Mon premier Ironman (suite)

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Le Grand jour

3h30, le réveil sonne. C’est aujourd’hui que ça se passe. Je fais ma routine du matin, je ne change rien, yoga, méditation. Grisnoula prépare les smoothies et autres bouteilles pour la journée. Le marquage est à 5h. Le départ de ma vague à 6h54. Pas question de se précipiter. Il fait chaud et humide, je m’attendais à plus froid. Il ne pleut pas, pas encore du moins. C’est parfait. 2 hommes dans la soixantaine se font marquer en même temps que moi. Je les remercie de me faire sentir jeune. On rigole. Me voilà marqué, 2587 sur les bras et 50 sur un mollet (c’est mon âge). Je vais préparer ma monture, gonflage de pneu, remplissage de bouteilles, gèles, bars et tutti quanti. Le tempo est bon. C’est parfait. Nous allons tranquillement vers la zone de départ. Il n’est pas encore 6h, ça me laisse du temps pour me relaxer. Rien d’autre à faire de toute façon. On se trouve une place sous un arbre en face des toilettes chimique ou les portes claques les unes après les autres. Beaucoup de monde, beaucoup de bruits, j’ai hâte d’être dans l’eau, là où tout est calme et presque volupté. J’enfile tranquillement ma combinaison Isothermique, et nous avançons vers la plage. Boum-boum-boum-boum-boum-boum (ça c’est mon cœur qui bat). Cérémonies protocolaire, départ des pros – c’est le moment de dire au revoir à Grisnoula non sans émotion. On se voit à l’arriver dans moins de 17h. Et voilà. La plage est bondée. On avance doucement en serpentin, l’heure est solennelle. J’ai finalement accès au lac. Je vais me réchauffer. J’ai au moins une quinzaine de minutes encore. L’eau est bonne et fraîche. Je sors pour me diriger vers l’arche du départ, c’est comme une continuité. Ces dernières minutes me semble une éternité. J’entends des cris. Je regarde vers la foule si je ne vois pas Grisnoula, pas de Grisnoula. La marche est sérieuse. On ne rigole plus devant l’ampleur du défi qui nous attend. La journée va être longue. Je me tiens à l’extrémité gauche pour le départ pour éviter les coups de pieds et autre accrochages possibles.

Et sonne la trompette

Me voilà parti, me voilà enfin dans le feu de l’action de mon premier Ironman. Me voilà dans l’eau avec ma bonne vieille respiration, les bulles, la bonne vieille cadence. 1 et 2 et respire et 1 et 2 et ainsi de suite. Le ciel, les nuages, la montagne impassible, les bulles, les casques multicolores. Ma tâche est claire comme l’eau du lac Supérieur : je dois simplement nager, mon corps sait ce qu’il a à faire. Je prends un rythme, c’est comme une musique, je sors la tête, la montagne le ciel et je replonge, les bulles, je pense : longue brassée, longue brassée, attrape l’eau, relaxe, puissance, go-go-go! Je ne pense pas (encore) à la distance, c’est mon plan, j’ai décortiqué le tout en petite partie, à chaque petite étape franchie, c’est comme une petite victoire, ça me rapproche de plus en plus du but. Ainsi, la portion nage se compose de 3 petits km plus un petit 800 m. les derniers mètres étant encourageant en soit. On entend la voix de l’animateur maison, les cris de la foule etc…

Mes pensées se dirigent vers mes jambes, je les active tranquillement pour le vélo, je pense à mon sac de transition, j’ai bien visualisé ou il est. Je sors de l’eau, une autre petite victoire, me voilà sur la terre ferme, c’est du solide, je suis dans les temps.

Le vélo

Et c’est partie pour le vélo! 4 petites sorties de 45 km, soit 2 boucles de 90. C’est tout! Je suis dans une position familière, j’ai roulé des centaines de fois, mon corps sait ce qu’il a à faire. Rien de nouveau sous le soleil, qui ne se montrera pas trop d’ailleurs pendant les 8 prochaines heures. Je dois maintenant penser à m’alimenter, à m’hydrater, je dois rester concentrer tout le long et bien gérer tout ça. Et voilà la pluie. Je ne dois pas me laisser démonter par ça, garde le morale me dis-je, me voilà devenue mon propre coach, mon propre directeur sportif. Pousse assez pour ne pas avoir froid, mais pas trop pour ne pas te casser. Reste sur cette ligne, garde un bon rythme, ne traîne pas. Le cut-off est à 17h30, ça serait vraiment bête de ne pas pouvoir terminer à cause du cut-off. Ça sera mon seul stress sur le vélo. Tout peu arrivé. Je reste positif. La route est mouillée je demeure prudent. J’élimine toute pensée négative. Sur le bord de la route, des crevaisons, des gens en hypothermie, des accidents. J’essaie de ne pas me laisser affecter par ça. Le vent se lève. Et un petit 45km et un autre et ainsi de suite. La pluie s’arrête juste avant ma transition pour la course. Je suis plein de reconnaissance. Me voilà en train de remercier tous les saints du ciel. Nous allons courir au sec. Halleluia!

