Mon premier Ironman (suite)

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Le Grand jour

3h30, le réveil sonne. C’est aujourd’hui que ça se passe. Je fais ma routine du matin, je ne change rien, yoga, méditation. Grisnoula prépare les smoothies et autres bouteilles pour la journée. Le marquage est à 5h. Le départ de ma vague à 6h54. Pas question de se précipiter. Il fait chaud et humide, je m’attendais à plus froid. Il ne pleut pas, pas encore du moins. C’est parfait. 2 hommes dans la soixantaine se font marquer en même temps que moi. Je les remercie de me faire sentir jeune. On rigole. Me voilà marqué, 2587 sur les bras et 50 sur un mollet (c’est mon âge). Je vais préparer ma monture, gonflage de pneu, remplissage de bouteilles, gèles, bars et tutti quanti. Le tempo est bon. C’est parfait. Nous allons tranquillement vers la zone de départ. Il n’est pas encore 6h, ça me laisse du temps pour me relaxer. Rien d’autre à faire de toute façon. On se trouve une place sous un arbre en face des toilettes chimique ou les portes claques les unes après les autres. Beaucoup de monde, beaucoup de bruits, j’ai hâte d’être dans l’eau, là où tout est calme et presque volupté. J’enfile tranquillement ma combinaison Isothermique, et nous avançons vers la plage. Boum-boum-boum-boum-boum-boum (ça c’est mon cœur qui bat). Cérémonies protocolaire, départ des pros – c’est le moment de dire au revoir à Grisnoula non sans émotion. On se voit à l’arriver dans moins de 17h. Et voilà. La plage est bondée. On avance doucement en serpentin, l’heure est solennelle. J’ai finalement accès au lac. Je vais me réchauffer. J’ai au moins une quinzaine de minutes encore. L’eau est bonne et fraîche. Je sors pour me diriger vers l’arche du départ, c’est comme une continuité. Ces dernières minutes me semble une éternité. J’entends des cris. Je regarde vers la foule si je ne vois pas Grisnoula, pas de Grisnoula. La marche est sérieuse. On ne rigole plus devant l’ampleur du défi qui nous attend. La journée va être longue. Je me tiens à l’extrémité gauche pour le départ pour éviter les coups de pieds et autre accrochages possibles.

Et sonne la trompette

Me voilà parti, me voilà enfin dans le feu de l’action de mon premier Ironman. Me voilà dans l’eau avec ma bonne vieille respiration, les bulles, la bonne vieille cadence. 1 et 2 et respire et 1 et 2 et ainsi de suite. Le ciel, les nuages, la montagne impassible, les bulles, les casques multicolores. Ma tâche est claire comme l’eau du lac Supérieur : je dois simplement nager, mon corps sait ce qu’il a à faire. Je prends un rythme, c’est comme une musique, je sors la tête, la montagne le ciel et je replonge, les bulles, je pense : longue brassée, longue brassée, attrape l’eau, relaxe, puissance, go-go-go! Je ne pense pas (encore) à la distance, c’est mon plan, j’ai décortiqué le tout en petite partie, à chaque petite étape franchie, c’est comme une petite victoire, ça me rapproche de plus en plus du but. Ainsi, la portion nage se compose de 3 petits km plus un petit 800 m. les derniers mètres étant encourageant en soit. On entend la voix de l’animateur maison, les cris de la foule etc…

Mes pensées se dirigent vers mes jambes, je les active tranquillement pour le vélo, je pense à mon sac de transition, j’ai bien visualisé ou il est. Je sors de l’eau, une autre petite victoire, me voilà sur la terre ferme, c’est du solide, je suis dans les temps.

Le vélo

Et c’est partie pour le vélo! 4 petites sorties de 45 km, soit 2 boucles de 90. C’est tout! Je suis dans une position familière, j’ai roulé des centaines de fois, mon corps sait ce qu’il a à faire. Rien de nouveau sous le soleil, qui ne se montrera pas trop d’ailleurs pendant les 8 prochaines heures. Je dois maintenant penser à m’alimenter, à m’hydrater, je dois rester concentrer tout le long et bien gérer tout ça. Et voilà la pluie. Je ne dois pas me laisser démonter par ça, garde le morale me dis-je, me voilà devenue mon propre coach, mon propre directeur sportif. Pousse assez pour ne pas avoir froid, mais pas trop pour ne pas te casser. Reste sur cette ligne, garde un bon rythme, ne traîne pas. Le cut-off est à 17h30, ça serait vraiment bête de ne pas pouvoir terminer à cause du cut-off. Ça sera mon seul stress sur le vélo. Tout peu arrivé. Je reste positif. La route est mouillée je demeure prudent. J’élimine toute pensée négative. Sur le bord de la route, des crevaisons, des gens en hypothermie, des accidents. J’essaie de ne pas me laisser affecter par ça. Le vent se lève. Et un petit 45km et un autre et ainsi de suite. La pluie s’arrête juste avant ma transition pour la course. Je suis plein de reconnaissance. Me voilà en train de remercier tous les saints du ciel. Nous allons courir au sec. Halleluia!

