Le fil de ce jour #8 (collage)

sidewalkflowers6
Illustration by Sydney Smith from Sidewalk Flowers by JonArno Lawson, a wordless ode to living with presence

We are here for what amounts to a few hours,
a day at most.
We feel around making sense of the terrain,
our own new limbs,
Bumping up against a herd of bodies
until one becomes home.
Moments sweep past. The grass bends
and then learns again to stand. “SOLSTICE” TRACY K. SMITH

 «Il commence ! Il commence !»

La nuit est longue, et le chevalier est encore réveillé.

JUST IN – « I’m in it for the long haul »

Is it bad to stay inside for an entire day?

No time for a break

I’ve hit a fountain of youth.  INCREDULOUS!

If nothing is done, a substantial part of the French soul will perish

We eventually pulled it off by telling a good story that made sense

We’ve had a few « last-minute emergencies » but this is just insane! I need a lie down after reading that!

WTF IS WRONG WITH YOU? #CensorshipMachine

value increase?

 

Wire of emotion

Like a wire of emotion

the ridiculous dead end

it’ll find a way, no matter what

like a rocket engine

we are the Pitfalls

The lightning mapper

Mesmerizing illumination

Do it this way, do it everyday

Do good, do love

Mostly to love

 

@Patrice Savard

In praise of “useless” knowledge

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Un instant d’apesanteur

Ocean-Gravity
© Copyright 2014 Ufunk.net

 

 Le miracle c’est de marché sur terre

Thich Nhat Hanh.

Des fois, tu es le créateur de tes propres désastres. Qu’est-ce que tu fais pour t’en sortir? Tu profites d’un surplus de volonté, sachant que ce n’est pas illimité, pour passer à un niveau supérieur, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’air ne soit plus respirable, moi, je veux respirer l’air des altitudes, pour que mon souffle soit rude. Respirer librement. C’est tout. Ou tu quittes, ou tu te bats. Quitter c’est facile, détruire c’est facile. Y a des jours, tu es le vilain de ta propre histoire. Un adversaire robuste s’il en est. Des fois, Il n’en faut pas trop, qu’une petite poussée, et te re-voilà sur le cul.

Mais il faut vivre, il faut travailler!

Tchekhov

Il faut bien vivre, du mieux qu’on peut, revenir à la base. Inspire, expire, juste être, c’est tout, c’est déjà ça.

Y a des jours, avec toutes les conneries qui se passe, tu voudrais tout crisser ça là, à quoi bon se battre, pourquoi se battre? Il faut bien jouer non? Gagner sa vie? C’est ici que je suis, c’est ici que je danse non? Des fois je me retrouve à faire l’inventaire de ma propre vie: Pourquoi je suis éternellement insatisfait? Pourquoi je pense que je peux faire mieux? D’ailleurs, n’est-on jamais aussi bon qu’on devrait l’être? Pourquoi je ne fais pas mieux? Qu’est-ce que j’attends? La prochaine catastrophe? Qu’est-ce que je fais du temps que j’ai? Qu’est-ce que je peux faire de “bon” aujourd’hui? Pourquoi tant de haine papa?

STOP!

Être présent, c’est tout. Rien d’autre, c’est tout ce que tu peux faire pour le moment.

Silence. Ça continue de tourner, pas trop rondement, mais ça tourne.

Je m’en vais nager. Rien d’autre que le son des bulles dans l’eau.

Un instant d’apesanteur.

Pendant ce temps, l’opposant russe Boris Nemtsov a été tué par balle à Moscou.

Qu’est-ce qu’on mange pour souper?

Le ciel est bleu, la mer est calme…

Amor fati, poursuit sans relâche

Qui se connaît, ne prend plus l’étranger fait pour le sien ; s’aime et se cultive avant toute autre chose ; refuse les occupations superflues et, les pensées et propositions inutiles. Montaigne.

Le caractère, c’est pas un héritage. On le construit au quotidien, de la façon dont on pense, de la façon dont on agit, on le construit pensée par pensée, action par action. C’est ce que je pense, c’est là-dessus que je travail. ‘Y a d’l’ouvrage.

Des regrets? Parait qu’on regrette les choses que l’on a pas fait. J’ai entendu ça. Les regrets tue le bonheur.

