Comme un lundi

Longtemps il est resté assis devant la fenêtre qui donnait sur le grand peuplier, témoin silencieux et impassible du temps.

 Thank god it’s fryday!

Beaucoup de gratitude en ce 5ième et dernier jour de la semaine ouvrable, pour utiliser un langage de comptable. Vendredi, jour joyeux parmi les jours de la sacro-sainte semaine de travail, c’est dans notre ADN. Déjà sur les bancs de la petite école, on tenait plus en place le vendredi, dans l’air se dessinait une promesse d’aventure et de liberté. C’est fou quand on y pense, à quel point les jours de la semaine conditionne notre humeur; comment ça va? Demande-t-on à nos chers collègues au retour du week end, les yeux dans la graisse de bean: comme un lundi! ça va moche, il va sans dire. Les autres jours, c’est plus ambigu, se sentir comme un mardi ou un mercredi, c’est moins évident, on se trouve dans un no man’s land, le milieu de la semaine, on n’est pas encore sortie du bois.

What’s up?

-Comme un mercredi!

-???

Le jeudi ça commence à se préciser, la bête se réveille doucement, y a le vendredi qui apparaît dans la mire.

Oui le vendredi, c’est autre chose. En théorie, plus la semaine a été pénible, plus le vendredi est jubilatif, plus le thank god it’s Friday est bien senti, ça vient des tripes, c’est exponentiel. Y a quelque chose avec la récompense, la carotte au bout du bâton, la lumière au bout du tunnel, c’est le week end, on va se payer la traite, on le mérite bien non? Puis, vient un temps où le mérite, on s’en fout, c’est comme la cloche du chien de Pavlov, c’est vendredi on salive point, plus besoin de mérite. C’est marqué au fer rouge,  gearésolide dans les méandres de notre cerveau.

Ça m’amène à penser à une étude qui a été réalisé par le centre de recherche du centre hospitalier de l’université de Montréal1 sur le fameux high du coureur. Ça disait en gros, que c’est la dopamine qui cause cette euphorie, qu’elle est associé au plaisir et à la récompense, au même niveau que quand on mange quelque chose de bon, qu’on fait l’amour ou consomme de la drogue.

Ça serait, selon les dits chercheurs, la leptine, une hormone sécrétée par les tissus adipeux, autrement dit le gras, qui agirait sur la production de dopamine.

Cette hormone aide à contrôler la sensation de faim ou de satiété et influence aussi l’activité physique. Donc les signaux hormonaux qui modulent l’alimentation et l’exercice seraient en fait étroitement liés.

« Plus il y a de gras, plus il y a de leptine et moins l’envie de manger se fait sentir. Nous démontrons maintenant que cette hormone joue aussi un rôle crucial dans la motivation à courir, ce qui est d’ailleurs possiblement lié à la recherche de nourriture », explique l’auteure principale Stephanie Fulton, également professeure au Département de nutrition de l’Université de Montréal.

La leptine peut inhiber l’activité physique à travers les neurones de la dopamine dans le cerveau. En l’absence de leptine, la dopamine est produite plus librement et augmente l’euphorie du coureur.

« La (plus grande partie) de notre évolution biologique est basée sur la famine, et l’activité physique était importante pour aller chercher les aliments. Et donc la leptine, (et c’est ce que nous déduisons) avec ces études, ça peut inhiber ces activités-là qui sont importantes pour avoir accès à la nourriture », explique Mme Fulton.

Notre cerveau se serait donc programmer au fil du temps, de sorte qu’à chaque fois (ou presque) que nous courons, nous nous sentons euphorique.

Et moi qu’est-ce qui me fait courir? Évidemment je ne vais pas chercher ma nourriture en courant! En fait je cours pour me forger le caractère, me faire (un peu) la vie dure, je cours pour me sortir de mon petit confort de bourgeois, c’est ma méditation, ma médication, mon défoulement, mon expression physique.

J’écris pour plus ou moins les même raisons on dirait. Ça me donne une sorte de réconfort d’avoir fais quelque chose, c’est mon succès personnel. Pour ne pas me sentir coupable de ne rien faire plus tard, un vendredi soir par exemple. Une sorte de combat contre l’inertie intellectuelle, le principe de “pose” et “repose” en yoga. Le “repose” a pour but de réfléchir sur la “pose” qu’on vient de faire, et d’en tirer les bénéfices.

Dans le fond le succès, les raisons, ça n’a pas vraiment d’importance.

Dans tout ça, ce qui compte vraiment c’est que je me suis amélioré.

who cares? i do, ça me suffit.

Et maintenant, je vais sortir ma carcasse de bourgeois dans le froid (relatif) de décembre, et sauter dans les flaques d’eau.

C’est jubilatoire, comme un vendredi.

Le vin sera meilleur ce soir.

And I’m feeling goooooood!

 Sur la route, une publicité du club Med: ici vous aimerez les lundis.

  1. étude du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), publiée dans la revue Cell Metabolism
  2. de gear, engranage, embrayage.

 

Carpe Diem

Patrice

 

Je préfèrerais ne pas

« Tant de beauté dans le monde, si peu de yeux pour le voir » Albert Cossery

Ça fait longtemps! J’étais occupé…à vivre. C’est déjà ça!

