Cape Cod 3ième partie ou toute bonne chose ne devrait pas avoir de fin

Le bloggeur et la mer
Le bloggeur et la mer

Le temps est gris, c’est moins pire de partir quand c’est nuageux. Une semaine à Cape Cod, ça fait la job, ça enlève les rides du cerveau. Avant de s’en aller, on prend une dernière marche sur la grève, c’est comme si on faisait le plein d’essence marin dans les poumons. On part plus tôt que d’habitude, on doit passer par le centre d’achat, Grisenoula a besoin d’un sac à main. Cape Cod Mail, on va chez Macy’s, ils ont toujours des ventes (rabais).

Un centre d’achat après la mer c’est assez pénible, déjà que sans. Je reste calme, pour combien de temps? Ça devrait aller. Grisenoula a enfin trouvée, un sac brun, réversible en noir, c’est parfait je lui dis, une sorte de 2 pour 1. On s’en va du côté des hommes histoire de voir si on ne va pas trouver un bon deal de ce côté là. On trouve des pantalons, c’est Grisenoula qui a trouvée plutôt, c’est pas pour me vanter mais elle a l’oeil,  bing bang salle d’essayage, 1 sur 3, c’est bon, on va faire avec ça, et hop on y va! Non? Grisenoula a envie de patates frite. Ah ben oui, des frites, pourquoi pas, un petit réconfort, des frites. Direction food court dans le fin fond du fond du centre d’achat, un Indien un Chinois un Subways, pas de frites? Pas de frites!!! C’est pas croyable de pas trouver de frites dans un centre d’achat aux U.S.A!!! How zen you can be? Bon ben, c’est comme ça. Allons voir à l’autre bout, on est jamais allé de ce côté là.

Eh ben oui, à l’autre bout, assis sur un banc, comme un mirage, une hallucination, une apparition divine, 2 jeunes filles mangeant des frites! On leur demande, where you get that? Just there disent-elles pointant l’index à leur droite. The best in town!  All right all right all right, comme dirait Matthew McConaughey. FIVE GUYS, hand-cut fries served fresh & made daily in 100% peanut oil. À l’entrée, des poches de patates de l’Idao empilées tout le long du corridor, serait-ce le paradis des mangeux de patates? On commande un veggie sandwich avec des frites (quand même), la caissière sympathique et souriante nous fait répéter, à cause de notre accent? Ou parce que c’est pas souvent qu’elle se fait demander des veggies sandwich? Peu importe, champignons, poivrons, oignons, avec du fromage jaune genre cheese weeze entre 2 buns blanc. Les 2 filles qui préparent notre sandwich nous font un spectacle, elles sont bien vivante, et bien drôle, Grisenoula me demande pourquoi il y a tant de crimes racistes au USA (parce qu’elles sont noir), moi, je n’ai pas de réponse à ça, je me demande toujours pourquoi on ne peut pas vivre en paix avec tout le monde. À chaque jours des nouvelles qui me découragent de l’humanité. J’ai probablement des restant de hippie nostalgique, le paradis perdue et tout le tra-la-la. Il y aura toujours la souffrance.

13h30, on prend la route, il fait soleil finalement, Grisenoula me regarde, on tergiverse, sans doute l’effet des vagues sur notre cerveau, on reste encore un peu? On part? Tic-tac-tic-tac… partir de Cape Cod, c’est jamais facile, qui a decidé que les bonnes choses devait avoir une fin? On rentre à Montréal, 9h que ça nous aura prit, prêt de 2 h pour entrer et sortir de Boston. Rester cool. Rien d’autre à faire. Arrêt obligé au NH Liquor Store, et un autre un peu plus loin au Veteran Memorial pour manger un peu, et faire le plein de café. Pour le reste de la route, le rythme est bon, à la frontière canadienne, à peine 5 minutes d’attente, on déclare nos bouteilles, et nos achats, Bon retour nous dit l’agent sympatique (il faut bien le dire quand ça arrive) et on rentre au Canada, terre de mes aïeux. Il commence à faire noir. 22h30, on arrive à la maison.

Le retour…c’est une autre histoire.

Carpe Diem

Patrice

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Le rebelle au bois dormant

Mon bel amour navigateur

mains ouvertes sur les songes

tu sais la carte de mon coeur

les jeux qui te prolongent

et la lumière chantée de ton âme

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

Je suis un homme, pas un ange, c’est pas pareil on s’entend. Un homme, c’est plein de contradictions. Un homme, ça fait plein de conneries. Ça parle fort des fois, ça dit des choses qui faut pas dire, qu’on peut pas dire, c’est tout croche des fois.