La course

Grisnoula et mes enfants sont à l’arrivée du vélo. Ça me donne un bon coup de chaleur au cœur. 45 minutes avant le cut-off, je respire. Plus que 42.2 km. 2 petites boucles de 21 km et quelques poussières. Aller 10.5 et on revient 10.5, et rebelote. Mon attention est sur mes jambes. Elles tiennent le coup. Et hop un orage en partant, et pourquoi pas. Et voilà les pieds mouillés, je commence à être habitué, sauf que là, le déplacement se passe par les pieds. Bon on ne va pas en faire un plat. Il ne fait pas froid, c’est toujours ça. Je décide de marcher aux stations, je prends de l’eau et quelques bananes – j’ai 2 bouteilles à ma ceinture avec de l’électrolyte, ça devrait aller. Le cardio est bon, je me maintiens entre 135 et 140 ppm. C’est parfait. C’est mon rythme. Je me concentre pour rester en contrôle. Je dépasse pas mal de monde, ça remonte le moral. Et hop la première boucle. Je croise la ligne d’arrivée, là, ça donne un coup. Tout le monde me félicite, ils pensent que j’ai finis. Mais non, juste avant de franchir l’arche de l’arrivée, je tournes à droite. Et on repart pour la 2ième boucle! Je reviens dans une heure criai-je en dedans de mon for intérieur. Et  boom la noirceur. Les visages, les masques de douleurs, c’est comme un film d’horreur. Ils ont installés des lampadaires. Je cours d’un point de lumière à un autre. C’est comme un jeu. Ça fait passer le temps. Je dois faire un effort plus grand pour rester concentrer. Le mental se fatigue aussi. Relaxe. Demain ça fera partie des souvenirs. Et voilà le dernier droit. On rentre à la maison. Les jambes tiennent bon. Quelques ampoules à cause de l’orage du départ, mais c’est tout à fait soutenable. J’entends au loin, les voix de l’arrivée. Je commence à penser : je dois profiter de ce moment-là, je dois savourer cette victoire au plus profond de mes fibres. Ça fait trop longtemps que je rêve de ce moment, je ne dois pas passer à côté! Je vais m’agenouiller juste en dessous de l’arche, ça sera beau ect….reviens, reste concentrer quand même, et si tu te tordais un genou, ou une cheville dans le noir? Reviens ne te perds pas dans les abîmes du rêve! La mise en scène est prête. Tu vas taper toutes les mains le long du parcours, en arrivant tu vas bien écouter l’annonceur prononcer ton nom, scander que tu es un Ironman! Tu t’agenouilleras et après on verra. Me voilà sur la ligne d’arrivée, je respire à fond! OH MY GOD! OH MY GOD! Je tape toutes les mains qui se tendent BRAVO! BRAVO! OH MY GOD! Quelle délivrance! La petite montée devant l’arche, l’hôtel des écorchés. Je m’incline. Je m’agenouille tel que prévue. Je me relève péniblement, mais je me relève tout de même.

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Et voilà! C’est comme ça que ça s’est passé. C’est comme ça que je suis devenu un Ironman.

À cet instant même, j’avais complètement oublié que je venais de me taper 3.8km de nage, 180km de vélo et un marathon pour couronner le tout.

L’intensité de ma joie venais d’effacé toutes mes petites douleurs de mortel. Après tout, ne venais-je pas de me faire sacrer Ironman?

Carpe Diem

Patrice

 

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Mon premier Ironman

Lorsque vous entrez dans vos plus grands défis, vous aurez le choix soit de rester concentré sur toutes les choses inutiles qui vous entourent soit de vous concentrer pleinement sur l’exécution de votre meilleure performance. Terry Orlick, En quête d’excellence.