Un drôle de sentiment, mélange de culpabilité, pas trop quand même, un  je ne sais trop quoi que l’on peut ressentir quand on ne fait pas ce qu’on  avait dit que l’on ferait, comme écrire un article, par exemple. Et pourtant, le monde n’as pas arrêté de tourné pour autant.

Mon Dieu, est-ce que j’ai contracté cette maladie terrible qui consiste à remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui?

Suis-je PROCRASTINATEUR?

Expéditus, es-tu là? Si tu es là répond! Saint Expéditus, patron des procrastinateurs, prié pour nous pauvre remetteurs à demain!

C’est qui ça papa Expéditus?

Wikipédia, ouvre-toi!

Selon la légende, quand Expéditus, le centurion romain a décidé de se convertir au christianisme, le diable apparut sous la forme d’un corbeau et tournant au dessus de lui en criant: «cras, cras » – « . Demain, demain » en latin. Expeditus piétina l’oiseau en criant victorieusement, « aujourd’hui! » Pour ce faire, Expeditus atteint le salut, et est vénéré comme le saint patron de la procrastination. Parfois, vous voyez des icônes de lui renversés comme un sablier dans l’espoir qu’il va se dépêcher et vous aider à faire votre travail pour qu’il puisse être mis sur le droit chemin à nouveau. Le droit chemin? Mais qui a fait les plans?

Expédit a été martyrisé en l’an 303, mais a été ressuscité à l’époque de la révolution industrielle, où le tempo du monde s’est accélérée à une vitesse à couper le souffle. Cela vous semble familier? Aujourd’hui, alors que le rythme de nos vies s’accélère et que les exigences nous impose à se multiplier, la procrastination est l’archi-démon avec qui beaucoup d’entre nous doivent se battre au quotidien, il semblerait que nous ayons besoin d’Expeditus plus que jamais.

L’American Psychological Association estime que 20 pour cent des hommes et des femmes américaines sont « procrastinateurs chronique. » Les chiffres placent le montant d’argent perdu aux États-Unis par des employés procrastinateurs, à des milliers de milliards de dollars par an.

Une infographie dans The Economist a récemment révélé que dans les 140.000.000 d’heures que l’humanité a passées à regarder « Gangnam Style » sur YouTube, deux milliards de fois, nous aurions pu construire au moins quatre pyramides à Gizeh. Des articles interminables posent la question à savoir pourquoi nous procrastinons, qu’est-ce qui ne va pas dans notre petite caboche.

Mais si la procrastination est si clairement une condition publique de toute la société, pourquoi est-elle toujours présenté comme une carence individuelle, personnelle? Pourquoi assumons-nous que nos propres tempéraments et nos habitudes sont en faute – et qu’on se sentent mal à leur sujet – plutôt que de remettre en question la canonisation de notre culture de la productivité?

Tout ce que l’on fait, n’est-ce pas, par nature, ne pas faire autre chose?

Il semble que beaucoup d’entre nous, soit en train d’appliquer une précision de style militaire sur nos vies civiles, créatives, intellectuelles. J’ai entendu parler de gens qui adoptent des stratégies froidement martiale pour combattre la procrastination : un auteur avait signé de gros chèques qu’elle avait confié à ses parents pour les donner à des partis politiques qu’elle déteste, si elle manquait un délai.

Ce qui m’amène à me demander: Sommes-nous en train de nous imposer des normes qui nous rendent fou?

Bien que le corbeau embêtant d’Expeditus peut être sans âge, la procrastination en tant qu’épidémie- et la culpabilité constante qui va avec – est propre à l’ère moderne. Le monde capitaliste du 21e siècle, dans ses efforts sans fin pour l’expansion, consacre une productivité toujours à la cause pour la sacro-sainte santé financière.

Herman Melville nous a donné, en 1853, cette merveilleuse nouvelle Bartleby the Scrivener, Baetleby le scribe et procrastinateur notoire, sommum d’obstination, qui confond les demandes de son patron avec son mantra sacré: «Je préférerais ne pas.» Un employé parfait en apparance – il ne quitte jamais le bureau nuit et jour – Bartleby représente une rébellion totale contre les attentes placées en lui par la société. Il refuse poliment d’accepter de l’argent ou de se retirer de ses fonctions, même après s’être fait congédié. Le copiste a vécu une résurection inattendue – comme héros pour le mouvement Occupy en 2012 « Bartleby a été le premier travailleur licencié à occuper Wall Street , « Jonathan D. Greenberg a noté dans The Atlantique. Face à la sérénité de Bartleby et sa non-conformité totale avec le statu quo, son patron se demande perplexe si ce n’est pas lui-même qui est fou.

« Oblomov », le roman russe d’Ivan Gontcharov raconte l’histoire d’un propriétaire terrien qui cultive comme son bien le plus précieux un penchant naturel à la paresse. se déplace à peine de son lit, et seulement pour aller sur le canapé.

