Décembre (Extrait)

Photo: Marina Lapina
Photo: Marina Lapina

Si on ne peut pas totalement renoncer  à l’écriture, alors, sans jamais se soucier de la belle phrase et de la prosodie, en tout premier lieu il faut chercher à saisir et à exprimer la vérité. Dogen.

Les compromis,  c’est insidieux,  ça commence de façon imperceptible, comme une tache invisible. Ça fini que tu passes à côté, en dessus, en dessous de toi-même. Tu fini par perdre la flamme, la croyance, le fuel, l’énergie, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit? Who cares anyway? Ne serait-ce que toi, c’est déjà ça. Rêver, ne pas dormir. Entreprendre quoi? Entretenir en tout cas. Une petite parcelle de toi. Qui demande à être au monde, à adhérer à l’instant, au temps.

Je voudrais être comme l’eau. Limpide, fluide, souple, persévérant, patient, qui fait son chemin sans relâche, sans rouspéter. N’est-ce pas l’élément de la nature le plus fort?

Chercher à saisir et exprimer la vérité.

J’entends toute sortes de nouvelles, mauvaises en générale, c’est à ce moment-là que je me rappel à la gratitude, le simple fait d’être là, d’exister, de pouvoir apporter mon grain au moulin. Un ami vient de perdre son fils dans un accident. Je suis reconnaissant que mes enfants soit bien vivant.  J’entends quelqu’un qui se plaint que ça journée n’est pas encore fini. Ça devient presque choquant à entendre. Je me mets à la place d’une personne qui n’en a plus pour longtemps à vivre par exemple. J’ai pas envie de courir, je vois quelqu’un en chaise roulante qui essaie de se figurer comment monter une chaîne de trottoir. Je suis reconnaissant de ce matin tranquille où je peux écrire sans être dérangé, où j’ai le luxe de pouvoir me poser des questions sur l’état de mes affaires en générale.

La condition sine qua none est notre présence au monde, notre adhésion à l’instant présent. Dogen

Pour le moment, il y a deux choses à laquelle je dois m’appliquer :

1 : Être moi-même en permanence. C’est facile d’être « cocky » d’être dans ce que les autres veulent que tu sois, mais c’est difficile d’être juste soi-même, surtout dans le monde dans lequel je vis, où il n’y a pas (en apparence) de menace de mort, de bombes qui nous tombe dessus, de situations d’urgence.

2 : Être dans l’instant, être présent dans le monde le plus souvent, le plus longtemps possible, ça c’est peut-être encore plus difficile.

C’est tout et c’est bien assez.

Bonne semaine.

Patrice

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Mon premier Ironman (suite)

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Le Grand jour

3h30, le réveil sonne. C’est aujourd’hui que ça se passe. Je fais ma routine du matin, je ne change rien, yoga, méditation. Grisnoula prépare les smoothies et autres bouteilles pour la journée. Le marquage est à 5h. Le départ de ma vague à 6h54. Pas question de se précipiter. Il fait chaud et humide, je m’attendais à plus froid. Il ne pleut pas, pas encore du moins. C’est parfait. 2 hommes dans la soixantaine se font marquer en même temps que moi. Je les remercie de me faire sentir jeune. On rigole. Me voilà marqué, 2587 sur les bras et 50 sur un mollet (c’est mon âge). Je vais préparer ma monture, gonflage de pneu, remplissage de bouteilles, gèles, bars et tutti quanti. Le tempo est bon. C’est parfait. Nous allons tranquillement vers la zone de départ. Il n’est pas encore 6h, ça me laisse du temps pour me relaxer. Rien d’autre à faire de toute façon. On se trouve une place sous un arbre en face des toilettes chimique ou les portes claques les unes après les autres. Beaucoup de monde, beaucoup de bruits, j’ai hâte d’être dans l’eau, là où tout est calme et presque volupté. J’enfile tranquillement ma combinaison Isothermique, et nous avançons vers la plage. Boum-boum-boum-boum-boum-boum (ça c’est mon cœur qui bat). Cérémonies protocolaire, départ des pros – c’est le moment de dire au revoir à Grisnoula non sans émotion. On se voit à l’arriver dans moins de 17h. Et voilà. La plage est bondée. On avance doucement en serpentin, l’heure est solennelle. J’ai finalement accès au lac. Je vais me réchauffer. J’ai au moins une quinzaine de minutes encore. L’eau est bonne et fraîche. Je sors pour me diriger vers l’arche du départ, c’est comme une continuité. Ces dernières minutes me semble une éternité. J’entends des cris. Je regarde vers la foule si je ne vois pas Grisnoula, pas de Grisnoula. La marche est sérieuse. On ne rigole plus devant l’ampleur du défi qui nous attend. La journée va être longue. Je me tiens à l’extrémité gauche pour le départ pour éviter les coups de pieds et autre accrochages possibles.

