Mon premier Ironman

Lorsque vous entrez dans vos plus grands défis, vous aurez le choix soit de rester concentré sur toutes les choses inutiles qui vous entourent soit de vous concentrer pleinement sur l’exécution de votre meilleure performance. Terry Orlick, En quête d’excellence.

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C’est vendredi, le jour du check-in des athlètes, le dernier jour, pour le check in. Nous partons de Montréal pour Mont-Tremblant vers 11h. Nous avons jusqu’à 16h pour rouler 130km. En masse de temps. On voit l’heure de sortir de Montréal, pour ceux qui ne sont pas d’ici, Montréal l’été, c’est un chantier de construction. C’est toujours une épreuve de rouler en voiture à Montréal. La stratégie du week-end n’est pas compliqué, rester calme et concentré. Pas trop compliqué mais pas si facile à appliquer. Je ne suis pas encore un Ironman, je suis humain, des fois trop. Il nous reste si peu d’étape à franchir, et un million de choses qui me traverse l’esprit. Tout peut arriver. Et si on ne peut pas y arriver d’ici 16h? Dans le guide de l’athlète y a un numéro. Il est ou le guide? Dans mon sac. J’ai mon sac à porter de main. Tout ce que je dois faire pour le moment, c’est  de garder les yeux sur la route et de rester calme. Sans trop le savoir, cette petite phrase allait devenir mon mantra du week-end, avec quelques variantes, mais ça allait tourner autour de concentre toi et relaxe!  Ça roule enfin, sur la 15 Nord. Mont-Tremblant here we come! Deux heures plus tard, nous voilà dans une autre file d’attente mais pour le check-in des athlètes. Je suis beaucoup plus calme, relativement plus calme. Nous nous rapprochons de la ligne de départ, qui est l’objectif # 1 : me présenter à la ligne de départ, prêt et en santé. Check-in done! Ah! Que je respire, ah! Que me voilà maintenant plus détendu. Me voilà taggé officiellement comme athlète pour l’Ironman de Mont-Tremblant. Détendu? En apparence, à l’intérieur, il y a un volcan prêt pour l’éruption. Il fait beau, il fait chaud, quoi de mieux qu’une petite séance de nage pour se remettre en place. Nous apportons nos valises à l’hôtel, et exécutons ce plan. En gros ce qu’il nous restera à faire c’est de se rendre à la réunion des athlètes à 19h et de préparer lu vélo et les special needs bags pour samedi, entre 12h et 16h. Je travaille pour ne pas me laisser impressionner par l’ampleur de la chose. Je me répète que je suis privilégié de pouvoir vivre cette expérience extraordinaire, et que je suis sur le point de réaliser un rêve que je nourris depuis 5 ans. Nous sommes maintenant si prêts. C’est comme si je m’apprêtais à entrer dans le sillon d’une tornade, ça fait peur, je ne le cache pas, mais c’est là que je dois aller, je dois maintenant vivre le défi, vivre en plein cœur du défi, je dois maintenant goûter l’expérience dans sa pleine saveur, et je suis pleinement reconnaissant d’avoir cette opportunité unique. Il n’y aura jamais 2 premiers Ironman. Je suis pleinement conscient que je dois goûter cette expérience et je n’ai pas l’intention de laisser de miette.

De la pluie pour dimanche

Il n’y a pas ou rarement de condition idéale en triathlon comme dans la vie d’ailleurs. De toute façon je suis blindé, je suis résolu à ne pas me laisser démonter par les conditions externes. Pluie, chaleur, vent, veau vache cochon, on y a goûté. Et on va y goûter! Tu dois te nourrir que de pensées positives, point. On y est presque. À la réunion, on se prépare pour des scénarios catastrophe, façon de parler. Des si mettons, des advenant le cas. De la brume sur le lac, des éclairs, une pluie torrentielle etc… hors de question de faire un trois-quart de parcours, je serais vraiment déçu. À ce niveau-là, c’est en dehors de mon contrôle. Allons, respire, relaxe, écoute, arrête de faire non de la tête, ce n’est qu’une possibilité, un plan B. il fait beau il fait chaud, on fera avec ce qu’on aura point. Dimanche je serai un Ironman. Qu’il mouille ou qu’il fasse tous les temps. Allons remplir nos sacs, et se reposer, c’est capital. Surtout, ne pas laisser entrer le doute s’il frappe à ma porte.