Oblomov pouvait mener les quelques tâches qu’il voulait sous sa couette – écrire des lettres, accepter des visiteurs – mais s’il avait eu un iPhone et un ordinateur portable? Être au lit n’est maintenant pas une excuse pour la flânerie, et on ne peut échapper à la culpabilité qui l’accompagne. La voix – la société ou psychologique – qui nous pousse loin de la paresse, dans les hauteurs vertueuses pures de la productivité est devenue une sorte de cri d’oiseau comme plusieurs personnes qui travaille à domicile et fixe leurs propres horaires, et que les appareils que nous utilisons pour le travail sont devenu des sirènes séduisantes de notre propre distraction. Nous sommes maintenant en mesure d’accomplir des tâches à presque chaque moment, même si nous préférons ne pas.

Pourtant, l’homme cessera jamais de procrastiner, et il pourrait nous faire du bien de se souvenir que la culpabilité et la honte du cycle fais-le-demain ne sont pas nécessairement inévitable. Le philosophe français Michel Foucault a écrit sur ​​la maladie mentale qu’elle acquiert sa réalité comme une maladie « que dans une culture qui la reconnaît comme tel. » Pourquoi ne pas voir la procrastination non pas comme un défaut, une maladie ou un péché, mais comme un acte de résistance contre les restrictions de temps et de productivité imposée par des puissances plus élevées.

Plutôt que de foncer à travers la journée, prenant d’assaut les portes de demain, réfléchissons et demandons nous si le monde a vraiment besoin de toutes ces choses que nous pensons devoir faire- comme un peu plus de pyramides de Gizeh, ou un autre article sur Carpe Diem?

L’automne déjà…

Je retourne à mon occupation.

 

Amor fati, poursuit sans relâche

Qui se connaît, ne prend plus l’étranger fait pour le sien ; s’aime et se cultive avant toute autre chose ; refuse les occupations superflues et, les pensées et propositions inutiles. Montaigne.

Le caractère, c’est pas un héritage. On le construit au quotidien, de la façon dont on pense, de la façon dont on agit, on le construit pensée par pensée, action par action. C’est ce que je pense, c’est là-dessus que je travail. ‘Y a d’l’ouvrage.

Des regrets? Parait qu’on regrette les choses que l’on a pas fait. J’ai entendu ça. Les regrets tue le bonheur.

L’inaction, les opportunités que l’on a pas saisis c’est ça qu’on regrette.

C’est sûr, c’est pas agréable comme sensation, alors le cerveau rationalise…il va trouver toutes sortes de belles entourloupettes, pour que ce soit supportable, il va même ennoblir le portrait, – j’aurais du quitter cette job un peu plus tôt, mais j’ai quand même appris beaucoup de chose…

Ça peut être mieux, ça peux être pire, mais on se dit que ça peut être pire, c’est mieux, ça nous aide à gober la pilule.

Comment éliminer les regrets de ma vie?

Écoute les aînés, ils te diront de saisir les opportunités, « dites oui aux opportunités!! ».

Passes moins de temps à t’inquiéter, plus de temps à penser à ce que tu veux faire avec ta vie, à faire ce que tu veux faire, et comme dirait ma mère, tant qu’à faire t’as juste à le faire, c’est tout, et ça, c’était avant le commercial de Nike « just do it ».

« oh! it’s gonna be a good life- a good-good-life », oui, la bonne vie. Ça se construit. Une vie qui a du sens, le monde ne me doit rien c’est tout entendu. Y’a pas personne qui va venir frapper à ma porte: Bonjour, voici un panier de bonne vie, c’est gratuit, merci bonsoir!

Mais oui mon p’tit gars, c’est comme ça!

Je dois toujours me rappeler, que peu importe si la victoire, la tâche, me parrait impossible sur le moment, si je prends la prochaine étape, et puis la prochaine et ainsi de suite, il y aura toujours quelque chose qui va arriver au tournant. Mon mantra: N’abandonne jamais. Poursuit sans relâche.

Travailler fort et dure, bien sûr, mais c’est de vivre ma vie au delà de la limite, les limites que je me suis imposé avec le temps, que la société m’a imposé, une limite imaginaire, illusoire « je suis trop vieux, je ne peux pas faire ça, c’est trop dur, on peut pas faire ça comme ça, ça s’est jamais fait…. »

Un but, un objectif c’est bien, mais ça peut être une sorte de limite aussi. « tu penses que je peux faire ça? Bien sûr que tu peux… »cette réponse d’une autorité quelconque nous rassure, nous donne le coup d’envoi que nous avons besoin pour passer à l’étape supérieur, mais bien sûr que tu peux! Just do it!

Il y a l’urgence d’améliorer mes propres imperfections, ‘y a toujours d’l’ouvrage de ce côté là aussi, c’est là que j’vas! ‘Y a de l’espoir, si ‘y en avait pas, on ferait juste s’asseoir, boire et attendre la mort. On doit se battre non? Quelque chose en dedans de nous qui veut ça. Des fois on sait plus trop pourquoi, mais on le fait, c’est comme un devoir sacré, par respect pour ceux qui sont passé avant nous, oui, nos parents qui ont fait des sacrifices pour nous, c’est pas un cliché, c’est la vérité en ce qui me concerne.