Et sonne la trompette

Me voilà parti, me voilà enfin dans le feu de l’action de mon premier Ironman. Me voilà dans l’eau avec ma bonne vieille respiration, les bulles, la bonne vieille cadence. 1 et 2 et respire et 1 et 2 et ainsi de suite. Le ciel, les nuages, la montagne impassible, les bulles, les casques multicolores. Ma tâche est claire comme l’eau du lac Supérieur : je dois simplement nager, mon corps sait ce qu’il a à faire. Je prends un rythme, c’est comme une musique, je sors la tête, la montagne le ciel et je replonge, les bulles, je pense : longue brassée, longue brassée, attrape l’eau, relaxe, puissance, go-go-go! Je ne pense pas (encore) à la distance, c’est mon plan, j’ai décortiqué le tout en petite partie, à chaque petite étape franchie, c’est comme une petite victoire, ça me rapproche de plus en plus du but. Ainsi, la portion nage se compose de 3 petits km plus un petit 800 m. les derniers mètres étant encourageant en soit. On entend la voix de l’animateur maison, les cris de la foule etc…

Mes pensées se dirigent vers mes jambes, je les active tranquillement pour le vélo, je pense à mon sac de transition, j’ai bien visualisé ou il est. Je sors de l’eau, une autre petite victoire, me voilà sur la terre ferme, c’est du solide, je suis dans les temps.

Le vélo

Et c’est partie pour le vélo! 4 petites sorties de 45 km, soit 2 boucles de 90. C’est tout! Je suis dans une position familière, j’ai roulé des centaines de fois, mon corps sait ce qu’il a à faire. Rien de nouveau sous le soleil, qui ne se montrera pas trop d’ailleurs pendant les 8 prochaines heures. Je dois maintenant penser à m’alimenter, à m’hydrater, je dois rester concentrer tout le long et bien gérer tout ça. Et voilà la pluie. Je ne dois pas me laisser démonter par ça, garde le morale me dis-je, me voilà devenue mon propre coach, mon propre directeur sportif. Pousse assez pour ne pas avoir froid, mais pas trop pour ne pas te casser. Reste sur cette ligne, garde un bon rythme, ne traîne pas. Le cut-off est à 17h30, ça serait vraiment bête de ne pas pouvoir terminer à cause du cut-off. Ça sera mon seul stress sur le vélo. Tout peu arrivé. Je reste positif. La route est mouillée je demeure prudent. J’élimine toute pensée négative. Sur le bord de la route, des crevaisons, des gens en hypothermie, des accidents. J’essaie de ne pas me laisser affecter par ça. Le vent se lève. Et un petit 45km et un autre et ainsi de suite. La pluie s’arrête juste avant ma transition pour la course. Je suis plein de reconnaissance. Me voilà en train de remercier tous les saints du ciel. Nous allons courir au sec. Halleluia!

