Décembre (Extrait)

Photo: Marina Lapina
Photo: Marina Lapina

Si on ne peut pas totalement renoncer  à l’écriture, alors, sans jamais se soucier de la belle phrase et de la prosodie, en tout premier lieu il faut chercher à saisir et à exprimer la vérité. Dogen.

Les compromis,  c’est insidieux,  ça commence de façon imperceptible, comme une tache invisible. Ça fini que tu passes à côté, en dessus, en dessous de toi-même. Tu fini par perdre la flamme, la croyance, le fuel, l’énergie, à quoi bon entreprendre quoi que ce soit? Who cares anyway? Ne serait-ce que toi, c’est déjà ça. Rêver, ne pas dormir. Entreprendre quoi? Entretenir en tout cas. Une petite parcelle de toi. Qui demande à être au monde, à adhérer à l’instant, au temps.

Je voudrais être comme l’eau. Limpide, fluide, souple, persévérant, patient, qui fait son chemin sans relâche, sans rouspéter. N’est-ce pas l’élément de la nature le plus fort?

Chercher à saisir et exprimer la vérité.

J’entends toute sortes de nouvelles, mauvaises en générale, c’est à ce moment-là que je me rappel à la gratitude, le simple fait d’être là, d’exister, de pouvoir apporter mon grain au moulin. Un ami vient de perdre son fils dans un accident. Je suis reconnaissant que mes enfants soit bien vivant.  J’entends quelqu’un qui se plaint que ça journée n’est pas encore fini. Ça devient presque choquant à entendre. Je me mets à la place d’une personne qui n’en a plus pour longtemps à vivre par exemple. J’ai pas envie de courir, je vois quelqu’un en chaise roulante qui essaie de se figurer comment monter une chaîne de trottoir. Je suis reconnaissant de ce matin tranquille où je peux écrire sans être dérangé, où j’ai le luxe de pouvoir me poser des questions sur l’état de mes affaires en générale.

La condition sine qua none est notre présence au monde, notre adhésion à l’instant présent. Dogen

Pour le moment, il y a deux choses à laquelle je dois m’appliquer :

1 : Être moi-même en permanence. C’est facile d’être « cocky » d’être dans ce que les autres veulent que tu sois, mais c’est difficile d’être juste soi-même, surtout dans le monde dans lequel je vis, où il n’y a pas (en apparence) de menace de mort, de bombes qui nous tombe dessus, de situations d’urgence.

2 : Être dans l’instant, être présent dans le monde le plus souvent, le plus longtemps possible, ça c’est peut-être encore plus difficile.

C’est tout et c’est bien assez.

Bonne semaine.

Patrice

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Notes de lecture: Eat That Frog de Brian Tracy.

Un ami m’avais parlé de ce livre, en fait il avait laissé un commentaire à la suite d’un article que j’avais écris où il était question d’organiser mes affaires dans le but d’être plus efficace dans ce que j’entreprends, j’ai finalement pris le temps de le lire, ça se lit très bien d’ailleurs, dans le sens que ce n’est pas trop long, eh oui, c’est comme ça, je ne peux plus lire des volumes qui font disons je ne sais pas, mettons 300 pages. J’en suis là, je sens que je n’arriverai jamais à tout faire ce que je veux faire, d’ailleurs, c’est la vérité, ma vérité,  je n’arriverai jamais à réaliser tout ce que je veux.
Mais qu’est-ce que je veux exactement? Là est la question Shakespearienne, que veux-je? Ça serait la première action à entreprendre, je dois d’abord déterminer ce que je veux accomplir dans chaque sphère de ma vie. Soyons clair et précis, mon cher Watson.
Ensuite, une fois que je sais ce que je veux, je dois mettre une échéance, oui et oui, un dead-line, un time-frame, quand est-ce qui faut que ça se fasse, parce qu’il faut que ça se fasse, parce ce que c’est ce que je veux, ne suis-je pas maître de mon destin? Mais oui, c’est sûre, une date, je sais ça, je n’ai pas de problème avec ça, rien de nouveau sous le soleil d’automne.
Une fois la date établit, je dois faire une liste, une liste de tout ce que je penses que je devrai faire pour la réalisation de mon projet/objectif/whatever. Des listes, des listes, toujours des listes, encore des listes….
Et après? Après, je devrai, si je veux bien que mes désirs deviennent des ordres, que mes rêves deviennent réalité, je devrai organiser cette liste en plan, et rataplan!
Ensuite? Ensuite, prendre action sur mon plan immédiatement. Avance sans relâche dans ton projet, voilà, une fois en mouvement, n’arrête pas mon gars.
La puissance des mots, la puissance de la pensée, la capacité de planifier et de décider, oui je le veux, on ne réinvente pas la roue, je gobe tout ce qu’il y a de bon, et j’en fais l’essaie, rien comme des bonnes idées, peut importe d’où ça vient pour me pomper, pour me faire avancer plus vite. Voilà quoi de mieux que de mettre ça, ce que tu veux, sur papier et de prendre action, c’est-tu pas beau ça? Vendu! Next!
La pensée et la planification = deux actions qui vont propulser la puissance de mon mental, outch! Ça sonne un peux Nietzschéen ça, la puissance du mental.. et boom! c’est bon, n’est pas peur, ça ne fait pas mal, avance, avance….
Un truc qui m’a accroché également pendant ma lecture, Tracy avance que les tâches les plus valables, qui risque le plus de me faire avancer, serait les tâches les plus difficiles et les plus complexes.

