direction, dans le sens contraire de la déchéance, je veux vieillir en découvrant des nouvelles possibilités, réapprendre à jongler avec le vertige.

Je vois chaque jour, comme une nouvelle opportunité d’être vivant. Je décides que je veux faire quelque chose de bien. C’est tout à fait quelque chose que je peux contrôler. J’aime poussé mes limites, me retrouver dans un territoire où je suis jamais allé, la sensation d’être dans un nouveau pays, poussé mon corps, mon esprit là où je croyais que c’était impossible avant. J’en ressens une réelle gratification. C’est la moindre des choses de faire tout ce qui est en mon pouvoir d’essayer d’extirper le meilleur de moi-même, c’est la moindre des choses de faire ça pour ceux-là qui ce sont donnés de la peine pour moi (Ma petite maman qui est encore là), pour mes enfants, ma Marina. Chaque journée, apporte son lot de lutte. Comment je peux aller chercher le plus de gratification possible en une journée. Le matin, je me donne des directives, plus ou moins exigeantes, je suis content quand en fin de journée, j’ai accomplis ma ou mes missions. On ne m’applaudit pas pour ça, on en parle pas dans les journaux, mais ça me fait mieux dormir. Ça marche pas tout l’temps, mais ça donne du piquant, une certaine direction à mes journées.

Garder allumé mon détecteur de bullshit

Je prends des risques. Je suis en progrès, je suis en train de devenir la personne que je veux être, une vision de moi sans bullshit. Des fois mon détecteur s’affaiblit. Je le recharge en enfilant des kilomètres, ça revient. C’est jamais parfait, mais mon attitude pourrait l’être. Je suis en re-formation, on dirait que je suis en train de détruire un vieux moi, pour en reconstruire un plus solide, plus vigoureux, plus sain, la personne que j’aurais du être, la personne que je dois être. Je ratisse mon jardin comme un moine zen. Je recherche la forme parfaite. C’est mon nouveau métier. Au fond, je sais que ce qu’il faut, c’est du temps et de la patience. Pour construire une base d’endurance il faut plusieurs kilomètres. Dans la recherche de la forme parfaite, il faut se donner des tâches quotidienne « gérables ». C’est thérapeutique. c’est rassurant si je compare à toutes les choses que je ne peux pas contrôler autour de moi.

Aujourd’hui je suis devenu un accro de l’endorphine, de la dopamine. C’est pas tout à fait gratuit, ça coûte de l’effort, mais c’est accessible en quantité illimité, et c’est légale. Il suffit de se lever de son divan, d’enfiler ses running, de suer quelques gouttes et le tour est joué. Ce qui est intéressant, c’est de voir que l’effort « rockieste » que ça me prenait au commencement, se transforme en réel plaisir.

Vous voulez commencer à bouger un peu mais vous ne savez pas trop par où commencer? je peux vous donner quelques trucs si vous voulez.

Sentez-vous bien à l’aise.

Santé!

Patrice

Je bouge donc je suis.

Fais ce que tu aimes et n’arrêtes pas jusqu’à ce que tu obtiennes ce que tu aimes.

Fais tes propres expériences, ne te fie pas, surtout pas, à la majorité bien pensante, les gérants d’estrades, les dieux de la télé, ces mauvais imitateurs, ces nouveaux curés.

Notre systême de croyance nourrit notre comportement, prédit notre succès.

Tu deviens ce que tu crois.

Je m’amuse à explorer la puissance de mes croyances, conscientes, inconscientes, voir comment un simple petit changement peut avoir un impact sur presque tous les aspects de ma vie.

Rien n’est joué d’avance.

Il y a ceux qui croient qu’une mentalité est arrêté, fixe, c’est comme ça, je suis comme ça, et ça ne sera pas autrement, on ne peut rien changer, ça a toujours été comme ça, c’est coulé dans le béton, les assis, les sédentaires, c’est la vie !  Qu’est-ce tu veux faire, on a pas l’choix, et il y a ceux qui croient que c’est en mouvement, que ça bouge, que ça prospère, ça se développe dans les challenges, ça voit l’échec non pas comme un manque d’intelligence mais comme un tremplin qui les fait sauter dans l’amélioration, qui augmente les habiletés existentes, qui les rends meilleurs, les nomades qui carburent à la nouveauté, la découverte, l’innatendu de l’inconcevable, les possibilités infinies de l’inconnu.