On a voulu faire du monde avec moi. (on va finir par faire du monde avec toi!) On m’a laissé allé, (trop d’ouvrage!), mais le sentiment de pas être “correct” lui, ‘y est jamais partie. Moi, à cause de ça, j’ me suis toujours sentis inadéquat, trop, pas assez, pas d’allure. Des fois, j’ai envie de crier mon humanité, j’en viens qu’à avoir des rêves violent, ça me surprend. Justement, la nuit dernière, je pense que c’était un de mes collègue de travail, je le frappais à coup de marteau. Soyez sans crainte, je n’ai pas de marteau au travail. (Freudiens et psy-psy de tout accabit s’abstenir de commentaires s.v.p)

Quand même, je ne viens pas d’un pays où l’on opprime les gens, mon pays, ce n’est pas une dictature on s’entend, mais non, mon pays c’est l’hiver.

Mais ‘y a toujours des gens “au dessus” qui vont essayer de te caser, oui te mettre dans une case, c’est comme des petits dictateurs tout pâlotte, juste assez pour te titiller le rebelle endormi. J’entends une voix: On a les dirigeants qu’on mérite. Oui c’est vrai, j’ai déjà entendu ça quelque part.

Mon dieu! Et si c’était vrai! Couillard, Harper, Péladeau, Trudeau (le fils, le père avait du caractère au moins, il a tout gardé pour lui, faut croire). Mais je m’arrête tout de suite, digression sans intérêt vraiment, qui va sûrement passer dans les ciseaux de l’éditeur d’ailleurs. On verra qui aura le dernier mot.

Revenons à nos moutons rebelles

Monter sans trop faire de bruit les escaliers grinçant.

Si tu fais bien ce qu’on te dit de faire, on te donnera une médaille… ou n’importe qu’elle autre récompense (la petite étoile dans ton cahier à la p’tite école)  histoire de te la fermer. Ça serait franchement plus facile d’être “normal” oui, dans la norme.

Ça serait plus facile, mais plus platte. Et la terre est ronde.

Quand même, je ne suis pas “une minorité visible”, je ne suis pas handicapé, je n’ai aucune “tare” (visible du moins), je suis en apparence, semblable à quelqu’un de normal.

  • Alors c’est quoi ton problème?

I drink too much, I eat too much, I want too much, I’m too much!

Attend! Ça dépend pour qui. C’est ça. Si tu te compares avec un léthargique sur la prozac. C’est sûre, la barre n’est pas trop haute. Mais oui, tout est une question de perception, de standard. Et puis, ‘y a toujours du monde qui vont te tirer vers le bas, c’est pas nouveau.

C’est juste que des fois, j’ai de la misère avec, comment dire, l’aceptisation, la pasterisation, la langue de bois, la petite misère, les ragotteurs, le monde qui tond leur gazon avec une tondeuse à gaz, pis qui l’arrose par dessus le marché, pour que ça soit ben beau ben propre!

 

Grisnoula à Cape Cod
Grisnoula à Cape Cod

 

Mais ‘y a Grisnoula. Grisnoula, c’est mon baume, c’est mon ostéopathe de l’âme.

Une chance qu’on s’a!

Des fois, on prend des marches, et on rêve de la vie qu’on voudrait.

Ça pourrait être ça! Travailler ensemble, voyager ensemble, construire notre maison sur un terrain à la campagne, elle voudrait avoir une fondation pour les enfants défavorisés pour leur donner un accès à l’art. Oui parce qu’on y croit à l’art. On croit que ça rend le monde meilleur.

Grisnoula, elle me tire vers le haut.

Moi, j’ai pas le vertige, j’ai pas peur des hauteurs. Grisnoula, par sa présence, elle fait que je veux devenir un meilleur homme. Avec elle, je peux être moi. Ça, ça fait du sens pour moi.

Vouloir devenir un meilleur moi. Comme un homme doit.

Grisnoula, c’est pour elle que je veux que ça marche.

Grisnoula, c’est mon espérance.

 

Selon l’Organisation Mondiale du Travail, 168 million d’enfants dans le monde sont forcés à travaillé, on leur enlève le droit d’être des enfants.

Moi, y personne qui m’enlève le droit d’être humain, même trop, même mal.

De quoi j’me plaint?

 

sur la jetée de la nuit

je saurai ma présente

d’un voeu à l’azur ton mystère

déchiré d’un espace rouge-gorge.