Quand tu fais une bonne job, tu donnes un peu de noblesse à tes parents, tes grands-parents etc…

Porter attention. Vivre dans la présence, en sachant que nous sommes de toute façon dans l’impermanence. Quand je suis dans le faire, je ressens une promesse de solution, le contraire du désespoir, la réponse pourrait se trouver au tournant. Alors je marche, j’avance et je prends des notes. Je suis toujours en progrès, dans l’indéfini, dans l’essai.

Le truc, s’il en est, serait de maintenir un amusement naïf à chaque instant d’une expérience.

Notes pour la suite des choses: Les anciens Grecs: Ataraxia, veut dire équilibre: l’art de maintenir une humeur égale autant dans les moment exaltant que désespérant. Pour atteindre ça, il faut contrôler ses émotions, ce qui fait que tu n’es pas tirer d’un bord pis de l’autre par elles.

Sénèque: vivre dans la conscience et dans la lucidité clair du monde tel qu’il est, tu ne pourras jamais t’ennuyer.

Amor fati: l’acceptation de quoi qu’il arrive.

J’embrasse mes imperfections, c’est ma matière, c’est ma réalité concrète.

Just do it!

Bien sûr que tu peux!

À bientôt!

Patrice

 

La discipline

Tout le monde rêve de faire de grandes choses, faire le tour du monde, réaliser des projets qui nous passionne, avoir une maison sur le bord de la mer pour pouvoir écrire tranquillement, mais pour la plupart d’entre nous, les aléas de la vie nous rentre dedans. Alors on trouve toutes sortes d’excuses, la job, la famille, les responsabilités, tout ça nous empêche de prendre des risques et d’accomplir nos rêves. On planifie pour demain au lieu d’agir aujourd’hui. C’est ce qui nous rends stagnant, c’est ce qui fait qu’on en veut toujours plus, qu’on sent qu’il nous manque quelque chose, un manque que l’on tente de divertir, de camoufler tant bien que mal.

Entre en scène, la discipline.

La discipline c’est l’attitude qui nous aide à discerner le vrai du faux, c’est ce qui nous rend responsable envers soi-même, envers la société dans laquelle nous vivons, disait Massimo Vignelli.

Oui bien sûre, on doit se lever (de bonne heure!), livrer le morceau, mais j’ai besoin d’un engagement sans relâche envers moi-même, envers mon propre sens du mérite, mes propres idéaux, mon intégrité.

C’est pas facile quand nous avons besoin de la validation extérieur pour gagner sa vie, une validation subjective il va sans dire.

La discipline, et mentale et physique, est cruciale. Celui qui va travailler le plus fort, travailler avec le plus d’honnêteté d’intention, sera le meilleur dans son champ d’expertise, et pour savoir si ce que tu fais est bon, ça prend de la discipline, de la clarté et de l’objectivité. Je ne me rapporte à aucune institution. Je ne suis pas dans un concours de popularité, je suis dans la pratique, mon désir de dépassement personnel doit être plus fort que ces chaotiques et injustes relations avec la popularité. Je dois créer mon propre standard de discipline. Je me forme par ce que je fais, par ce que je mange, je bois, je me forme par mes actions.

Le jeu, c’est d’aller le plus loin possible sans y laisser sa peau, et ramener la monture à la maison.

La stratégie est simple, toujours améliorer ce que tu as de meilleur, et recommencer le lendemain. Rien à voir avec Sisyphe. Je parle de monter d’une coche ton niveau de jeu.

Plus tu avances (en âge), plus tu réalises que tu n’as pas tout ton temps pour faire ce que tu as à faire. Pas le temps pour les dilemmes Hamlétien, puis-je ou ne puis-je pas faire la chose? Devrais-je faire la chose? Et pourquoi faire la chose?

Sois plus que prêt. Sois présent dans ta discipline. Souviens-toi de ce que tu as reçu. Sois reconnaissant de ce que tu as reçu, de ce que tu as. Prends-en soins. Ce que tu es, se révélera ultimement. Commence maintenant, à chaque jour, deviens dans tes actions, ce que tu voudrais devenir dans un plus grand schéma. Imagine l’immensité et ne te limite pas à ce que tu penses que tu peux faire. C’est au delà de ce que tu peux imaginer. Ne fais pas de compromis. Commence maintenant.

Quelque chose de plus large que toi t’attend au tournant.

Nous sommes ce que nous répétons…..

Ça sera ça pour aujourd’hui.

À bientôt!

Patrice

Ça prend combien de temps papa pour former une nouvelle habitude?