Je vais me concentrer pleinement et faire du mieux possible, étape par étape. Le reste, je ne vais pas m’en préoccuper. J’ai un travail à faire, je suis capable de le faire.

J’ai avec moi un livre formidable que m’a référé Grisnoula, En quête d’excellence, Gagner dans le sport et dans la vie grâce à l’entraînement mental. C’est formidable, c’est de Terry Orlick. Il a travaillé avec des athlètes professionnels et des champions olympiques comme conseiller. C’est vraiment bien ce livre, et je le conseille à tout le monde, même si vous n’êtes pas sportif. C’est ce livre qui était avec moi les derniers jours qui ont précédé mon Ironman. Le choix de l’excellence : j’en ai déjà parlé dans ce blogue, travailler à développer mon potentiel, qu’est-ce que je peux faire à chaque jour pour m’en rapprocher, c’est un processus, une démarche, une quête qui me fascine, qui m’allume, qui m’inspire à tous les niveaux. Je vais sûrement vous en reparler de ce livre.

Les derniers mots

Dans mon carnet de notes voici les derniers mots que j’ai écrits avant le départ :

La croyance est mère de la réalité. L’excellence est un état d’esprit. T. Orlick

CONCENTRATION.

CONTRÔLE DES DISTRACTIONS.

CONCENTRE – RELAXE.

POUVOIR CORPS – ESPRIT.

JE PEUX.

Ainsi soit-il, et vogue la galère!

Le lendemain, j’amène mon vélo au pro-shop pour un réglage pré-course. Nous allons vérifier les derniers détails pour les transitions. 14h on récupère le vélo, on amène le tout dans la zone de transition, les sacs sous la tente.

Voilà, prêt ou pas prêt on y va.

Il n’y a plus rien à faire. Tout est prêt pour le grand départ.

Tic-tac-tic-tac-tic-tac….ma vie est un compte à rebours. C’est comme ça.

Oui demain je serai un Ironman.

Patrice

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

Motivation

Ce moment d’inspiration, quand on sait ce que l’on fait et pourquoi, c’est comme une flèche qu’on lance. Où va la flèche notre tête, notre corps suivra.

Avec le temps, il m’apparait essentiel de discerné notre motivation, pourquoi on fait ce que l’on fait. Qu’est ce que je fais? Pourquoi je fais? Ça se peut qu’on découvre qu’on en a pas la moindre idée, qu’on sait pas ce que l’on fait finalement, c’est pas grave, ça viendra…

Peu importe ce que l’on fait, écrire, courir, apprendre à jouer d’un instrument, la motivation est un ingrédient essentiel.

Prenez courir par exemple, avec juste assez de motivation, nous sommes capables de nous lever, d’ouvrir la porte et de courir un 10k. Sans motivation, c’est plus ardu de se sortir du lit.

Quand j’ai commencé à courir, courir 5k me semblait le bout du monde. Un jour je me suis dit que j’allais faire un Ironman. C’est quoi ça? C’est 3.9k de nage, 180k de vélo et 42k de course, une bonne journée de travail. Ça c’était ma grande motivation, mon plan quinquennal, le cadeau de mes cinquante ans, oui, la santé mon p’tit père! Et du millage. Une fois ça décidé, toutes mes actions avait un sens, une direction, ma motivation me permettais de lancer ma flèche mentale Ironman, et commencer à m’entraîner. Un des outils que j’ai appris en cours de route, c’est de maintenir un niveau de motivation approprié. J’apprends à porter mon attention sur qu’est ce qui me garde motivé, qu’est-ce qui nourrit ma motivation, et qu’est-ce qui l’a soutient. Ça peut être des gens, un film, une musique, un blogue pourquoi pas. Le monde est rempli de sources de motivation, mais ultimement, c’est mieux de trouver la source à l’intérieur de soi, comme ça on ne dépend pas du prochain pep talk pour nous faire avancer.