Je bouge donc je suis en évolution, je me développe, je suis ce que je pense, mes pensées sont actions, se transforment en actions, mes croyances supportent mes pensées, et vice versa, influencent mon comportement, influencent ma relation avec le succès et l’échec, que ce soit au niveau professionnel ou personnel et pourquoi pas, ultimement mon accès, ma capacité à saisir le bonheur, mais ça c’est une autre histoire, un paradoxe ambulant, ce n’est pas une fin en soi, pour moi en tout cas, je ne suis pas une victime de ce tyran.

Une mentalité en évolution, en croissance, est dirigée par un désir d’apprendre,  d’embrasser les défis, de persister devant les obstacles, voit les efforts comme le chemin qui mène à la maîtrise, apprend des critiques, trouve des leçons et s’inspire du succès des autres, résutat: un plus haut niveau d’accomplissement et un plus grand sens d’autonomie, comment tu te perçois, détermine si tu vas devenir la personne que tu veux devenir, comment tu accomplis les choses, les actions que tu valorises. Une simple croyance peut déterminer le sens de ta vie!

Je ne suis pas coulé dans le béton, je n’ai pas à prouver constamment que je suis intelligent, je  travaille pour atteindre ce que je veux devenir, c’est tout.

Un monde de dualité:

Succès vs échec, intelligent vs stupide, gagnant vs perdant, la liste est longue.

Il y a ceux-là qui sont toujours en train de te convaincre et de convaincre les autres qu’ils ont une flush royale alors que dans le fond d’eux-mêmes, il chie dans leurs culottes parce qu’il n’ont qu’une paire de dix, les vantards notoires, on les reconnait à leurs tendances à blâmer les autres pour se valoriser. Cette personne est stupide, donc je suis intelligent !

Ce que j’ai dans la main n’est que le point de départ pour un développement, l’accès à un territoire inexploré, mes qualités de bases sont cultivables avec de l’effort, bien que tout le monde soit différents dans leurs sphéres respective, dans leurs talents, leurs aptitudes, intérêts, tempéremments, tout le monde peut changer en s’appliquant et avec de l’expérience.

Le vrai potentiel est inconnu et ne peut jamais vraiment se révéler, il est impossible de prévoir ce qui peut être accomplit avec des années de passions, de travail et d’entraînement.

Au coeur de cette mentalité, il y a la passion d’apprendre plutôt qu’un désir d’approbation, la conviction que les qualités humaines comme l’intelligence, la curiosité, les relations, sont cultivable avec de l’effort et une pratique délibérée.

Pourquoi perdre son temps à essayer de prouver encore et toujours comment tu es bon, quand tu peux simplement être meilleur? Pourquoi cacher tes faiblesses au lieu de les surmonter? Pourquoi t’entourer de collègues ou d’amis qui vont toujours tenter de te descendre et diminuer ton estime au lieu de t’entourer de ceux qui vont te donner des défis pour que tu sois meilleur? Pourquoi rechercher ce qui est vrai au lieu de rechercher des expériences qui vont te faire grandir?

La passion de l’envergure, de l’évolution et de s’y coller même quand ça va pas bien, surtout quand ça va pas bien!, c’est la marque d’un mental configuré pour grandir, c’est la configuration qui permet d’avancer, de prospérer dans les situations particulièrement exigentes.

Focaliser sur le développement, s’ensuivra les défis et l’effort nécessaire pour les relever.

L’idée préconçu que les qualités sont inchangeables, fixes, ou qu’elle sont cultivables, te dirige dans des chemins différents.