La course

Grisnoula et mes enfants sont à l’arrivée du vélo. Ça me donne un bon coup de chaleur au cœur. 45 minutes avant le cut-off, je respire. Plus que 42.2 km. 2 petites boucles de 21 km et quelques poussières. Aller 10.5 et on revient 10.5, et rebelote. Mon attention est sur mes jambes. Elles tiennent le coup. Et hop un orage en partant, et pourquoi pas. Et voilà les pieds mouillés, je commence à être habitué, sauf que là, le déplacement se passe par les pieds. Bon on ne va pas en faire un plat. Il ne fait pas froid, c’est toujours ça. Je décide de marcher aux stations, je prends de l’eau et quelques bananes – j’ai 2 bouteilles à ma ceinture avec de l’électrolyte, ça devrait aller. Le cardio est bon, je me maintiens entre 135 et 140 ppm. C’est parfait. C’est mon rythme. Je me concentre pour rester en contrôle. Je dépasse pas mal de monde, ça remonte le moral. Et hop la première boucle. Je croise la ligne d’arrivée, là, ça donne un coup. Tout le monde me félicite, ils pensent que j’ai finis. Mais non, juste avant de franchir l’arche de l’arrivée, je tournes à droite. Et on repart pour la 2ième boucle! Je reviens dans une heure criai-je en dedans de mon for intérieur. Et  boom la noirceur. Les visages, les masques de douleurs, c’est comme un film d’horreur. Ils ont installés des lampadaires. Je cours d’un point de lumière à un autre. C’est comme un jeu. Ça fait passer le temps. Je dois faire un effort plus grand pour rester concentrer. Le mental se fatigue aussi. Relaxe. Demain ça fera partie des souvenirs. Et voilà le dernier droit. On rentre à la maison. Les jambes tiennent bon. Quelques ampoules à cause de l’orage du départ, mais c’est tout à fait soutenable. J’entends au loin, les voix de l’arrivée. Je commence à penser : je dois profiter de ce moment-là, je dois savourer cette victoire au plus profond de mes fibres. Ça fait trop longtemps que je rêve de ce moment, je ne dois pas passer à côté! Je vais m’agenouiller juste en dessous de l’arche, ça sera beau ect….reviens, reste concentrer quand même, et si tu te tordais un genou, ou une cheville dans le noir? Reviens ne te perds pas dans les abîmes du rêve! La mise en scène est prête. Tu vas taper toutes les mains le long du parcours, en arrivant tu vas bien écouter l’annonceur prononcer ton nom, scander que tu es un Ironman! Tu t’agenouilleras et après on verra. Me voilà sur la ligne d’arrivée, je respire à fond! OH MY GOD! OH MY GOD! Je tape toutes les mains qui se tendent BRAVO! BRAVO! OH MY GOD! Quelle délivrance! La petite montée devant l’arche, l’hôtel des écorchés. Je m’incline. Je m’agenouille tel que prévue. Je me relève péniblement, mais je me relève tout de même.

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Et voilà! C’est comme ça que ça s’est passé. C’est comme ça que je suis devenu un Ironman.

À cet instant même, j’avais complètement oublié que je venais de me taper 3.8km de nage, 180km de vélo et un marathon pour couronner le tout.

L’intensité de ma joie venais d’effacé toutes mes petites douleurs de mortel. Après tout, ne venais-je pas de me faire sacrer Ironman?

Carpe Diem

Patrice

 

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Mon premier Ironman

Lorsque vous entrez dans vos plus grands défis, vous aurez le choix soit de rester concentré sur toutes les choses inutiles qui vous entourent soit de vous concentrer pleinement sur l’exécution de votre meilleure performance. Terry Orlick, En quête d’excellence.