Je découvre qu’il n’y a pas de limite à la motivation, y en a des petites, des moyennes, des grandes, des milliers.

Le jugement est important. Par exemple, quand j’ai commencé à faire du triathlon, si je m’étais inscris à un Ironman dès la première année, la marche aurait été trop haute, je me serais découragé, j’aurais perdu confiance. La motivation appliquée avec doigté, c’est de commencé petit. Si tu es fatigué et que tu n’as pas envie de courir, la simple pensée que tu dois courir un 15k te fatigue encore plus. Mais avec une petite motivation, tu réussis à te convaincre que d’aller courir 20 minutes c’est dans le domaine du possible. Alors tu sors, tu cours 20 minutes et tu es satisfait, et après 20 minutes, te voilà en train de courir pour 30-40 minutes

La motivation est une façon de développer ma conscience, d’élever mon horizon. Chaque sortie doit avoir son point de vue. Il y a un temps où tu dois te challenger avec un plus grand niveau de motivation. Par exemple, si tu as jamais couru plus que 10k, alors tu te challenge avec la motivation de courir un 15k. Même si tu t’es rendu juqu’à 11 ou 12k, ta motivation t’as poussé plus loin, au delà de tes limites.

Il y a également la motivation à court et long terme. Tu tu veux accomplir de grandes choses, tu dois avoir quelque chose comme une motivation à long terme. Sans le long terme, le court terme peut devenir monotone. De la motivation à long terme se développe celle à court terme: ta dévotion à la pratique quotidienne va élever la barre sur une base régulière.

Nous avons tous des motivations. Si nos motivations pour quoique ce soit s’affaiblissent, alors la motivation de s’assoir sur le divan et de regarder la télé devient plus forte.

Le succès repose sur notre habileté à manipuler notre motivation. L’idée n’est pas nécessairement de la canalisé en quelque chose qui va nous propulser vers le succès, ça serait de l’ambition, mais plutôt de nous permettre de voir ce qui est possible.

Quand j’ai terminé mon premier marathon parmi les milliers d’autres coureurs qui ce sont entraîner fort pour en arrivée là, une partie de la joie reposait sur l’expérience de l’accomplissement de notre motivation. Avec une motivation approprié nous avons naturellement du succès. C’est ce qui apporte tous ces sourires le jour de la course. Avec une motivation approprié, nous sommes tous gagnants.

À la piscine, une femme enceinte, je n’ai pu m’empêcher de lui demander si ça l’aidait à flotter mieux, elle m’a dit qu’au début oui mais maintenant à 7 semaines de la naissance ça poussait vers le bas.

-nager ça doit faire du bien?

-ah oui, je ne ressent plus aucune douleur, c’est ma motivation.

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Mon premier marathon en 2012

 

À bientôt

Patrice

Comme un lundi

Longtemps il est resté assis devant la fenêtre qui donnait sur le grand peuplier, témoin silencieux et impassible du temps.

 Thank god it’s fryday!

Beaucoup de gratitude en ce 5ième et dernier jour de la semaine ouvrable, pour utiliser un langage de comptable. Vendredi, jour joyeux parmi les jours de la sacro-sainte semaine de travail, c’est dans notre ADN. Déjà sur les bancs de la petite école, on tenait plus en place le vendredi, dans l’air se dessinait une promesse d’aventure et de liberté. C’est fou quand on y pense, à quel point les jours de la semaine conditionne notre humeur; comment ça va? Demande-t-on à nos chers collègues au retour du week end, les yeux dans la graisse de bean: comme un lundi! ça va moche, il va sans dire. Les autres jours, c’est plus ambigu, se sentir comme un mardi ou un mercredi, c’est moins évident, on se trouve dans un no man’s land, le milieu de la semaine, on n’est pas encore sortie du bois.