Dans le coin gauche, le monde arrêter, où le succès réside à prouver comment tu es intelligent et talentueux, dans le coin droit, l’évolution, l’apprentissage de quelque chose de nouveau, le développement. Pour l’un, l’échec signifie un contretemps, voire un recul, essuyer un revers, perdre une compétition, être congédié, être rejeté, équivaut à être supide, sans talent, « looser ». Pour l’autre, l’échec veut dire, apprendre, grandir, ne pas atteindre les choses que tu valorises, ne pas réaliser son potentiel. Pour l’un l’effort est une mauvaise chose, comme l’échec, ça veut dire que tu n’es pas intelligent ou que ta n’as pas de talent, si tu l’étais, tu n’aurais pas besoin d’effort, pour l’autre, l’effort est ce qui te rend (plus) intelligent ou talentueux. Ou ça s’améliore, ou ça se détériore, ça dépend de quel côté on se trouve, de comment on regarde les choses, c’est une question (toujours) de perception. Le succès personnel serait donc, quand tu donnes ton maximum pour devenir le meilleur de ce que tu peux être et non d’établir ta supériorité pure et simple, d’être celui-là qui vaut plus que les autres, (les loosers), pour lui, l’échec est une condamnation, une étiquette, une faute, pour l’autre une motivation, des données, un appel au dépassement.

Il n’y a rien d’automatique, dans le sens que ce qui doit arriver arrivera. Il n’y a pas d’accomplissement si petit soit-il sans contre-temps, sans obstacles, sans échecs.

Un appétit vorace pour apprendre, une recherche constante de données, de rétroactions qui peuvent se métaboliser en actions constructives.

Nous avons la capacité de configurer notre mental, nous avons la possibilité de re-configurer notre mental, nos habitudes cognitives en quelque chose de florissant, de nourrissant.

C’est ce que je crois.

Carpe Diem

Patrice.

Appui sur la touche « Start »

Un enfant n’a aucune difficulté à croire l’incroyable, c’est seulement nous, avec nos gros cerveau, nos coeurs étroits qui doutons, qui pensons trop, qui hésitons.

 

Lève-toi et marche

Jésus

 

Commence, appui sur le bouton marche, commence avant que le diable t’emporte, qu’il te ratrappe et te tire par la tignasse, qu’il te ramène à la case départ, commence avant de laisser qui que ce soit te dire que tu ne peux pas, parce que le monde est plein de ces gens là, les empêcheurs, les emmerdeurs notoires. Regarde, regarde dans la boîte, dans ta boîte, mais qui te dit de regarder en dehors ? les formateurs ? les tartuffes, qui te pousse à l’extérieur de toi-même et qui te disent comment il faut faire, comment il faut penser ? les spécialistes de n’importe quoi ?

C’est dedans, dans le ventre , dans tes trippes que ça se passe. Commence tout de suite, pas demain, pas quand tu auras gagner à la loto, pas quand tu auras une meilleure job, pas quand tu seras plus-mieux-moins-pire-que-pierre-jean-jacques. Go, c’est un go, fais ce que tu as toujours voulue faire, fais à ta tête, fais confiance, avance dans ta propre trace, fis toi sur toi, avance sans GPS, sans template, sans plan, sans penser à demain, sans penser à hier.

Plonge, plus c’est profond, meilleur c’est, laisse-aller ce besoin de tout contrôler, plus c’est profond, plus c’est bon, plus c’est transformatif pour toi, ton entourage, fais confiance à la soupe. Commence, n’attend pas d’approbation, n’attend pas l’apocalyspe, la fin du monde, d’avoir deux jours à vivre, n’attend pas la nouvelle année, l’année du chat, l’année du rat, de tout ce que tu voudras, commence, enfile ton gilet pare-balle, sois-prêt à recevoir des coups, le monde n’aime pas ceux qui veulent aller dans une direction différente, ceux qui veulent une meilleure version d’eux-même, ceux qui ratisse large. La famille, les amis te connaissent comme tu es, marqué au fer blanc, la dernière chose que tu veux, c’est de rester comme tu es, le statu-quo, ceux qui t’aimeront vraiment, te suivront, tant pis pour les autres, c’est ça qui est ça, et c’est ça qui sera ça.

Commence ton programme d’entraînement, commence ton nouveau régime alimentaire, commence à écrire, à dessiner, à chanter, à apprendre une nouvelle langue, à lire les classiques, à faire du yoga, de la cuisine orientale, de la méditation transcendentale, de la natation, commence à te lever de bonne heure, commence à faire du jogging, commence tout ce que tu as toujours voulu sans avoir jamais oser, oser, quatre petites lettres, une force de frappe énorme, (oser: avoir la hardiesse, le courage de… tenter entreprendre avec courage, avec audace, risquer.  (Le petit Larousse).