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C’est vendredi, le jour du check-in des athlètes, le dernier jour, pour le check in. Nous partons de Montréal pour Mont-Tremblant vers 11h. Nous avons jusqu’à 16h pour rouler 130km. En masse de temps. On voit l’heure de sortir de Montréal, pour ceux qui ne sont pas d’ici, Montréal l’été, c’est un chantier de construction. C’est toujours une épreuve de rouler en voiture à Montréal. La stratégie du week-end n’est pas compliqué, rester calme et concentré. Pas trop compliqué mais pas si facile à appliquer. Je ne suis pas encore un Ironman, je suis humain, des fois trop. Il nous reste si peu d’étape à franchir, et un million de choses qui me traverse l’esprit. Tout peut arriver. Et si on ne peut pas y arriver d’ici 16h? Dans le guide de l’athlète y a un numéro. Il est ou le guide? Dans mon sac. J’ai mon sac à porter de main. Tout ce que je dois faire pour le moment, c’est  de garder les yeux sur la route et de rester calme. Sans trop le savoir, cette petite phrase allait devenir mon mantra du week-end, avec quelques variantes, mais ça allait tourner autour de concentre toi et relaxe!  Ça roule enfin, sur la 15 Nord. Mont-Tremblant here we come! Deux heures plus tard, nous voilà dans une autre file d’attente mais pour le check-in des athlètes. Je suis beaucoup plus calme, relativement plus calme. Nous nous rapprochons de la ligne de départ, qui est l’objectif # 1 : me présenter à la ligne de départ, prêt et en santé. Check-in done! Ah! Que je respire, ah! Que me voilà maintenant plus détendu. Me voilà taggé officiellement comme athlète pour l’Ironman de Mont-Tremblant. Détendu? En apparence, à l’intérieur, il y a un volcan prêt pour l’éruption. Il fait beau, il fait chaud, quoi de mieux qu’une petite séance de nage pour se remettre en place. Nous apportons nos valises à l’hôtel, et exécutons ce plan. En gros ce qu’il nous restera à faire c’est de se rendre à la réunion des athlètes à 19h et de préparer lu vélo et les special needs bags pour samedi, entre 12h et 16h. Je travaille pour ne pas me laisser impressionner par l’ampleur de la chose. Je me répète que je suis privilégié de pouvoir vivre cette expérience extraordinaire, et que je suis sur le point de réaliser un rêve que je nourris depuis 5 ans. Nous sommes maintenant si prêts. C’est comme si je m’apprêtais à entrer dans le sillon d’une tornade, ça fait peur, je ne le cache pas, mais c’est là que je dois aller, je dois maintenant vivre le défi, vivre en plein cœur du défi, je dois maintenant goûter l’expérience dans sa pleine saveur, et je suis pleinement reconnaissant d’avoir cette opportunité unique. Il n’y aura jamais 2 premiers Ironman. Je suis pleinement conscient que je dois goûter cette expérience et je n’ai pas l’intention de laisser de miette.

De la pluie pour dimanche

Il n’y a pas ou rarement de condition idéale en triathlon comme dans la vie d’ailleurs. De toute façon je suis blindé, je suis résolu à ne pas me laisser démonter par les conditions externes. Pluie, chaleur, vent, veau vache cochon, on y a goûté. Et on va y goûter! Tu dois te nourrir que de pensées positives, point. On y est presque. À la réunion, on se prépare pour des scénarios catastrophe, façon de parler. Des si mettons, des advenant le cas. De la brume sur le lac, des éclairs, une pluie torrentielle etc… hors de question de faire un trois-quart de parcours, je serais vraiment déçu. À ce niveau-là, c’est en dehors de mon contrôle. Allons, respire, relaxe, écoute, arrête de faire non de la tête, ce n’est qu’une possibilité, un plan B. il fait beau il fait chaud, on fera avec ce qu’on aura point. Dimanche je serai un Ironman. Qu’il mouille ou qu’il fasse tous les temps. Allons remplir nos sacs, et se reposer, c’est capital. Surtout, ne pas laisser entrer le doute s’il frappe à ma porte.

Je vais me concentrer pleinement et faire du mieux possible, étape par étape. Le reste, je ne vais pas m’en préoccuper. J’ai un travail à faire, je suis capable de le faire.