What’s up?

-Comme un mercredi!

-???

Le jeudi ça commence à se préciser, la bête se réveille doucement, y a le vendredi qui apparaît dans la mire.

Oui le vendredi, c’est autre chose. En théorie, plus la semaine a été pénible, plus le vendredi est jubilatif, plus le thank god it’s Friday est bien senti, ça vient des tripes, c’est exponentiel. Y a quelque chose avec la récompense, la carotte au bout du bâton, la lumière au bout du tunnel, c’est le week end, on va se payer la traite, on le mérite bien non? Puis, vient un temps où le mérite, on s’en fout, c’est comme la cloche du chien de Pavlov, c’est vendredi on salive point, plus besoin de mérite. C’est marqué au fer rouge,  gearésolide dans les méandres de notre cerveau.

Ça m’amène à penser à une étude qui a été réalisé par le centre de recherche du centre hospitalier de l’université de Montréal1 sur le fameux high du coureur. Ça disait en gros, que c’est la dopamine qui cause cette euphorie, qu’elle est associé au plaisir et à la récompense, au même niveau que quand on mange quelque chose de bon, qu’on fait l’amour ou consomme de la drogue.

Ça serait, selon les dits chercheurs, la leptine, une hormone sécrétée par les tissus adipeux, autrement dit le gras, qui agirait sur la production de dopamine.

Cette hormone aide à contrôler la sensation de faim ou de satiété et influence aussi l’activité physique. Donc les signaux hormonaux qui modulent l’alimentation et l’exercice seraient en fait étroitement liés.

« Plus il y a de gras, plus il y a de leptine et moins l’envie de manger se fait sentir. Nous démontrons maintenant que cette hormone joue aussi un rôle crucial dans la motivation à courir, ce qui est d’ailleurs possiblement lié à la recherche de nourriture », explique l’auteure principale Stephanie Fulton, également professeure au Département de nutrition de l’Université de Montréal.

La leptine peut inhiber l’activité physique à travers les neurones de la dopamine dans le cerveau. En l’absence de leptine, la dopamine est produite plus librement et augmente l’euphorie du coureur.

« La (plus grande partie) de notre évolution biologique est basée sur la famine, et l’activité physique était importante pour aller chercher les aliments. Et donc la leptine, (et c’est ce que nous déduisons) avec ces études, ça peut inhiber ces activités-là qui sont importantes pour avoir accès à la nourriture », explique Mme Fulton.

Notre cerveau se serait donc programmer au fil du temps, de sorte qu’à chaque fois (ou presque) que nous courons, nous nous sentons euphorique.

Et moi qu’est-ce qui me fait courir? Évidemment je ne vais pas chercher ma nourriture en courant! En fait je cours pour me forger le caractère, me faire (un peu) la vie dure, je cours pour me sortir de mon petit confort de bourgeois, c’est ma méditation, ma médication, mon défoulement, mon expression physique.

J’écris pour plus ou moins les même raisons on dirait. Ça me donne une sorte de réconfort d’avoir fais quelque chose, c’est mon succès personnel. Pour ne pas me sentir coupable de ne rien faire plus tard, un vendredi soir par exemple. Une sorte de combat contre l’inertie intellectuelle, le principe de “pose” et “repose” en yoga. Le “repose” a pour but de réfléchir sur la “pose” qu’on vient de faire, et d’en tirer les bénéfices.

Dans le fond le succès, les raisons, ça n’a pas vraiment d’importance.

Dans tout ça, ce qui compte vraiment c’est que je me suis amélioré.

who cares? i do, ça me suffit.

Et maintenant, je vais sortir ma carcasse de bourgeois dans le froid (relatif) de décembre, et sauter dans les flaques d’eau.

C’est jubilatoire, comme un vendredi.

