Le fil de ce jour #17

Diving into the unknown

Hey human

Is there anybody out there ?

Thanks for coming out

The stage is set

Too long we’ve been apart

The Landscape #ART

The glorious awkwardness

Diving into the unknown

Catching life

It’s good to be back home

That’s all the there is

 

@P.S

 

Le fil de ce jour #3

…une ligne de mots. La ligne de mot est une fibre optique, aussi souple qu’un câble ; elle éclaire le chemin juste devant une extrémité fragile. Elle est ta sonde, délicate comme un ver. Anne Dillard.

chil-out

Chill Out

AUJOURD’HUI, «ON VA TOUS S’ENFILER»

Happy #WorldBookDay

Happy birthday, Dr. Seuss!

puts on a show

From Nothing Came Everything:

Don’t be fooled

Eleven Outdated Tips Women Were Actually Given To Help Keep Her Man Happy (Keep Yourself Meticulously Tidy)

Today, we stand up together with women & girls – #SheDecides what to do with her body and her life. #Standup4humanrights

This is a controversial subject—where do you stand?

Repeat after me: We. Are. The. Problem

Thanks

action is the only safe insurance

Spoiler alert: The reality is still grim.

totally spontaneous

a battle over decorum, a hair-triggered public

are we talking about Kellyanne Conway again? Sorry, je suis désolé

Get ready to lose yourself

Watch Out for Frogs Crossing the Road

Ils sont 32 à avoir pris leurs cliques et leurs claques

« Les Pièges de l’exil »

J’espère que le « compteur des lâcheurs de Fillon » sera capable de suivre le rythme…

BREAKING! the E.U. is considering a reboot.

“IT CAN’T HOLD TOGETHER IF IT’S NOT FLEXIBLE”

Is it healthy to sweat a lot?

People Like Sharks More When They Swim to Upbeat Music

« I did not have communications with the Russians, »

Nope.

que peut la justice ?

When tribal adherence becomes toxic

Enough Is Enough

About time!

Chill Out.

Juppé serait «prêt mais loyal»

The numbers:

5 places to go in Prague

2 transgender women killed in New Orleans within 48 hours

Ed Sheeran will sing about going 90 mph

8 Magical Benefits of Resilience

8 healthy lunches you can make one big batch of and eat all week:

18 Green Smoothie Recipes To Trim Your Waist And Keep You Energized

6 power exercises that will help you pick up the pace

40-Minute Mellow Flow

23 Notoriously Unrhymable Words (That Actually Have Rhymes)

9 Things That Will Kill Your Career

7 Healthier French Toast Recipes

8 ways to lose weight when you’re crazy busy

2017-03-02

-8c

 

PS: Le fil de ce jour is a collage of my twitter feeds

i do not invent anything (almost)

time is not (totally) lost

@Patrice_Savard

 

 

 

La défriche

photo: Patrice Savard

Canal Lachice 11.12.16 photo: Patrice Savard

Défricher : Mettre en culture un terrain boisé ou resté en friche, ou rendre propre à la culture un terrain inculte.

Déblayer une question, un domaine, les mettre en ordre pour la première fois avant de les étudier à fond ; dégrossir. Larousse

Chez ceux qui sont le plus vivants…les plus eux-mêmes, la vie du corps est subordonnée à une vie plus haute qui se trouve en eux; elle s’abandonne calmement à la vitalité beaucoup plus abondante d’un esprit qu’on trouve sur un plan qui défis l’observation et les mesures… Thomas Merton

4h30 sonne le réveil, j’ai décidé de me lever tôt. Rien d’extraordinaire. Je veux utiliser ce temps pour travailler sur mes projets. Ça me donne un bon 2h30 plein où je peux me concentrer tranquille et surtout dans la continuité. Autrement, je dois suivre les horaires de quelqu’un d’autre, je dois gagner ma vie.

