L’Extase d’être vivant

Et puis, il y a Joseph Campbell, professeur, écrivain, orateur, anthropologue et mythologue américain, mieux connu pour ses travaux en mythologie comparée et en religion comparée, Le Héros aux mille et un visages (1949), est un de ses livres les plus connus, son mantra,  « suivez votre bonheur » (Follow Your Bliss) est une des leçons les plus importantes que vous devez apprendre et intégrer dans votre cœur humain fatigué, de préférence avant de mourir.

La plupart d’entre nous seront d’accord que le bonheur n’est pas un lieu ou une destination, tous les lieux sont temporaires, situationnel. Le bonheur ne peut qu’être qu’un voyage, un éveil constant.

Joseph Campbell prend ce soi-disant-bonheur à un niveau supérieur, en transformant notre race post-postmoderne fatigués dans une quête de retour à notre version originale. Une aventure? J’embarque!

Parce que toute découverte n’est vraiment qu’une re-découverte de choses que nous savions à la naissance mais que nous avons réussi à oublier en cours de route.

En tant que tel, nous sommes toujours étudiants, toujours avides et curieux et débutants.

La philosophie du “Suivez votre bonheur” de Campbell fut inspirée par un personnage, Babbitt, issu de la nouvelle éponyme de Sinclair Lewis, qui dans la dernière page du livre, se lamente :

De toute ma vie, jamais je n’ai fait une seule chose que j’ai réellement voulue ! Je ne crois pas avoir accompli quoi que ce soit si ce n’est d’avoir réussi à subsister. Je me rends compte que je n’ai pas fait la moitié du quart des choses qu’il m’ait été possible de faire. Eh bien, peut-être accomplirez-vous plus de choses. Je n’en sais rien. Mais j’éprouve une sorte de plaisir honteux de savoir que vous saviez ce que vous vouliez faire et que vous l’avez réalisé. Bien, ces gens ici essayeront de vous intimider, et de vous rabaisser. Dites-leur d’aller au diable ! Je vous soutiendrai. Prenez ce travail à l’usine, si c’est ce que vous désirez. Ne soyez pas effrayé par votre famille. Non, ni par les habitants de Zénith. Ni par vous-même, comme je l’ai été. Avancez, vieil homme ! Le monde est à vous !.

Campbell s’est également référé au concept Sanskrit de “Sat Chit Ananda” (Sat (Être); Chit (pleine conscience); Ananda (béatitude)). Il a déclaré :

J’ignore si ma conscience est totalement consciente ou non, et j’ignore également si ce que je sais de mon être est bien mon propre être, alors laissez moi m’accrocher à ma béatitude et cela m’apportera les deux.(Puissance du mythe).

Nous n’avons même pas à prendre le risque de nous lancer dans une aventure seul, les héros de tous les temps l’ont déjà fait avant nous – le labyrinthe de la vie a déjà été exploré. Nous avons juste à suivre les pas du héros, et là où nous croyions trouver quelque chose d’abominable, il se peut que nous trouvions quelque chose de divin, là où nous pensions effectuer un voyage banal, il se peut que nous arrivions au centre de notre propre existence. Et alors que nous pensions être seul, il se peut que nous soyons au milieu de plein de monde.

 Chercher du sens?

Les gens disent que nous cherchons tous à donner un sens à notre vie. Je n’y crois pas. Ce que nous cherchons, c’est l’expérience de la vie, pour que ce dont nous faisons l’expérience de manière physique ait une résonance avec ce qe nous sommes, profondément, et ainsi, nous ressentons tout l’extase lié au fait d’être vivant. C’est de cela dont il s’agit.

L’extase d’être vivant….c’est tout.

Bon vent!

Patrice

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Amor fati, poursuit sans relâche

Qui se connaît, ne prend plus l’étranger fait pour le sien ; s’aime et se cultive avant toute autre chose ; refuse les occupations superflues et, les pensées et propositions inutiles. Montaigne.

Le caractère, c’est pas un héritage. On le construit au quotidien, de la façon dont on pense, de la façon dont on agit, on le construit pensée par pensée, action par action. C’est ce que je pense, c’est là-dessus que je travail. ‘Y a d’l’ouvrage.