Aristote: Nous sommes ce que nous faisons à répétitions. Le petit Larousse: habitude; disposition, acquise par la répétition, à être, à agir fréquemment de la même façon. Le petit Robert est beaucoup plus généreux, presqu’une demi-page: Manière de se comporter, d’agir, individuelle, fréquemment répété. Pratique, expérience… Le contraire? Accident, exception, nouveauté, inexpérience. Quelqu’un quelque part a étudier ça, c’est sûr. ‘Y a des études pour tout, pour les fins pour les fous. À chaque bobo et travers suffit son étude. Moi ce qui m’intéresse ça serait plutôt comment on s’en défait des habitudes, je parle des mauvaises. Bien sûre, je tombe sur un explorateur, un explorateur de la science des habitudes. C’est du sérieux, c’est sûre. On dirait même que c’est arrangé avec le gars des vues. Je vous jure que non, pure sérendipité. Quand on cherche on trouve, c’est pas plutôt le contraire? Mais oui, Picasso, c’est quand j’ai trouvé que je commence à chercher. C’est bon, on ne ca pas s’étendre là-dessus. Enfin, lui, un gars de l’University College London, a re-chercher des réponses concrète à cette question (la question du titre) à partir d’une étude qu’il a mené sur une centaine de participants. Jeremy Dean qu’il s’appel, et il a même écrit un livre sur le sujet, tant qu’à faire. Le titre? Making Habits, Breaking Habits: Why We Do Things, Why We Don’t, and How to Make Any Change Stick. M.Dean, a donc demandé à ces participants de choisir quelque chose qu’ils voulaient changer, transformer en habitude. Des choses comme manger un fruit après le dîner, pratiquer un exercice comme courir (tiens-tiens) par exemples, pour ne nommer que ceux là. Pendant les 84 jours qu’a duré l’étude, les cobayes devait noter sur un site web, s’ils avaient fait ou non la dite action et ce qu’ils ressentaient par rapport à la chose.

Une habitude, serait quelque chose que l’on fait sans pensée, en science, ils appellent ça « automaticité ». L’automaticité, serait le moteur central des habitudes. ça fait du sens. Alors, ça prend combien de temps? Eh bien, la réponse tout crue, à partir des donnés recueillis des participants qui ont fournit suffisamment d’information pour en tirer quelque chose, ça prend, en moyenne 66 jours à une habitude pour ce former. Bien sûr, il y a des variations, ça va de soi, ça dépend de kessé que tu veux acquérir comme habitude. Mettons que boire un verre d’eau en se réveillant, ça demande pas le même effort que de faire 50 redressements. En fait ce que l’étude suggère, et nous n’avons pas besoin d’étude pour comprendre ça, c’est qu’il n’y a pas de nombre absolu en ce qui concerne le temps que ça prend, que ça dépend du coefficient de difficulté de la chose à changer. Les habitudes sont tous simplement une question de pratique délibéré, délibéré?: quelque chose que l’on fait avec toute sa conscience, avec tous son être. Si tu aimes faire quelque chose, (je ne parle pas d »écouter la télévision), ou si tu aimerais faire quelque chose, et bien, au risque de me répéter, tous ce que tu as à faire c’est de pratiquer à tous les jours jusqu’à ce que ça fasse partie intégrante de ta vie, point. Tu fais la même chose avec les mauvaises habitudes, c’est à dire que tu ne les fais pas à tous les jours, c’est plus facile à dire, mais c’est pas une raison. Acquérir une nouvelle habitude, surtout si c’est une bonne habitude, c’est un peu comme essayer de monter une montagne, au début, les progrès sont remarquable, mais plus tu t’approche du sommet, plus les avancés sont minimes.

Comment on fait papa?

1- Lance-toi avec autant de force et de résolution que possible pour accumuler toutes les circonstances qui doivent renforcer une habitude juste.

2- Se mettre de façon assidue dans les conditions qui encourage la nouvelle habitude.

3- Ne laisse aucune exception intervenir dans ce processus jusqu’à ce que cette nouvelle habitude soit enraciné solidement dans ta vie. L’entraînement continu est un excellent moyen pour faire en sorte que ton système nerveux agi infailliblement de manière juste.

4- Saisi toutes les opportunités possible d’agir sur chaque résolution que tu as fais, sur chaque émotion stimulante que tu expérimente sur le chemin de tes nouvelles aspirations.

5- Peu importe le réservoir de bonnes maximes que tu possèdes, peu importe les bons sentiments, si tu ne prends pas avantage de chaque opportunités concrète pour agir, ton caractère va rester ce qu’il est.

6- Tu ne dois pas plier devant l’effort à accomplir, parce que si tu cède, avant même que tu ne t’en rende compte, la capacité de faire l’effort ce sera évaporé. Pouf! J’ai pu envie papa!

7- Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour garder la faculté de faire l’effort vivante.

Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

J’ai compris (un peu tard), que j’étais responsable de mon destin, bon ou mauvais, et que chaque geste si petit soit-il, laisse des marques, des traces dans le temps. Je l’ai toujours dit, plus tôt tu forme des bonnes habitudes plus c’est facile pour la suite des choses. Les mauvaises habitudes avec le temps, ce sont incrustées comme du lichen sur une épave. ‘Y en a des coriaces!

Allez! va faire tes devoirs maintenant!

 

 

7 trucs pour commencer un programme d’entraînement physique

Ça va faire quatre ans que j’ai commencé à m’entraîner de façon régulière. Après deux marathons, un demi-marathon, trois triathlons et un demi-ironman dans l’corps, j’ai beaucoup appris en cours de route, j’ai appris en faisant, j’ai appris des autres, des livres que j’ai lus, de sites web etc…Je suis constamment à la recherche d’informations qui vont me permettre de m’améliorer. Aujourd’hui, j’aimerais partager  quelques trucs que j’ai piqué sur le chemin pour ceux qui veulent commencer et maintenir un programme d’entraînement dans le but d’être ou de se maintenir tout simplement en bonne santé.