Commence, il y aura toujours quelque chose dans la boîte, écoute cette petite voix, concentre toi bien, fais un effort, qu’est-ce qu’elle raconte? écoute, l’enfant, écoute le coeur qui bat, écoute, au-delà de la peur, une passion? Tu pensais que ce n’était pas pour toi? que c’était pour les héros de cinéma, les personnages de roman? Tout ce que tu as à faire, c’est de dire oui, oui c’est possible, oui je le peux, oui je le veux, et ça prendra de plus en plus de place, et ça grandira, et ça te propulseras, et ça te transporteras, et ça te transformeras,  et tu seras de plus en plus occupé, tu seras comme une ville occupée, un pays occupé, et le monde s’ouvrira. Commence, c’est tout, commence je te dis, c’est un ordre, ça vient d’en haut, ton propre génie, mais qu’est ce que tu attends? Ce que je veux, c’est que tu sentes bien ce que c’est que l’excitation des commencements, les grands départs, la chaleur, l’énergie, le rythme, les pulsations qui augmentent, le courant. Entre dans la danse tout de suite, n’attend pas la fin de la toune, où que tu sois, où que tu te trouves, facebook peut attendre, la télé peut attendre, c’est maintenant que ça se passe.

Le monde est contre toi? qu’à cela ne tienne, entraîne toi, sois plus futé que le monde même, sois plus rusé, plus fort, plus vif, plus alerte, tu sais ce que tu as à faire.

Armé d’un infatiguable désir de réussir, tu résisteras à la résistance même, jusqu’à la fin du projet, et après? Eh ben! on recommence au plus vite, et ainsi de suite, jusqu’à la fin des temps.

L’immobilité, c’est la mort, il faut y aller, sans même savoir si on va atteindre la mecque, le Klondike, la lune, mars. Il faut y aller, parce que c’est pour ça que nous sommes conçu, la mouvance.

Tu es la force. Tu es l’intelligence. Tu es l’infatigable mouvance. Tu es le courage ambulant.

Alors, tu te lève et tu marches malgré l’univers hostile, malgré les gens mauvais qui t’entoure, malgré la froideur du monde et tu te frayes un chemin à travers tout ça, et te voilà de plus en plus fort, de plus en plus endurant, de plus en plus malin, rusé, tu es ton meilleur allié, tu es le commandant en chef, tu es le guerrier, tu es tout ça à la fois.

Te voilà maintenant en état d’apesanteur, tout coule, tout baigne, tu es dans le courant, dans l’air, le temps, l’espace, tu es dans ton élément, respire à fond, tient toi bien après les oreilles à papa, accroche bien ta tuque.

Alors qu’est-ce que tu attends?

Maintenant que tu as commencé, trois règles à suivre: 1-continuer. 2- continuer. 3- continuer, ici et maintenant, sans relâche, tu es à la limite de la vitesse permise, il n’y a plus de limite, tu ressens très fort les possibilités infinies, et tu te demande: mais pourquoi ai-je attendu si longtemps?

Et tu te demande: comment, ai-je osé?

c’était un petit bonheur, que j’avais ramassé…

Carpe Diem

Patrice

La pyramide de Wooden

Le succès est la tranquillité d’esprit qui est le résultat direct de l’autosatisfaction de savoir que vous avez fait de votre mieux pour devenir le meilleur dont vous êtes capable de devenir.
John R. Wooden

Dans la série des monuments historiques voici John R. Wooden, communément appelé Coach Wooden, considéré comme le plus grand entraîneur universitaire, tout sport confondu, c’était le coach de basket pour l’UCLA (Université de la Californie à Los Angeles) pendant 27 ans.
Des chiffres?
10 titres de championnat entre 1964 et 1975
620 victoires pour 147 défaites
Nommé coach de l’année à 6 reprise.
Et plein d’autres titres et décoration de toutes sortes.