Le vin sera meilleur ce soir.

And I’m feeling goooooood!

 Sur la route, une publicité du club Med: ici vous aimerez les lundis.

  1. étude du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), publiée dans la revue Cell Metabolism
  2. de gear, engranage, embrayage.

 

Carpe Diem

Patrice

 

Le chant de la nature éphémère

lève-toi quand ton fil se mélange à la carte du ciel.

Philippe Petit, Le traité du funambule

Pratique juste, attitude juste, compréhension juste.

Après les cris, après les pleurs, plus rien. Silence, le silence plein les oreilles. Aucune fuite possible. Je suis toujours vivant, c’est déjà ça. Ensuite, se relever. Déjà vu. Faut aimer répéter faut croire. Je respire, mon cœur, mon petit cœur, ce qu’il faut endurer. Je suis vivant, rien d’extraordinaire, c’est pas ma faute, je n’y suis pour rien, vraiment. Je m’y étais habitué, comme on s’habitue à tout, même d’être vivant. J’avais perdu de vue la fragilité, la fugacité, ce chant de la nature éphémère. Ma vie, tenir le pas gagné. Silence, on ne tourne plus. C’est la vraie vie. De toute façon, personne ne vas en sortir vivant. Les riches, les pauvres, les bons, les mécréants, les pure laine les bâtards, c’est pas négociable. La vraie vie sans tambour ni trompette, pas de médaille, pas de mentions d’honneur, rien. Anonyme. Cette course de chien savant, le temps l’emportera. Je mettrai ma fierté de côté, mes petites glorioles d’artiste emporté.

Se consumer, sans laisser de traces.

Voilà l’action, créer à l’intérieur de toi-même ce sentiment de beauté, de libération, d’infini, c’est tout, le reste sera des produits dérivés, de la valeur ajoutée.

C’est pas la blessure que la lumière pénètre.

Rumi

Je n’aurais jamais cru être aussi heureux de marcher à nouveau.

Rien d’extraordinaire à ça?

Quand même.

Je dois continuer à marcher alors.

Franchir ma ligne d’arrivée.

Ma volonté intact, me mène là où je dois aller, et chaque pierre sur la route, est précieuse pour moi.

Si votre pratique est bonne, peut-être en serai vous fier. Ce que vous faites est bon, mais quelque chose y est rajouté. La fierté est de trop. L’effort juste consiste à se défaire de ce qui est de trop.

Shunryu Suzuki, Esprit zen esprit neuf

Pour ne pas tomber, c’est pour ça, pour ne pas rechuter, pour vivre comme un homme debout.

Le “bon” vieux temps est volatile, et cette fleur qui sourit aujourd’hui sera en train de mourir demain.

Carpe Diem

Patrice

Appui sur la touche « Start »

Un enfant n’a aucune difficulté à croire l’incroyable, c’est seulement nous, avec nos gros cerveau, nos coeurs étroits qui doutons, qui pensons trop, qui hésitons.

 

Lève-toi et marche

Jésus

 

Commence, appui sur le bouton marche, commence avant que le diable t’emporte, qu’il te ratrappe et te tire par la tignasse, qu’il te ramène à la case départ, commence avant de laisser qui que ce soit te dire que tu ne peux pas, parce que le monde est plein de ces gens là, les empêcheurs, les emmerdeurs notoires. Regarde, regarde dans la boîte, dans ta boîte, mais qui te dit de regarder en dehors ? les formateurs ? les tartuffes, qui te pousse à l’extérieur de toi-même et qui te disent comment il faut faire, comment il faut penser ? les spécialistes de n’importe quoi ?

C’est dedans, dans le ventre , dans tes trippes que ça se passe. Commence tout de suite, pas demain, pas quand tu auras gagner à la loto, pas quand tu auras une meilleure job, pas quand tu seras plus-mieux-moins-pire-que-pierre-jean-jacques. Go, c’est un go, fais ce que tu as toujours voulue faire, fais à ta tête, fais confiance, avance dans ta propre trace, fis toi sur toi, avance sans GPS, sans template, sans plan, sans penser à demain, sans penser à hier.