1-Commence aujourd’hui

N’importe quoi qui va te faire bouger! Ça n’a pas d’importance quelle sorte d’exercice tu choisis. Marché ou courir est une excellente façon de commencer, parce que tu n’as pas besoin d’équipement sophistiqué pour te lancer, tout ce que tu as besoin, c’est d’une paire de chaussure. J’ai commencé avec une vieille paire de godasse. Pas besoin non plus du dernier gadget à la mode pour mettre un pied devant l’autre, c’est quelque chose que tout l’monde sait faire. En plus c’est le printemps, quelle merveilleuse saison (au Québec) pour commencé à courir, faire du vélo etc…

2-Commence maintenant

Enfile tes running shoes et sors ta carcasse au soleil, sous la pluie, dans le vent peu importe. Ça va te revigorer et tu pourrais avoir du fun par-dessus le marché. Ne prends pas trop la chose au sérieux quand même, comme certains coureurs que tu vas rencontrer sur la route, perdu dans leurs gadgets.

3-Commence petit et lentement

Il faut retenir la bête. Le corps a besoin de s'(ré)-adapter. Plus tu commence lentement plus tu augmentes tes chances de succès. Si tu en fais trop au début, si tu veux aller trop vite, tu risques de te brûler, de te blesser. Un bon programme de course pour les débutants par exemple, serait de commencer à marcher et d’inclure petit à petit la course. (25 minutes de marche, 5 minutes de course, en augmentent graduellement le temps de course.) Un des bénéfices à retenir la bête, c’est que tu vas avoir hâte à la prochaine sortie, hâte de pouvoir dépasser ton temps de course par exemple.

4-Fais-le savoir

Parle de tes objectifs à ton entourage, « je vais courir mon premier 5k à la fin de l’été etc… » Affiche tes objectifs sur ta page facebook, ton compte twitter ou tout autre plate-forme. Une pression public positive est une excellente source de motivation. Inscris-toi à un événement, de voir son nom sur la liste des participants est aussi une bonne source de motivation, après tout, il faut bien livrer la marchandise, il faut bien que les bottines suivent les babines!

5-Repose-toi

Tes muscles ont besoin de se « refaire une santé » aussi. Je suis un adepte du « cross training » triathlon oblige, je m’entraîne à chaque jour, mais ce sont des parties du corps différentes qui sont engagées. Je garde une journée par semaine de « congé » ou d’exercices plus « soft » comme le yoga par exemple.

6-Sois positif (yes you can!)

« la douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle ». Faut pas se conter de menteries, ‘y aura des jours, où ça va être plus difficile que d’autres. La petite voix qui dit: Ça m’tente pas, j’peux pas courir aujourd’hui, j’serai jamais capable de courir 5-10-15 ou peu importe le nombre de kilomètres. Notre cerveau, c’est connu, est configuré pour l’économie, survit oblige, ça se traduit en paresse entre autre, on est toujours un peu fatigué etc…80% du succès c’est de se présenter, c’est tout ce que ça demande. Les pensées négatives, il faut les enlever du chemin, elles sont en général assez superficielle, ensuite, tu pars la machine, un coup parti, on est de l’autre côté, sur la bonne track. Des pensées positives ça veut dire: je peux faire ça, je suis de plus en plus endurant, de plus en plus fort, je suis persévérant et ainsi de suite. S’ensuit une chaîne de petite victoire sur soi-même, qui vont devenir des petits succès, qui vont devenir de grandes réalisations.

Ce qui est intéressant avec l’entraînement physique, ce sont les effets secondaires que ça procure. Oui tu vas te sentir de mieux en mieux. Oui tu vas sentir un regain d’énergie. Oui tu vas avoir plus de fun. Oui tu vas te sentir plus beau, plus fort, plus en confiance, ah oui, tu vas perdre du poids aussi. Mais tout ça, c’est pas une fin en soi. Tout se que tu as à faire, c’est d’être constant dans ton entraînement, les résultats viendront d’eux-mêmes.

7-Sois patient

‘Y a pas de raccourcis dans l’entraînement, oui ça prend du temps. Mais ça vaut la peine. C’est le meilleur investissement que tu peux faire sur toi-même. Investir dans ton capital santé.

La route est longue, ‘y aura des moments difficiles, des moments de découragement, tu peux tomber du cheval des fois. Faut pas trop s’en vouloir si on saute un entraînement. L’important, c’est de remonter en selle, et de ne rien laisser sur ton chemin pour arrêter ton voyage.

Dans l’fond, s’entraîner, c’est comme aller au terrain de jeu quand on était ti-cul. On s’amusait, on courrait d’un bord pis d’l’autre, on sautait, on criait, on tenait pas en place. S’entraîner peut et doit être plaisant.

Sors, respire à fond l’air frais du matin du soir, regarde le soleil se lever se coucher, regarde le ciel, les arbres, la terre, saute dans les flaques d’eau, dans la boue.

Vas-y! C’est la meilleure chose que tu peux faire, maintenant!