J’ai avec moi un livre formidable que m’a référé Grisnoula, En quête d’excellence, Gagner dans le sport et dans la vie grâce à l’entraînement mental. C’est formidable, c’est de Terry Orlick. Il a travaillé avec des athlètes professionnels et des champions olympiques comme conseiller. C’est vraiment bien ce livre, et je le conseille à tout le monde, même si vous n’êtes pas sportif. C’est ce livre qui était avec moi les derniers jours qui ont précédé mon Ironman. Le choix de l’excellence : j’en ai déjà parlé dans ce blogue, travailler à développer mon potentiel, qu’est-ce que je peux faire à chaque jour pour m’en rapprocher, c’est un processus, une démarche, une quête qui me fascine, qui m’allume, qui m’inspire à tous les niveaux. Je vais sûrement vous en reparler de ce livre.

Les derniers mots

Dans mon carnet de notes voici les derniers mots que j’ai écrits avant le départ :

La croyance est mère de la réalité. L’excellence est un état d’esprit. T. Orlick

CONCENTRATION.

CONTRÔLE DES DISTRACTIONS.

CONCENTRE – RELAXE.

POUVOIR CORPS – ESPRIT.

JE PEUX.

Ainsi soit-il, et vogue la galère!

Le lendemain, j’amène mon vélo au pro-shop pour un réglage pré-course. Nous allons vérifier les derniers détails pour les transitions. 14h on récupère le vélo, on amène le tout dans la zone de transition, les sacs sous la tente.

Voilà, prêt ou pas prêt on y va.

Il n’y a plus rien à faire. Tout est prêt pour le grand départ.

Tic-tac-tic-tac-tic-tac….ma vie est un compte à rebours. C’est comme ça.

Oui demain je serai un Ironman.

Patrice

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

Motivation

Ce moment d’inspiration, quand on sait ce que l’on fait et pourquoi, c’est comme une flèche qu’on lance. Où va la flèche notre tête, notre corps suivra.

Avec le temps, il m’apparait essentiel de discerné notre motivation, pourquoi on fait ce que l’on fait. Qu’est ce que je fais? Pourquoi je fais? Ça se peut qu’on découvre qu’on en a pas la moindre idée, qu’on sait pas ce que l’on fait finalement, c’est pas grave, ça viendra…

Peu importe ce que l’on fait, écrire, courir, apprendre à jouer d’un instrument, la motivation est un ingrédient essentiel.

Prenez courir par exemple, avec juste assez de motivation, nous sommes capables de nous lever, d’ouvrir la porte et de courir un 10k. Sans motivation, c’est plus ardu de se sortir du lit.

Quand j’ai commencé à courir, courir 5k me semblait le bout du monde. Un jour je me suis dit que j’allais faire un Ironman. C’est quoi ça? C’est 3.9k de nage, 180k de vélo et 42k de course, une bonne journée de travail. Ça c’était ma grande motivation, mon plan quinquennal, le cadeau de mes cinquante ans, oui, la santé mon p’tit père! Et du millage. Une fois ça décidé, toutes mes actions avait un sens, une direction, ma motivation me permettais de lancer ma flèche mentale Ironman, et commencer à m’entraîner. Un des outils que j’ai appris en cours de route, c’est de maintenir un niveau de motivation approprié. J’apprends à porter mon attention sur qu’est ce qui me garde motivé, qu’est-ce qui nourrit ma motivation, et qu’est-ce qui l’a soutient. Ça peut être des gens, un film, une musique, un blogue pourquoi pas. Le monde est rempli de sources de motivation, mais ultimement, c’est mieux de trouver la source à l’intérieur de soi, comme ça on ne dépend pas du prochain pep talk pour nous faire avancer.

Je découvre qu’il n’y a pas de limite à la motivation, y en a des petites, des moyennes, des grandes, des milliers.

Le jugement est important. Par exemple, quand j’ai commencé à faire du triathlon, si je m’étais inscris à un Ironman dès la première année, la marche aurait été trop haute, je me serais découragé, j’aurais perdu confiance. La motivation appliquée avec doigté, c’est de commencé petit. Si tu es fatigué et que tu n’as pas envie de courir, la simple pensée que tu dois courir un 15k te fatigue encore plus. Mais avec une petite motivation, tu réussis à te convaincre que d’aller courir 20 minutes c’est dans le domaine du possible. Alors tu sors, tu cours 20 minutes et tu es satisfait, et après 20 minutes, te voilà en train de courir pour 30-40 minutes

La motivation est une façon de développer ma conscience, d’élever mon horizon. Chaque sortie doit avoir son point de vue. Il y a un temps où tu dois te challenger avec un plus grand niveau de motivation. Par exemple, si tu as jamais couru plus que 10k, alors tu te challenge avec la motivation de courir un 15k. Même si tu t’es rendu juqu’à 11 ou 12k, ta motivation t’as poussé plus loin, au delà de tes limites.