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C’est vendredi, le jour du check-in des athlètes, le dernier jour, pour le check in. Nous partons de Montréal pour Mont-Tremblant vers 11h. Nous avons jusqu’à 16h pour rouler 130km. En masse de temps. On voit l’heure de sortir de Montréal, pour ceux qui ne sont pas d’ici, Montréal l’été, c’est un chantier de construction. C’est toujours une épreuve de rouler en voiture à Montréal. La stratégie du week-end n’est pas compliqué, rester calme et concentré. Pas trop compliqué mais pas si facile à appliquer. Je ne suis pas encore un Ironman, je suis humain, des fois trop. Il nous reste si peu d’étape à franchir, et un million de choses qui me traverse l’esprit. Tout peut arriver. Et si on ne peut pas y arriver d’ici 16h? Dans le guide de l’athlète y a un numéro. Il est ou le guide? Dans mon sac. J’ai mon sac à porter de main. Tout ce que je dois faire pour le moment, c’est  de garder les yeux sur la route et de rester calme. Sans trop le savoir, cette petite phrase allait devenir mon mantra du week-end, avec quelques variantes, mais ça allait tourner autour de concentre toi et relaxe!  Ça roule enfin, sur la 15 Nord. Mont-Tremblant here we come! Deux heures plus tard, nous voilà dans une autre file d’attente mais pour le check-in des athlètes. Je suis beaucoup plus calme, relativement plus calme. Nous nous rapprochons de la ligne de départ, qui est l’objectif # 1 : me présenter à la ligne de départ, prêt et en santé. Check-in done! Ah! Que je respire, ah! Que me voilà maintenant plus détendu. Me voilà taggé officiellement comme athlète pour l’Ironman de Mont-Tremblant. Détendu? En apparence, à l’intérieur, il y a un volcan prêt pour l’éruption. Il fait beau, il fait chaud, quoi de mieux qu’une petite séance de nage pour se remettre en place. Nous apportons nos valises à l’hôtel, et exécutons ce plan. En gros ce qu’il nous restera à faire c’est de se rendre à la réunion des athlètes à 19h et de préparer lu vélo et les special needs bags pour samedi, entre 12h et 16h. Je travaille pour ne pas me laisser impressionner par l’ampleur de la chose. Je me répète que je suis privilégié de pouvoir vivre cette expérience extraordinaire, et que je suis sur le point de réaliser un rêve que je nourris depuis 5 ans. Nous sommes maintenant si prêts. C’est comme si je m’apprêtais à entrer dans le sillon d’une tornade, ça fait peur, je ne le cache pas, mais c’est là que je dois aller, je dois maintenant vivre le défi, vivre en plein cœur du défi, je dois maintenant goûter l’expérience dans sa pleine saveur, et je suis pleinement reconnaissant d’avoir cette opportunité unique. Il n’y aura jamais 2 premiers Ironman. Je suis pleinement conscient que je dois goûter cette expérience et je n’ai pas l’intention de laisser de miette.

De la pluie pour dimanche

Il n’y a pas ou rarement de condition idéale en triathlon comme dans la vie d’ailleurs. De toute façon je suis blindé, je suis résolu à ne pas me laisser démonter par les conditions externes. Pluie, chaleur, vent, veau vache cochon, on y a goûté. Et on va y goûter! Tu dois te nourrir que de pensées positives, point. On y est presque. À la réunion, on se prépare pour des scénarios catastrophe, façon de parler. Des si mettons, des advenant le cas. De la brume sur le lac, des éclairs, une pluie torrentielle etc… hors de question de faire un trois-quart de parcours, je serais vraiment déçu. À ce niveau-là, c’est en dehors de mon contrôle. Allons, respire, relaxe, écoute, arrête de faire non de la tête, ce n’est qu’une possibilité, un plan B. il fait beau il fait chaud, on fera avec ce qu’on aura point. Dimanche je serai un Ironman. Qu’il mouille ou qu’il fasse tous les temps. Allons remplir nos sacs, et se reposer, c’est capital. Surtout, ne pas laisser entrer le doute s’il frappe à ma porte.

Je vais me concentrer pleinement et faire du mieux possible, étape par étape. Le reste, je ne vais pas m’en préoccuper. J’ai un travail à faire, je suis capable de le faire.

J’ai avec moi un livre formidable que m’a référé Grisnoula, En quête d’excellence, Gagner dans le sport et dans la vie grâce à l’entraînement mental. C’est formidable, c’est de Terry Orlick. Il a travaillé avec des athlètes professionnels et des champions olympiques comme conseiller. C’est vraiment bien ce livre, et je le conseille à tout le monde, même si vous n’êtes pas sportif. C’est ce livre qui était avec moi les derniers jours qui ont précédé mon Ironman. Le choix de l’excellence : j’en ai déjà parlé dans ce blogue, travailler à développer mon potentiel, qu’est-ce que je peux faire à chaque jour pour m’en rapprocher, c’est un processus, une démarche, une quête qui me fascine, qui m’allume, qui m’inspire à tous les niveaux. Je vais sûrement vous en reparler de ce livre.