Plonge, plus c’est profond, meilleur c’est, laisse-aller ce besoin de tout contrôler, plus c’est profond, plus c’est bon, plus c’est transformatif pour toi, ton entourage, fais confiance à la soupe. Commence, n’attend pas d’approbation, n’attend pas l’apocalyspe, la fin du monde, d’avoir deux jours à vivre, n’attend pas la nouvelle année, l’année du chat, l’année du rat, de tout ce que tu voudras, commence, enfile ton gilet pare-balle, sois-prêt à recevoir des coups, le monde n’aime pas ceux qui veulent aller dans une direction différente, ceux qui veulent une meilleure version d’eux-même, ceux qui ratisse large. La famille, les amis te connaissent comme tu es, marqué au fer blanc, la dernière chose que tu veux, c’est de rester comme tu es, le statu-quo, ceux qui t’aimeront vraiment, te suivront, tant pis pour les autres, c’est ça qui est ça, et c’est ça qui sera ça.

Commence ton programme d’entraînement, commence ton nouveau régime alimentaire, commence à écrire, à dessiner, à chanter, à apprendre une nouvelle langue, à lire les classiques, à faire du yoga, de la cuisine orientale, de la méditation transcendentale, de la natation, commence à te lever de bonne heure, commence à faire du jogging, commence tout ce que tu as toujours voulu sans avoir jamais oser, oser, quatre petites lettres, une force de frappe énorme, (oser: avoir la hardiesse, le courage de… tenter entreprendre avec courage, avec audace, risquer.  (Le petit Larousse).

Commence, il y aura toujours quelque chose dans la boîte, écoute cette petite voix, concentre toi bien, fais un effort, qu’est-ce qu’elle raconte? écoute, l’enfant, écoute le coeur qui bat, écoute, au-delà de la peur, une passion? Tu pensais que ce n’était pas pour toi? que c’était pour les héros de cinéma, les personnages de roman? Tout ce que tu as à faire, c’est de dire oui, oui c’est possible, oui je le peux, oui je le veux, et ça prendra de plus en plus de place, et ça grandira, et ça te propulseras, et ça te transporteras, et ça te transformeras,  et tu seras de plus en plus occupé, tu seras comme une ville occupée, un pays occupé, et le monde s’ouvrira. Commence, c’est tout, commence je te dis, c’est un ordre, ça vient d’en haut, ton propre génie, mais qu’est ce que tu attends? Ce que je veux, c’est que tu sentes bien ce que c’est que l’excitation des commencements, les grands départs, la chaleur, l’énergie, le rythme, les pulsations qui augmentent, le courant. Entre dans la danse tout de suite, n’attend pas la fin de la toune, où que tu sois, où que tu te trouves, facebook peut attendre, la télé peut attendre, c’est maintenant que ça se passe.

Le monde est contre toi? qu’à cela ne tienne, entraîne toi, sois plus futé que le monde même, sois plus rusé, plus fort, plus vif, plus alerte, tu sais ce que tu as à faire.

Armé d’un infatiguable désir de réussir, tu résisteras à la résistance même, jusqu’à la fin du projet, et après? Eh ben! on recommence au plus vite, et ainsi de suite, jusqu’à la fin des temps.

L’immobilité, c’est la mort, il faut y aller, sans même savoir si on va atteindre la mecque, le Klondike, la lune, mars. Il faut y aller, parce que c’est pour ça que nous sommes conçu, la mouvance.

Tu es la force. Tu es l’intelligence. Tu es l’infatigable mouvance. Tu es le courage ambulant.

Alors, tu te lève et tu marches malgré l’univers hostile, malgré les gens mauvais qui t’entoure, malgré la froideur du monde et tu te frayes un chemin à travers tout ça, et te voilà de plus en plus fort, de plus en plus endurant, de plus en plus malin, rusé, tu es ton meilleur allié, tu es le commandant en chef, tu es le guerrier, tu es tout ça à la fois.