Des regrets? Parait qu’on regrette les choses que l’on a pas fait. J’ai entendu ça. Les regrets tue le bonheur.

L’inaction, les opportunités que l’on a pas saisis c’est ça qu’on regrette.

C’est sûr, c’est pas agréable comme sensation, alors le cerveau rationalise…il va trouver toutes sortes de belles entourloupettes, pour que ce soit supportable, il va même ennoblir le portrait, – j’aurais du quitter cette job un peu plus tôt, mais j’ai quand même appris beaucoup de chose…

Ça peut être mieux, ça peux être pire, mais on se dit que ça peut être pire, c’est mieux, ça nous aide à gober la pilule.

Comment éliminer les regrets de ma vie?

Écoute les aînés, ils te diront de saisir les opportunités, « dites oui aux opportunités!! ».

Passes moins de temps à t’inquiéter, plus de temps à penser à ce que tu veux faire avec ta vie, à faire ce que tu veux faire, et comme dirait ma mère, tant qu’à faire t’as juste à le faire, c’est tout, et ça, c’était avant le commercial de Nike « just do it ».

« oh! it’s gonna be a good life- a good-good-life », oui, la bonne vie. Ça se construit. Une vie qui a du sens, le monde ne me doit rien c’est tout entendu. Y’a pas personne qui va venir frapper à ma porte: Bonjour, voici un panier de bonne vie, c’est gratuit, merci bonsoir!

Mais oui mon p’tit gars, c’est comme ça!

Je dois toujours me rappeler, que peu importe si la victoire, la tâche, me parrait impossible sur le moment, si je prends la prochaine étape, et puis la prochaine et ainsi de suite, il y aura toujours quelque chose qui va arriver au tournant. Mon mantra: N’abandonne jamais. Poursuit sans relâche.

Travailler fort et dure, bien sûr, mais c’est de vivre ma vie au delà de la limite, les limites que je me suis imposé avec le temps, que la société m’a imposé, une limite imaginaire, illusoire « je suis trop vieux, je ne peux pas faire ça, c’est trop dur, on peut pas faire ça comme ça, ça s’est jamais fait…. »

Un but, un objectif c’est bien, mais ça peut être une sorte de limite aussi. « tu penses que je peux faire ça? Bien sûr que tu peux… »cette réponse d’une autorité quelconque nous rassure, nous donne le coup d’envoi que nous avons besoin pour passer à l’étape supérieur, mais bien sûr que tu peux! Just do it!

Il y a l’urgence d’améliorer mes propres imperfections, ‘y a toujours d’l’ouvrage de ce côté là aussi, c’est là que j’vas! ‘Y a de l’espoir, si ‘y en avait pas, on ferait juste s’asseoir, boire et attendre la mort. On doit se battre non? Quelque chose en dedans de nous qui veut ça. Des fois on sait plus trop pourquoi, mais on le fait, c’est comme un devoir sacré, par respect pour ceux qui sont passé avant nous, oui, nos parents qui ont fait des sacrifices pour nous, c’est pas un cliché, c’est la vérité en ce qui me concerne.

Quand tu fais une bonne job, tu donnes un peu de noblesse à tes parents, tes grands-parents etc…

Porter attention. Vivre dans la présence, en sachant que nous sommes de toute façon dans l’impermanence. Quand je suis dans le faire, je ressens une promesse de solution, le contraire du désespoir, la réponse pourrait se trouver au tournant. Alors je marche, j’avance et je prends des notes. Je suis toujours en progrès, dans l’indéfini, dans l’essai.

Le truc, s’il en est, serait de maintenir un amusement naïf à chaque instant d’une expérience.

Notes pour la suite des choses: Les anciens Grecs: Ataraxia, veut dire équilibre: l’art de maintenir une humeur égale autant dans les moment exaltant que désespérant. Pour atteindre ça, il faut contrôler ses émotions, ce qui fait que tu n’es pas tirer d’un bord pis de l’autre par elles.

Sénèque: vivre dans la conscience et dans la lucidité clair du monde tel qu’il est, tu ne pourras jamais t’ennuyer.

Amor fati: l’acceptation de quoi qu’il arrive.

J’embrasse mes imperfections, c’est ma matière, c’est ma réalité concrète.

Just do it!

Bien sûr que tu peux!

À bientôt!

Patrice