Bien sûre, si le type n’aurait pas eu autant de succès, son enseignement n’aurait aucune crédibilité, c’est comme ça. Mais il a quand même commencer quelque part, au commencement était la cogitation. Il a pensée à un système, qu’il pourrait utilisé pour former ses ouailles pleines d’hormones et de  testostérones, un système solide, avec de bonnes fondations, comme les pyramides d’Égypte tient, elles aussi on les visites encore aujourd’hui, encore pleines d’attirance et de mystère, et oui, quoi de mieux que ce modèle de solidité et de longévité, pour identifier et organiser les attributs de caractère personnelles et interpersonnelles qui font un joueur étoile. Mais ne quitter pas tout de suite,  ce n’est pas grave si vous n’êtes pas fan de basket, honnêtement, je ne suis pas un fan de basket non plus, qu’à cela ne tienne,  ce système est applicable dans toute les facettes de notre vie, que ce soit professionnelle ou personnelle, d’ailleurs je crois qu’il est enseigné dans les séminaires de leadership, mais il faudrait vérifier, sinon ça serait une bonne idées. Entrons dans la pyramide et découvrons ce qu’elle a dans le ventre.

Le fondement de cette pyramide contient;

L’assiduité: ça serait la pierre angulaire de la réussite; le succès provient de l’effort et du travail. Il n’y pas de truc magique, pas de chemin facile, pas de raccourcis.

L’enthousiasme: j’ai toujours aimé la définition du petit Larousse: du grec enthousiasmos, qui signifierait littéralement transport divin! (c’est moi qui s’exclame) de l’ardeur au travail que diable!

L’amitié: camaraderie et respect.

La loyauté: envers soi-même, respecter ses propres valeurs.

La coopération: ce qui est juste et vrai plutôt que qui est juste et vrai. César peut aller se recoucher.

Au 2ième étage on va retrouver;

La maîtrise de soi: le contrôle de votre organisation commence par le contrôle de soi-même. Discipline, point.

La vigilance: être vigilant et observateur, rechercher toujours l’amélioration de soi-même (et de son équipe/entreprise)

L’initiative: prendre des décisions. Ne rien faire est souvent le plus grand échec qui soi.

La persévérance: quand ça ne marche pas, on recommence à nouveau, encore plus intelligemment, plus fort. Persévérer sans relâche.

On monte au 3ième;

La préparation: le talent peut te propulser au sommet, mais le caractère fera en sorte que tu y reste.
Préparation mentale, physique et morale.

Les habiletés: apprendre sans relâche, travailler sans cesse sur ces compétences.

L’esprit d’équipe: l’étoile de l’équipe c’est l’équipe, le nous et plus fort que le je.

Avant dernier niveau;

L’équilibre: sois toi-même, ne te laisse pas affecter par les événements, que ce soit positif ou négatif.

La confiance: la confiance se gagne, elle n’est pas acquise.

Et au sommet on retrouve;

L’excellence (dans la compétition): fais de ton mieux quand le meilleur de toi-même est réclamé, le meilleur de toi-même est réclamé à chaque jour.

Et ce n’est pas tout, cette pyramide est scellé par des valeurs qu’on pourrait appelées des valeurs morales.

On va retrouver;

L’ambition pour des objectifs nobles, l’adaptabilité à toutes situations, la combativité, la sincérité, honnêteté en pensée et en action, la fiabilité, créer le respect, et l’intégrité, mes intentions sont pures.

Et tout en haut, on retrouve la foi, la prière, pourquoi pas, et la patience, toute chose vient à point paraît-il.

Il est intéressant de savoir que vers la fin de sa vie, coach Wooden aurait changé le sommet de sa pyramide, c’est à dire qu’à la place  de l’excellence dans la compétition, on aurait retrouver l’amour.

Eh oui, vraiment.

Pas surprenant que plusieurs jeunes joueurs qui on trimé sous l’égide de Coach Wooden lui ont été reconnaissant toute leur vie.

Entre nous, je veux dire, c’est quand même une bonne prise non?

Je vous la souhaite bonne!

