La discipline

Tout le monde rêve de faire de grandes choses, faire le tour du monde, réaliser des projets qui nous passionne, avoir une maison sur le bord de la mer pour pouvoir écrire tranquillement, mais pour la plupart d’entre nous, les aléas de la vie nous rentre dedans. Alors on trouve toutes sortes d’excuses, la job, la famille, les responsabilités, tout ça nous empêche de prendre des risques et d’accomplir nos rêves. On planifie pour demain au lieu d’agir aujourd’hui. C’est ce qui nous rends stagnant, c’est ce qui fait qu’on en veut toujours plus, qu’on sent qu’il nous manque quelque chose, un manque que l’on tente de divertir, de camoufler tant bien que mal.

Entre en scène, la discipline.

La discipline c’est l’attitude qui nous aide à discerner le vrai du faux, c’est ce qui nous rend responsable envers soi-même, envers la société dans laquelle nous vivons, disait Massimo Vignelli.

Oui bien sûre, on doit se lever (de bonne heure!), livrer le morceau, mais j’ai besoin d’un engagement sans relâche envers moi-même, envers mon propre sens du mérite, mes propres idéaux, mon intégrité.

C’est pas facile quand nous avons besoin de la validation extérieur pour gagner sa vie, une validation subjective il va sans dire.

La discipline, et mentale et physique, est cruciale. Celui qui va travailler le plus fort, travailler avec le plus d’honnêteté d’intention, sera le meilleur dans son champ d’expertise, et pour savoir si ce que tu fais est bon, ça prend de la discipline, de la clarté et de l’objectivité. Je ne me rapporte à aucune institution. Je ne suis pas dans un concours de popularité, je suis dans la pratique, mon désir de dépassement personnel doit être plus fort que ces chaotiques et injustes relations avec la popularité. Je dois créer mon propre standard de discipline. Je me forme par ce que je fais, par ce que je mange, je bois, je me forme par mes actions.

Le jeu, c’est d’aller le plus loin possible sans y laisser sa peau, et ramener la monture à la maison.

La stratégie est simple, toujours améliorer ce que tu as de meilleur, et recommencer le lendemain. Rien à voir avec Sisyphe. Je parle de monter d’une coche ton niveau de jeu.

Plus tu avances (en âge), plus tu réalises que tu n’as pas tout ton temps pour faire ce que tu as à faire. Pas le temps pour les dilemmes Hamlétien, puis-je ou ne puis-je pas faire la chose? Devrais-je faire la chose? Et pourquoi faire la chose?

Sois plus que prêt. Sois présent dans ta discipline. Souviens-toi de ce que tu as reçu. Sois reconnaissant de ce que tu as reçu, de ce que tu as. Prends-en soins. Ce que tu es, se révélera ultimement. Commence maintenant, à chaque jour, deviens dans tes actions, ce que tu voudrais devenir dans un plus grand schéma. Imagine l’immensité et ne te limite pas à ce que tu penses que tu peux faire. C’est au delà de ce que tu peux imaginer. Ne fais pas de compromis. Commence maintenant.

Quelque chose de plus large que toi t’attend au tournant.

Nous sommes ce que nous répétons…..

Ça sera ça pour aujourd’hui.

À bientôt!

Patrice

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Don’t quit your day job (yet)

Money make the world go round, you better get it

Money cause hatred as soon as you get it

Money make whores, money cause wars…

Cabaret

Un gars, désabusé, écoeuré, les yeux exorbités,  débarque à mon bureau (pourquoi moi?):

Je ne sais plus quoi inventer comme mantra, pour continuer à prétendre que ça m’intéresse, parce que franchement, j’en ai rien à cirer, franchement, j’en ai rien à cirer de vos processus à la con, de vos réunions où tous le monde est devant leur lap top, où personne ne se regarde, où tout le monde se raconte des menteries à tour de bras, où tout le monde il est beau, tout le monde il est fin, vraiment votre petite vie de petite misère, de on n’aura pas d’augmentation c’t’année-t’as-tu vu le dernier truc muche à la con qui vient de sortir?-On va tu faire les séries c’t’année? Honnêtement? je m’en crisse comme de l’an quarante.