Te voilà maintenant en état d’apesanteur, tout coule, tout baigne, tu es dans le courant, dans l’air, le temps, l’espace, tu es dans ton élément, respire à fond, tient toi bien après les oreilles à papa, accroche bien ta tuque.

Alors qu’est-ce que tu attends?

Maintenant que tu as commencé, trois règles à suivre: 1-continuer. 2- continuer. 3- continuer, ici et maintenant, sans relâche, tu es à la limite de la vitesse permise, il n’y a plus de limite, tu ressens très fort les possibilités infinies, et tu te demande: mais pourquoi ai-je attendu si longtemps?

Et tu te demande: comment, ai-je osé?

c’était un petit bonheur, que j’avais ramassé…

Carpe Diem

Patrice

Naissance; Tableau de bord

J’ai concocté un petit tableau fait de mots qui m’inspirent particulièrement.

Sentez-vous libre de copier l’image si ça vous tente, ou faites-moi signe si vous voulez que je vous envoie une version imprimable, ça va me faire plaisir.

Le tableau s’intitule: Naissance.

Mon premier tableau de mot
Naissance

Et voilà!

Bonne semaine!

Carpe Diem

Patrice

Tout est possible!

tout est possible

«you don’t want to be merely the best of the best. You want to be the only ones who do what you do»
Jerry Garcia (Grateful Dead)

Chez mon garagiste l’autre jour, je rencontre une ancienne collègue de travail qui est maintenant agent immobilier. Elle me dit, entre autre, qu’aujourd’hui dans l’immobilier, c’est bon pour les acheteurs, moins bon pour les vendeurs, à moins que que ça soit «Wow!»
Wow!, ça a résonné dans ma petite caboche. Wow, 3 petites lettres, un potentiel énorme de possibilités.
C’est ta vie après tout, il n’en tient qu’à toi pour que ça soit wow! Tu es le scénariste et l’acteur principal de ton histoire, wow!
Mais pour créer des wow(s) il faut travailler fort. Tu travailles plus fort que ton voisin = avantage stratégique. Il faut se lever de bonne heure, plus de bonne heure que son voisin , ne pas lésiner sur la préparation, les études etc…c’est pas reposant, c’est sûr, sinon quoi?
Un de mes entraîneurs de natation me disait: les champions sont les premiers dans la piscine et les derniers sortis. Y a pas de secret, y pas de raccourcis, y a pas de magie, ça demande du travail, des efforts (extra-miles), de l’endurance, c’est du boulot!
Il faut viser haut, très haut, d’accord, mais ça commence par des petites actions concrètes, des détails dans la finition. Par exemple, un simple suivi chez un client, un petit coup de fil, un courriel, pour s’assurer que tout est OK, si on peut faire quelque chose pour l’aider etc…c’est pas grand chose, ça prend quelques minutes et c’est tout, c’est un wow assuré. Combien de wow tu peux aller chercher dans une journée? Et si c’est pas wow, c’est quoi? Ordinaire? Et si le standard ordinaire c’était wow?
Je crois que nous sommes dans une époque formidable non pas que je suis déconnecté de la réalité, que je ne sois pas au courant des catastrophes, des crises économiques, des guerres etc… Mais je ne carbure pas à ça.
Optimiste? Peut-être. Optimal oui, je veux tirer le maximum de chaque situations.
Nous avons marché sur la lune, envoyé un robot sur mars, nous avons internet, des téléphones intelligent, nous avons inventés des médicaments pour vaincre des maladies qui étaient déclarées incurables, nous pouvons transplanter des organes et la liste est longue. C’est pas wow ça? C’est pas une inspiration, une invitation à nous dépasser jour après jour, mile après mile et ainsi de suite?

Tout est possible!

Bon vent!

Et bonne semaine!

Patrice.