Il y a également la motivation à court et long terme. Tu tu veux accomplir de grandes choses, tu dois avoir quelque chose comme une motivation à long terme. Sans le long terme, le court terme peut devenir monotone. De la motivation à long terme se développe celle à court terme: ta dévotion à la pratique quotidienne va élever la barre sur une base régulière.

Nous avons tous des motivations. Si nos motivations pour quoique ce soit s’affaiblissent, alors la motivation de s’assoir sur le divan et de regarder la télé devient plus forte.

Le succès repose sur notre habileté à manipuler notre motivation. L’idée n’est pas nécessairement de la canalisé en quelque chose qui va nous propulser vers le succès, ça serait de l’ambition, mais plutôt de nous permettre de voir ce qui est possible.

Quand j’ai terminé mon premier marathon parmi les milliers d’autres coureurs qui ce sont entraîner fort pour en arrivée là, une partie de la joie reposait sur l’expérience de l’accomplissement de notre motivation. Avec une motivation approprié nous avons naturellement du succès. C’est ce qui apporte tous ces sourires le jour de la course. Avec une motivation approprié, nous sommes tous gagnants.

À la piscine, une femme enceinte, je n’ai pu m’empêcher de lui demander si ça l’aidait à flotter mieux, elle m’a dit qu’au début oui mais maintenant à 7 semaines de la naissance ça poussait vers le bas.

-nager ça doit faire du bien?

-ah oui, je ne ressent plus aucune douleur, c’est ma motivation.

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Mon premier marathon en 2012

 

À bientôt

Patrice

Je suis un naufragé sur l’île de mes rêves

Paul Huet "papa et le funambule", 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer
Paul Huet « papa et le funambule », 2011, Other/ Multi disciplinary, pencils,inks,computer

Le futur m’excite à nouveau, probablement l’air du printemps, peu importe la raison vraiment. Laisse ta curiosité générer l’impatience, après tout, tu es dans le mouvement dans l’avancement, c’est toi qui l’a dit! Te revoilà en train de préparer un coup? Et si ça marchait? Je m’arrête pour admirer la vue, les possibilités infinis qui brillent dans le firmament, comme une mer de promesses inassouvies.

Il me manque quelque chose, je l’ai sur le bout de la langue, mais quoi? Invente l’horizon d’une réponse.

Rien de nouveau sous le soleil? À moitié vrai. Invente, une nouvelle cible, un crime, vite, que je tombe au néant de par la loi humaine*. As-tu fais tes devoirs? Oui maman. À moitié vrai. Si je les avais vraiment fait, je ne serais pas là à écrire sur le fais que je prépare quelque chose, je serais déjà en train, je serais dans le faire n’est-ce pas? Mes devoirs, je faisais le fier en les mettant de côté, aujourd’hui, ça me rattrape, me voilà au pieds du mur d’une certaine façon. Les murs, ne sont-t-ils pas là pour tester notre détermination, à quel point nous voulons vraiment quelque chose? Alors? De nouveaux plans, surtout ne pas lésiner sur les détails. Ensuite? Pratique et répète (et vice versa). Et après? Exécute! Et embrasse les conséquences! Alléluia!

Maintenant, que tu as moins de temps à perdre, utilise tes ressources, ton énergie à l’évolution. ÉVOLUTION: Robert? Et tac! Transformation graduelle et continuellemerci mon p’tit! Dans le fond, il s’agit de l’accomplissement de ta quête non? C’est pas rien!

Et garde bien la cible en vue, ne te laisse pas distraire par les entourloupettes du système qui tentera, par autant de façon, de t’enfirouaper, de te démontrer, avec une logique implacable (la logique est toujours implacable) l’impossibilité de ton projet. Tu es en proie à la re-capturation de l’esprit-naïf des premières fois, l’esprit du débutant comme dise les bouddhistes.

On parle de détachement chez eux aussi, comme se détacher de toute classification, de titre, de reconnaissance, de médaille, de record de vitesse, STOP! Me voilà déjà plus léger, c’est déjà ça.

Je suis dans l’expérimentation, je savoure l’expérience. Je me mets volontairement dans des situations inconfortable juste pour voir. TOTALEMENT!

Je fais confiance à mon intuition (c’est mon côté féminin) ça te dérange? Intéressant! Je me rebelle contre mes propres inclinaisons, je suis merveilleusement imparfait.

