Portulan

la terre me parut partout ailleurs

alors j’ai profondément désiré ce voyage

 

j’arrive de plus loin qu’on ne pense

et ça n’est pas pour en rester là

 

déserter le bout du monde de ma naissance

et les horizons qui doivent arriver,

 

ne rien savoir de mes pas effeuillés

puis revenir au premier village

par l’autre bout du monde

sans reconnaître le clocher

en arriver un jour à croire

que la terre n’est pas ronde,

après l’avoir contournée…

 

Pierre Perrault Portulan

Publicités

Migrateur

Il se passe des choses capitales

dans les cloître des racines.

 

Des choses capitales à propos

de l’homme et du soleil.

 

Je n’oublierai point les oiseaux blancs

qui devinent dans leur tête pointue,

à des milliers de milles de distance,

la venue de quelques herbes marines

et la survie de quelques racines

au cœur rouge…

 

et depuis j’attends

des nouvelles de la terre.

 

Pierre Perrault Portulan

 

P.S