La course

Grisnoula et mes enfants sont à l’arrivée du vélo. Ça me donne un bon coup de chaleur au cœur. 45 minutes avant le cut-off, je respire. Plus que 42.2 km. 2 petites boucles de 21 km et quelques poussières. Aller 10.5 et on revient 10.5, et rebelote. Mon attention est sur mes jambes. Elles tiennent le coup. Et hop un orage en partant, et pourquoi pas. Et voilà les pieds mouillés, je commence à être habitué, sauf que là, le déplacement se passe par les pieds. Bon on ne va pas en faire un plat. Il ne fait pas froid, c’est toujours ça. Je décide de marcher aux stations, je prends de l’eau et quelques bananes – j’ai 2 bouteilles à ma ceinture avec de l’électrolyte, ça devrait aller. Le cardio est bon, je me maintiens entre 135 et 140 ppm. C’est parfait. C’est mon rythme. Je me concentre pour rester en contrôle. Je dépasse pas mal de monde, ça remonte le moral. Et hop la première boucle. Je croise la ligne d’arrivée, là, ça donne un coup. Tout le monde me félicite, ils pensent que j’ai finis. Mais non, juste avant de franchir l’arche de l’arrivée, je tournes à droite. Et on repart pour la 2ième boucle! Je reviens dans une heure criai-je en dedans de mon for intérieur. Et  boom la noirceur. Les visages, les masques de douleurs, c’est comme un film d’horreur. Ils ont installés des lampadaires. Je cours d’un point de lumière à un autre. C’est comme un jeu. Ça fait passer le temps. Je dois faire un effort plus grand pour rester concentrer. Le mental se fatigue aussi. Relaxe. Demain ça fera partie des souvenirs. Et voilà le dernier droit. On rentre à la maison. Les jambes tiennent bon. Quelques ampoules à cause de l’orage du départ, mais c’est tout à fait soutenable. J’entends au loin, les voix de l’arrivée. Je commence à penser : je dois profiter de ce moment-là, je dois savourer cette victoire au plus profond de mes fibres. Ça fait trop longtemps que je rêve de ce moment, je ne dois pas passer à côté! Je vais m’agenouiller juste en dessous de l’arche, ça sera beau ect….reviens, reste concentrer quand même, et si tu te tordais un genou, ou une cheville dans le noir? Reviens ne te perds pas dans les abîmes du rêve! La mise en scène est prête. Tu vas taper toutes les mains le long du parcours, en arrivant tu vas bien écouter l’annonceur prononcer ton nom, scander que tu es un Ironman! Tu t’agenouilleras et après on verra. Me voilà sur la ligne d’arrivée, je respire à fond! OH MY GOD! OH MY GOD! Je tape toutes les mains qui se tendent BRAVO! BRAVO! OH MY GOD! Quelle délivrance! La petite montée devant l’arche, l’hôtel des écorchés. Je m’incline. Je m’agenouille tel que prévue. Je me relève péniblement, mais je me relève tout de même.

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Et voilà! C’est comme ça que ça s’est passé. C’est comme ça que je suis devenu un Ironman.

À cet instant même, j’avais complètement oublié que je venais de me taper 3.8km de nage, 180km de vélo et un marathon pour couronner le tout.

L’intensité de ma joie venais d’effacé toutes mes petites douleurs de mortel. Après tout, ne venais-je pas de me faire sacrer Ironman?

Carpe Diem

Patrice

 

Au fil du temps qui file

dance me to the end of love. Leonard Cohen

On entend le son des vagues, l’incessant reflux des vagues, des rires d’enfants. Un couple sur leur chaise de plage avec au milieu un panier rempli de victuailles, discute de tout et de rien, de la jeunesse, de la vieillesse, du temps qui passe, s’échangent des souvenirs de leur enfance,  devant cette grande étendue, ils ratissent large, le livre est ouvert. Les vagues, propice aux confidences. Un groupe de jeune font leur apparition, chorégraphie de selfies, parmi eux, un jeune homme fait des acrobaties. Trois jeune filles passent chantent en harmonie, « love-love-love ». L’école est finie. Un couple s’embrasse, c’est le début de l’été, de tous les possibles. Plus tard, la jeune fille écrira sur le sable ses initiales avec celui de son petit ami, plutôt celui qu’elle espère être son petit ami, sorte de rituel, danse incantatoire,  elle prendra des photos (bien sûre) puis repartira comme elle sera venu, illusion furtive. Il regarde les enfants qui jouent avec une légère nostalgie, comme tout va vite pense-t-il. Les vagues, mouvement perpétuel, se mélangent aux souvenirs. Le soleil se couche sans se précipiter, les ombres s’allongeant à vue d’œil, regardant la mer en silence avec une douce  allégresse, présence tranquille, témoins du temps qui passe. Nous sommes merveilleusement mortel, dit-il en remplissant son verre. Un vieux couple passe, toute une vie devant nos yeux. C’est la journée la plus longue. La mer, un baume à mes petites douleurs d’homme, aux turbulences de ma conscience. Ils se lèvent ramassent leurs affaires puis s’en vont tout doucement, ils se tiennent par la main, nous sommes bien ensemble dit-elle, puis disparaissent.

On entend le son des vagues…. et si c’était la dernière fois?

Il fallait bien que je donne des nouvelles.