Les derniers mots

Dans mon carnet de notes voici les derniers mots que j’ai écrits avant le départ :

La croyance est mère de la réalité. L’excellence est un état d’esprit. T. Orlick

CONCENTRATION.

CONTRÔLE DES DISTRACTIONS.

CONCENTRE – RELAXE.

POUVOIR CORPS – ESPRIT.

JE PEUX.

Ainsi soit-il, et vogue la galère!

Le lendemain, j’amène mon vélo au pro-shop pour un réglage pré-course. Nous allons vérifier les derniers détails pour les transitions. 14h on récupère le vélo, on amène le tout dans la zone de transition, les sacs sous la tente.

Voilà, prêt ou pas prêt on y va.

Il n’y a plus rien à faire. Tout est prêt pour le grand départ.

Tic-tac-tic-tac-tic-tac….ma vie est un compte à rebours. C’est comme ça.

Oui demain je serai un Ironman.

Patrice

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

Motivation

Ce moment d’inspiration, quand on sait ce que l’on fait et pourquoi, c’est comme une flèche qu’on lance. Où va la flèche notre tête, notre corps suivra.

Avec le temps, il m’apparait essentiel de discerné notre motivation, pourquoi on fait ce que l’on fait. Qu’est ce que je fais? Pourquoi je fais? Ça se peut qu’on découvre qu’on en a pas la moindre idée, qu’on sait pas ce que l’on fait finalement, c’est pas grave, ça viendra…

Peu importe ce que l’on fait, écrire, courir, apprendre à jouer d’un instrument, la motivation est un ingrédient essentiel.

Prenez courir par exemple, avec juste assez de motivation, nous sommes capables de nous lever, d’ouvrir la porte et de courir un 10k. Sans motivation, c’est plus ardu de se sortir du lit.

Quand j’ai commencé à courir, courir 5k me semblait le bout du monde. Un jour je me suis dit que j’allais faire un Ironman. C’est quoi ça? C’est 3.9k de nage, 180k de vélo et 42k de course, une bonne journée de travail. Ça c’était ma grande motivation, mon plan quinquennal, le cadeau de mes cinquante ans, oui, la santé mon p’tit père! Et du millage. Une fois ça décidé, toutes mes actions avait un sens, une direction, ma motivation me permettais de lancer ma flèche mentale Ironman, et commencer à m’entraîner. Un des outils que j’ai appris en cours de route, c’est de maintenir un niveau de motivation approprié. J’apprends à porter mon attention sur qu’est ce qui me garde motivé, qu’est-ce qui nourrit ma motivation, et qu’est-ce qui l’a soutient. Ça peut être des gens, un film, une musique, un blogue pourquoi pas. Le monde est rempli de sources de motivation, mais ultimement, c’est mieux de trouver la source à l’intérieur de soi, comme ça on ne dépend pas du prochain pep talk pour nous faire avancer.

Je découvre qu’il n’y a pas de limite à la motivation, y en a des petites, des moyennes, des grandes, des milliers.

Le jugement est important. Par exemple, quand j’ai commencé à faire du triathlon, si je m’étais inscris à un Ironman dès la première année, la marche aurait été trop haute, je me serais découragé, j’aurais perdu confiance. La motivation appliquée avec doigté, c’est de commencé petit. Si tu es fatigué et que tu n’as pas envie de courir, la simple pensée que tu dois courir un 15k te fatigue encore plus. Mais avec une petite motivation, tu réussis à te convaincre que d’aller courir 20 minutes c’est dans le domaine du possible. Alors tu sors, tu cours 20 minutes et tu es satisfait, et après 20 minutes, te voilà en train de courir pour 30-40 minutes

La motivation est une façon de développer ma conscience, d’élever mon horizon. Chaque sortie doit avoir son point de vue. Il y a un temps où tu dois te challenger avec un plus grand niveau de motivation. Par exemple, si tu as jamais couru plus que 10k, alors tu te challenge avec la motivation de courir un 15k. Même si tu t’es rendu juqu’à 11 ou 12k, ta motivation t’as poussé plus loin, au delà de tes limites.

Il y a également la motivation à court et long terme. Tu tu veux accomplir de grandes choses, tu dois avoir quelque chose comme une motivation à long terme. Sans le long terme, le court terme peut devenir monotone. De la motivation à long terme se développe celle à court terme: ta dévotion à la pratique quotidienne va élever la barre sur une base régulière.