Note: m’entraîner à chaque jour pour devenir une ceinture noir de GTD (Getting Things Done, David Allen)

Vous avez entendue parlé du concept 80/20? J’en avais entendue parlé, sans vraiment porter attention. Je ne savais pas que ce principe était également appelé le Principe Pareto, un économiste Italien qui a été le premier à en parler en 1895. Il a remarqué que la société était divisée naturellement en ce qu’il appelait les vital fews, le top 20% en terme d’argent et d’influence et les trivial many, 80% des bas-fonds, les top bottom. Il a découvert plus tard que toutes les activités économiques étaient virtuellement influencé par ce principe. Selon ce principe, 20% de mes activités influenceraient 80% de mes résultats, 20% de mes tâches, 80% de la valeur de ce que je fais, etc, etc….
Ça veut dire que dans une liste de 10 items, 2 de ces items à faire auraient autant de valeur/impact que les 8 autres mis ensembles.
Et souvent, ce 20% serait les tâches les plus complexe et les plus difficile à accomplir.

Dans ma liste, quelles tâches sont dans le top 20%, les tâches que je considère le plus importante?

Note: résister à la tentation de travailler sur des petites tâches, me concentrer sur mes big hairy task!

Question: si j’avais une habileté, un talent que si je développerait de façon top notch, aurait le plus grand impact positif sur ma carrière?
Quelqu’un qui ne devient pas meilleur, devient pire (coach Pat Riley)

Action: me dédier à devenir la personne ayant le plus de connaissance et de compétence dans mon champs d’expertise.

La persistance est l’auto-discipline en action.
C’est donc ça, c’est toujours une question de discipline, d’énergie et de caractère, oui du caractère!, être assez badass pour dire non, non à toutes les petites merdouilles qui tournent autour de nous, à tous les jours! on se calme! cool papa cool!

Action: détermine la tâche/projet le plus important, que je peux compléter et le faire immédiatement.

Voilà, c’est fait, j’ai terminé cet article.

Eat That Frog de Brian Tracy, si vous avez besoin d’un bon coup de pied au c… Pour commencer la semaine!

À la revoyure!

Bon vent!

Patrice

C’est quoi le succès papa?

Le succès ne se mesure pas à des statistiques personnelles, non plus à des possessions matérielles, ou à une position de prestige. Le succès devrait se mesurer sur: jusqu’où tu es parvenu à atteindre ton propre niveau de compétence.

Même si on ne peut vraiment l’atteindre, la perfection devrait être un de nos objectifs. Donner moins que tes meilleurs efforts pour atteindre la perfection, n’est pas le succès.

Il y a seulement toi qui sait si tu as fait l’effort pour devenir le meilleur dont tu es capable de devenir.

Tu peux tricher avec les autres, mais tu ne peux pas tricher avec toi même.

Ne soit pas trop concerné avec les choses que tu ne peux pas contrôler, mais tu dois faire tous les efforts pour utiliser le meilleur de tes habiletés sur ce que tu peux contrôler.

Place au dessus de tout, ton dévouement au développement de ton propre potentiel, à la vaillance, à ta condition physique (et mental), à ton intégrité.

N’essaie pas d’être meilleurs que quelqu’un d’autre, mais encore une fois, ne ménage pas les efforts dans le but d’atteindre ton potentiel, de devenir le meilleur de ce que tu peux être, à tous les niveaux.

Aujourd’hui si ça te semble facile d’être simplement une coche au dessus de la moyenne, ça ne sera pas toujours comme ça, à un moment donné, va falloir que tu ouvres la machine, que tu ouvres les valves, que tu n’es pas peur de te salir les mains, si tu veux que les opportunités s’offrent à toi, eh oui, il n’y a pas de mystère là-dedans,  ça s’appelle le travail, le travail acharné, dans la persistance, dans la persévérance, plus tôt tu t’entraînes à ça, plus tu auras de l’endurance, ça deviendra comme une seconde nature, parce que si tu commences plus tard, tu verras que la paresse, la procrastination, sont des crasses difficiles à combattre, je sais de quoi je parle.

Le succès instantané n’existe pas, c’est le résultat de longues années d’efforts, le changement, le progrès vient lentement, il faut s’armer de patience.

Existe-t-il de meilleures munitions?

Ah oui, l’amour peut-être?

À suivre….

Bonne semaine!

Bon vent!

Carpe Diem!

Patrice