À bientôt

Patrice

 

 

 

Cape Cod 3ième partie ou toute bonne chose ne devrait pas avoir de fin

Le bloggeur et la mer
Le bloggeur et la mer

Le temps est gris, c’est moins pire de partir quand c’est nuageux. Une semaine à Cape Cod, ça fait la job, ça enlève les rides du cerveau. Avant de s’en aller, on prend une dernière marche sur la grève, c’est comme si on faisait le plein d’essence marin dans les poumons. On part plus tôt que d’habitude, on doit passer par le centre d’achat, Grisenoula a besoin d’un sac à main. Cape Cod Mail, on va chez Macy’s, ils ont toujours des ventes (rabais).

Un centre d’achat après la mer c’est assez pénible, déjà que sans. Je reste calme, pour combien de temps? Ça devrait aller. Grisenoula a enfin trouvée, un sac brun, réversible en noir, c’est parfait je lui dis, une sorte de 2 pour 1. On s’en va du côté des hommes histoire de voir si on ne va pas trouver un bon deal de ce côté là. On trouve des pantalons, c’est Grisenoula qui a trouvée plutôt, c’est pas pour me vanter mais elle a l’oeil,  bing bang salle d’essayage, 1 sur 3, c’est bon, on va faire avec ça, et hop on y va! Non? Grisenoula a envie de patates frite. Ah ben oui, des frites, pourquoi pas, un petit réconfort, des frites. Direction food court dans le fin fond du fond du centre d’achat, un Indien un Chinois un Subways, pas de frites? Pas de frites!!! C’est pas croyable de pas trouver de frites dans un centre d’achat aux U.S.A!!! How zen you can be? Bon ben, c’est comme ça. Allons voir à l’autre bout, on est jamais allé de ce côté là.

Eh ben oui, à l’autre bout, assis sur un banc, comme un mirage, une hallucination, une apparition divine, 2 jeunes filles mangeant des frites! On leur demande, where you get that? Just there disent-elles pointant l’index à leur droite. The best in town!  All right all right all right, comme dirait Matthew McConaughey. FIVE GUYS, hand-cut fries served fresh & made daily in 100% peanut oil. À l’entrée, des poches de patates de l’Idao empilées tout le long du corridor, serait-ce le paradis des mangeux de patates? On commande un veggie sandwich avec des frites (quand même), la caissière sympathique et souriante nous fait répéter, à cause de notre accent? Ou parce que c’est pas souvent qu’elle se fait demander des veggies sandwich? Peu importe, champignons, poivrons, oignons, avec du fromage jaune genre cheese weeze entre 2 buns blanc. Les 2 filles qui préparent notre sandwich nous font un spectacle, elles sont bien vivante, et bien drôle, Grisenoula me demande pourquoi il y a tant de crimes racistes au USA (parce qu’elles sont noir), moi, je n’ai pas de réponse à ça, je me demande toujours pourquoi on ne peut pas vivre en paix avec tout le monde. À chaque jours des nouvelles qui me découragent de l’humanité. J’ai probablement des restant de hippie nostalgique, le paradis perdue et tout le tra-la-la. Il y aura toujours la souffrance.

13h30, on prend la route, il fait soleil finalement, Grisenoula me regarde, on tergiverse, sans doute l’effet des vagues sur notre cerveau, on reste encore un peu? On part? Tic-tac-tic-tac… partir de Cape Cod, c’est jamais facile, qui a decidé que les bonnes choses devait avoir une fin? On rentre à Montréal, 9h que ça nous aura prit, prêt de 2 h pour entrer et sortir de Boston. Rester cool. Rien d’autre à faire. Arrêt obligé au NH Liquor Store, et un autre un peu plus loin au Veteran Memorial pour manger un peu, et faire le plein de café. Pour le reste de la route, le rythme est bon, à la frontière canadienne, à peine 5 minutes d’attente, on déclare nos bouteilles, et nos achats, Bon retour nous dit l’agent sympatique (il faut bien le dire quand ça arrive) et on rentre au Canada, terre de mes aïeux. Il commence à faire noir. 22h30, on arrive à la maison.

Le retour…c’est une autre histoire.

Carpe Diem

Patrice

La douce insouciance du bonheur de vivre

Macaque Japonais

C’était un p’tit bonheur que j’avais ramassé

Félix Leclerc

C’était un samedi matin ensoleillé, je me rendais allègrement chez mon coiffeur sur mon bixi. C’est drôle ça, ces adjectifs possessifs avec ceux qui s’occupent de nous,  mon coiffeur, mon dentiste, mon médecin, mon garagiste, ça nous donne de l’importance, ça fait chic . Bref donc, chez mon coiffeur qui est “une” précisément, je rentre dans le salon, immaculé de blanc, je suis accueillis par Tom, le proprio.