Nous avons tous des motivations. Si nos motivations pour quoique ce soit s’affaiblissent, alors la motivation de s’assoir sur le divan et de regarder la télé devient plus forte.

Le succès repose sur notre habileté à manipuler notre motivation. L’idée n’est pas nécessairement de la canalisé en quelque chose qui va nous propulser vers le succès, ça serait de l’ambition, mais plutôt de nous permettre de voir ce qui est possible.

Quand j’ai terminé mon premier marathon parmi les milliers d’autres coureurs qui ce sont entraîner fort pour en arrivée là, une partie de la joie reposait sur l’expérience de l’accomplissement de notre motivation. Avec une motivation approprié nous avons naturellement du succès. C’est ce qui apporte tous ces sourires le jour de la course. Avec une motivation approprié, nous sommes tous gagnants.

À la piscine, une femme enceinte, je n’ai pu m’empêcher de lui demander si ça l’aidait à flotter mieux, elle m’a dit qu’au début oui mais maintenant à 7 semaines de la naissance ça poussait vers le bas.

-nager ça doit faire du bien?

-ah oui, je ne ressent plus aucune douleur, c’est ma motivation.

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Mon premier marathon en 2012

 

À bientôt

Patrice

Comme un lundi

Longtemps il est resté assis devant la fenêtre qui donnait sur le grand peuplier, témoin silencieux et impassible du temps.

 Thank god it’s fryday!

Beaucoup de gratitude en ce 5ième et dernier jour de la semaine ouvrable, pour utiliser un langage de comptable. Vendredi, jour joyeux parmi les jours de la sacro-sainte semaine de travail, c’est dans notre ADN. Déjà sur les bancs de la petite école, on tenait plus en place le vendredi, dans l’air se dessinait une promesse d’aventure et de liberté. C’est fou quand on y pense, à quel point les jours de la semaine conditionne notre humeur; comment ça va? Demande-t-on à nos chers collègues au retour du week end, les yeux dans la graisse de bean: comme un lundi! ça va moche, il va sans dire. Les autres jours, c’est plus ambigu, se sentir comme un mardi ou un mercredi, c’est moins évident, on se trouve dans un no man’s land, le milieu de la semaine, on n’est pas encore sortie du bois.

What’s up?

-Comme un mercredi!

-???

Le jeudi ça commence à se préciser, la bête se réveille doucement, y a le vendredi qui apparaît dans la mire.

Oui le vendredi, c’est autre chose. En théorie, plus la semaine a été pénible, plus le vendredi est jubilatif, plus le thank god it’s Friday est bien senti, ça vient des tripes, c’est exponentiel. Y a quelque chose avec la récompense, la carotte au bout du bâton, la lumière au bout du tunnel, c’est le week end, on va se payer la traite, on le mérite bien non? Puis, vient un temps où le mérite, on s’en fout, c’est comme la cloche du chien de Pavlov, c’est vendredi on salive point, plus besoin de mérite. C’est marqué au fer rouge,  gearésolide dans les méandres de notre cerveau.

Ça m’amène à penser à une étude qui a été réalisé par le centre de recherche du centre hospitalier de l’université de Montréal1 sur le fameux high du coureur. Ça disait en gros, que c’est la dopamine qui cause cette euphorie, qu’elle est associé au plaisir et à la récompense, au même niveau que quand on mange quelque chose de bon, qu’on fait l’amour ou consomme de la drogue.

Ça serait, selon les dits chercheurs, la leptine, une hormone sécrétée par les tissus adipeux, autrement dit le gras, qui agirait sur la production de dopamine.

Cette hormone aide à contrôler la sensation de faim ou de satiété et influence aussi l’activité physique. Donc les signaux hormonaux qui modulent l’alimentation et l’exercice seraient en fait étroitement liés.

« Plus il y a de gras, plus il y a de leptine et moins l’envie de manger se fait sentir. Nous démontrons maintenant que cette hormone joue aussi un rôle crucial dans la motivation à courir, ce qui est d’ailleurs possiblement lié à la recherche de nourriture », explique l’auteure principale Stephanie Fulton, également professeure au Département de nutrition de l’Université de Montréal.

La leptine peut inhiber l’activité physique à travers les neurones de la dopamine dans le cerveau. En l’absence de leptine, la dopamine est produite plus librement et augmente l’euphorie du coureur.

« La (plus grande partie) de notre évolution biologique est basée sur la famine, et l’activité physique était importante pour aller chercher les aliments. Et donc la leptine, (et c’est ce que nous déduisons) avec ces études, ça peut inhiber ces activités-là qui sont importantes pour avoir accès à la nourriture », explique Mme Fulton.