Autres bénéfices notables de l’exercice physique

Pratiquer de façon régulière l’exercice peu diminuer la pression sanguine, diminuer le niveau de cholestérol, réduire les risques d’accidents cardio-vasculaire, aider à la prévention du diabète, renforcer le système immunitaire, améliorer la qualité du sommeil et peut même réduire les risques de certains cancers, sans parler du maintien de la masse musculaire, de la santé des os, des articulations. C’est aussi important pour le cerveau que pour le reste du corps: meilleure humeur, réduction du stress, de l’anxiété, de la dépression.

Les gens qui s’entraînent régulièrement ont plus de chance de développer d’autres bonnes habitudes comme une meilleure alimentation ou arrêter de fumer par exemple.

Commencer à s’entraîner c’est comme tourner une nouvelle page psychologiquement, un désir de prendre mieux soin de soi-même.

Pas besoin de s’entraîner pour un marathon ou un ironman pour ressentir ces bénéfices. Une bonne marche dynamique d’une trentaine de minutes à tous les jours pour commencer va faire la job.

PS: vous n’êtes pas obligé de me croire, tout ce que je vous demande c’est d’essayer et vous verrez par vous-même.

Santé!

Patrice

 

 

 

 

 

 

N’arrête jamais d’explorer

Nous sommes ce que nous répétons sans cesse. L’excellence n’est donc pas un acte mais une habitude. Aristote

‘Y en aura pas d’facile! qu’y disait. La vérité c’est que j’la voulais facile. La paresse avait souvent le dessus sur moi, ensuite la fainéantise, deux ingrédients de base pour un parfait procrastinateur!

Mon père me disait toujours: « dans vie, on fait pas toujours c’qu’on veut ». J’aimais pas trop ça quand ‘y disait ça, moi, je voulais juste faire ce que je voulais, j’voulais juste faire c’qui était plaisant, j’voulais manger l’dessert sans manger mes légumes, un enfant de nanane. Ça pas été facile plus tard quand y fallait faire face à des obligations, des trucs qu’il faut faire mais qui nous tente pas. Jusqu’à ce que ça casse (ou presque). J’aurais eu besoin de plus de discipline, peut-être. Surement. Mais mes pauvres parents, ‘y en avaient arrachés, j’pense qu’y voulaient pas qu’on vive la même chose qu’eux autres. C’était l’époque (les années 70….) où la classe moyenne existait, on était pas riche, mais jamais de ma vie je me suis sentis « pauvres ». On a jamais manqué de rien.

Dans mon adolescence, j’ai un peu mal viré, des mauvaises fréquentations, j’voulais faire partie d’la gang. Comme j’avais un tempéremment de dépendant, je me suis accroché à des substances illicites. On peut dire que ça a été une progression fulgurante de ce côté là. J’vais pas rentré dans les détails ici, mais ce que j’veux dire, c’est que ça, c’était la direction « facile » « plaisante », et que je n’avais pas la discipline pour pousser plus loin quelque chose qui demandait des efforts, des sacrifices, une dédication plus exigeante. Ce qui fait que j’étais « juste » bon, pas plus. Dans le sport par exemple, j’étais toujours parmi les tops, il faut dire que je venais d’une petite ville, et qu’il n’y avait pas beaucoup de compétition. Plus tard, quand je suis allé au collège, dans la grande ville, le niveau était plus élevé, j’ai rapidement abandonné, fierté mal placée, j’voulais pas me retrouver parmis les plus poches. C’était plus facile avec les filles, la drogue, et un peu de rock & roll. Adieu le sport, les études, et bienvenue dans le merveilleux monde de l’illusion, du trompe l’oeil, du faire semblant et de la facilité. Mes pauvres parents se sont rongés les freins pour moi. J’avais trop la tête engourdis pour être affecté par ça.

Un peu plus tard j’ai découvert le théâtre, ça été comme un coup de foudre, là une fois que j’avais décidé que c’est ça que j’voulais faire, j’comptais plus les heures que j’passais à la bibliothèque à étudier tout c’qui était dans la section théâtre. Le théâtre aura été mon école de vie au commencement de ma vie d’adulte. Apprendre, pratiquer, était l’fun, je ne sentais jamais l’effort. Wow, est-ce qu’on peut faire ça comme métier? Une job, c’est pas supposé être plaisant. J’voyais qu’y avait du monde qui faisait ça, je me suis dit pourquoi pas moi? Ça fait que je me suis lancé là-dedans à fond la caisse. C’était les plus belle années de ma vie. Mais au Québec, c’est pas facile de vivre de ça, quand t’es jeune, c’est plus acceptable de vivre (relativement) dans la misère. Mais plus tard, si tu veux fonder une famille (ce qui était mon cas), c’était pas un métier pour ça.

Des choix déchirants s’imposaient. Comme je n’étais pas un acteur « commercial » et que je faisais que du théâtre, j’avais accumulé au cours des années ce qu’on peut appelé pas mal de stress financier, c’est à dire des dettes, des négociations à chaque mois avec mes propriétaires pour le paiement de mon loyer etc…c’qui fait qu’à un moment donné ‘y a fallu que j’me trouve une « vraie » job, ‘y a fallu abandonner « ma passion ». Ça sonne dramatique comme ça, mais c’est ça qui est ça. Ça fait une dizaine d’années de ça, après j’ai toujours traîné ça comme un constat d’échec, ‘y avait toujours un fond d’insatisfaction en moi, de me retrouver avec du monde qui « se sentait comme des lundis » et qui ne rêvait qu’à leur vacance, ça me déprimait un peu, j’avais jamais connu ça, comprenez que je ne porte pas de jugement sur ces gens là, mais j’me disait que c’était pas une vie, les week-ends, les vacances, la retraite, merci bonsoir! Me semble qu’y a autre chose, non?