  • hey Patrice, nice to see you! How are you doing?

Ici on parle en anglais, c’est plus “convénient” . Je sais pas pourquoi, mais Tom me parle toujours de trucs du genre:

  • you know what, dit-il en vapotant, you have health you are fucking millionnaire! You need to be grateful of what you have.
  • You’re right Tom.

Le problème serait qu’on en veut toujours plus, c’est ça? Contente toi de ce que t’as pis farme ta gueule. Oups, c’est sortie tout seul.

-what you complaining about?

J’ai rien dis encore.

  • you have health, you are millionnaire!

C’est bon, je pense que j’ai compris.

  • you’re right Tom, that’s the basic, it’s good to come back to the good old bacics.

Et il renchéri, j’avais une drôle d’impression que la fumée lui sortait par les oreilles, probablement dû aux effets de la fumée secondaire, qui parait-il sont inexistants, selon les “spécialiste” de la santé. Il n’y aurait donc, aucun dommage collatéral. Un placebo, sans doute.

  • do you know who is the most happy?
  • dogs?
  • The blind people!
  • ???
  • ya, they don’t see what other people have or look like or whatsoever.You know my mother was dying recently, in the last days, I was going to see her in this house, you know, where people dying…i was going to see around, you know, just to see people, all alone, dying, with nothing, a little bed, a lamp, that’s all, they were dying!!! And I was going out, saying to myself, oh god, I’m so happy to be alive, I’m so happy to be alive!
  • What’s in you’re stuff you’re smoking?
  • Nicotine, why?
  • Just to know…

Puis j’entend la voix d’ Angie, “mon” ange perdue, “ma” coiffeuse (nous sommes au Québec):

  • come on handsome!

C’était un samedi matin, le soleil resplendissait sur Montréal, et il me semblait, en sortant du salon, que la ville respirait le bonheur, oui, cette douce insouciance du bonheur d’être vivant.

J’ai pris le p’tit bonheur l’ai mis sous mes haillons j’ai dit:  » Faut pas qu’il meure, viens-t’en dans ma maison ».

 

Patrice

La discipline

Tout le monde rêve de faire de grandes choses, faire le tour du monde, réaliser des projets qui nous passionne, avoir une maison sur le bord de la mer pour pouvoir écrire tranquillement, mais pour la plupart d’entre nous, les aléas de la vie nous rentre dedans. Alors on trouve toutes sortes d’excuses, la job, la famille, les responsabilités, tout ça nous empêche de prendre des risques et d’accomplir nos rêves. On planifie pour demain au lieu d’agir aujourd’hui. C’est ce qui nous rends stagnant, c’est ce qui fait qu’on en veut toujours plus, qu’on sent qu’il nous manque quelque chose, un manque que l’on tente de divertir, de camoufler tant bien que mal.

Entre en scène, la discipline.

La discipline c’est l’attitude qui nous aide à discerner le vrai du faux, c’est ce qui nous rend responsable envers soi-même, envers la société dans laquelle nous vivons, disait Massimo Vignelli.

Oui bien sûre, on doit se lever (de bonne heure!), livrer le morceau, mais j’ai besoin d’un engagement sans relâche envers moi-même, envers mon propre sens du mérite, mes propres idéaux, mon intégrité.

C’est pas facile quand nous avons besoin de la validation extérieur pour gagner sa vie, une validation subjective il va sans dire.

La discipline, et mentale et physique, est cruciale. Celui qui va travailler le plus fort, travailler avec le plus d’honnêteté d’intention, sera le meilleur dans son champ d’expertise, et pour savoir si ce que tu fais est bon, ça prend de la discipline, de la clarté et de l’objectivité. Je ne me rapporte à aucune institution. Je ne suis pas dans un concours de popularité, je suis dans la pratique, mon désir de dépassement personnel doit être plus fort que ces chaotiques et injustes relations avec la popularité. Je dois créer mon propre standard de discipline. Je me forme par ce que je fais, par ce que je mange, je bois, je me forme par mes actions.

Le jeu, c’est d’aller le plus loin possible sans y laisser sa peau, et ramener la monture à la maison.