Notre cerveau se serait donc programmer au fil du temps, de sorte qu’à chaque fois (ou presque) que nous courons, nous nous sentons euphorique.

Et moi qu’est-ce qui me fait courir? Évidemment je ne vais pas chercher ma nourriture en courant! En fait je cours pour me forger le caractère, me faire (un peu) la vie dure, je cours pour me sortir de mon petit confort de bourgeois, c’est ma méditation, ma médication, mon défoulement, mon expression physique.

J’écris pour plus ou moins les même raisons on dirait. Ça me donne une sorte de réconfort d’avoir fais quelque chose, c’est mon succès personnel. Pour ne pas me sentir coupable de ne rien faire plus tard, un vendredi soir par exemple. Une sorte de combat contre l’inertie intellectuelle, le principe de “pose” et “repose” en yoga. Le “repose” a pour but de réfléchir sur la “pose” qu’on vient de faire, et d’en tirer les bénéfices.

Dans le fond le succès, les raisons, ça n’a pas vraiment d’importance.

Dans tout ça, ce qui compte vraiment c’est que je me suis amélioré.

who cares? i do, ça me suffit.

Et maintenant, je vais sortir ma carcasse de bourgeois dans le froid (relatif) de décembre, et sauter dans les flaques d’eau.

C’est jubilatoire, comme un vendredi.

Le vin sera meilleur ce soir.

And I’m feeling goooooood!

 Sur la route, une publicité du club Med: ici vous aimerez les lundis.

  1. étude du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), publiée dans la revue Cell Metabolism
  2. de gear, engranage, embrayage.

 

Carpe Diem

Patrice

 

Je suis un naufragé sur l’île de mes rêves

Paul Huet "papa et le funambule", 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer
Paul Huet « papa et le funambule », 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer

Le futur m’excite à nouveau, probablement l’air du printemps, peu importe la raison vraiment. Laisse ta curiosité générer l’impatience, après tout, tu es dans le mouvement dans l’avancement, c’est toi qui l’a dit! Te revoilà en train de préparer un coup? Et si ça marchait? Je m’arrête pour admirer la vue, les possibilités infinis qui brillent dans le firmament, comme une mer de promesses inassouvies.

Il me manque quelque chose, je l’ai sur le bout de la langue, mais quoi? Invente l’horizon d’une réponse.

Rien de nouveau sous le soleil? À moitié vrai. Invente, une nouvelle cible, un crime, vite, que je tombe au néant de par la loi humaine*. As-tu fais tes devoirs? Oui maman. À moitié vrai. Si je les avais vraiment fait, je ne serais pas là à écrire sur le fais que je prépare quelque chose, je serais déjà en train, je serais dans le faire n’est-ce pas? Mes devoirs, je faisais le fier en les mettant de côté, aujourd’hui, ça me rattrape, me voilà au pieds du mur d’une certaine façon. Les murs, ne sont-t-ils pas là pour tester notre détermination, à quel point nous voulons vraiment quelque chose? Alors? De nouveaux plans, surtout ne pas lésiner sur les détails. Ensuite? Pratique et répète (et vice versa). Et après? Exécute! Et embrasse les conséquences! Alléluia!

Maintenant, que tu as moins de temps à perdre, utilise tes ressources, ton énergie à l’évolution. ÉVOLUTION: Robert? Et tac! Transformation graduelle et continuellemerci mon p’tit! Dans le fond, il s’agit de l’accomplissement de ta quête non? C’est pas rien!

Et garde bien la cible en vue, ne te laisse pas distraire par les entourloupettes du système qui tentera, par autant de façon, de t’enfirouaper, de te démontrer, avec une logique implacable (la logique est toujours implacable) l’impossibilité de ton projet. Tu es en proie à la re-capturation de l’esprit-naïf des premières fois, l’esprit du débutant comme dise les bouddhistes.

On parle de détachement chez eux aussi, comme se détacher de toute classification, de titre, de reconnaissance, de médaille, de record de vitesse, STOP! Me voilà déjà plus léger, c’est déjà ça.

Je suis dans l’expérimentation, je savoure l’expérience. Je me mets volontairement dans des situations inconfortable juste pour voir. TOTALEMENT!

Je fais confiance à mon intuition (c’est mon côté féminin) ça te dérange? Intéressant! Je me rebelle contre mes propres inclinaisons, je suis merveilleusement imparfait.

Un papillon me montre le chemin dans sa trajectoire ératique, mais précise, j’admire la beauté de l’éphémère.