Ma vie manquait « d’intensité », il va s’en dire, mais je payais mes dettes, j’allais devenir « esclave du chèque de paye ». Un moment donné, un gars s’pose des questions.

Un jour, je me suis mis à courir.

Ça fait qu’un jour, comme ça, je me suis mis à courir. J’avais que’qu’ chose comme 50 livres de trop, je fumais un paquet de cigarette par jours, on pouvait passer à travers une bouteille de vin par jours. Ça ne regardais pas bien. Qu’est-ce que je pouvais faire à ce moment là, qu’est-ce qui était en mon pouvoir pour arrêter la grosse patate de divan que j’étais en train de devenir? Le plus simple, c’était d’enfiler mes running, et d’aller courir. J’ai mis la trame sonore de Rocky (le premier) et je suis sortie au petit matin. C’était pas plaisant, c’est le moins que je puisse dire, mais au fond de moi-même, je sentais que c’était une plaque tournante dans ma vie. D’abord le fait d’accepter ma « déchéance », c’est à dire, d’arrêter de blâmer le monde entier comme étant la cause de mon échec, et je savais que faire des efforts pour retrouver ma santé était la bonne direction à prendre, en fait, j’avais l’choix entre la salle d’urgence ou la liberté. J’avais pas les moyens d’être malade. D’abord s’occuper du corps, et le reste, on verra.

J'ai mis la trame sonore de Rocky et je suis sortie au petit matin.
J’ai mis la trame sonore de Rocky et je suis sortie au petit matin.

On ne peut pas contrôler le résultat, mais on peut contrôler nos actions. Si je veux faire un marathon, je dois commencer par un kilomètre, puis un deuxième et ainsi de suite. Une merveilleuse leçon d’humilité et de patience.

La naissance d’une nouvelle passion.

Voilà que ça me mène dans une nouvelle direction, dans le sens contraire de la déchéance, je veux vieillir en découvrant des nouvelles possibilités, réapprendre à jongler avec le vertige.

Je vois chaque jour, comme une nouvelle opportunité d’être vivant. Je décides que je veux faire quelque chose de bien. C’est tout à fait quelque chose que je peux contrôler. J’aime poussé mes limites, me retrouver dans un territoire où je suis jamais allé, la sensation d’être dans un nouveau pays, poussé mon corps, mon esprit là où je croyais que c’était impossible avant. J’en ressens une réelle gratification. C’est la moindre des choses de faire tout ce qui est en mon pouvoir d’essayer d’extirper le meilleur de moi-même, c’est la moindre des choses de faire ça pour ceux-là qui ce sont donnés de la peine pour moi (Ma petite maman qui est encore là), pour mes enfants, ma Marina. Chaque journée, apporte son lot de lutte. Comment je peux aller chercher le plus de gratification possible en une journée. Le matin, je me donne des directives, plus ou moins exigeantes, je suis content quand en fin de journée, j’ai accomplis ma ou mes missions. On ne m’applaudit pas pour ça, on en parle pas dans les journaux, mais ça me fait mieux dormir. Ça marche pas tout l’temps, mais ça donne du piquant, une certaine direction à mes journées.

Garder allumé mon détecteur de bullshit

Je prends des risques. Je suis en progrès, je suis en train de devenir la personne que je veux être, une vision de moi sans bullshit. Des fois mon détecteur s’affaiblit. Je le recharge en enfilant des kilomètres, ça revient. C’est jamais parfait, mais mon attitude pourrait l’être. Je suis en re-formation, on dirait que je suis en train de détruire un vieux moi, pour en reconstruire un plus solide, plus vigoureux, plus sain, la personne que j’aurais du être, la personne que je dois être. Je ratisse mon jardin comme un moine zen. Je recherche la forme parfaite. C’est mon nouveau métier. Au fond, je sais que ce qu’il faut, c’est du temps et de la patience. Pour construire une base d’endurance il faut plusieurs kilomètres. Dans la recherche de la forme parfaite, il faut se donner des tâches quotidienne « gérables ». C’est thérapeutique. c’est rassurant si je compare à toutes les choses que je ne peux pas contrôler autour de moi.

Aujourd’hui je suis devenu un accro de l’endorphine, de la dopamine. C’est pas tout à fait gratuit, ça coûte de l’effort, mais c’est accessible en quantité illimité, et c’est légale. Il suffit de se lever de son divan, d’enfiler ses running, de suer quelques gouttes et le tour est joué. Ce qui est intéressant, c’est de voir que l’effort « rockieste » que ça me prenait au commencement, se transforme en réel plaisir.

Vous voulez commencer à bouger un peu mais vous ne savez pas trop par où commencer? je peux vous donner quelques trucs si vous voulez.

Sentez-vous bien à l’aise.

Santé!

Patrice