Un papillon me montre le chemin dans sa trajectoire ératique, mais précise, j’admire la beauté de l’éphémère.

Je suis dans l’impondérable.

Ensuite?

Enveloppe-toi dans ton rêve. Accroche-toi à ton rêve.

J’ai 5 ans, je suis sur un vélo géant, je réussis à garder l’équilibre, mais je dois contrôler ma joie, mon excitation, je ne dois pas me laisser distraire par trop de bonheur, sinon c’est la chute.

PERSÉVÈRE.

Et puis, il y a le coeur.

Il faut bien qu’il batte.

La mesure incommensurable du temps.

*Rimbaud, Une saison en enfer

La meilleure arme c’est la connaissance

 

Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery
Thomas Edison de Archibald Abraham Anderson, 1890, National Portrait Gallery

Celui qui pose une question risque cinq minutes d’avoir l’air bête, celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

Où-quand-comment-pourquoi? Demande sans cesse l’enfant, naturellement brûlant de curiosité. Très tôt, on va lui fermer le clapet, reste tranquille, c’est comme ça, ne pose pas de question. Les premiers refus amers de nos honnêtes questions d’enfance, ont trop souvent, malheureusement, éteint notre faculté de questionner. Nous grandissons, devenons des femmes, des hommes, d’honnêtes payeurs de taxes, mais quelque part, enfoui dans le fin fond du fond, il y a toujours cette soif intarissable de connaissance. Normal non? Ça fait partie de notre ADN.

 Je désire donc je suis

Le désir c’est la fondation de l’apprentissage, la connaissance, la meilleure arme. Suffit d’établir ce que tu veux, et de ne jamais le perdre de vue. Le nord magnétique, la vision, l’idée, le résultat voulu. Tout est là, prêt à être cueilli. Tout ce que tu as à faire, c’est de travailler sur le problème. Tu connais déjà la solution, alors? Met-toi à l’ouvrage, observe la chose sous tous les angles, c’est dans la fréquentation que l’on amadoue ce qui est difficile.

 Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

L’esprit étroit va rester sur un point, il ne va pas en démordre, il va regarder le doigt au lieu de la lune, alors que l’esprit plus large, libre, inquisitionne, sans préjugé, il va chercher à connaître les multiples facettes d’un problème, ça se pourrait que tu t’en trouve transformé. Et alors? Pourquoi pas? Qu’est-ce que tu as à perdre? Ta personnalité étriquée? Tu y tiens? Vraiment?

Celui ou celle qui plante des nouvelles graines d’étude aujourd’hui, pourrait récolter de la connaissance demain. Je suis écoeuré de voir des gens se complaire dans le passé, qui pensent que tout ce qui doit être connu a déjà été appris.

Expérimente, essaie quelque chose de nouveau, vois ce qui se produit. Les plus grandes expériences, ce sont faites presque toujours en solitaire. L’individu, qui cherche à apprendre, essaie quelque chose de nouveau sur lui-même. Si je me trompe, je n’aurai pas blessé personne au passage. J’expérimente avec mon temps, mon argent, c’est mon travail, je suis mon propre cobaye.

Si par bonheur, ça marche, je peux le partager, en faire profiter à autrui.

Il y a plein de trucs qui se passe aujourd’hui, nous avons un accès incroyable à la connaissance plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. La scène est pleine de personnages intéressant, inspirant, plein de nouveauté et de sens. Une parade impressionnante de choses qui vaut la peine d’être connu.

Observe, principalement les bons coups, observe les gagnants, étudie comment ils sont arrivés à ces résultats incroyables, comment ils sont arrivés à un tel succès. Observe les perdants, ça pourrait être utile d’éviter leurs erreurs. Observe les indifférents, ceux qui ne font rien, ceux qui regarde et critique la parade, ceux qui ne sont rien. Comment tu peux être différend d’eux.

Qui tu es ou ce que tu es ne veut rien dire. La plupart des hommes les plus riches ont commencé avec rien. Plusieurs d’entre eux, parmi les plus éduqués, ont passé peu de temps à l’école. Nos plus grands inventeurs n’ont pas de diplôme “officiel” scientifique. Edison, Napoléon, Pasteur, Lindbergh, étaient des négligés, même Einstein n’était pas très bon en math.

Alors? Pourquoi se limiter?

Note pour la suite des choses: Le processus d’apprentissage c’est un marathon pas un sprint.

Mind over matter.