Carpe Diem

Patrice

La charte des valeurs ou les 13 vertus de Benjamin Franklin

Et quoi de mieux pour faire suite à cet article que de parler (un peu) du système d’amélioration personnelle de Benjamin Franklin. C’est ma charmante et douce fiancée, ma Marina à moi,  qui m’a parlé récemment d’un auteur qui, lorsqu’il était jeune avait quelques problèmes de comportement, tient tient….pourquoi elle me parle de ça ma Marina? Elle me raconte qu’il avait utilisé le système de Franklin pour faire en sorte qu’il devienne meilleur quoi. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, ma charmante et douce Marina, sait comment s’y prendre pour titiller mon intellect, oui elle sait comment.
C’est quoi le systême? Dans sa jeune vingtaine, Franklin avait conçu le hardi projet d’arriver à la perfection morale. Vivre sans commettre, en aucun temps, aucune faute, maîtriser tout ce qui, soit penchant naturel, soit habitude, tenterait de me faire succomber, tel est le but que je m’étais proposé.
Et il conçut la méthode suivante, une liste de treize vertus qui lui parut à cette époque, les plus utiles, suivi d’une courte maxime.

Voici les vertus et leur maxime:

1. Tempérance (ou sobriété). Ne mangez pas jusqu’au point d’en être appesanti, ne buvez pas jusqu’à ce que votre tête en soit affectée.

2. Silence. Ne parlez que de ce qui peut être utile aux autres ou à vous-même, évitez toute futile conversation.

3. Ordre. Que chaque chose chez vous ait sa place, que chacune de vos affaires ait son temps.

4. Résolution. Prenez la résolution de faire ce que vous devez, et exécutez ce que vous avez résolu.

5. Économie. Ne faites aucune dépense que pour le bien des autres ou pour le vôtre, c’est-à-dire ne gaspillez rien.

6. Travail. Ne perdez pas de temps, soyez toujours occupé à quelque chose d’utile. Supprimez tout ce qui n’est pas nécessaire.

7. Sincérité. Ne trompez jamais personne ; que vos pensées soient pures et justes, et parlez selon vos pensées.

8. Justice. Ne faites jamais de mal à autrui, soit en causant une perte réelle, soit en privant d’un gain légitime.

9. Modération. Évitez les extrêmes, pardonnez les injures, autant que vous pensez qu’elles méritent le pardon.

10. Propreté. Ne souffrez rien de malpropre sur votre corps, vos habits ou dans votre habitation.

11. Tranquillité. Ne vous laissez pas abattre par des bagatelles, ou par les accidents ordinaires et inévitables de la vie.

12. Chasteté. Livrez-vous rarement aux plaisirs de l’amour, n’en usez que pour votre santé, ou pour avoir des descendants, jamais au point de vous abrutir ou de perdre vos forces, et jusqu’à nuire au repos et à la réputation de vous ou des autres.

13. Humilité. Imitez Jésus et Socrate. (!?)

tiré de:Mémoires de Benjamin Franklin
D’après la traduction de F. Lancelot
Bruxelles, 1856
(2e éd., Paris, Librairie centrale, 1866, p. 122-136)

Ensuite il inventa la méthode suivante dans le but de faire son examen de conscience à chaque jour. Il fabriqua un petit livre dans lequel il assigna pour chacune des vertus une page avec sept colonnes pour chaque jour de la semaine marqué de la lettre initiale de ce jour puis treize lignes transversales avec au commencement de chacune, la première lettre d’une des vertus. Dans ces lignes, il pouvait marquer d’un petit trait, les fautes qu’il avait commis ce jour-là d’après son examen.

Ça ressemble à ça:

BenjaminChart

Il raconte également dans ses mémoires, bien que je n’aie jamais atteint la perfection que j’avais tant ambitionnée, et qu’il s’en fallût même de beaucoup, je fus cependant, grâce à mes efforts, un homme meilleur et plus heureux que je ne l’eusse été, si je n’avais adopté mon plan de conduite.

C’est moi qui souligne, parce que dans le fond, c’est ça qui m’intéresse, devenir un homme meilleur et par mes actions, inspirer l’entourage à devenir meilleur et ainsi de suite.
Bien sûre, on peut mettre ce que l’on veut comme truc à améliorer, on fait son propre programme, mais, entre-nous, Franklin a ratissé large quand même, allant jusqu’à l’imitation de Jésus et de Socrate! J’avoue, je ne sais pas comment je pourrai faire une telle imitation, vraiment.

N’empêche, ça me fais réfléchir sur mes propres habitudes quand je pense à des trucs comme la tempérance, la sincérité, la justice., et oui.