(Gaston Miron L’Homme rapaillé)

 

 

 

 

 

 

 

Récapitulons

Je sais que votre temps est précieux, alors pour mon 15e article je vais vous faire un résumé de l’ensemble des articles que j’ai écris depuis la création de ce blog en juillet de cette année, vous n’avez qu’à cliquer sur le lien de l’article qui vous intéresse si vous voulez en lire d’avantage.

To ship or not to ship
Tout à commencé avec l’idée de produire quelque chose (en toute humilité bien sûre.) Je me suis donné comme tâche de produire un tweet par jour et un blog par semaine, pas plus pas moins (pour le moment). Ça parle de quoi ce blog? De ma passion pour tout ce qui touche le développement (personnel/professionnel), et tout ce qui m‘inspire, me motive, me stimule à rendre mon entourage et moi-même, meilleur, à tous les niveaux

Défis-motivation-engagement
De l’importance des défis et de l’engagement dans nos vies. Quand tu es motivé, tu décides du coeur de l’action et quand tu es engagé dans quelque chose, tu deviens motivé de voir la réalisation de cette chose. C’est ce qu’on pourrait appeler un cercle vertueux.

La résistance
Cet article parle de ce qui pourrait t’empêcher d’avancer, de réaliser tes projets: la peur, le doute, la procrastination, les dépendances, les distractions, la timidité, etc…

Être ou ne pas être pro
La résistance déteste les pros.
Pas de mystère là-dedans, on décide de devenir pro, c’est une décision de la volonté.

Êtes-vous indispensable?
Dans cet article, je fais un résumé du livre Linchpin de Seth Godin.
Chaque jour, des gens décident de changer des choses, de mettre une dent dans l’univers , ne t’assoie pas sur ton steak, tu es un génie et le monde a besoin de ta contribution.

Personal Best (PB)
De la recherche de ce qui se fait de meilleur.
Étudier ce qui se fait de mieux à tous les niveaux.

L’apprentissage
Mettre de l’avant le désir d’apprendre, la curiosité de connaître.
Le chemin de la connaissance est sans fin.

La pratique
La pratique régulière même si on a le sentiment d’aller nulle part est le secret du succès, il vient un moment donné où la pratique se transforme en trésor.
Si tu veux t’améliorer, porte attention au comment de ta pratique plutôt qu’au combien. Autrement dit: la qualité plutôt que la quantité.

Éternel débutant
Peu importe la discipline que l’on pratique, nous sommes des débutants face au prochain niveau de compétence à franchir.
Quelque fois, il faut abandonner ce que nous avons durement gagner afin de passer à un niveau supérieur, s’inscrire dans la durée.

La force du mental
Où il est question de caractère, de volonté, d’attitude, de visualisation, de mind over matter.

La limite
Explorer, jouer avec les limites. L’idée n’est pas seulement de tester les limites de l’enveloppe, mais aussi de marcher sur une mince ligne entre la pratique sans but, et les buts qui apparaissent sur notre chemin.

E=MC2
Où il est question de notre potentiel d’énergie, de sédentarité, de l’importance de se tenir en forme, de rester positif, de planification, de résolution, de choix.

Les obstacles
De l’importance de prendre conscience des obstacles que nous pouvons rencontrer en cours de route quand nous nous embarquons dans un projet quelconque. C’est une variation sur le thème de la résistance.

Thank god it’s friday!
Est-ce qu’on peut relier nos tâches quotidiennes-routinière que nous considérons comme du temps perdu, avec nos tâches importantes, extra-ordinaires en une seule et même pratique, une seule approche?

Et voilà pour le résumé.

N’hésitez pas à me faire des commentaires si le cœur vous en dit. Des suggestions? Des trucs que vous aimez, qui vous énerves?

Vous voulez recevoir les mises à jour de ce blog via e-mail?, cliquer sur suivre dans la colonne de droite (suivre ce blog via e-mail.)

Merci de prendre le temps de me lire.

Bon vent!

À la semaine prochaine!