Il y a que je ne suis pas dans mon élément, il y a que je ne suis pas à ma place. Combien de temps à tourner autour du pot encore, combien de temps à faire bien paraître les autres à cause de mon incompétence?

Bien dit Charlie!

Combien de temps encore à attendre le « wake up call » ? Que ça se passe par magie? par un tour de passe-passe? et hop! c’est fini, on en parle plus, bye-bye, ça n’a pas fait trop mal ? Signe icitte, signe là, pis on n’en parle plus. Merde, je n’ai rien vue passé !, dit-il sur un souffle.

Personne à blâmer? et l’echo répondit: Nop! Personne, pas même une enfance de malheur ? pas même une histoire terrible à raconter ? pas même une incongruité quelconque, une anomalie, un crime de lèse-majesté, un insoutenable secret ? Je cherche quelque chose….j’ai beau chercher, rien! Aucune raison apparente.

Quoi ! Aucune raison de me plaindre?

 Ça n’a pas d’importance, on s’en fout.  Il doit bien y avoir quelque chose qui ne tourne pas rond chez toi? Un fond de baril quelque chose?

-Nop et re-nop!

C’est le cash le problème, c’est tout, voilà, tout le monde il est fou à cause du cash, tout le monde, il en veut plus, tout le monde n’a qu’une chose en tête, le cash!

Et hop! un autre estropié du corpo apparaît ( coup donc, c’est tu écrit « bureau des plaintes » devant ma porte?):

-Y’ m’ont pas offert d’augmentation ostie gagne de mange marde!, me semble que je vaux plus que ça crisse!

-OK, combien tu vaux ? tic-tac-tic-tac…..?????

PLUUUUUUUUUS! Ostie!!!!

Encore plus de cash, c’est toujours ça, tu penses que tu vaux plus, ton boss pense que tu vaux moins, c’est un lose-win!, un cas de divorce! il reçoit un appel de dieu le père en personne qui lui demande des pronostiques ?

Allôôôôôô, c’est Dieu, ça va? Dis donc, dodu dindon, t’as des chiffres pour moi? Dis-moi donc mon toé-ma lurette, combien prévoit-on d’ici la fin de l’année?

On a besoin de sauver la face, JE VEUX MON BONUUUUUUUUUS!!!, pouvait-on lire entre les lignes, sauver la face devant les actionnaires, ces enfants de malheur! combien? combien? combien?

Ouais….ça use, ça use les nerds, ô calvaire, ô misère, tout le monde il en veut plus, ô malheur, fais-toi à l’idée! Johnny.

Il y a que nous ne sommes pas conçu pour la stagnation, il y a que nous sommes fait pour avancer.

Nous avons besoin de défis.

Nous avons besoin de reconnaîssance.

Nous avons besoin de sentir que nous avons le contrôle.

Nous avons besoin de prendre des risques.

Nous avons besoin de continuer à chercher sans cesse des opportunités, de s’améliorer, de grandir, et de recommencer jusqu’à ce que ça fonctionne.

-T’es pas tout seul Jack!

Personne ne te doit rien, c’est comme ça, la vérité, c’est que la vie, c’est pas facile pour personne, et que tu as besoin de paufiner ton métier au maximum, peu importe c’est quoi, même si c’est pas parfait aujourd’hui, tu dois continuer jusqu’à ce que tu ne sois plus capable d’avancer, et alors là, ça sera le chant du couac!

C’est ça qui est ça Jack!

Tu veux un café?

Un petit garçon lance des cailloux dans un lac, ça fait des vaguelettes.

tu passé une bonne journée mon chéri?

Carpe Diem

Patrice