En réalité, de toutes nos passions, la plus difficile à vaincre c’est l’orgueil ; que vous le déguisiez, que vous le combattiez, que vous l’étouffiez ou le terrassiez, il n’apparaîtra pas moins plein de vie, au moment où vous y penserez le moins. Peut-être vous l’aurez souvent aperçu dans ce récit, car, si je pouvais me vanter de l’avoir complètement vaincu, je me montrerais probablement fier de mon humilité.

Je n’aurais pas pu dire mieux.

Et vous, qu’est-ce qui ferait partie de votre charte?

PS: ne me parlé pas de voile ici, tolérance, altesse, tolérance!

Peace! Love!

Carpe Diem

Patrice

Pourquoi tu fais ça papa?

Un homme qui se conquiert lui-même, est plus grand qu’un homme qui en conquiert des milliers dans une bataille. Bouddha

Je sais pas pourquoi, mais je suis toujours réticent à parler de moi. Les gens qui ne parle que d’eux-même, m’ennuie. Mais quand je parle d’expérience, je ne peux pas parler de l’expérience de quelqu’un d’autre, je dois parler de mon expérience, du comment je vis ma vinaigrette, c’est comme ça, c’est l’expérience directe.


IGNORE TOUT LE MONDE

Alors, si j’ai l’air de tourner autour du pot, c’est en quelque sorte, une stratégie, une ruse pour saisir la bête.
Le triathlon est un moyen pas une fin.
Dans un monastère zen, un élève demande au maître: ça prend combien de temps pour atteindre l’illumination? Le maître: 10 ans L’élève: mais si j’essaie vraiment fort? Le maître: alors là, ça va prendre 20 ans.
Je suis à la recherche de moyens pour m’améliorer, j’essaie de figurer comment moi, Patrice Savard, pourrait avoir du succès, comment moi, je peux mener une bonne vie.
Le triathlon est un outil merveilleux d’instruction sur moi-même, parce que le triathlon est en soi tellement compliqué, que c’est une mission impossible, tu ne peux pas dire ça y est, je l’ai, j’ai réussis, j’ai du succès, on arrête tout….bien sûre, tu peux réussir à terminer un triathlon avec tout tes morceaux etc… Mais je parle d’autre chose.

PORTER ATTENTION

Je m’explique: quand tu commences à établir des règles en triathlon, la game change, c’est toujours en changement, tu prends de l’âge, tu as des blessures à guérir, comment tu t’entraîne pour telle distance, ou telle autre, la même course l’année d’avant il faisait une chaleur insupportable, cette année il fait un froid de canards, tu te prépares pour un tri qui a lieu en début d’été, ça se transforme en duathlon parce que l’eau est trop froide (ô Canada, terre de nos aîeux!) et ainsi de suite, la liste des impondérables est sans fin.

Le triathlon est trois fois plus complexe qu’un simple sport. Il n’y a pas de réponses, tu ne peux pas dire: voilà ce qu’il faut que tu fasses pour réussir, tu dois courir comme ça, tu dois nager comme ça, tu dois rouler tant de distance à tant de watts, tu dois manger ça, à telle heure et ainsi de suite. Ça n’a pas de sens! Chacun est différend. Il n’y a aucune autre recette que d’expérimenter sur le terrain , sur toi-même et de dire: voilà ce qui fonctionne pour moi, autrement, il n’y a aucune réponses.
À l’instant où tu établis des règles, la game change. Tu penses savoir comment t’entraîner, comment manger etc… BAM! Ça change.
Mais il y a un truc qui ne change pas, y a juste un truc que tu peux contrôler, c’est TOI-MÊME.
L’art de la maintenance de moi-même, devient un but, c’est une danse sans fin, c’est un art, pas une fin. Apprendre à rester cool, zen, dans le chaos.
C’est le jour de la course, la nage commence en retard, c’est pas ce qui était prévue, tu commences à t’énerver etc…ou tu pogne une crevaison en vélo, des crampes à la course… C’est ta propre perspective sur  ce qui t’arrive que tu peux contrôler, travailler, pas les circonstances extérieures.

Mon objectif ultime en triathlon c’est:
1- la santé/être en forme.
2- l’accomplissement de moi-même.

Les résultats ne font pas partie de cette liste.