Patrice

E=MC2

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

Einstein

Tu dis que tu n’as pas le temps, pas d’énergie pour entreprendre quoi que ce soit? Il y a un vieil adage qui dit: «si tu veux que quelque chose soit fait, demande à une personne occupée.»
Tu te rappel quand tu étais p’ti-cul, tu passais tes journée libre dehors, à courir, faire du vélo, à jouer, «maman! Je vais jouer dehors!!!!». Dans le merveilleux monde des adultes, occupé que nous sommes, nous avons des programmes d’entraînement, avec des objectifs à atteindre. C’est comme ça.
L’être humain est une sorte de machine qui s’use par manque d’usage. Il y a des limites bien sûre, on a tous besoin de repos, mais la plupart du temps, on gagne de l’énergie en dépensant de l’énergie. C’est quand même extraordinaire la machine humaine.
Nous possédons un énorme potentiel d’énergie, plus que nous pouvons espérer. Alors pourquoi les gens sont devenue de plus en plus sédentaire? J’ai déjà parlé de la fameuse résistance dans un article précédent, je vais essayer de ne pas me répéter, ça couvre une bonne partie de la réponse.
L’enfant est un prodige d’énergie, très tôt dans sa vie on va lui demander de se calmer, de se tenir tranquille, les parents fatigués de leurs journée de travail vont mettre le petit devant la télé, «regarde comme il est gentil, il ne dit pas un mot, un vrai p’tit ange».
À l’école, c’est une autre histoire, on va vite apprendre que l’apprentissage, c’est plate, il n’y a qu’une seule et bonne réponse aux questions. Et comment peut-on demander à des enfants de rester assis, en rangée, à longueur de journée? Comme on s’habitue à tout, on s’habitue également à la léthargie. Mais comment s’en sortir? Comment réveiller le potentiel d’énergie qui dort au fond de nous?

tu dois te maintenir top shape.
Les gens qui sont en forme, se sentent bien dans leur peau, ils sont en contact avec la nature, avec leur corps, ils sont plus propice à utiliser leur énergie pour le bien de la planète qu’une personne qui a une vie sédentaire.

Prendre conscience du négatif et accentuer le positif.
Il y a et il y aura toujours des tonnes de raisons pour se plaindre, on ne peut pas nier que le monde va mal, l’économie (on dirait qu’on est toujours dans une crise économique) un ouragan s’en vient, un tel a eu un grave accident, une tragédie par là etc… C’est connu, les bonnes nouvelles, ne font pas les nouvelles.
Bien sûre, se concentrer sur le positif, ça ne veut pas dire de dénier le négatif, l’idée n’est pas d’ignorer le négatif. J’aime dans l’Alchimiste, l’idée de transformation. Nous cherchons à transformer, ce qui est considérer comme étant négatif (la rage par exemple) ou des événements négatifs dans notre vie, en positif. Il y a plein d’histoire de personnes qui ont vécu des événements tragique et qui ont fait quelque chose de positif avec ça. Donc tu vois, tu es conscient que le négatif existe, tu deal avec ça, ton travail est de transformer ça en or. Tu te concentre sur le meilleur de toi.

Faire un choix
Mais avant, tu dois décider ce que tu veux faire avec tout ce potentiel. C’est pas évident je l’sais, mais tu dois quand même faire un choix. Quand tu fais un choix, ça veut dire oublier le reste, les autres options. On a tous entendu les athlètes parler de sacrifices pour se rendre où ils sont, c’est ça, tu sacrifie le reste.  En gardant toutes tes options ouvertes, tu te retrouves à rien faire finalement. Bien sûre, on ne peut pas tout faire, mais tu peux faire une chose, puis une autre et ainsi de suite.

Faire une liste
C’est à ce moment qu’entre en jeu la fameuse liste. Tu commences par tes priorités. (pour moi, ce qui est écrit est sacré). Quand j’écris mon programme d’entraînement, je le suis à la lettre, i stick to it.
Alors, tu pourrais commencer par faire une liste de tes priorités pour la journée, puis pour la semaine, pour le mois, pour l’année, et pour la vie finalement.
Ça donne une espèce de clarté dans tes affaires, et ce qui est clair, donne de l’énergie.
J’ai parlé dans un autre article de l’importance de l’engagement, de se commettre de s’engager, de prendre action, dans le but de réaliser tes engagements, de l’importance des échéances. Donc tu mets par écrits tes engagements et comme tout ce qui est écrit est sacré, tu réalise ce qui est écrit. Tu ne dois pas prendre la chose à la légère, c’est pour toi dans le fond.

Be bloody bold and resolute
Plus ton engagement est ferme, résolue, plus ça va te donner de l’énergie.
L’idée c’est d’être toujours en mouvement.
Tu peux apprendre à mettre les choses en perspective, de garder le courant d’énergie, que le niveau soit bas ou élevé, c’est à dire de bien canaliser cette énergie.
Les gens dont l’énergie circule bien, n’ont pas besoin de drogue pour se sentir vivant.
Il y a assez de travail constructif et créatif pour tout le monde. C’est un réservoir sans limite.
Aucune raison de ne pas commencer, maintenant.

Bon vent! et à la semaine prochaine!

Patrice