L’inaction, les opportunités que l’on a pas saisis c’est ça qu’on regrette.

C’est sûr, c’est pas agréable comme sensation, alors le cerveau rationalise…il va trouver toutes sortes de belles entourloupettes, pour que ce soit supportable, il va même ennoblir le portrait, – j’aurais du quitter cette job un peu plus tôt, mais j’ai quand même appris beaucoup de chose…

Ça peut être mieux, ça peux être pire, mais on se dit que ça peut être pire, c’est mieux, ça nous aide à gober la pilule.

Comment éliminer les regrets de ma vie?

Écoute les aînés, ils te diront de saisir les opportunités, « dites oui aux opportunités!! ».

Passes moins de temps à t’inquiéter, plus de temps à penser à ce que tu veux faire avec ta vie, à faire ce que tu veux faire, et comme dirait ma mère, tant qu’à faire t’as juste à le faire, c’est tout, et ça, c’était avant le commercial de Nike « just do it ».

« oh! it’s gonna be a good life- a good-good-life », oui, la bonne vie. Ça se construit. Une vie qui a du sens, le monde ne me doit rien c’est tout entendu. Y’a pas personne qui va venir frapper à ma porte: Bonjour, voici un panier de bonne vie, c’est gratuit, merci bonsoir!

Mais oui mon p’tit gars, c’est comme ça!

Je dois toujours me rappeler, que peu importe si la victoire, la tâche, me parrait impossible sur le moment, si je prends la prochaine étape, et puis la prochaine et ainsi de suite, il y aura toujours quelque chose qui va arriver au tournant. Mon mantra: N’abandonne jamais. Poursuit sans relâche.

Travailler fort et dure, bien sûr, mais c’est de vivre ma vie au delà de la limite, les limites que je me suis imposé avec le temps, que la société m’a imposé, une limite imaginaire, illusoire « je suis trop vieux, je ne peux pas faire ça, c’est trop dur, on peut pas faire ça comme ça, ça s’est jamais fait…. »

Un but, un objectif c’est bien, mais ça peut être une sorte de limite aussi. « tu penses que je peux faire ça? Bien sûr que tu peux… »cette réponse d’une autorité quelconque nous rassure, nous donne le coup d’envoi que nous avons besoin pour passer à l’étape supérieur, mais bien sûr que tu peux! Just do it!

Il y a l’urgence d’améliorer mes propres imperfections, ‘y a toujours d’l’ouvrage de ce côté là aussi, c’est là que j’vas! ‘Y a de l’espoir, si ‘y en avait pas, on ferait juste s’asseoir, boire et attendre la mort. On doit se battre non? Quelque chose en dedans de nous qui veut ça. Des fois on sait plus trop pourquoi, mais on le fait, c’est comme un devoir sacré, par respect pour ceux qui sont passé avant nous, oui, nos parents qui ont fait des sacrifices pour nous, c’est pas un cliché, c’est la vérité en ce qui me concerne.

Quand tu fais une bonne job, tu donnes un peu de noblesse à tes parents, tes grands-parents etc…

Porter attention. Vivre dans la présence, en sachant que nous sommes de toute façon dans l’impermanence. Quand je suis dans le faire, je ressens une promesse de solution, le contraire du désespoir, la réponse pourrait se trouver au tournant. Alors je marche, j’avance et je prends des notes. Je suis toujours en progrès, dans l’indéfini, dans l’essai.

Le truc, s’il en est, serait de maintenir un amusement naïf à chaque instant d’une expérience.

Notes pour la suite des choses: Les anciens Grecs: Ataraxia, veut dire équilibre: l’art de maintenir une humeur égale autant dans les moment exaltant que désespérant. Pour atteindre ça, il faut contrôler ses émotions, ce qui fait que tu n’es pas tirer d’un bord pis de l’autre par elles.

Sénèque: vivre dans la conscience et dans la lucidité clair du monde tel qu’il est, tu ne pourras jamais t’ennuyer.

Amor fati: l’acceptation de quoi qu’il arrive.

J’embrasse mes imperfections, c’est ma matière, c’est ma réalité concrète.

Just do it!

Bien sûr que tu peux!

À bientôt!

Patrice