L’idée, c’est qu’avec de l’attention et des soins particuliers en s’appliquant sur une tâche précise, on peut réussir à sortir quelque chose de bon. Ça ne veut pas dire que je suis meilleur qu’un autre, tout le monde peut réussir à sortir quelqu’un chose de bon, tout le monde a quelque chose à sortir. C’est plaisant de rêver aux possibilités, après, tu joins la partie labeur, où tu dois mettre tes mains dans la pâte, c’est plus douloureux, c’est le travail, c’est la sueur de l’athlète, il faut s’engager, sans relâche, jusqu’au but qu’on s’est fixé.

Des fois je pense à ceux qui étaient là avant moi, mes parents, mes grands-parents, qui se sont sacrifié pour que j’aie une vie meilleure, pour que j’aille à l’école. Des fois je me demande s’il serait content de ce que je suis devenu. Ce genre de pensée me motive à me réveiller de bonne heure, à travailler mieux, parce que je ne suis pas certain que la réponse soit positive à 100%. Eux c’étaient des défricheurs, des bûcherons, des cultivateurs, des bâtisseurs. Moi, qu’est-ce que j’ai bâtis? Qu’est-ce que j’ai construit?

Je voudrais humblement tenté d’être à la hauteur de ces hommes et de ces femmes là.

Je suis en train d’apprendre un nouveau métier, je dois apprendre à bien écrire, ça veut dire publier des articles dans ce blog, d’accepter mes imperfections, de les embrasser, ce qui n’est pas toujours facile pour moi.  Ça veut dire, travailler à être de plus en plus proche de ce que je suis même si ce n’est pas toujours ce que je voudrais être. Au moins j’ai une bonne sensation de travailler sur quelque chose qui m’appartient, ma toune, d’être dans le cœur du sujet.

Comme ça, je me rapproche un peu de ceux-là qui on défricher pour moi.

P. Savard

La terre est ronde, pourquoi ne tournerait t-elle pas?

Traiter un homme tel qu’il est et il restera tel qu’il est. Traiter un homme comme il peut et doit être et il est devenu, comme il peut et doit être.

Johanne Wolfgang von Gerte

On se plaint tout le temps, on se plaint de tout et de rien, de la météo, de ceux qui se plaingnent, mais surtout des autres, mais oui, l’enfer c’est les autres!, n’est-ce pas à cause des autres que ça ne tourne pas rond? Les autres, le gouvernement, le boss, les collègues, les corrompus, les affranchis, tous ceux-là qui nous empêche d’avancer, d’être ce que nous serions supposés être! Plus riche, plus beau, plus fin, plus plus plus….

D’ailleurs, c’est ailleurs que ça ne va pas, justement, c’est dans d’autres pays, c’est l’autre gouvernement qui ne va pas, et les badauds d’ailleurs qui viennent chez nous, c’est ceux-là qui viennent foutre la merde, nous, nous sommes correct, nous sommes beau, nous sommes fin, on est ben smat, on est normal, on sait ce qui est juste et bon, amen; approchez! approchez! Nous allons vous montrer le droit chemin! Venez dans notre beau pays, nous allons vous re-formatter le pon-pon! N’avons nous pas montrer un jour jadis, au bons sauvages, comment il fallait vivre, comment il fallait se vêtir, quels dieux adorés, à quels saints se voués? Pète pis répète, l’histoire se répète! et re-pata-poom!

Dans mon pays qui n’est pas encore un pays et qui sera bientôt l’hiver, un jour, on a entendu parler d’une charte des valeurs. Alors, y’ a des bozos qui en on fait la promotion, et y’ a d’autres bozos encore plus bozos que les bozos qui se faisaient aller le clapet, en donnant leurs opinions, d’ailleurs ces bozos là ont des opinions sur tout, ce sont nos perroquets de service. Le problème, c’est qu’elle n’était pas encore sortie, elle n’était pas encore écrite cette charte! et tout notre beau monde s’opinionnait à plein poumon, pour-contre-pour-contre-pour-con, pauvres cons oui! On va descendre dans la rue et on va frapper dans nos chaudrons, boom-boom, bam-bam! dans nos chaudrons, c’est inacceptable! à bas la charte! à bas les valeurs! à bas quoi déjà? C’est pas grave, frappe-frappe, la matraque! swing la bacaisse dans le fond d’ la boîte à bois.