La stratégie est simple, toujours améliorer ce que tu as de meilleur, et recommencer le lendemain. Rien à voir avec Sisyphe. Je parle de monter d’une coche ton niveau de jeu.

Plus tu avances (en âge), plus tu réalises que tu n’as pas tout ton temps pour faire ce que tu as à faire. Pas le temps pour les dilemmes Hamlétien, puis-je ou ne puis-je pas faire la chose? Devrais-je faire la chose? Et pourquoi faire la chose?

Sois plus que prêt. Sois présent dans ta discipline. Souviens-toi de ce que tu as reçu. Sois reconnaissant de ce que tu as reçu, de ce que tu as. Prends-en soins. Ce que tu es, se révélera ultimement. Commence maintenant, à chaque jour, deviens dans tes actions, ce que tu voudrais devenir dans un plus grand schéma. Imagine l’immensité et ne te limite pas à ce que tu penses que tu peux faire. C’est au delà de ce que tu peux imaginer. Ne fais pas de compromis. Commence maintenant.

Quelque chose de plus large que toi t’attend au tournant.

Nous sommes ce que nous répétons…..

Ça sera ça pour aujourd’hui.

À bientôt!

Patrice

Gratitude

Novembre, le mois de la gratitude, pourquoi pas, je tombe sérendipitement (merci twitter), sur un TEDx, où Louie Schwarzberg, un filmmaker, j’aime bien ce terme, un faiseur de film, partageait un projet de film sur la gratitude, dans lequel, une jeune fille et un vieil homme s’exprime sur le sujet.

J’ai volé quelques répliques au vieil homme, qui m’ont touchées tout particulièrement, que j’aimerais partagé à mon tour, pour que ça reste, pour se souvenir, laissons parler le vieillard:

« tu penses que c’est une autre journée dans ta vie, c’est pas juste une autre journée, la journée qui t’est donnée aujourd’hui, ça t’est donné, c’est un don, c’est tout ce que tu possède, maintenant, et la seule réponse appropriée à ce cadeau, c’est la gratitude, si tu ne fais rien d’autre que cultiver cette réponse (la gratitude) à ce cadeau extraordinaire qui est cette journée unique, si tu apprends à y répondre comme si c’était la première et la dernière journée de ta vie, alors tu auras passé cette journée, vraiment bien.

Commence par ouvrir tes yeux, et d’être étonné d’avoir des yeux que tu peux ouvrir, des yeux pour voir ces incroyables rayons de couleurs qui nous sont constamment offert simplement pour notre pur bonheur. Regarde le ciel, nous remarquons rarement comment il est différend à chaque instant, regarde les nuages qui vont, qui viennent, nous pensons juste au temps qu’il fait, et même avec la température, nous ne pensons jamais aux nuances du temps, il fait beau ou il fait mauvais.

Cette journée, maintenant, c’est un temps qu’on ne reverra jamais, la formation des nuages dans le ciel, ne sera jamais la même, ouvre tes yeux, regarde, regarde le visage des gens que tu rencontres, il y a une histoire extraordinaire derrière ces visages, une histoire que tu ne pourras jamais lire complètement, il n’y a pas seulement leur propre histoire, mais l’histoire de leurs ancêtres, et à ce moment présent, en cette journée, les gens que tu rencontres, cette vie qui est un mélanges qui est une continuation de génération en génération de toutes sortes d’endroits à travers le monde, ces gens qui se présentent, qui circulent dans ta journée, que tu rencontres ici, maintenant, c’est comme si la vie t’apportait une eau que tu pouvais boire simplement en ouvrant ton coeur. Ouvre toi à cet incroyable cadeau que nous a donné la civilisation, tu touche un interrupteur, en un clin d’oeil, tu as de la lumière électrique, dans ton évier, de l’eau chaude, de l’eau froide, de l’eau que tu peux boire, un cadeau que des millions de gens dans le monde, ne pourront avoir accès.

Je souhaite que vous allez ouvrir vos coeurs à toute ces bénédictions, et que chaque personne que vous allez rencontrer aujourd’hui seront touché par vos yeux, votre sourire, votre présence.

Laisse la gratitude se tranformer en bénédiction tout autour de toi.

Et alors, ce sera vraiment, une bonne journée. »

Je vous la souhaite bonne églament.

Merci de lire mon blogue.

Mes pensées sont particulièrement tournées vers les survivants de Tablocan.

Carpe Diem.

Patrice