Je suis dans l’impondérable.

Ensuite?

Enveloppe-toi dans ton rêve. Accroche-toi à ton rêve.

J’ai 5 ans, je suis sur un vélo géant, je réussis à garder l’équilibre, mais je dois contrôler ma joie, mon excitation, je ne dois pas me laisser distraire par trop de bonheur, sinon c’est la chute.

PERSÉVÈRE.

Et puis, il y a le coeur.

Il faut bien qu’il batte.

La mesure incommensurable du temps.

*Rimbaud, Une saison en enfer

Bénies sois mes excuses

J’ai pas d’argent, je ne peux donc pas démarrer une entreprise. Et même si j’en démarre une, j’ai pas de bureau, j’ai pas de clients, je suis trop timide pour appeler le monde pour leur demander quoi que ce soit.

J’ai pas de connexions ou de parents riches ou quoi que ce soit d’ailleurs.

Vision!

J’ai pas de talent. J’ai pas l’équipement adéquat. Je ne peux pas écrire un livre parce que j’ai pas d’éditeur.

Je ne peux pas faire de stand-up comique parce que j’ai peur que le monde me trouve pas drôle.

J’ai peur d’écrire un blogue  parce que ce que j’ai peur de ce que les gens pensent de moi.

J’ai peur de ne pas être assez bon, d’ailleurs, who cares about me?

Chacun de nous, peut tirer ces propres feuilles de route uniques. D’ailleurs le talent c’est quoi? Si on aime faire quelque chose, si on veut faire quelque chose, c’est une direction, c’est un indicateur.

Exécution!

Moi-moi-moi, être humanoïde à la recherche de sa propre humanité, perdu quelque part dans les méandres de l’existence, dans l’espace intersidéral! Oh misère! Oh malheur!

Bénie sois mes excuses.

Il y a toujours un écart entre « ce que j’ai maintenant » et « ce que je voudrais . »

Illumination!

L’écart  c’est toutes mes excuses. Tout ce qu’il faut pour combler l’écart, c’est d’être créatif et de travailler mon chemin à travers les excuses . Je le répète: c’est tout ce qu’il faut.

Effort!

Mes excuses sont tout simplement la feuille de route qui m’emmène de «ici» à «là».

J’ai peur du changement.

Mes excuses sont des pointeurs vers où la cible est. Il n’y a pas d’autres indications  que ma liste d’excuses. Les excuses sont le plan de ma réussite et de mon épanouissement.

Active!

J’ai une job à temps plein, je ne fais pas ce que j’aime, je sens que je ruine quelque chose en moi, quelque chose qui cherche à sortir, à s’exprimer pleinement, mais j’ai des comptes à payer, une famille à nourrir.

Le confort du chèque de paye!

Bonne raison! Vraie raison?

C’est quoi la prochaine action que je dois faire pour atteindre ce que je veux vraiment?

D’ailleurs, qu’est-ce que je veux vraiment?

J’ai une petite idée.

GO! Prochaine étape?

Mais n’importe qui peut avoir des idées!

C’est facile d’avoir des idées, les idées sont volatiles, elles viennent elles vont comme elles sont venues. Merde alors!

« Ideas are cheap. Ideas are easy. Ideas are common. Everybody has ideas….. Execution is all that matters » @CaseyNeistat

Je me prépare à faire le saut, je suis sur le bord.

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Courage!

Il y a toujours une bonne raison, et la vraie raison. En fait la bonne raison c’est souvent des conneries. Mais c’est quoi la vraie raison ?

La paresse.

Je suis paresseux,  j’aime le confort.

J’ai peur de perdre ce que j’ai.

Franchement?

Tu peux faire mieux que ça!

Tu peux faire plus que ça!

DO-MORE-DO-MORE-DO

Endurance!

Je n’ai pas le temps

C’est vraiment dur. Trouver le temps. Arrêter la télévision , se lever plus de bonne heure….

C’est vraiment dur je disais.

La magie des excuses, c’est qu’il y a toujours un moyen d’être créatif autour d’elles.

Mes excuses sont la carte de ma réussite. Nous avons tous des obstacles.

Je m’arrête ou je continue?

Voir les obstacles comme une occasion de grandir ou comme quelque chose à arrêter.

La bonne nouvelle c’est que vous avez le choix .

Je ne suis pas assez bon.

J’ai besoin d’un an de plus pour être meilleur, pour apprendre tel logiciel ,  pour avoir ma certification de yoga, pour apprendre… et les excuses vont continuer.