Hier, alors que j’étais en train de relaxer sur le bord du canal avec ma Marina, j’ai entendue un TABARNAK, j’ai regardé dans cette direction, je vois un gars tout équipé pour courir, apparemment en train de réglé un gadget sur son iPhone, il regardait sa montre puis son iPhone, de toute évidence, il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas, et ça le mettait hors de lui, le manège a duré au moins une bonne trentaine de minutes, quand un gars veut pas. Il est repartit en hochant la tête, CRISSE DE TABARNAK DE GADGET À MARDE!!!
Ce n’est définitivement pas en ajoutant des gadgets que ça va te faire courir plus vite, ce n’est définitivement pas en ajoutant un power-meter sur ton vélo que tu vas produire plus d’énergie, que ça va faire de toi un meilleur athlète, enfourcher ton vélo et rouler va faire de toi un meilleur athlète.
Ce n’est vraiment pas mon intention de montrer à qui que ce soit comment faire tel ou tel truc, parce que 99.99999% du temps, si je vous dis comment faire tel ou tel truc, je serais dans le tort. Pourquoi? Parce que chaque personne est unique, chacun réagit de façon différente devant tel ou tel truc.
Ce que je voudrais essayer de faire, c’est d’illustrer comment moi, je fonctionne à travers tout ça, ensuite ce que tu peux faire, c’est d’enfourcher ton vélo et de découvrir le chemin par toi-même, ce qui fonctionne le mieux pour toi-même.
Tout ça, au cas où ça ne serait pas clair, c’est moi, essayant de figurer comment ça marche, comment résoudre mes problèmes. Rien d’autre qu’un gars dans la quarantaine avancée, qui essaie de comprendre comment ça marche TOUT ÇA.
Il n’y a aucune autre signification que quelqu’un qui essaie de comprendre.
Et pour le moment, ce que j’ai trouvé comme moyen, c’est d’enfiler mon maillot et de nager, d’enfourcher mon vélo et de rouler de mettre mes running shoes et de courir, et d’ingurgiter ce qu’il y a de mieux pour durer.

Rien d’autre.

Et ainsi de suite.

Et bon vent!

Carpe Diem

Patrice

C’est quoi le succès papa?

Le succès ne se mesure pas à des statistiques personnelles, non plus à des possessions matérielles, ou à une position de prestige. Le succès devrait se mesurer sur: jusqu’où tu es parvenu à atteindre ton propre niveau de compétence.

Même si on ne peut vraiment l’atteindre, la perfection devrait être un de nos objectifs. Donner moins que tes meilleurs efforts pour atteindre la perfection, n’est pas le succès.

Il y a seulement toi qui sait si tu as fait l’effort pour devenir le meilleur dont tu es capable de devenir.

Tu peux tricher avec les autres, mais tu ne peux pas tricher avec toi même.

Ne soit pas trop concerné avec les choses que tu ne peux pas contrôler, mais tu dois faire tous les efforts pour utiliser le meilleur de tes habiletés sur ce que tu peux contrôler.

Place au dessus de tout, ton dévouement au développement de ton propre potentiel, à la vaillance, à ta condition physique (et mental), à ton intégrité.

N’essaie pas d’être meilleurs que quelqu’un d’autre, mais encore une fois, ne ménage pas les efforts dans le but d’atteindre ton potentiel, de devenir le meilleur de ce que tu peux être, à tous les niveaux.

Aujourd’hui si ça te semble facile d’être simplement une coche au dessus de la moyenne, ça ne sera pas toujours comme ça, à un moment donné, va falloir que tu ouvres la machine, que tu ouvres les valves, que tu n’es pas peur de te salir les mains, si tu veux que les opportunités s’offrent à toi, eh oui, il n’y a pas de mystère là-dedans,  ça s’appelle le travail, le travail acharné, dans la persistance, dans la persévérance, plus tôt tu t’entraînes à ça, plus tu auras de l’endurance, ça deviendra comme une seconde nature, parce que si tu commences plus tard, tu verras que la paresse, la procrastination, sont des crasses difficiles à combattre, je sais de quoi je parle.

Le succès instantané n’existe pas, c’est le résultat de longues années d’efforts, le changement, le progrès vient lentement, il faut s’armer de patience.

Existe-t-il de meilleures munitions?

Ah oui, l’amour peut-être?

À suivre….

Bonne semaine!

Bon vent!

Carpe Diem!

Patrice