La corrélation vs la cause

Classé dans: Si j’avais su.

Patrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De zéro à héros et vice versa

Le caractère, c’est d’accepter et d’assumer ses propres responsabilités, sans faire chier le peuple.

Être juste un des chevaux de tête parmis d’autres est fatiguant, tu peux inspirer la haine, et ce qui est pire que la haine, les « mauvaises langues » qui papottent dans ton dos. Y’ a des jours, tu es considéré important par les uns, le lendemain tu es descendus par les autres. Chaque fois que tu rencontres une nouvelle personne, la bataille commence: est-ce que je suis plus fort qu’elle, plus intelligent, plus crédible, plus plus plus. Vanité des vanités, jeu soumis à l’échec, Goliath n’est jamais loin.

La période où tu luttes pour atteindre les plus hauts sommets, c’est le temps où l’expérience est riche et que tu  peux apprendre plus que tu n’as jamais appris, mais il vient un temps où tu ne peux plus supporter la tension, c’est inévitable, la chute survient à l’ homme « fort » qui n’est pas assez fort justement pour atteindre ses propres sommets.

J’ai eu la chance d’être né avec certains talents, je sais, je sens que j’aurais pu, que  je pourrais en faire plus, si d’autres chances ce seraient montrées sur mon chemin, mais ce n’est pas seulement mon histoire, n’est-ce pas l’histoire de tout le monde ? Tout le monde aurait-il pu en faire plus ? Bien que ce soit ma propre faute, ce n’est pas complètement ma faute. Je sens toujours en moi un fond de colère par rapport à la lâcheté qui m’a poussé à faire de médiocres compromis sur ce qui fut jadis une passion qui exigeait tout de moi, où je pouvais entrevoir la lumière éclairer les plus hauts sommets, où je pouvais exprimer mon originalité, encore mieux, mon individualité.

La République est en péril et je suis le lâche qui doit défendre le courage, la beauté, la conscience, et capturer ce qui pourrait être un destin héroique. Je m’efforce tant bien que mal de garder éveillé, intact ? un certain esprit créatif, des restes de sens à ma vie, le sens d’une certaine expression, d’une plus ou moins certaine croissance. Oui, ma satisfaction se trouve dans cet impalpable allégresse de grandir, et non dans un prestige social quelconque, ou tout autre titre éphémère.

Piano piano

Je sais que ce qui arrivera, sera une réaction entre, un urgent désir de m’exprimer, de découvrir mon attachement à la vie, de présever mon intégrité, et la résistance d’un réseau social mécanisé, d’idées passéistes, de platitudes et de mensonges.

C’est tout!

Carpe Diem

Patrice

La terre est ronde, pourquoi ne tournerait t-elle pas?

Traiter un homme tel qu’il est et il restera tel qu’il est. Traiter un homme comme il peut et doit être et il est devenu, comme il peut et doit être.

Johanne Wolfgang von Gerte

On se plaint tout le temps, on se plaint de tout et de rien, de la météo, de ceux qui se plaingnent, mais surtout des autres, mais oui, l’enfer c’est les autres!, n’est-ce pas à cause des autres que ça ne tourne pas rond? Les autres, le gouvernement, le boss, les collègues, les corrompus, les affranchis, tous ceux-là qui nous empêche d’avancer, d’être ce que nous serions supposés être! Plus riche, plus beau, plus fin, plus plus plus….

D’ailleurs, c’est ailleurs que ça ne va pas, justement, c’est dans d’autres pays, c’est l’autre gouvernement qui ne va pas, et les badauds d’ailleurs qui viennent chez nous, c’est ceux-là qui viennent foutre la merde, nous, nous sommes correct, nous sommes beau, nous sommes fin, on est ben smat, on est normal, on sait ce qui est juste et bon, amen; approchez! approchez! Nous allons vous montrer le droit chemin! Venez dans notre beau pays, nous allons vous re-formatter le pon-pon! N’avons nous pas montrer un jour jadis, au bons sauvages, comment il fallait vivre, comment il fallait se vêtir, quels dieux adorés, à quels saints se voués? Pète pis répète, l’histoire se répète! et re-pata-poom!