Je ne peux pas commencer une entreprise jusqu’à ce que ….
Tout le monde dans tous les domaines de l’histoire du monde a, à un moment donné, dit: «Je ne suis pas assez bon ».
C’est la façon dont vous surmonter cette excuse qui permet non seulement d’être assez bon, mais vous fait évoluer en la personne qui sait comment devenir assez bonne.

Ainsi, vous pouvez le faire encore et encore.

Alors?

Quoi d’autre?

J’ai pas de diplôme.

Un morceau de papier  n’est  pas un indicateur de valeur. C’est ben d’valeur mais c’est la vérité.
De plus en plus d’employés n’ont pas de diplômes d’études collégiales du tout! Ils ont des compétences que les autres n’ont pas.

Le monde change et vous devez le saisir maintenant.

Avant un étranger savait qu’il ne pouvait coopérer avec vous que si vous aviez eu ce stupide morceau de papier.
Mais maintenant, il y a beaucoup de façons de montrer que vous pouvez apporter de la valeur, même sans ce document.

Il s’agit d’atteindre, de toucher le monde quel que soit votre domaine.
Vous vous validez maintenant grâce à votre travail.

Je ne suis pas au bon endroit.
Bonne raison , mais pas la vraie raison.
La seule chose qui va amener les gens à voir votre travail n’est pas où vous vivez, mais si vous avez réellement fait le travail.

Je n’ai pas de réseau.
Construire un réseau à partir de zéro nécessite de trois à quatre heures de travail par jour. Que faire si vous avez un emploi ?
Eh bien, construire votre réseau au travail. La façon de le faire : mangé avec différente personne. Demandez de rencontrer quelqu’un pour discuter de leur travail, de leur métier. Faire une chose par jour pour aider quelqu’un sans qu’on vous le demande.

Être de service! Comment puis-je vous aider?
Un réseaux se construit de façon exponentiel et non linéaire. Une fois qu’une personne est dans votre réseau, une seule personne, alors tout le monde dans leur réseau est potentiellement dans le vôtre. Utilisez ça.

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«Je n’ai pas de réseau» est une belle excuse parce que cela signifie que si vous surmonter cette excuse, vous allez rencontrer beaucoup d’amis extraordinaires qui vont vous connaitre et qui vont vous aimer tout au long de votre carrière.

Je m’incline devant la puissance de cette excuse pour me motiver à faire de merveilleuses nouvelles rencontres.

C’est trop fou
Beaucoup de choses pourraient être «trop fou» .
« C’est trop fou » merveilleuse feuille de route. Commencez par cette phrase et encerclé-là. Ensuite, tracer toutes les routes qui partent de cet endroit.

Qu’est-ce qui est trop fou?

A-t-on changer le monde avec des actions raisonnables?

Trouver des chemins différents, voir où ils mènent. Ça ne va pas nécessairement menez où vous vous attendiez. Vous pouvez vous retrouver dans des endroits encore plus magique que vous espériez.

Je suis trop vieux.

too_late

(Funders and Founders Notes – Too Late To Start? quarter-life crisis and… http://notes.fundersandfounders.com/post/79875850310/late-start-quarter-and-middle-life-crisis …)

In my face!

Succès!

N’oubliez pas de toujours affiner votre oreille interne de sorte que vous pouvez écouter ( et de séparer les unes des autres ) à la fois les bonnes raisons et les vraies raisons quand quelqu’un (vous y compris ) vous donne une excuse .
La plupart des gens ne font pas qu’accorder l’oreille interne. Ils croient les excuses parce que c’est facile. Parce qu’elle leur donne la permission de ne pas faire quelque chose qu’ils aiment.

Chaque excuse m’apprend sur moi-même, et me permet de découvrir des mondes entiers de possibilités surprenantes.

Nous choisissons nos excuses. Ils ne nous choisissent pas. Mais de belles choses viennent quand nous embrassons nos excuses et, comme par magie, elles se déplacent par en arrière et nourrissent la prochaine étape de nos vies.

Accomplissement!

Je vous souhaite d’avoir beaucoup, beaucoup d’excuses dans votre vie !

Excusez-moi, je dois aller travailler?

Bonne semaine!

Patrice

Naissance; Tableau de bord

J’ai concocté un petit tableau fait de mots qui m’inspirent particulièrement.

Sentez-vous libre de copier l’image si ça vous tente, ou faites-moi signe si vous voulez que je vous envoie une version imprimable, ça va me faire plaisir.

Le tableau s’intitule: Naissance.

Mon premier tableau de mot
Naissance

Et voilà!

Bonne semaine!

Carpe Diem

Patrice