Ne l’avions nous pas prédit? qu’ils allaient venir foutre le bordel chez nous? Ha Ha!!!

Les cyniques y vont de leurs sourires obliques, les diplomés en prophéties de malheur l’avaient bien dit, ça va mal finir cette histoire.

Est-ce si difficile d’affirmer ce qui est bon, ce que ça pourrait être si le potentiel de l’autre, de la situation, serait réalisé à son plein? Est-ce si douloureux de vivre ensemble, de construire ensemble, de travailler ensemble, de progresser ensemble, avec toutes nos différences?

Prenons la culture arabe par exemple puisqu’il en était question dans cette charte qui n’était pas encore charte, est-ce que cette grande et magnifique culture ne se résume qu’au voile et au terrorisme? N’est-ce pas plus que ça? Les russes, des buveurs de vodka? Les chinois des mangeurs de chats?

L’enfer c’est les autres, c’est pas nouveau, la peur de l’autre, de celui qui n’est pas comme nous, de l’étrange.

N’avons nous pas tous ce désir inné, naturel, insatiable, de savoir que ce que l’on fait est apprécié, a de la valeur, de savoir que l’on compte pour quelqu’un, que notre apport fait une différence? C’est certains que si je te dis que tu n’est pas correct, tu vas te défendre, et moi je vais t’attaquer à nouveau, je dois te prouver que j’ai raison, et toi que j’ai tors et ainsi vont vont vont les petites langues agiles, bing-bang rentre dedans! Par instinct de survie, il parait.

L’affirmation de ce qu’il y a de bon chez les autres est un défi difficile à relever dans notre quotidien, le problème, c’est que complimenter peut être fait de façon superficiel  et peut être effectivement perçu comme de la flatterie, du brown-nosing, de téteux.

Mais il y a une différence entre une affirmation bien sentie qui est une sorte de vision de ce qui pourrait être en puissance, et une flatterie qui est un ramassis de phrases toutes faites, et qui démontre un manque de respect pour l’autre, une sorte d’hypocrisie.

Dans nos mondanités, nous disons les choses comme elles doivent être dites, nous sommes polis, nous sommes des bêtes sociales, nous avons une phrase toute faite pour chaque situation, nous disons des choses, qu’en réalité, on ne pense même pas: content de te voir…t’as l’air en forme…merci bienvenue bonsoir, asta la vista senorita!, alors qu’on est déjà rendue ailleurs, qu’on ne regarde même pas la personne dans les yeux, nous sommes dans nos pensées, ailleurs justement, ailleurs, pour voir si on ne manque pas quelques choses d’important, ailleurs, pour voir si on y est.

Mais ne manque t’ont pas beaucoup d’occasion de voir, de découvrir des potentiels, des histoires extraordinaires chez les autres en agissant de cette façon?

Ce n’est pas évident d’être à son meilleur à chaque jour, nous tombons facilement dans une routine, nous n’avons pas une job de rêve, des collègues de rêve, un boss de rêve, une paye de rêve, pour la majorité, nous voyons toujours les mêmes faces jours après jour, des faces déjà étiquettées, rien de nouveau sous le soleil, et patati et patata, et bla-bla-bla.

Mais nous ne savons pas ce que les gens vivent, ce qu’ils ont de caché, en les étiquettant, nous avons coupé la curiosité de l’autre, et voilà, un tel est comme ça, tel autre comme ci, voilà, c’est classé, on en parle plus.

Mais tout le monde a un potentiel de bonté, de succès, de rêves qui dort, de projets à réaliser, non?

Si au lieu de critiquer l’autre, on allait titiller, réveiller ces possibilités de succès, quelque chose en dedans pourrait se révéler, et l’autre, pourrait montrer à la face du monde la vraie personne qu’il est, son potentiel authentique.

you may say i’m a dreamer…

Justement.

Carpe Diem

Patrice