Dans mon pays qui n’est pas encore un pays et qui sera bientôt l’hiver, un jour, on a entendu parler d’une charte des valeurs. Alors, y’ a des bozos qui en on fait la promotion, et y’ a d’autres bozos encore plus bozos que les bozos qui se faisaient aller le clapet, en donnant leurs opinions, d’ailleurs ces bozos là ont des opinions sur tout, ce sont nos perroquets de service. Le problème, c’est qu’elle n’était pas encore sortie, elle n’était pas encore écrite cette charte! et tout notre beau monde s’opinionnait à plein poumon, pour-contre-pour-contre-pour-con, pauvres cons oui! On va descendre dans la rue et on va frapper dans nos chaudrons, boom-boom, bam-bam! dans nos chaudrons, c’est inacceptable! à bas la charte! à bas les valeurs! à bas quoi déjà? C’est pas grave, frappe-frappe, la matraque! swing la bacaisse dans le fond d’ la boîte à bois.

Ne l’avions nous pas prédit? qu’ils allaient venir foutre le bordel chez nous? Ha Ha!!!

Les cyniques y vont de leurs sourires obliques, les diplomés en prophéties de malheur l’avaient bien dit, ça va mal finir cette histoire.

Est-ce si difficile d’affirmer ce qui est bon, ce que ça pourrait être si le potentiel de l’autre, de la situation, serait réalisé à son plein? Est-ce si douloureux de vivre ensemble, de construire ensemble, de travailler ensemble, de progresser ensemble, avec toutes nos différences?

Prenons la culture arabe par exemple puisqu’il en était question dans cette charte qui n’était pas encore charte, est-ce que cette grande et magnifique culture ne se résume qu’au voile et au terrorisme? N’est-ce pas plus que ça? Les russes, des buveurs de vodka? Les chinois des mangeurs de chats?

L’enfer c’est les autres, c’est pas nouveau, la peur de l’autre, de celui qui n’est pas comme nous, de l’étrange.

N’avons nous pas tous ce désir inné, naturel, insatiable, de savoir que ce que l’on fait est apprécié, a de la valeur, de savoir que l’on compte pour quelqu’un, que notre apport fait une différence? C’est certains que si je te dis que tu n’est pas correct, tu vas te défendre, et moi je vais t’attaquer à nouveau, je dois te prouver que j’ai raison, et toi que j’ai tors et ainsi vont vont vont les petites langues agiles, bing-bang rentre dedans! Par instinct de survie, il parait.

L’affirmation de ce qu’il y a de bon chez les autres est un défi difficile à relever dans notre quotidien, le problème, c’est que complimenter peut être fait de façon superficiel  et peut être effectivement perçu comme de la flatterie, du brown-nosing, de téteux.

Mais il y a une différence entre une affirmation bien sentie qui est une sorte de vision de ce qui pourrait être en puissance, et une flatterie qui est un ramassis de phrases toutes faites, et qui démontre un manque de respect pour l’autre, une sorte d’hypocrisie.

Dans nos mondanités, nous disons les choses comme elles doivent être dites, nous sommes polis, nous sommes des bêtes sociales, nous avons une phrase toute faite pour chaque situation, nous disons des choses, qu’en réalité, on ne pense même pas: content de te voir…t’as l’air en forme…merci bienvenue bonsoir, asta la vista senorita!, alors qu’on est déjà rendue ailleurs, qu’on ne regarde même pas la personne dans les yeux, nous sommes dans nos pensées, ailleurs justement, ailleurs, pour voir si on ne manque pas quelques choses d’important, ailleurs, pour voir si on y est.

Mais ne manque t’ont pas beaucoup d’occasion de voir, de découvrir des potentiels, des histoires extraordinaires chez les autres en agissant de cette façon?

Ce n’est pas évident d’être à son meilleur à chaque jour, nous tombons facilement dans une routine, nous n’avons pas une job de rêve, des collègues de rêve, un boss de rêve, une paye de rêve, pour la majorité, nous voyons toujours les mêmes faces jours après jour, des faces déjà étiquettées, rien de nouveau sous le soleil, et patati et patata, et bla-bla-bla.

Mais nous ne savons pas ce que les gens vivent, ce qu’ils ont de caché, en les étiquettant, nous avons coupé la curiosité de l’autre, et voilà, un tel est comme ça, tel autre comme ci, voilà, c’est classé, on en parle plus.

Mais tout le monde a un potentiel de bonté, de succès, de rêves qui dort, de projets à réaliser, non?

Si au lieu de critiquer l’autre, on allait titiller, réveiller ces possibilités de succès, quelque chose en dedans pourrait se révéler, et l’autre, pourrait montrer à la face du monde la vraie personne qu’il est, son potentiel authentique.

you may say i’m a dreamer…

Justement.

Carpe Diem

Patrice